Bonjour à toutes !
A chaque chapitre, je dois me pincer, juste pour être sûre de ne pas rêver ! Cette fois encore, vous m'avez assaillie de reviews ^^ Il y a un mot plus fort que "merci" ? Si oui, n'hésitez pas à me le donner, pour que je puisse vous remercier à la hauteur de ce que méritez :)
Je vous adresse une pluie de mercis pour vos commentaires : doudounord2, htray2000, CeriseBella, Miss Sadique, Gwenn99 (bienvenue^^), Jackye, xenarielle93, wuguanfu, choukinette76, Natacha35140, Grazie, Stella82, erika shoval, odrey010, paulipopo, aelita48, familykoala, anayata, Mamanlily et calimero59.
Un grand merci aussi aux non-inscrites :
twilight-et-the-vampire: Je suis contente que tu aies autant aimé ^^. La suite est juste là. Merci pour ton avis !
Sihame : Merci beaucoup pour ton compliment. Je suis heureuse que mon histoire te plaise :)
Chrystine : Je suis contente que la barre de chocolat t'ai plu ^^. Comme je ne résiste pas au chocolat, j'ai voulu que Bella fasse de même :) Pour la surprise, je te laisse lire la suite ! Mais tu as une bonne réponse parmi tes deux propositions. Merci pour ton avis.
J'espère n'avoir oublié personne.
Bon, trêve de bavardages, je vous laisse lire la suite. Jasper remonte dans votre estime (malgré la petite baisse dûe à la punition), mais je suis certaine que cette fois, vous allez l'aimer autant que htray2000. Bonne lecture, sans oublier que les personnages ne m'appartiennent pas.
Chapitre 9
Pov Bella
Le quotidien reprit ses droits. Alice se montra plus exubérante que jamais, visiblement très heureuse de me retrouver. Lorsqu'elle avait mal et qu'elle restait calme, je demeurais à ses côtés et nous lisions. J'avais aussi redécouvert le plaisir de regarder un film en DVD, les chaînes de télévision m'étant interdites.
Les jours où mon amie avait besoin de calme, Jasper ou Edward préparait un énorme saladier de pop-corn, des boissons, et il amenait le tout dans un des salons de détente. Ensuite, Alice choisissait le film qu'elle désirait, mais il arrivait qu'elle demande l'avis de quelqu'un. Puis, nous nous asseyons sur les divans, une couverture sur nos genoux et le pop-corn circulant entre nous, telle une bande de copains.
Edward était étrange ces jours-là. Ou bien était-ce peut-être parce que j'étais frustrée à cause de mes rêves…. En tout cas, il se mettait à côté de moi, trop près de moi pour mon bien et ma santé mentale, et parfois son bras était sur le dossier, juste derrière moi, et je n'avais qu'une envie : qu'il passe son bras autour de mes épaules et me tienne contre lui. Il ne semblait pas à l'aise, légèrement tendu peut-être, mais j'ignorais pourquoi.
J'aimais bien ces moments-là, parce qu'ils se rapprochaient le plus d'une vie normale. Même Jasper ressemblait à un mari normal, c'est dire !
Le reste du temps je tenais compagnie à Alice. Les moments où je pouvais être seule avec Edward avaient été restreints au début, et j'avais vite remarqué que Jasper faisait tout pour que nous ne soyons pas seuls. Mais au fil des jours, il cessa ses surveillances et je pus de nouveau le côtoyer normalement.
Le nouvel an arriva, et avec lui une petite soirée très agréable. Les domestiques avaient eu congé, et ils avaient préparé le matin-même des montagnes de nourriture raffinée très bien présentée. Il y avait de tout : des canapés de caviar, d'œufs de lumps, de foie gras, de saumon fumé, du homard, du pain surprise, du rôti de biche, des pommes duchesse, des desserts tous plus alléchants les uns que les autres, du champagne …
Alice m'avait entrainée dans ma chambre vers 16 heures et elle passa deux heures à me maquiller, faire des essais de coiffure, me mettre du vernis… Le tout après que j'ai pris une douche et que je me sois rasée de haut en bas (sauf les cheveux, heureusement). Elle me donna ensuite une robe noire à paillettes un peu moulante qui faisait habillée. Elle me fit comprendre de ne pas sortir tandis qu'elle-même se préparait, et moins d'une heure plus tard, elle revint, superbe dans sa robe rouge évasée à la taille.
Nous descendîmes, bras dessus-bras dessous, pour nous rendre à la salle à manger. La table était mise et parfaitement décorée avec du houx, des paillettes, un service de table blanc et or… Bref, tout était magnifique. Les plats nous attendaient sur des dessertes autour de la table, pour que nous n'ayons qu'à nous servir.
Alice nous fit patienter dans le boudoir attenant à la salle à manger et elle nous servit un verre de vin cuit. Mon hésitation à boire la fit sourire mais elle insista, si bien que je haussai les épaules en me disant que si Jasper avait quelque chose à redire, il s'adresserait à elle.
J'aurais aimé entendre la voix d'Alice. Ça aurait été un cadeau merveilleux pour Jasper, mais j'étais vaniteuse de croire que ma seule présence réussirait à guérir ce traumatisme, si son absence de parole venait bien de là.
Enfin, après plusieurs minutes d'attente, Edward et Jasper firent leur apparition, tous deux très chics dans leurs tenues. Une chemise blanche dont le premier bouton était ouvert, et un jean noir pour Edward, et un pantalon de toile de smoking, une chemise blanche et un veston noir pour Jasper.
Jasper s'approcha de sa femme, les yeux brillants, et lui tendit une main qu'elle prit délicatement. Quant à Edward… Il restait immobile mais ses yeux voyageaient sur moi. Ce fut Alice qui gloussa qui le fit réagir. Il inclina légèrement la tête et me présenta son bras que je saisis.
Nous allâmes dans la salle à manger et les garçons, tels deux gentlemen, avancèrent nos chaises et attendirent que nous soyons assises avant de prendre place eux-mêmes. Ils se donnèrent la main, et je fus intégrée, donnant la main à Alice et Edward. J'imitai les Cullen quand ils baissèrent la tête.
-Merci Seigneur pour cette année écoulée. Elle nous a apportée le pire et le meilleur, et grâce à vous, nous comptons un nouveau membre parmi nous : Bella. Protégez-la comme vous nous protégez, et permettez-lui d'être heureuse. Bénissez ce repas qui marque la fin d'une année et le début d'une nouvelle qui, j'espère, nous apportera plus de joie que de malheurs. Amen.
Jasper avait été réaliste dans sa prière. Il savait qu'il pouvait arriver de mauvaises choses, mais il souhaitait que le bonheur prenne le pas sur ces mauvaises passes.
Personne ne reprit la prière de Jasper, et j'en conclus que le silence était encore de rigueur ce soir, même si c'était un soir de fête. Le maître des lieux nous fit signe que l'on pouvait manger, et il commença à faire circuler les plats tandis que débuta une mélodie d'ambiance de fête.
Le repas fut très bon. Même si nous ne parlions pas, nous nous exprimions par gestes, habitude que j'avais également prise. Je communiquais avec Alice sur le film Dracula quand je sentis un regard sur moi. Ce n'était pas Jasper, qui regardait sa moitié avec adoration tandis que celle-ci faisait de grands gestes. C'était Edward.
Il semblait regarder Alice lui aussi, mais son regard était fixé sur moi, et dès que je bougeais, ses yeux me suivaient. Tout le reste du repas, je tentai de ne pas y faire attention, mais son regard semblait brûler ma peau et un nœud se formait dans mon estomac.
Lorsque les douze coups de minuits sonnèrent, nous nous levâmes et Jasper nous souhaita une bonne et heureuse année. Je suis certaine qu'il ne précisa pas l'année en question à cause de moi. Mais j'avoue m'en moquer un peu ce soir-là. Je voulais juste me détendre, parce que plus les minutes passaient et plus j'étais nerveuse.
Quand Jasper se leva et tendit sa main à son épouse, je crus que j'allais l'embrasser pour le remercier.
-Passez une bonne nuit, nous dit-il en enroulant son bras autour de la taille de sa femme. Soyez debout pour 11 heures demain matin.
Il sortit, tenant dans ses bras Alice qui gloussait tandis qu'il l'embrassait dans le cou. Dès que les petits cris d'Alice ne furent plus audibles, Edward se tourna vers moi, les yeux pétillants.
-Il semblerait que nous soyons désormais seuls tous les deux, dit-il tout bas en se levant.
Il alla jusqu'à la chaîne Hi-fi et mit un slow avant de m'inviter à danser en me tendant la main. J'hésitai à le rejoindre : en effet, je ne savais pas si je savais danser, mais quelque chose me disait que, vu ma maladresse, je n'allais pas faire de prouesses techniques…
Mais Edward ne me laissa pas plus le temps de me questionner. Il franchit les quelques pas qui nous séparaient, prit ma main et me tira vers lui, m'obligeant à me lever. Il m'aida à poser correctement mes mains avant de placer les siennes sur mes hanches. Et nous commençâmes à danser.
Ma première réaction avait été de rougir et de baisser la tête, surveillant que je ne lui marchais pas sur les pieds, mais il me força à relever la tête avec un doigt et il captura mon regard. Il nous fit bouger lentement, nous mouvant avec grâce, les yeux dans les yeux.
Ses mains, qui survolaient presque ma peau au départ, se faisaient de plus en plus pressantes, et peu à peu nous nous rapprochions l'un de l'autre. J'écoutais à peine les chansons, j'avais juste le rythme qui me parvenait, le reste étant annihilé par Edward et sa présence charismatique.
Nous dansâmes en silence durant de longues minutes que je savourais. Ma tête finit par se poser sur son torse, près de son épaule, et j'en profitai pour sentir son odeur d'encore plus près. Le silence n'était pas inconfortable. A vrai dire, ici le silence était roi et j'avais appris à l'apprécier. Aussi, lorsqu'Edward chuchota à mon oreille, je ne pus m'empêcher de sursauter.
-Tu es très belle ce soir Bella. Tu l'es en toutes circonstances, mais là…
Je relevai la tête et croisai à nouveau son regard où je crus lire une invitation. Nos visages n'étaient séparés que de quelques millimètres, et ce fut lui qui brisa cette distance en m'embrassant. Si je ne sus comment réagir durant quelques millièmes de seconde, mon instinct prit le relais et mes mains allèrent saisir sa nuque pour le rapprocher de moi tandis que je me pressai contre lui, ses lèvres contre les miennes, son corps contre le mien. Il en fit autant avec moi, ses mains pressant mes reins.
Ce baiser fut une libération pour moi, comme si c'était quelque chose que j'avais attendu depuis des années sans le savoir. Ses gestes étaient tendres, ses mains caressaient ma peau comme si c'était la chose le plus fragile qu'il ait eu sous ses doigts. Ce n'est que lorsque l'oxygène me manqua que je reculai pour mieux l'admirer, tout comme il le faisait. Il fit glisser ses mains jusque sur mes joues qui devaient être rouges écarlates. Il sourit largement avant de m'embrasser chastement.
-Il est l'heure d'aller au lit fillette, dit-il tout bas, la voix étrangement rauque.
Il prit ma main et nous montâmes au premier étage, direction ma chambre où je récupérai mes habits de nuit avant d'aller à la salle de bain. Il m'attendait devant la porte, le regard rêveur. Je n'osai pas commenter, mais une part de moi espérait qu'il avait songé à la même chose que moi. Je n'étais pas portée sur le sexe, mais depuis ce rêve que j'avais fait dans ma cellule… J'avais envie de découvrir des choses avec lui, et toutes nous mettaient en scène avec le moins de vêtements possibles.
Nous retournâmes dans mon antre et Edward attendit patiemment, un petit sourire moqueur sur les lèvres, que j'aie terminé de choisir le livre que je voulais lire, de poser un verre d'eau sur la table de nuit et de me glisser bien au chaud sous la couette. Je pense qu'il savait que je faisais exprès de repousser le moment où il me laisserait seule, mais il n'en laissa rien paraître, si on excepte son sourire narquois.
Une fois que je fus correctement couchée, il s'avança, souleva la couette au bout du lit avant de saisir ma cheville autour de laquelle il attacha la chaîne reliée au lit. Le clic se fit entendre, et soudain je sentis sa main remonter le long de ma jambe dans une caresse d'abord aérienne, puis plus présente. J'en frissonnai de plaisir et me préparai à m'asseoir, mais il se releva et vint au niveau de ma tête. Il s'agenouilla pour être à mon niveau.
-Tu as fait beaucoup pour nous depuis que tu es là, et je suis sûr que tu ne t'en rends même pas compte.
Ma bouche s'entrouvrit devant cette déclaration et il en profita pour suivre ma lèvre du bout du doigt.
-Tu rends Alice heureuse, elle a repris goût à la vie, et nous aussi. Merci Bella, souffla-t-il à mon oreille.
Je dus penser à aspirer de l'air, sous peine de m'asphyxier.
-Je suis heureuse si j'ai pu vous aider, réussis-je à murmurer.
Je tournai la tête et ne pus résister à l'appel de sa bouche : je me jetai sur lui, passant mes bras autour de son cou. Il agrippa ma nuque, et cette fois-ci ce fut moins tendre, mais plus intense. Il gémit quand je laissai sa langue pénétrer dans ma bouche. Il recula à bout de souffle, et ses yeux brillaient.
-Je crois que ça suffit pour ce soir ma belle, sinon tu n'arriveras pas à te lever demain et tu risques de t'attirer les foudres de Jasper.
J'avais craint un instant qu'il ne veuille pas de moi, que ce soit une gentille méthode pour me repousser, mais son sourire en coin et le tendre baiser qu'il déposa sur mon front m'aidèrent à refouler cette idée.
-Fais de beaux rêves Bella, dit-il en se relevant. Bonne nuit.
-Bonne nuit à toi aussi Edward…
Il referma la porte et éteignit la lumière, me laissant dans le noir. Décidément, si on m'avait dit à mon arrivée au manoir comment cette soirée se passerait, je lui aurais ri au nez. Mais c'était la réalité. Ma vie d'avant était finie, effacée. J'avais devant moi une nouvelle vie, avec des amis et Edward. J'avais tout pour être heureuse. Après tout, Alice ne l'était-elle pas ? J'étais sûre qu'un jour, Jasper changerait, et j'espérais être à l'origine de ce changement qui serait profitable non seulement à moi, mais surtout à Edward.
C'est en repensant à ses baisers et à sa musique que je m'endormis.
Je me réveillai à dix heures et demie, complètement reposée. Le peu d'alcool que j'avais bu ne m'avait pas rendue malade, et ma nuit avait été très agréable, rythmée par des rêves incluant Edward.
Je me levai, libre de l'entrave de la chaîne. En effet, depuis mon retour de la cellule après ma punition, je m'éveillai le matin libérée. Quelqu'un devait passer dans la nuit et m'enlevait le bracelet de fer sans que je ne sorte du sommeil. J'aimais beaucoup cette nouvelle routine et je ferai tout pour ne pas perdre ce nouvel avantage.
Je partis me laver et m'habillai avant de descendre à la cuisine. Alice y était déjà, le visage perdue dans son bol de café. Je me servis après lui avoir pressé son épaule, signe de salutation matinale. Jasper arriva dix minutes après et s'attabla à côté de sa chérie, bientôt rejoint par Edward. Le petit-déjeuner se déroula en silence, jusqu'à ce que Jasper prenne la parole.
-Est-ce que vous seriez partants pour une sortie dans le jardin ?
Alice poussa un petit cri en se levant, sautillant sur place en applaudissant. Visiblement cette sortie ne lui faisait pas peur aujourd'hui… Jasper me regarda et je hochai la tête avec ferveur, ravie de sentir l'air frais et de pouvoir marcher dans la neige. Edward aussi acquiesça.
-Bien ! Alors habillez-vous chaudement. Bella, viens avec moi s'il te plaît.
Je le suivis jusqu'à son bureau dont il ferma la porte. Il prit un objet posé sur son bureau, une sorte de bracelet.
-C'est un bracelet qui indiquera ta position. Je crois que tu as retenu la leçon de la dernière fois, mais on n'est jamais trop prudent, n'est-ce pas ?
J'acquiesçai de la tête, ne comprenant que trop bien sa position. Il fixa le bracelet en caoutchouc à mon poignet qui se ferma dans un clac qui me fit sursauter.
-N'aie pas peur, je ne te ferai pas de mal, m'assura-t-il en posant ses mains sur mes épaules. Alice tient à toi, et tu es attachante. Et je crois bien qu'Edward a un petit faible pour toi.
Je rougis férocement à ses paroles, réaction qui le fit rire. Il me permit d'aller chercher mon manteau et mes bottes, équipement qu'Alice m'avait acheté même si je ne sortais pas et je pensais ne plus jamais avoir l'autorisation de sortir, même pour cinq minutes.
Je fus la dernière à rejoindre le hall, et Jasper ouvrit la porte, laissant entrer de l'air glacé. Il avait neigé dans la nuit, et nous fîmes nos premiers pas dans une neige immaculée. Alice prit ma main et nous fit courir un sprint, mais je me pris dans mes pieds et nous tombâmes dans la neige en riant. Jasper arriva sans se presser, un sourire aux lèvres, suivi par un Edward hilare.
-Bella, Bella, Bella… Tu devrais figurer dans un livre des records pour ta maladresse : la fille qui tombe sur ses propres pieds.
Alice émit un rire cristallin et se releva pour aller se blottir dans les bras de son mari. A peine fut-elle contre lui qu'il se mit à crier et il s'éloigna d'elle d'un bond en se secouant dans tous les sens.
-Alice ! Râla-t-il. Bon sang !
J'éclatai de rire quand je compris ce que lui avait fait mon amie : elle lui avait tout simplement glissé de la neige dans le cou, et celle-ci glissait maintenant le long de son dos. Alice l'espiègle profita de sa faiblesse pour lui sauter dessus et monter sur son dos. Jasper attrapa ses jambes et fit exprès de tomber avant d'essayer d'enfouir son épouse sous la neige. Alice tentait vainement d'échapper à la bouillasse mouillée.
Edward était à côté de moi, et sans que je ne m'y attende, il plaça ses mains glacées et mouillées dans mon cou. Je poussai un cri et commençai à courir tout en veillant à rester à proximité de Jasper et Alice, poursuivie par mon agresseur. Mais comment aller vite quand on est plié de rire ? On ne peut pas. C'est donc tout naturellement que je finis ma course à terre une nouvelle fois, avec Edward qui me chatouillait.
Ce fut Edward qui me permit la première de reprendre mon souffle, alors qu'Alice était toujours tordue de rire, aux prises avec son mari qui était sans pitié. Je m'assis et tentai de retrouver une respiration normale quand Alice émit un cri très différent de son rire. Aussitôt, Jasper cessa de l'embêter et il lui caressa la joue.
-Tu as mal ma chérie ?
Alice acquiesça et son époux la redressa lentement, la calant dans ses bras tout en la berçant. Il attendit que sa femme ait repris son souffle pour l'aider à se relever et nous rentrâmes, les vêtements trempés mais souriants et rouges.
-Bella, va aider Alice à se changer, et retrouvez-nous dans la cuisine.
Je soutins mon amie dans les escaliers avant de l'aider à se rendre à sa chambre. Elle avait l'air épuisé mais ses joues rouges, ses yeux brillants et son faible sourire montraient qu'elle avait passé un bon moment. Elle resta assez passive lorsque je lui enlevai son manteau, puis son pull. Son t-shirt étant sec, je lui passai juste une veste en polaire, puis elle s'appuya sur moi pour enlever son pantalon qu'elle remplaça par un autre en coton doublé. Elle me laissa lui retirer ses chaussettes et lui en passer des sèches.
Je voulus la laisser quelques instants allongée, le temps qu'elle se repose, mais elle attrapa ma main qu'elle étreignit et elle me força à m'asseoir à ses côtés. Elle garda ma main dans la sienne et ferma les yeux tandis que je caressais son avant-bras, lui prouvant que je restais avec elle. Son visage était tendu, signe qu'elle avait mal.
Il ne lui fallut que quelques minutes pour se sentir mieux, et elle avait l'air plus serein. Elle se releva doucement et me traîna jusqu'à ma chambre, ouvrit mon armoire et sortit de nouveaux vêtements. Je fis une grimace, seule façon de montrer mon opposition sans parler, mais elle haussa juste les épaules. Alors je pris les vêtements et la poussai hors de la chambre, le temps de me changer parce que j'étais plus pudique qu'elle.
Une fois prête, nous retournâmes à la cuisine où nous attendaient deux chocolats chauds et un beignet que nous attaquâmes de bon cœur.
La journée se passa dans la bonne humeur, et pour la première fois, je vis Jasper sourire et rire, se comportant comme un homme normal, et j'appréciais cette facette de lui. Le soir, nous dinâmes dans la joie.
Jasper et Alice s'éclipsèrent en riant, et je supposai que leur nuit allait être mouvementée dans le bon sens. Fatiguée, j'en profitai pour m'excuser d'un signe de tête auprès d'Edward et allai me changer à la salle de bain, après avoir fait ma toilette.
Ce à quoi je ne m'attendais pas, c'était de trouver Edward dans ma chambre, sur mon lit plus précisément. Il était allongé sur le dos, les mains derrière la tête, et me regardait avec un sourire en coin. La chambre de Jasper était proche, aussi faisions-nous attention lorsque nous parlions : soit nous chuchotions, soit nous ne parlions pas pour être certains qu'il ne nous entendrait pas.
Quand il me vit, Edward se leva et vint près de moi, me permettant de sentir son odeur virile et envoûtante. Il amena sa main à ma joue qu'il caressa doucement. Je fermai les yeux, appréciant sa caresse, et appuyai même sur ses doigts pour approfondir son toucher qui m'électrisait. Ce fut un baiser dans mon cou qui me fit rouvrir les yeux avant qu'il ne dépose ses lèvres pour les miennes en m'entrainant vers mon lit. Je ne me fis pas prier : mue par une envie dévastatrice, je lui rendis son baiser et le laissai s'asseoir sur le lit, me faisant me mettre en travers sur ses genoux.
Chacun de ses baisers semblait me rendre plus clairvoyante à son sujet : je le voulais, comme Alice avait Jasper. Je n'avais plus honte de ce que je ressentais. Edward possédait tout ce qu'une fille pouvait vouloir chez un garçon, et il était là, seulement pour moi. Mes mains étaient agrippées à ses cheveux, et les siennes s'étaient sagement posées sur mes fesses. Lorsqu'il se recula, à bout de souffle tout comme moi, j'étais clairement frustrée, mais il valait mieux y aller par étapes : se lancer dans quelque chose pouvait s'avérer délicat, et il n'était pas question de nous quitter, vu les circonstances…
Sa bouche se déplaça sous mon oreille qu'il mordilla gentiment.
-Edward… Soufflai-je. Jasper n'est pas loin…
-Tu as raison, approuva Edward. Je lui expliquerai la situation.
Je le fixai dans les yeux.
-Qu'est devenu le jeune homme timide incapable de lui demander mon nom ? Le taquinai-je à voix basse.
-Il a trouvé une personne qui lui a donné envie de se montrer plus fort, sourit-il.
-Ah bon ?
-Oui. Tu mérites qu'on se mette en avant pour toi. Tu n'avais pas à te lier d'amitié avec nous, tu aurais pu nous haïr, et pourtant, tu sembles apprécier de vivre avec nous.
-C'est le cas Edward, affirmai-je en caressant sa nuque. J'avoue avoir eu du mal au début, mais il est impossible d'être éternellement en colère contre toi et Alice.
-Tu es encore en colère contre Jasper ?
Il avait l'air peiné que ce soit le cas, mais je le rassurai.
-J'ai mis longtemps avant de ne plus le détester. Il était celui qui m'avait enlevée à ma vie d'avant, qu'elle quelle soit. Mais je pense avoir compris ses motivations, et plus le temps passe, plus je me dis que s'il t'arrivait quelque chose, je changerai sûrement moi aussi, du tout au tout. Alors non, je ne lui en veux plus. J'ai toujours peur de lui, et je fais tout pour ne pas attirer sa colère. J'ai compris que je n'arriverai pas à m'enfuir, alors autant profiter de ce que j'ai ici, non ?
Il sourit tendrement et m'embrassa chastement.
-Et puis, maintenant, je ne pense pas que j'arriverai à te quitter, ou même Alice. Et si j'arrivais à partir, ce serait pour aller où ?
Il me fit un bisou sur le nez, puis sur le front.
-Je devrais avoir honte mais je n'y arrive pas.
-Pourquoi ? M'inquiétai-je.
-Je suis heureux que tu ne puisses pas partir…
Je logeai ma tête dans son cou et inspirai.
-Je suis heureuse maintenant, alors autant en profiter !
Il me serra dans ses bras et je profitai de son étreinte. Au bout de longues minutes, il me repoussa légèrement.
-Il est temps de se coucher Bella, dit-il en souriant.
Il se leva et me laissa la place. Je me couchai confortablement et il attacha la chaîne, mais je voyais bien que c'était à contrecœur.
-Si ça ne tenait qu'à moi… commença-t-il.
-Je sais Edward. Ne t'inquiète pas, ça ne me dérange plus.
Il revint, m'embrassa et je ne pus retenir mon sourire : je n'osais pas faire le premier pas, et j'avais souvent envie de poser mes lèvres sur lui, mais il semblait qu'il en soit de même pour lui. C'était très heureux qu'il initie nos rapprochements.
Un avis sur ce fameux jour de l'an ? Ou sur un autre sujet ?
Dans la semaine, je posterai un OS, "Twilight radio", écrit avec htray2000 (allez voir son profil, elle écrit merveilleusement bien ^^).
Cette fiction devait être courte à la base (une dizaine de chapitres). Il semble que je dépasse légèrement... J'espère que ça ne vous dérange pas.
Merci pour vos reviews, vos mises en alerte et favoris, et votre fidélité ! On se revoit dimanche prochain pour la suite, et dans la semaine pour l'OS.
Bisous
Caro
