Disclaimer: Ca m'étonnerait qu'une semaine sur l'autre, ils m'appartiennent mais bon...xD

Note: Comme d'habitude j'ai rien à dire et pourtant j'y tiens, à ma note. xD Voilà, l'info qui ne sert à rien; Donc j'espère que la suite vous plaira! Et merci pour les reviews! :)

Chapitre 10 : Réveils difficiles.

Yuuri ouvrit un œil, avec la désagréable sensation qu'un rouleau compresseur venait de lui rouler dessus. La voiture freina brutalement, et il se retrouva projeté contre une caisse, enfin ce qu'il pensait être une caisse, ne voyant rien. Une chose molle atterrit à ses côtés, le calant bien.

« Mhm, » protesta-t-il.

Son dos le faisait souffrir atrocement, la corde qui liait ses mains entaillait ses poignés, le bâillon sur sa bouche l'empêchait de bien respirer. Il se trouvait à cet instant précis dans la situation la plus confortable qui soit. Comment avait-il pu s'endormir dans ces conditions ? Il se rendit compte que le fameux produit qu'on lui avait injecté devait avoir des vertus soporifiques. D'ailleurs, en réfléchissant bien, il s'aperçut que la forme molle n'était autre que Wolfram endormi. Le savoir à côté de lui le rassura. Il avait cru mourir lorsque les deux hommes s'étaient demandé tranquillement s'ils allaient le tuer ou pas.

Wolfram commença à s'agiter, lui aussi se réveillait. Il testa aussitôt ses pouvoirs, mais encore rien, impossible d'utiliser son maryoku. Dans son entraînement de soldat, il avait déjà dû faire face à de telles situations très…disons…ligotées. Donc, pas de panique.

« Hmm, hmm ? fit-il en direction de la source de chaleur à ses côtés.

-Hmm, » répondit Yuuri en se sentant assez idiot.

Mais c'était assez. Wolfram avait localisé le visage de Yuuri. Il s'avança vers lui, et son nez entra en contact avec ce qu'il lui semblait être des cheveux. Il descendit un peu en faisant glisser son nez, jusqu'à sentir une bande de tissu. Il appuya du menton sur la bande, et celle-ci finit par descendre. Yuuri aspira une bouffée d'air. Enfin il pouvait respirer comme il voulait ! Enfin, comme c'était possible dans un coffre de voiture. Le brun s'attaqua aussitôt au bâillon de Wolfram avec les dents, et il ne lui fallu pas beaucoup de temps pour que son fiancé puisse enfin se servir de sa bouche.

« Tout va bien ? demanda celui-ci en chuchotant.

-Moui, et toi ? fit Yuuri qui n'osait pas lui avouer qu'en réalité il avait mal partout.

-Rien de cassé. Tu as une idée sur ce que te veulent ces deux hommes ?

-Non, aucune. C'est ma journée aujourd'hui, vraiment ! Je suis content de ne pas être seul, même si j'aurais préféré ne pas te mettre en danger.

-Nous affronterons les dangers ensemble ! assura Wolfram avec foi. Heureusement que je suis là, on va les griller… »

Dans la pénombre, un sourire s'étira sur le visage de Yuuri. La voiture s'immobilisa complètement. Bruits de portière. On ouvrit le coffre. Yuuri, la figure crispée, sentit qu'on l'attrapait fermement par les épaules et les jambes.

« Salle B1, seul, jugea une voix féminine. Et bandez lui les yeux, » ajouta-t-elle après un instant.

Aussitôt dit, aussitôt fait. De ce que Yuuri avait pu voir de l'endroit où on les avait amené (rien) s'ajouta ce qu'il pouvait voir dorénavant (rien). Il savait donc tout à fait où il était et pourquoi il était là.

« Mais qu'est ce que vous me voulez ? Une rançon ? Mes parents sont pas riches ! Lâchez-moi ! fit le brun en cédant juste un peu à la panique (juste un peu).

« Je crois que le gosse nous parle, » fut sa seule réponse.

Yuuri, qui s'était finalement bien habitué à son Statut de Maoh, à tout le respect que lui portaient ses sujets, vit soudain sa fierté s'écraser à terre. Et se faire piétiner par deux hommes encagoulés dont il ne connaissait rien.

Mouvement.

« Des marches. Trois, quatre… Un escalier de 6 marches, compta Yuuri rapidement dans sa tête. Des bruits de chaussures, des talons, du carrelage ? Non, du marbre… »

Sur son passage, les conversations se taisaient. Il devinait la présence d'autres personnes autour de lui, mais aucune voix ne permettait de lui prouver.

On le déposa finalement sur un sol assez mou et lui défit son bandeau. Le temps que le brun ouvre les yeux, plus personne n'était présent dans la pièce. Une pièce toute carrée, des tableaux de personnages aux airs antipathique sur les murs et de la moquette bleu ciel. Les mains toujours attachées dans le dos, le brun se leva, se dirigea vers une majestueuse porte en ébène, et de dos actionna la poignée. Sans trop de surprise (tant de précautions prises pour finalement oublier de l'enfermer…), un petit « clic » se fit juste entendre.

Yuuri s'adossa à un mur, et se laissa glisser à terre, les genoux ramenés à la poitrine. Il se trouvait encore seul. Dans un endroit étranger. Sans savoir ce qu'on lui voulait, ou s'il allait s'en sortir vivant. Et sans avoir aucune idée de ce qu'il était advenu de Wolfram. Allait-il réussir à sortir, ou allait-on le laisser pourrir dans cette pièce ? Sa tête roula sur son épaule droite. Désormais, il ne pouvait rien faire. Espérer que peut-être, quelqu'un trouve sa disparition étrange. Si tenté que quelqu'un s'en aperçoive, de sa disparition. Après tout, ses parents étaient tellement habitués, qu'ils savaient qu'ils ne pouvaient rien faire contre un quelconque problème de transfert qui le garderait à Shin Makoku. Les mazokus pensaient qu'il était sur Terre. Ses parents pensaient qu'il était à Shin Makoku. La situation ne pouvait être mieux.

Et puis cette histoire de produit miracle… laissait penser plusieurs choses : que ces mystérieux ravisseurs avaient un lien avec Shin Makoku, puisqu'ils connaissaient le maryoku et son Statut, et que vraiment ce serait très très mauvais que le fameux produit se retrouve dans son pays adoptif. Imaginez : Grand Shimaron, armé de seringues, la tête pleine de rêves de victoire et de gloire. Ce serait une situation pour la moins…inconfortable. Yuuri grimaça. En y repensant, ces ravisseurs sont peut-être de Grand Shimaron… Ils auraient trouvé un moyen d'aller sur Terre ? Le brun secoua la tête. Non, impossible. Tout cela n'est qu'une question de pouvoirs. Ou peut-être comptent-ils l'utiliser lui comme passerelle entre la Terre et Shin Makoku ?

Plongé dans ses pensées, Yuuri n'entendit pas la porte s'ouvrir. Ce n'est que le bruit d'une chaussure glissant sur la moquette qui le tira de sa torpeur brusquement. Il sursauta en levant la tête. Un homme blond, de haute stature, la trentaine environ, se tenait devant lui. Il portait un costume noir, et sa cravate, noire elle aussi, serrait tellement son cou que de la peau dépassait, telle un bourrelet disgracieux. Un sourire ironique s'étalait sur son visage, dévoilant des canines pointues.

« Enchanté, Yuuri Shibuya. Et bienvenue. Votre venue est fort appréciée (sourire). Mais j'omets de me présenter. Mister John. Enfin, bien sûr, ce n'est pas mon vrai nom, mais quelle importance, n'est ce pas ? »

Il eut un petit toussotement, que Yuuri, silencieux, identifia comme un rire.

« Mais pardon, j'oubliais : vous me connaissez déjà. »

Yuuri haussa un sourcil. Non, il ne connaissait pas ce type.

« Mais passons. Votre venue n'a pour seul but que vous ne gêniez pas nos plans, autre part. Ici, nous vous surveillons. Par ailleurs, je ne vous conseille pas de trop bouger, ou votre ami, là, le blond, ne risque pas de s'en sortir…comment dire ? Indemne. Ce serait dommage, avec un si joli minois… »

Le jeune homme serra les dents. S'il avait eu son maryoku, il n'en aurait fait qu'une bouchée, de ce gars là. Mais il ne l'avait pas son maryoku, là était le problème. Enfin, un des problèmes, car une alarme stridente se fit retentir. Yuuri vit les cheveux de son interlocuteur virer rapidement au violet, tandis qu'il sursautait, puis reprendre sa couleur d'origine en un flash. Voilà qu'il avait en plus des hallucinations. Mais l'alarme, il ne l'avais pas rêvé et Mister John sortit de la pièce en de grandes enjambées. Yuuri espéra un instant les yeux fermés, mais il entendit la clé tourner dans la serrure. Encore coincé. Sauf que maintenant, cette fichue alarme lui explosait les tympans. D'ailleurs, en y repensant, une alarme, ce n'est pas en cas de danger ?

Le brun se leva tellement vite qu'il en eu le tournis. Collant son oreille contre la porte, il perçut des bruits de pas. Des gens, dehors, couraient. Pas de doute : c'était l'alarme incendie. Yuuri sentit sa vision se brouiller. Il allait mourir, seul et complètement carbonisé.