Merci pour vos commentaires ! J'ai l'impression que vous devenez de plus en plus exigeant(e)s avec moi, c'est à la fois très (très très) flatteur et assez inquiétant en un sens, lol. Continuons sur la lancée en essayant de ne pas faire de faux pas ^^

Petite remarque pour ceux/celles qui laissent des commentaires avec des questions sans coordonnées : quand vous mettez votre mail, celui-ci n'apparaît pas sur le site, uniquement sur la notification que je reçois par mail donc hésitez pas à laisser votre adresse pour que je vous réponde car les règles de ff . net interdisent logiquement de faire les RAR dans les chapitres. Cela étant, Lara, j'y déroge un peu et je te réponds tout à la fin de la page ^.^

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9 – Un pari pour le jeu

Noël s'était invité dans les murs du château. Des stalactites étincelants éclairaient les couloirs où résonnaient mille chants festifs et l'immense sapin trônait dans la Grande Salle, presque entièrement décoré.

Une nuée de boules lumineuses d'où tombait de la neige vint voleter à la table Gryffondor et Remus les observa d'un œil absent, le menton dans une main, son autre faisant glisser de sa fourchette les haricots d'un bout à l'autre de l'assiette.

- Tu pourrais au moins faire semblant de m'écouter.

Il tourna la tête vers James à son soupir plus résigné qu'exaspéré.

- A quoi tu penses encore ? C'est la fête ! Il y a un match de Quidditch ce week-end, la sortie à Pré-au-Lard se rapproche, aucune raison d'être si morose !

Le ton enthousiaste de son ami arracha un sourire à Remus.

- Morose est un bien grand mot. Songeur ? suggéra-t-il. Non pas que je pense que tu puisses reconnaître cette expression.

Le jeune Potter prit un air scandalisé à la taquinerie.

- Je suis très capable de réfléchir, merci pour moi, s'indigna-t-il faussement. Si ce n'est morose, je pencherai plus pour préoccupé, ajouta-t-il en reprenant vite son sérieux. Qu'est-ce qui te tracasse autant ? Ça fait plusieurs jours que tu es dans cet état. Je ne t'ai jamais vu si distrait.

- Potter ? intervint une voix charmeuse.

Une jolie Serdaigle adressait son plus beau sourire au capitaine de Gryffondor.

- Serais-tu libre pour Pré-au-Lard ? Je me disais que nous pourrions nous y rendre ensemble, faire quelques courses et boire un verre, qu'en dis-tu ?

Elle s'était rapprochée du garçon dans une attitude aguicheuse, un clin d'œil ponctuant sa proposition. Gryffondor avait remporté haut la main son match contre Serdaigle et la popularité du capitaine et poursuiveur, déjà au beau fixe, avait atteint des sommets. La jeune fille n'était pas la première à lui faire une telle demande alors qu'il restait plus de deux semaines avant la sortie, et elles avaient commencé dès la mi novembre avec la même réponse invariable.

- Ça aurait été avec plaisir mais je suis malheureusement déjà pris. Ton invitation me flatte sincèrement, assura James d'un charmant sourire.

- Et bien, j'aurai tenté ma chance. Pense à moi si jamais tu te retrouves seul.

- Je n'y manquerai pas, Gwen !

Le sourire de la Serdaigle s'élargit à l'utilisation du prénom et elle s'éloigna après un gracieux signe de la main.

- Tu as bien conscience que tu vas te faire ensorceler de tous les côtés lorsque ces filles vont réaliser que tu n'as pas le moindre rendez-vous pour Pré-au-Lard ? lui demanda Terence en haussant un sourcil amusé.

- Oh mais je compte bien en avoir un. Pas vrai, Remus ?

Ses trois amis lui lancèrent le même regard incrédule.

- Bien que je sois flatté de l'attention, dit finalement le jeune homme concerné, il me semble avoir déjà évoqué que je ne jouais pas sur ce terrain.

Malgré la plaisanterie derrière ses propos, il ne put empêcher une légère grimace d'apparaître sur son visage, qui passa heureusement inaperçue.

- Tu deviens de plus en plus comique, grommela James avec une moue réprobatrice. Il faut vraiment que tu viennes avec moi !

- C'est ta technique pour repousser tes groupies ? s'amusa Terence. Tu risques d'anéantir totalement tes chances avec Evans. Le mieux que tu obtiendras sera peut-être des félicitations de sa part car elle sera soulagée de ne plus t'avoir sur le dos.

- Et encore ! ajouta Peter. Elle aime tellement Remus qu'elle pourrait te reprocher de ne pas être un bon parti pour lui.

Les deux amis étaient morts de rire à ces hypothèses et assurèrent tout leur soutien à James dans l'espoir d'assister à une des fameuses furies de la jeune impétueuse.

- C'est ça, moquez-vous ! Mon plan est parfait et il n'a rien à voir avec ce que vos esprits pervers imaginent. Remus va inviter Evans à Pré-au-Lard et nous irons tous les trois ! expliqua-t-il avec fierté. Elle ne te refuse jamais rien et je te promets qu'il ne faudra pas longtemps pour qu'elle accepte qu'on reste juste tous les deux.

Il regardait le châtain avec une confiance infinie, sans douter un instant qu'il puisse lui refuser une telle faveur.

- Je n'ai pas prévu d'aller au village, le déçut son ami. As-tu seulement essayé de lui proposer directement ? Tu l'as toujours fait.

- Avec les résultats qu'on connaît, gémit le jeune Potter d'une voix désespérée.

- J'hésite encore sur mon top trois, sourit largement Terence. La fois où tu t'es retrouvé accroché au sommet de la tour Gryffondor était grandiose.

- Je n'oublierai jamais ce jour où elle a fait léviter le calmar géant hors du lac et qu'il t'a poursuivi à travers le parc, soupira rêveusement Peter.

- Oh ! La dernière de l'année ! s'esclaffa le blond au souvenir. Et lorsque...

- Bon ça va, on a compris ! les arrêta James avec un regard menaçant.

- Vous vous entendez bien cette année, remarqua Remus. Il faut que tu apprennes à y mettre les formes mais tu as de meilleures chances.

- C'est ça ! Alors tu invites une de ses amies et on sort tous ensemble !

Le jeune homme laissa échapper un soupir exaspéré. Cela faisait bien un mois que James ne l'avait plus embêté avec ça et il avait stupidement imaginé qu'il s'était lassé. Heureux les ingénus...

- On vous laisse en débattre, annonça Peter, sachant pertinemment que la discussion risquait de s'éterniser. Ce n'est pas comme si le sujet nous intéressait. Après tout, Terence y va avec Kelly et j'ai moi-même un rendez-vous.

Il s'était levé en parlant mais resta debout avec un sourire en coin en attendant leur réaction.

- Quoi ? s'exclama soudain James, les yeux grands ouverts. Avec qui...

- Tu as réussi à inviter Valentine ? le coupa Remus.

- Et elle a dit oui immédiatement, approuva Peter comme ses joues se coloraient légèrement.

Ils le félicitèrent puis lui souhaitèrent bonne chance pour la suite et, une fois leurs deux amis partis, le capitaine de Gryffondor tourna un air confiant vers Remus.

- Tu vois ? Tout le monde a une petite amie, il t'en faut une aussi !

- Tu ne sors pas avec Lily, se permit de lui rappeler le châtain. Et je n'ai toujours pas l'intention de me rendre à Pré-au-Lard. Vous passez beaucoup de temps ensemble depuis la rentrée, tu as bien dû trouver quelque chose qui l'intéresse, tu n'as qu'à utiliser ça.

James cligna plusieurs fois des yeux et passa une main incertaine sur sa nuque, soudain mal à l'aise.

- Ce n'est pas exactement... commença-t-il. Oui... Peut-être que je peux faire ça...

Il se perdit un instant dans ses pensées puis secoua la tête.

- Tu n'es pas venu à la dernière sortie non plus, il faut que tu y ailles cette fois. C'est pas bon de rester toujours enfermé ici, tu sais ? Et pour l'occasion, tu pourrais proposer...

- Arrête-ça.

Remus lança un regard alentours pour s'assurer que personne ne pouvait les entendre.

- La pleine lune a lieu la semaine prochaine et je vais encore manquer une journée. Il faut que je m'avance et, au cas où tu l'aurais oublié, nous avons nos ASPIC cette année. Je ne peux pas me permettre d'échouer, je dois même avoir d'excellents résultats et tu le sais.

- Tu as toute l'année, s'agaça James. Profiter de ta vie d'étudiant devrait être aussi important.

- Ne t'en occupes-tu pas assez pour moi ? soupira-t-il. Je te propose quelque chose : je t'aide à obtenir un rendez-vous avec Lily si tu me laisses tranquille avec ça.

Son ami l'observa un moment sans répondre puis ébouriffa plus ses cheveux, contrarié.

- Tu te rends bien compte que ce n'est pas pour me moquer de toi que j'essaie de te trouver quelqu'un ? demanda-t-il finalement. Lily est... Je suis à peu près persuadé qu'elle est la femme de ma vie, mais je te lâcherai pas pour elle. Je m'inquiète vraiment, tu le sais. Et même si on a été interrompu, je n'oublie pas que tu n'es pas en forme ces derniers temps... C'est encore à cause de Black ? Si tu sortais avec une fille, il te laisserait. Il n'a jamais cherché à s'immiscer dans un couple.

Remus le savait bien et se garda de dire à James qu'il pensait sérieusement que le Serpentard ferait de lui sa première exception si cela se produisait.

- Je ne sortirai pas avec une fille juste pour l'éloigner, ce serait lui manquer terriblement de respect, tu ne penses pas ?

- Ce n'est pas non plus comme si tu cherchais ardemment qui pourrait vraiment t'intéresser, lui reprocha-t-il. Tu présupposes qu'elles ne t'accepteront pas mais tu n'en sais rien tant que tu n'essaies pas. Ça commence à m'énerver sérieusement de voir Black te tourner ainsi autour, surtout qu'il devient de moins en moins discret.

- Vraiment ? s'étonna Remus.

- Bien sûr ! Il te colle de plus en plus, se permet des familiarités. D'ailleurs je comprends pas pourquoi tu l'autorises à t'appeler par ton prénom. Il ne le faisait pas au début.

Il ne posa pas la question mais son regard indiquait clairement qu'il désirait savoir dans quelles circonstances il en était venu là et le lycanthrope se voyait mal les lui expliquer. Après le troublant échange qu'ils avaient eu concernant sa malédiction, le Serpentard avait totalement cessé d'utiliser son nom de famille, alors que lui-même l'appelait toujours Black. Logiquement, il aurait dû le reprendre, mais il n'y était jamais parvenu, ne pouvant nier qu'une part de lui appréciait qu'ils se soient rapprochés.

Severus avait été plus rapide que James à aborder le sujet et ne l'avait pas pris avec autant de calme. Il lui avait rappelé ce que cherchait son condisciple et assuré que son attitude ne faisait que l'encourager, qu'il ne devait pas cesser de clairement le repousser.

Le conseil était avisé, malheureusement, avec la sensation des doigts du Serpentard encore persistante sur sa peau, l'esprit de Remus n'y était guère réceptif. Il ne cessait d'y penser, et lorsque les mains de Black se posaient sur ses épaules ou que son souffle caressait sa peau, un frisson de réminiscence remontait le long de son dos, engourdissant ses sens.

Ce n'était pas normal et il n'en avait que trop conscience mais il ne savait pas comment l'interpréter. Il ne pensait pas vraiment avoir des tendances inverties, ses rêves avaient toujours été peuplés de corps de femmes et cela n'avait pas changé après cette rencontre. Cependant, si son inconscient lui prodiguait toujours des songes de cette nature, il n'en allait pas de même pour ses pensées. Le Serpentard avait-il un tel pouvoir de séduction qu'il était capable d'autant perturber ses certitudes sur ses penchants ? L'idée de ce qu'il voulait de lui révulsait totalement le Gryffondor, mais si son corps rejetait une intimité aussi poussée, il réclamait également cette peau contre la sienne, recherchait à nouveau le contact de ces mains. Malgré la répugnance que lui avaient toujours inspiré ses cicatrices, il désirait que ces doigts les tracent à nouveau, qu'ils les redessinent et impriment dans sa chair le souvenir de la moindre d'entre elles.

Aujourd'hui plus que jamais, il lui était impossible d'envisager une quelconque relation sentimentale comme celle que lui souhaitait James.

- Nous passons pas mal de temps ensemble avec le projet de Défense, expliqua-t-il, je n'avais pas de raison de l'en empêcher quand il a commencé à m'appeler par mon prénom. Je ne ferai pas de même pour autant.

Remus hésita. Il était une chose dont il pouvait parler avec son ami, même s'il se doutait de la réponse, car son avis lui importait. Malgré les apparences, James était très aux faits de l'actualité du monde sorcier et s'intéressait de près au travail de sa mère, journaliste politique à la Gazette.

- Il m'a invité au ministère, se lança-t-il.

Le jeune Potter le regarda sans comprendre.

- Black m'a proposé de l'accompagner au ministère pendant les vacances pour rencontrer des personnes haut placées. Des rendez-vous qu'il a obtenu, je suppose.

- Et pourquoi t'a-t-il fait cette proposition ?

Intelligent James... Il était dommage pour lui qu'il n'arrive pas à montrer cette facette de sa personnalité à sa chère et tendre.

- Il a découvert mon secret.

Le jeune Potter ne parut pas aussi choqué qu'attendu, sans doute parce qu'il s'y était préparé dès l'instant où Remus lui avait révélé l'invitation.

- Tu vas accepter ? demanda-t-il en fixant son ami d'un regard perçant.

- Je ne sais pas. Il m'a... pris au dépourvu lorsqu'il m'en a parlé et n'a plus abordé le sujet depuis. Il attend ma réponse mais j'ignore laquelle lui donner.

- Refuse.

Le ton était catégorique, James n'avait aucun doute sur la question. Il se permit de les isoler des autres élèves à l'aide d'un sortilège avant de poursuivre.

- Je sais pourquoi tu hésites mais refuse.

- Me présenter avant qu'aucun sache que je suis un loup-garou serait un avantage, confirma Remus. Sans a priori, ce serait l'occasion pour moi de me mettre en avant mais aussi de déterminer par avance qui serait le plus susceptible de m'accepter malgré ce que je suis.

- Et je te le concède, bien que les politiques détestent être pris pour des idiots et qu'ils pourraient t'en vouloir de ne pas leur en avoir parlé, mais ce n'est pas la question. Black est dangereux, ce n'est vraiment pas une bonne idée d'être associé à lui.

- Pourquoi ? Il n'est pas encore sur la scène politique. Ta mère sait quelque chose ?

- Pas exactement...

James soupira et secoua la tête.

- Black... C'est un cas particulier. Il a déjà ses entrées au Ministère, son carnet de relation est quasiment complet, certains administratifs le reçoivent et écoutent ce qu'il a à dire. C'est du jamais vu. Jamais aucun sorcier aussi jeune n'a eu son ambition ni les capacités pour la mener à bien. Les journalistes ne savent pas grand chose de lui mais le fait est que son nom apparaît de temps à autres. Un tel dira dans une interview qu'il place de grands espoirs dans la future promotion qui sortira de Poudlard, un autre évoquera les idées intéressantes et novatrices de l'héritier des Black, un fervent opposant à Voldemort assurera qu'un terrain d'entente peut se trouver pour ceux qui doutent du camp à choisir juste après l'avoir reçu. C'est infime, ce sont des murmures et des rumeurs, mais le fait est qu'ils sont là et que chacun observe où cela va mener.

- Qu'en tirerait-il ? lui fit remarquer Remus. Il n'est clairement pas dans son intérêt de s'exposer avec moi. Lorsque mon identité sera révélée, cela ne pourra que le desservir. S'il cherche à gagner le plus d'approbations possible, il ne devrait pas donner l'impression d'être concerné par le sort des loups-garous.

- Je déteste avoir à le reconnaître mais c'est clairement anti-politique dans le climat actuel, grimaça James. Je n'ai pas l'esprit tordu de Black pour savoir où il veut en venir, il y trouve pourtant forcément un avantage, il n'agirait jamais contre son ambition. Ce qui ne fait que me conforter dans l'idée que tu ne devrais pas accepter. Ce type est plus Serpentard que Salazar lui-même, c'est un maître dans l'art de la manipulation et tu dois te méfier de la moindre de ses paroles et de chacun de ses actes.

- Tu ne m'apprends rien, répondit lentement le châtain. Je comprends tes arguments mais il est une chose qu'il ignore et qui me donnerait également un avantage.

James haussa un sourcil sceptique à sa remarque. Remus y avait songé dès le premier cours d'option de défense qui avait suivi l'invitation et ce que disait son ami le confortait dans son idée, même si cela n'allait pas du tout lui plaire.

- Les Black sont des Sang-purs avec une idéologie clairement orientée, tout laisse à penser qu'ils sont partisans de Voldemort, n'est-ce pas ?

- C'est une question délicate, le sujet porte à débat, reconnut le jeune Potter. Ce qui est certain, c'est qu'ils ont effectivement les mêmes objectifs.

- Et nous savons tous deux quel choix je devrai faire en sortant de Poudlard.

James écarquilla les yeux en réalisant où il voulait en venir et sa bouche s'ouvrit sans qu'il parvienne à rebondir sur ses propos.

- Avoir des accointances avec la famille Black ne pourra que me servir si je dois un jour infiltrer les rangs de Voldemort, explicita Remus malgré l'évidente compréhension de son condisciple.

- Alors tu as déjà choisi... souffla James sans pouvoir cacher la peur derrière cette constatation.

- Non, le contredit-il. Je ne peux cependant pas faire comme si je n'aurai jamais à prendre une décision. Sept mois, James. C'est le temps qu'il nous reste dans ces murs avant de nous lancer, ou non, dans la bataille. Et Black a déjà un pied dehors.

- Tu veux dire qu'il est presque totalement sorti, remarqua-t-il.

Les yeux plissés, le capitaine de Gryffondor regarda son ami avec une certaine perplexité.

- Et ce presque, c'est toi...

- Il n'a pas passé ses ASPIC, lui rappela Remus.

- Qu'en a-t-il à faire ? Même si ça m'énerve de le reconnaître, ce n'est qu'une formalité pour lui. Il reçoit des hiboux tous les jours, des missives officielles, pas du courrier transporté par le service de Poudlard. Le collège n'est déjà plus rien dans ses projets mais toi...

Il secoua la tête, soudain extrêmement soucieux.

- J'ai du mal à croire que je ne l'ai pas réalisé plus tôt. Ce n'est pas normal. La façon dont il agit avec toi, il n'a jamais été ainsi avec personne. Black est un charmeur mais aussi un provocateur dans sa façon de séduire, et il ne s'en est jamais caché. Ça a toujours marché, y compris sur des personnes moins conciliantes que toi, pourtant il est discret en ce qui te concerne. Je ne suis pas stupide, dit-il en voyant que Remus allait répliquer, je me doute qu'il te fait des avances quand vous êtes seuls, mais il ne l'a jamais vraiment fait en public et ça fait plus de deux mois que ça dure.

- Où veux-tu en venir ? demanda le châtain, incertain de la manière dont il devait le prendre.

- Ce n'est pas normal, répéta-t-il. La façon dont il semble se jouer de toi, j'ai réellement peur de ce qu'il peut y avoir derrière.

Ce n'était pas tous les jours que James Potter reconnaissait ses craintes, et qu'il le fasse sur ce sujet en particulier prouvait à Remus à quel point il était inquiet pour lui. Le jeune homme se contenta cependant de hocher la tête.

- Je le comprends, vraiment, mais à l'instant où nous parlons, Voldemort prépare un nouveau massacre ou ses partisans sont en train d'en commettre un. Nous avons un ennemi, un adversaire terrible et bien plus puissant que nous, nous n'avons pas le temps d'en craindre d'autres. Toutes nos actions, nos décisions, nos paroles, ne peuvent qu'avoir un seul but : vaincre Voldemort. Si je suis incapable de contrer Black, je n'ai pas la moindre chance contre lui.

James acquiesça à contrecœur mais sans hésitation. La guerre ne les attendrait pas, ils devaient s'y vouer corps et âmes et ne pas oublier qu'il ne s'agissait pas d'un jeu. C'est pourquoi il n'intervint pas lorsqu'il vit Remus se planter devant Black dès qu'ils le croisèrent pour lui annoncer qu'il l'accompagnerait volontiers au ministère. Il ne le fit pas mais ne put empêcher ses poings de se crisper, ni son cœur de s'emplir d'angoisse lorsque le Serpentard répondit à son ami par un large sourire satisfait et calculateur.

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Le stade résonnait des cris des supporters pour le match qui opposait Poufsouffle à Serpentard. Les étudiants étaient si nombreux dans les tribunes qu'on aurait pu croire que tout Poudlard était présent pour l'occasion, en tout cas n'y avait-il aucun doute concernant ceux des deux maisons adverses. Pourtant ce n'était pas le cas. Certains profitaient de ce temps libre pour étudier, d'autres n'avaient juste pas le moindre intérêt pour le Quidditch et, si tout un chacun n'avait pas été si focalisé sur le jeu en cours, quelques uns auraient pu constater que malgré le poste de batteur de Christopher Wilkes, aucun des camarades de son année n'était installé dans les gradins.

Tous quatre se trouvaient dans leur dortoir. Rien d'étonnant de la part de Rosier, qui n'assistait à un match que s'il était assuré d'assister à du grand spectacle – il considérait l'actuel capitaine des Serpentard trop prudent dans sa façon de mener ses joueurs –, ou encore de Black, qui profitait de ce temps libre pour s'occuper de ses interminables correspondances d'affaire, c'était en revanche plus surprenant de la part des deux autres. Nott assistait généralement à tous les matchs de leur maison, comme un devoir important envers ses condisciples et particulièrement Wilkes, mais lorsqu'il avait su qu'aucun de ses trois camarades ne comptait se rendre à celui qui se jouait actuellement, il ne lui avait fallu qu'un regard vers l'héritier des Black pour changer d'avis : quelque chose était en marche et il ne voulait pas le manquer. Quant à Rogue...

Sirius leva un regard pensif vers le jeune homme solitaire. Il n'était pas particulièrement intéressé par le Quidditch mais n'avait que très rarement manqué une rencontre et, quand il le faisait, ne restait jamais avec eux puisqu'il ne retirait rien à leur présence si personne ne les voyait. Par ailleurs, depuis le début de l'année, Rogue n'avait à la fois jamais autant disparu lui seul savait où et passé du temps avec eux quand il réapparaissait. Quelque chose d'important échappait à Sirius et il comptait bien le mettre à jour.

- N'avais-tu pas promis une évolution ? Ma patience arrive à ses limites.

La pause qu'il avait marqué dans l'écriture de ses lettres n'avait pas échappé à Rosier, qui semblait n'attendre que cela depuis qu'il s'y était attelé.

- Serait-ce une menace ? demanda Sirius en reportant son attention sur lui.

- L'oserai-je ? répliqua Evan sur un ton clairement moqueur. Mais va savoir, je pourrai avoir l'envie de m'occuper moi-même de ce lionceau.

L'impertinence du jeune homme n'avait cessé d'aller en s'accroissant ces dernières semaines et, en temps normal, Sirius l'aurait depuis longtemps remis à sa place. Nott semblait penser que son ami avait cette fois été trop loin, refermant lentement son livre de cours tout en lançant un regard prudent vers le puissant héritier, mais le jeune Black avait d'autres plans pour son insolent camarade et l'absence de Wilkes allait lui permettre de les mettre en œuvre.

- Un lionceau ? répéta-t-il en esquissant un sourire. Quelle appellation intéressante, si peu appropriée... J'aimerai t'offrir un présent pour calmer ta fougue, une information dont je suis certain que tu sauras faire bon usage.

- Vraiment ? s'étonna l'autre en haussant un sourcil. Il faudrait une sacrée nouvelle pour que tu la contiennes. Je préfère l'action à vos interminables discours.

Leoden s'était levé, les yeux plissés, persuadé qu'un sort allait fuser d'un instant à l'autre, et Rogue suivait l'échange avec un intérêt qu'on ne lui voyait que rarement.

- Tu ne m'apprends rien, lui assura Sirius. Et ne pense pas que je t'en parlerai sans y avoir songé au préalable. Vois-tu, Remus Lupin est un loup-garou.

Il sentit le sursaut de surprise de Leoden, vit les yeux d'Evan s'écarquiller et, surtout, il ne manqua pas la contraction de la mâchoire de Severus, ni la brève lueur de panique qui traversa ses yeux lorsqu'il les détourna brusquement vers Rosier comme ce dernier laissait l'information faire son chemin dans son esprit et tracer sur ses lèvres un rictus de pure malignité.

Nott ne ferait jamais rien sans l'approbation de Sirius, Wilkes aurait été immédiatement le crier dans les couloirs, mais Rosier et Rogue étaient des cas particuliers. Comme Wilkes, ils étaient des aspirants Mangemorts, mais contrairement à leur brutal camarade, ils possédaient une intelligence sur laquelle Black fondait tous ses espoirs en leur révélant cette information. Il avait pris sa décision dès que Lupin avait accepté son invitation au ministère et les risques s'effaçaient devant ce qu'un choix précis de leur part pouvait apporter au jeu actuel.

- Tu en as déjà assez ? lança froidement, et un peu trop rapidement, Rogue. Si nous en parlons au reste de l'école, il sera expulsé suite aux missives furieuses des parents.

- Un vent de terreur sur le collège, remarqua Rosier en savourant visiblement l'idée.

- C'est effectivement une de vos options, répondit calmement Sirius.

- Et ce sera tout ? Tu n'es plus intéressé par lui après tout ce que tu nous en as dit ? demanda Severus d'un ton méprisant. S'il n'est plus au collège, ta chasse se termine.

- Ou nous pouvons choisir une autre option, intervint très lentement Rosier, son regard fixé sur l'héritier des Black. Comme le dit notre cher Severus, tu n'as pas d'intérêt à voir ta proie quitter ton terrain de chasse et tu n'as pas eu la stupidité d'en parler devant Christopher. Tu es au courant de beaucoup de choses, pas vrai Black ?

Il éclata de rire au sourire entendu que lui adressa son comparse.

- Y a-t-il jamais eu plus Serpentard que toi, ô mon prince ! s'esclaffa-t-il d'un air railleur. Magnifique ! Laisse-moi te dire que je ne remercierai jamais assez les forces qui t'ont mis sur ma route, ma vie aurait été bien ennuyeuse sans cela.

- Et que crois-tu pouvoir faire ? cingla Rogue de colère. Penses-tu réellement que le Seigneur t'écoutera ? Il n'a que faire de ce renseignement !

- Tu me déçois, mon petit Sev, soupira Rosier avec fatalisme. Ignores-tu que c'est le meilleur moment pour de telles nouvelles ? Un loup-garou à Poudlard ! Il ne peut qu'être ici par l'ineffable compassion de notre bien-aimé directeur et le Seigneur des Ténèbres ne saurait que se délecter de lui ravir son protégé. Sont-ce les bons termes ? ajouta-t-il avec moquerie à Black et Nott, qui lui reprochaient souvent son parler trop cru.

Il ne se reçut cependant aucune réponse. Leoden fronçait tellement les sourcils qu'il risquait d'être marqué pour plusieurs jours, cherchant à comprendre où voulait en venir son influent camarade, et Sirius ne lâchait plus Severus des yeux, notant la tension dans son corps, le mélange de peur et de rage qui l'habitait, l'attention trop appuyée qu'il portait à la question.

- Nous en sommes déjà à notre dernière année, répliqua sèchement le jeune homme. Lupin a une énorme dette envers Dumbledore pour l'avoir accepté en ces lieux, il est sans aucun doute trop tard pour le faire changer de camp.

- C'est qu'il ignore ce que peut lui proposer le Seigneur, rétorqua Rosier avec évidence. Un loup-garou dans le monde actuel ? Il vivra misérablement jusqu'à sa mort. Le maître peut lui apporter quelque chose que Dumbledore sera à jamais incapable de lui offrir : une vie où il pourra être fier de ce qu'il est. N'est-ce pas ainsi qu'il en a recruté la plupart ? Lupin n'est pas différent des autres, il voudra ce futur.

- Un Gryffondor de son espèce ? renifla son condisciple avec dédain. Ils sont bien trop perclus de bons sentiments, à tel point que c'en est écœurant ! Tu ne feras que te ridiculiser.

- Quelle véhémence...

L'attention de tous se dirigea vers Black à sa constatation songeuse.

- Tu ne parles pas tant d'ordinaire, poursuivit-il lentement sans lâcher Rogue des yeux. Quoique tu sois plus loquace depuis cette année. Pourquoi cela ? Et pourquoi prendre autant à cœur le sort de Lupin, un ami de Potter que tu devrais exécrer ?

- Qu'ai-je à faire de ce maudit Gryffondor ? s'insurgea-t-il. Si Evan s'amuse à aborder ce sujet lors de notre prochaine réunion, il va humilier tous ceux qui recevront la marque l'an prochain à ennuyer le Seigneur par d'inutiles discours. Ne sommes-nous pas sensés savoir discerner les informations à fournir à notre maître ?

Il redressa la tête et lança un regard défiant au jeune Black.

- D'ailleurs, cela ne te concerne en rien. J'ai toujours pensé qu'il était une erreur de te prévenir de nos aspirations, toi qui renies le Seigneur des Ténèbres. De quel droit te mêles-tu de ces affaires ?

Ses propos amenèrent un long silence dans le dortoir comme il ne s'était jamais si franchement opposé à Sirius sur ces questions. Il s'était déjà permis des remarques acerbes mais le défier de la sorte était une nouveauté.

- Son sort t'importe, constata finalement le jeune noble comme une lueur de compréhension apparaissait dans ses yeux. Et Lupin était jusqu'alors invisible, de quels bons sentiments parles-tu ? Un Gryffondor de son espèce ? Comment peux-tu savoir de quelle espèce il est ?

Il laissa soudain échapper une exclamation ravie comme un des puzzles venait de prendre forme.

- Tu le connais, rit-il avec satisfaction. Tu vois Lupin, n'est-ce pas ? Tu es celui qu'il rencontre à l'insu même de ses amis. L'aurai-je jamais supposé ?

Rogue le regardait maintenant avec une certaine frayeur. Il aurait pu le contrer, prétendre qu'il se trompait, mais il connaissait assez Black pour savoir que ses efforts ne porteraient aucun fruit. Sirius avait démasqué leur relation et il n'y avait rien qui pourrait changer cet état de fait. D'ailleurs, ce n'était pas le plus grand problème...

- Comment ça, il le connaît ? demanda Rosier avec un intérêt grandissant. Tu serais ami avec Lupin ? Depuis quand ? Attends un instant... Tu savais qu'il s'agissait de lui lorsque nous le cherchions !

Cela ne faisait aucun doute. Nombre d'interventions de Rogue depuis le début de l'année prenait sens sous cette révélation et, avec Evan au courant, celle-ci apportait un intérêt non négligeable au jeu auquel se prêtait Sirius.

- Et tu cherches à le protéger ? se gaussa Rosier. Tu ne prétendras pas que cette information intéressera le Seigneur.

- Surtout que vous semblez extrêmement proches, l'enfonça Sirius en un dernier coup d'estoc. Jusqu'où va ta loyauté pour Voldemort ?

- N'avons-nous pas toutes les raisons d'en parler au Seigneur désormais ? termina l'autre d'un ton bas et mauvais.

Rogue se détourna d'eux sans répondre et sortit en claquant la porte, furieux contre lui-même de s'être ainsi trahi. Rosier se leva aussitôt et s'inclina en une révérence moqueuse mais profonde devant l'héritier des Black.

- Si je ne préférai pas les combats à la politique, tu m'aurais à tes côtés à notre sortie de ce collège. Tu ne m'as jamais déçu, Black, et tu sembles en mesure de jamais le faire. Sache que ma loyauté ne va qu'à ceux qui me divertissent et ton attitude aujourd'hui te place en maître incontesté. Si un jour tu as besoin d'autre chose que des mots inutiles pour mener à bien ton projet, tu sauras où me trouver.

Il partit également et Sirius laissa tomber sa tête vers l'arrière en inspirant profondément, un sourire de plénitude s'inscrivant sur ses lèvres. Severus et Remus ? Une bien étrange combinaison dont il avait hâte d'apprendre les tenants et les aboutissants. Qui plus est, le comportement agressif du Serpentard s'éloignait par trop de son caractère habituel pour qu'il ne s'interroge pas sur la nature de leur relation.

- Où veux-tu en venir ?

Il tourna les yeux vers Leoden, qui le fixait avec une incompréhension mêlée de crainte.

- Chercherais-tu à me décevoir de nouveau ? soupira-t-il non sans une certaine indulgence.

- Je vois bien ce que tu fais mais je ne comprends pas pour quelle raison tu veux mettre Lupin dans une telle situation. Ça dépasse largement le cadre de l'école, insista son comparse.

- Sais-tu qu'il est très grisant dans une partie de chasse de laisser ta proie croire qu'elle peut s'échapper ? l'interrogea Sirius. Du moins c'est ce que te diront bon nombre de traqueurs. Il n'y a pourtant rien de plus savoureux que de voir sa cible prise au piège entre plusieurs fronts, la placer devant des obstacles capables de lui faire perdre l'esprit. Sais-tu pourquoi ?

Nott secoua lentement la tête, hypnotisé par la voix basse et grave de son condisciple.

- Parce que c'est ainsi acculée qu'elle déploiera toute sa puissance et son intelligence si elle refuse d'abandonner. L'instinct de survie. L'amour, la haine, la loyauté ou la trahison ne sont rien face à lui. Et je n'ai jamais rencontré personne, enfant ou adulte, qui ait un instinct de survie aussi développé que Remus Lupin.

L'autre jeune homme déglutit péniblement au sourire dément que lui envoya Black.

- Le jeu ne devient-il pas des plus excitants ?

A suivre...

NdA :La partie sur le ministère aurait dû se trouver dans ce chapitre mais il aurait été disproportionné en longueur par rapport aux autres si je l'avais fait, ce sera donc pour le suivant. Ça m'a permis de développer plus que ce que j'avais prévu, c'est pas plus mal ^.^

NdA bis : Au sujet de l'animagus de Lily, j'attendais de voir si quelqu'un allait me parler de la biche pour expliquer un peu plus et vu que c'est le cas, j'extrapole. Ce qui suit n'est que ma vision des choses, la façon dont je l'ai compris, et n'engage que moi ! Comme je le vois, les patroni peuvent changer au cours d'une vie suivant les expériences et les rencontres (par exemple, je ne pense pas que le patronus de Tonks ait été un loup avant qu'elle ne ressente des sentiments pour Remus ou juste qu'elle le connaisse), au contraire les animagi me semblent être une partie intrinsèque des sorciers. Peut-être peuvent-ils les choisir mais je suis partie dès le départ sur l'idée que l'animagus de quelqu'un ne pouvait se décider (encore une fois, ça n'engage que moi!). En ce sens, je ne pouvais pas mettre la biche en animagus de Lily car sa personnalité n'est pas déterminée par sa relation avec James. Tout cela est compatible avec ce qu'on apprend dans les livres (je ne prends pas ici en compte les données que JKR a pu transmettre en « infos bonus »), c'est un parti pris que je ne changerai jamais même si je devais écrire un UA 3000 ans dans le futur en cross-over Star Trek via un portail dimensionnel, lol. Cela étant, chacun a sa vision des choses et je suppose qu'on peut trouver quelque part sur Internet la façon dont Rowling le conçoit dans les détails. D'ailleurs si quelqu'un sait où on peut trouver ça, source officielle et pas juste des suppositions, ça m'intéresserait de connaître son fondement sur la question.

Pour résumer très grossièrement, pour moi c'est : Patronus = sentiments (protection par une personne chère) Animagus = personnalité (sorte de totem comme je le dis dans le chapitre précédent). [Pour plus de détails, lire ma série sur les Maraudeurs et ce que j'appelle les miroirs de l'âme... ok, je sors .]

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RAR Lara : Déjà, encore merci pour ton commentaire et tes remarques !

En ce qui concerne les intérêts de James et Sirius pour Remus, la réponse est plus ou moins donné avant. Sirius est très discret en public, il n'a fait allusion à leur relation que de très rares fois devant les autres élèves, assez pour piquer les curiosités mais c'est tout. Quant à James, même si Remus et lui sont effectivement amis, ils ne passent (ou plutôt passaient) pas vraiment de temps ensemble durant les cours. D'ailleurs les Serpentards en parlent à un moment, ils ont vu James parler avec lui quelques fois mais James est qq'un de très sociable qui connaît beaucoup de monde. Pour finir sur le sujet, ils sont certes populaires mais ça m'a toujours un peu fait rire ces histoires de popularité qu'on voit dans les films et séries américains. Être populaire est une chose mais de ce que je me souviens du lycée, tout le monde n'était pas toujours là à vérifier les moindres faits et gestes des « cools ». Après j'étais peut-être dans un lycée particulier mais j'en doute... Quant à Peter, la dynamique du groupe des Maraudeurs n'existe pas dans cet univers. Même s'il admire en effet James, l'influence de Terence lui a donné plus de confiance en lui, car il est un ami qui le pousse vers l'avant, contrairement à ce que semblaient James et Sirius, à simplement apprécier pour l'un d'avoir un admirateur et pour l'autre de se moquer de qq'un qui à son idée ne peut réfléchir par lui-même sans chercher plus loin (cette interprétation n'engage que moi ^^)

La malédiction de Remus n'est en effet pas anodine mais aucun ne l'apprend de façon brusque. Tous finissent par le comprendre suite à une série d'indices, même si la lumière se fait généralement de façon brusque. Et je n'ai pas détaillé les réactions de James, Peter et Terence mais Remus ne fait que résumer leur conclusion, je ne me suis pas amusée à extrapoler les réflexions par lesquelles chacun sont passées, il n'y a pas d'intérêts dans ce récit. Pour plus de détails, je te renvoie à ma deuxième année des Maraudeurs, lol. Quand aux professeurs, j'ai pris le parti de ne pas trop les mettre en avant dans ce récit. Ils sont en 7ème année, même si certains profs sont anti-loups-garous, ça fait longtemps que ça n'a plus d'importance pour Remus ou même pour les enseignants eux-mêmes.

Je n'ai toujours pas déterminé pour Severus et Remus. Je pense que je vais faire ce que je fais toujours quand je « tombe » sur ce type de personnages : je vais le laisser agir à sa guise et voir où il se rend ;-) En revanche il n'y aura pas de Severus/Lily. Je bâtis mes récits sur la base du Miroir de Parenze, y compris cet UA, et à l'époque où je l'ai écrit, on ignorait tout du lien entre Severus et Lily et je ne leur en avais pas donné. Même si j'aime également beaucoup cette relation depuis que JKR l'a écrit, je ne pense pas que je la reprendrai. Pour ce sujet en particulier, je pense que malgré le peu d'éléments qu'on en a, tout a été dit à travers les actions de Severus.

Bon, je m'arrête là. Bye !

PS : j'ai écris cette rar un peu à la va-vite, je le reconnais, donc j'espère avoir été assez cohérente, sinon désolée !