Salut tout le monde!

Eh oui, on est mercredi alors je balance un nouveau chapitre. Comme ça, ça vous en fait deux rapprochés pour me faire pardonner de mon retard.

Sinon, Mikeleadd, merci beaucoup pour ta review, je suis contente que le tout te plaise jusqu'à maintenant. J'espère qu'il en ira de même pour la suite :)

Merci aussi à Lunia55, ravie de voir que tu aimes! Et voilà donc la suite! ;)

Et Louckoum, toujours au rendez-vous! Merci pour tes encouragements, j'espère que cette suite satisferas tes attentes. Mais la fin risque de te laisser... sur ta faim. Désolée. Enfin, je te laisse découvrir ça. ;)

Et merci aussi à Little Miss SSmoon pour m'avoir mise en favori et à Superlils pour l'alerte. Et comme je le dis toujours, un petit mot pour me dire ce que vous en avez pensé est toujours le bienvenu! :D

Je vous laisse à la lecture, en espérant que ça vous plaise :)

Dryame


OoOo -9- Une bien étrange soirée oOoO

Helena partit en courant à travers la grande salle, ou plutôt, Helena s'enfuit. Bousculant à tort et à travers les gens sans les voir, ravalant ses larmes pour que personne ne voie la totalité de son désespoir. Elle ne voulait pas qu'on l'arrête, elle voulait aller jusqu'au bout.
Mais si Helena ne prêtait pas attention aux gens qui l'entouraient, Hermione regardait chaque visage avec attention, prise de panique car la seule pensée qu'Helena émettait l'inquiétait, énormément ! Soudain elle capta un regard bien connu, et un déclic se fit dans sa tête et sans réfléchir vraiment elle profita de ce court lien pour crier mentalement aussi fort que possible, dans une sorte de légilimencie forcée un message bref mais clair.
« -TOM, TOUR D'ASTRONOMIE, SAUVE MOI ! »
Elle le répéta autant que possible durant le laps de temps où leurs regards se croisèrent et encore après en tentant de visualiser Tom et son regard noir si déstabilisant.
Tom Jedusor était son dernier espoir. Et cette idée n'avait rien de rassurant.

Helena montait les escaliers, la respiration complètement hachée et décousue par les sanglots, les larmes et l'essoufflement pourtant elle ne ralentissait pas. L'énergie du désespoir la poussait toujours plus loin et plus vite à travers les étages de Poudlard. Hermione sentait son corps protester, chaque pas, chaque inspiration était un supplice, ses poumons en feu et son cœur tambourinant et douloureux comme si un poignard y était planté.
Helena, totalement perdue dans sa douleur mentale, ne percevait plus rien des limites de son corps qu'elle poussait de plus en plus loin, à bout. Et c'est, presque, avec soulagement qu'Hermione vit l'entrée de la tour d'astronomie se dessiner au bout du couloir qu'Helena parcourait à grande foulée.
Au moment où elle s'engagea dans les escaliers Hermione perçut un cri à l'autre bout du couloir, un cri prononcé par une voix semblable à celle de Tom bien que plus mature. Aussitôt une immense bouffée d'espoir explosa en elle, elle avait réussi à le contacter, et il était venu, l'aider, elle.

Lorsque Tom avait atterrit, il ne savait comment, dans le corps et la tête de Salazar Serpentard, il y avait découvert une personne que ni lui ni personne ne devait soupçonner. Salazar était quelqu'un de très cérébral, à penser sans cesse à toutes les conséquences que la moindre action pourrait avoir afin d'être sûr de ne pas faire d'erreur. A chaque instant de chacune de ses journées, il se forçait à analyser le moindre de ses sentiments, la moindre de ses réactions, apparaissant au premier abord froid, pour ne pas dire glacial. Rien chez lui n'était spontané, tout était parfaitement calculé à la virgule près, lui interdisant toute impulsivité.
Ceci était le côté que les gens auraient pu deviner de Salazar Serpentard après l'avoir côtoyé.

Ce que Tom avait découvert ce jour là, c'était la couche encore au dessous, l'hypersensibilité de Salazar à l'encontre d'un millier de petites choses, sa façon de regarder chaque chose autour de lui comme si tout avait de l'importance. Et en effet, tout pour lui était important, il retenait et remarquait les moindres détails que ce soit dans le changement de quelque chose ou chez les gens. Et le fait d'observer les choses ainsi, avec un œil si ouvert lui permettait d'en savoir énormément sur les gens sans qu'ils ne s'en doutent.
C'est pourquoi, il n'avait pas été surpris par le départ précipité d'Helena après le théâtral petit discours de ce prétentieux de Godric. Il avait bien deviné la relation qu'entretenaient secrètement le Sieur Godric Gryffondor et la Dame Helena Da Silva. Mais Salazar n'avait pas non plus manqué les nombreuses autres relations secrètes de Godric. Et la seule chose qui aurait pu le pousser au mariage était un bâtard… Marianne de Montmagny était donc enceinte. Helena avait toujours été très amoureuse de Godric, il était donc normal que la situation lui soit insupportable, rien de surprenant.

Ce qui le surprit en revanche c'est l'étrange douleur à l'estomac qui le prit lorsqu'il croisa le regard d'Helena lors de sa fuite et ce qui se passa ensuite. Il sortit dignement de la grande salle en prétextant un besoin urgent, seulement jamais au grand jamais il n'avait voulu faire ça. Tom venait, d'une façon complètement inconnue de reprendre le contrôle de son corps, laissant la conscience de Salazar se dépatouiller avec ce mystère.
Dès que les portes de la grande salle furent refermées derrière lui, il entama le sprint le plus stressant de sa vie. Eliane avait piétiné son cerveau avec son message, broyant momentanément tout ce qui avait été lui, toutes ses pensées et ses envies ne laissant derrière elle qu'un champ de pensées dévasté, une panique et un besoin d'aider intense. C'était presque incontrôlable pour lui, et après un tel acte, il avait le sentiment que s'il ne sauvait pas Eliane ce soir cela l'obséderait jusqu'à la fin de ses jours. Incapable de se retenir, il ne put qu'y aller.

C'est pourquoi il courut comme jamais il n'avait courut auparavant, ne se concentrant que sur les paroles que lui avait si douloureusement transmis Eliane afin d'oublier la brûlure de ses poumons à chaque respiration, sa peau brûlante sous l'effort, son sang tambourinant dans son cœur et ses tempes, ses muscles protestant à chaque pas supplémentaires toujours plus rapide.
Sa progression était si rapide et il finit par rattraper Helena, elle était presque arrivée à la tour d'Astronomie lorsqu'il la vit enfin. Son cri ne la ralentit qu'une seconde avant qu'elle ne s'élance dans les escaliers de la tour. Tom accéléra encore le pas, puisant dans ses dernières ressources.
Lorsqu'il déboucha en haut de la tour, le froid saisissant qu'il faisait au dehors soulagea un instant son corps douloureux mais il n'y fit guère attention. Tous ses sens étaient tournés vers Eliane, il lui fallait la sauver.
« -Helena ! » S'entendit-il crier. « Ne faites pas ça ! » C'est Salazar qui avait parlé, dans un sursaut de conscience il avait reprit possession de ses moyens.

Hermione entendit la voix de Tom prononcer ces paroles salutaires. Helena avait décidé de sauter du haut de la tour d'Astronomie sous le coup de l'émotion, mais Hermione savait qu'il y avait de grandes chances pour que la présence de quelqu'un l'en empêche, que cela la pousse à la réflexion et qu'au final elle ne veuille plus mettre fin à ses jours. Une vague de soulagement l'envahit et elle écouta la suite avec grande attention.
« -Laissez-moi. » Hoqueta Helena. « Laissez-moi seule. » Sa voix était brisée et pleine de désespoir, pourtant elle était un appel au secours à elle seule et Salazar l'avait bien compris, connaissant parfaitement la jeune femme qu'il avait devant lui.
« -Non Helena. » Dit-il doucement en se rapprochant. « Je ne partirai pas, je ne te laisserai pas seule et je ferai tout pour t'empêcher de faire ce que tu es venu faire ici.
-Pourquoi ! » Cria-t-elle au vide avant de continuer à prononcer ces mots comme une litanie en s'effondrant au sol, laissant s'écouler à travers les larmes toute l'immensité de son malheur, de sa douleur, de son avenir brisé, de sa vie foutue.
N'ayant rien de bien à répondre à la jeune femme, Salazar se contenta de la prendre contre lui et ce à l'encontre de tout ce que lui dictait sa raison. Il laissa parler son instinct et son cœur pour la première fois depuis longtemps et il réconforta la jeune femme comme il pouvait, en parole douce et en étreinte confiante.

Hermione profitait elle aussi de cette étreinte pour relâcher un peu toute la tension accumulée au fil des semaines. Cette paire de bras qui réconfortait Helena réconfortait également, sans le savoir, le cœur d'une jeune fille qui avait récemment tout perdu et qui se battait à présent sans relâche pour tout sauver. Et personne n'avait été là pour la lui donner cette étreinte et il était délicieux d'en profiter, de s'entendre dire que tout finirait par bien se terminer, que tout allait bien et qu'on était là pour elle.
Et c'est sans s'en rendre compte qu'elle s'agrippa aux épaules de Salazar, le serrant un peu plus contre lui et déversant quelques larmes de soulagement sur sa magnifique veste en velours vert. Elle était maître de ses mouvements mais la sensation de sécurité qu'elle ressentait ici à travers Helena et ses propres pensées ne le lui faisait pas remarquer. Elle se sentait tellement en sécurité que peu à peu les battements de son cœur diminuèrent et l'adrénaline arrêta d'envahir ses veines, la laissant épuisée, incapable du moindre mouvement et très bientôt endormie.

Salazar soupira de soulagement lorsqu'il sentie la jeune fille s'alourdir de plus en plus dans ses bras et sa respiration devenir lente et régulière. Il essaya de la soulever dans ses bras pour l'emmener dans un endroit plus chaud et plus confortable mais à peine tenta-t-il de se lever que ses jambes s'effondrèrent sous lui. Il ne pourrait plus faire un pas avant au moins le lendemain, ou du moins pas sans une potion adéquate... Il employa donc la solution à laquelle il aurait pu penser un peu plus tôt… Il saisi doucement Hermione, la serra solidement contre lui avant de transplaner jusque dans ses appartements.*
Les appartements de Salazar étaient assez sobres avec comme teintes principales du vert et de l'argent. L'argenté se retrouvait dans tout ce qui pouvait être jatte et cruches en étain, cadre de miroir et rambarde d'escalier. Et le vert était maître dans ce qui était tissus d'ameublement et tentures. Pour le reste, les meubles étaient en bois brut assez foncé, les murs et le sol de cette pierre grise qui constituait le château.

Hermione papillonna quelques heures après s'être endormie dans la tour d'Astronomie, elle était surprise de se retrouver dans un lit mais elle n'en fit pas grand cas. C'était, après tout, la deuxième fois de la journée, sauf que cette fois-ci, les draps n'étaient plus rouges mais verts. Et aussi, elle était seule. Elle jeta un coup d'œil tout autour d'elle et découvrit qu'un mot avait été laissé, sur l'oreiller près du sien, à l'attention d'Helena.

Helena,
Désolé de ne pas rester avec vous, mais le banquet d'inauguration de Poudlard a besoin de moi. Je reviens dès que possible, en attendant, vu que vous êtes réveillée, vous pouvez faire ce que bon vous semble. Les elfes de maison ont apporté à votre attention une collation et ma bibliothèque est votre.
Salazar Serpentard

Hermione replia le message et le glissa dans une manche de sa robe où se trouvait une poche à mouchoir. Elle était surprise de ce message à la fois très conventionnel et pourtant très personnel. L'horloge dans la chambre indiquait qu'il serait bientôt minuit, et Hermione essaya de sortir des appartements de Salazar afin de se rendre à la soirée, elle voulait voir ce que cela pouvait bien donner, une fête d'époque, l'inauguration de Poudlard ! Mais elle s'aperçut rapidement qu'elle avait à nouveau perdu le contrôle de ses mouvements lorsqu'Helena commença à flâner ça et là et à ouvrir les placards à tout va, sans gêne. Et elle ne s'arrêta que lorsqu'elle trouva ce qu'elle cherchait : la meilleure bouteille d'eau de vie de Salazar.

Ainsi, elle s'installa devant la cheminée dans laquelle un bon feu brûlait, probablement entretenu par les elfes, et vida verre après verre la bouteille d'alcool. Puisque le suicide n'était plus envisageable, elle choisit d'essayer d'oublier dans l'alcool. Les larmes ne tardèrent pas à se mêler à son verre offrant un tableau étrange…

La jeune fille était assise au sol, les genoux repliés sous elle sa longue robe blanche s'étalait par terre l'entourant d'une grande étendue immaculée. Sa coiffure était tout en broussaille, des mèches folles s'échappaient de partout et son visage était ravagé par la douleur. Les larmes avait fait couler le charbon de ses yeux le long de ses joues en deux trainées noires. Pourtant la chaleur des flammes jetait sur elle une lumière douce et chaleureuse et l'alcool donnait à ses joues une teinte rouge qui contrastait étonnement avec sa détresse.

Hermione sentait son esprit s'engourdir de plus en plus sous l'effet de l'alcool, elle connaissait bien cette sensation pour avoir testé cette méthode, avant de se rendre compte qu'elle était peu concluante. Le réveil n'en était que plus dur.
Elle se demanda longuement comment il pouvait bien être possible qu'elle s'envole jusqu'à la chambre de Salazar Serpentard jusqu'à ce qu'elle sente la chaleur de ses bras à travers le tissu de sa robe. Elle murmura doucement son nom en se rapprochant de lui. Il la déposa délicatement sur le lit avant de lui-même s'installer à ses côtés, en tout bien tout honneur, la laissant glisser à nouveau dans les limbes du sommeil.

« -NOON ! » Hermione se réveilla en sursaut, et courut sans trop savoir où aller jusqu'à une sorte d'évier où elle vomi de la bile et beaucoup de l'alcool qu'Helena avait ingurgité. Elle tremblait de tous ses membres, l'alcool, l'effort que ses muscles avaient dût fournir plus tôt dans la soirée et le cauchemar qu'elle venait de faire en étaient la cause. Elle tomba à genoux, des images de la dernière bataille repassant dans sa tête en boucle sans moyen de les arrêter, Ron qui meurt à petit feu après avoir perdu ses deux jambes, Ginny brûlée vive par trois sorts en même temps, Harry… Elle se releva et vomi à nouveau bien que son estomac soit entièrement vide. Elle pleurait à grand bruit, prise de panique et de douleur, ce qui ne tarda pas à éveiller Salazar.

« -Helena calmez-vous, c'est moi Salazar, ce n'est rien, tu as du faire un cauchemar... » Hermione se laissa faire à nouveau par les bras du fondateur qui la porta pour la troisième fois jusqu'à son lit, la voix de Tom Jedusor la rassurait tout en l'horrifiant.
« -Tom, Tom. Jure-moi que tu ne le feras pas, jure-le moi. » Dit-elle, involontairement, en plein délire et encore grisée par l'eau de vie. « Jure-moi Tom, Tom… Tom… »
Tom était déconcerté, il voyait Salazar qui ne savait que faire et il ne comprenait rien des paroles de la jeune femme, il ne savait que faire pour l'apaiser, elle bougeait de plus en plus et menaçait de se faire mal en tombant du lit et sans cesse elle répétait son nom et cette demande de promesse. Tout-en-lui lui criait de l'aider, ce message inscrit dans son cerveau se rallumait. Il fit ce qu'il pu pour la maintenir, il se mit au dessus d'elle pour tenir ses mains et ses jambes en même temps pour qu'elle arrête ses mouvements et il continua de lui parler, de prononcer des paroles réconfortantes mais la jeune fille ne se calmait pas au contraire, toujours en disant les même choses, elle parlait de plus en plus fort allant jusqu'à crier.
« -Von Dort, c'est Jedusor ! » Finit-il par crier à son tour. « Calme-toi! Eli… »

Sans faire attention, en criant il s'était approché d'elle, si proche que dans un mouvement de tête leurs bouches s'étaient rencontrées, calmant instantanément Hermione et faisant taire Tom. Aussitôt Hermione libéra ses bras de l'étreinte de Tom pour les enrouler autour de son corps et le rapprocher, puis elle les fit rouler pour se mettre au dessus. Tom ne resta pas en reste longtemps, posant ses mains partout où il le pouvait comme s'il cherchait à pouvoir envelopper la totalité d'Hermione. Leur baiser s'approfondit et s'intensifia tout comme leurs mouvements, bientôt les habits ne tardèrent pas à voler ici et là dans la pièce et des gémissements envahirent les airs…


Alors, qu'est ce que vous en pensez, parce que je sais que cette fin ne va pas plaire à tous. Soit parce que ça s'arrête à un instant critique (mais je n'ai pas prévu d'écrire de lemon pour le moment donc bon...) ou parce que ça va trop vite (mais attendez quand même de voir la suite avant de dire ça ;) )

Soyez patient, la suite dans une semaine! (Ou samedi si y a beaucoup de demandes :D )

A bientôt! Portez-vous bien :)

Dryame