Je suis ravie de constater que vous n'êtes pas toutes parties en courant, horrifiées par la lonnnnngue absence de nouveaux chapitres. ^^

Dans ce chapitre, je me suis permise de passer la limite du rated M mais c'est très soft comparé à certaines fic –la plupart merveilleuses d'inventions- que j'ai pu lire.

Bonne lecture !

Chapitre 9

PDV Quil

Personne n'avait été réellement surpris par notre relation. Des sourires entendus, des moues étonnées (« Ah ? Je vous croyais ensemble depuis plus de six mois, vu les regards que vous vous lanciez ! ») mais surtout du bonheur, à l'état pur, autant du côté Quileute que du côté Cullen.

J'avais compris, à cette occasion, qu'ils faisaient partis de ma famille, puisqu'ils étaient en partie celle de Claire.

Claire était radieuse. Son aura débordait de lumière. La seule fois où je l'avais vu briller plus fort encore, avait été le jour où elle avait eu un orgasme pour la première fois. Heureusement pour moi, la jouissance m'avait obligé à fermer les yeux, ce jour-là. J'avais juste eu le temps de la voir partir dans le plaisir, auréolé d'une lumière aveuglante, avant de la rejoindre pour un bref instant au Paradis.

Le sexe nous avait rapproché, plus que je ne l'aurais cru possible. Nous partagions depuis toujours une connexion propre à l'Imprégnation, mais plus encore, propre à notre couple. Le sexe nous avait permis de devenir plus proches. A présent, nos corps se connaissaient, se retrouvaient, savaient d'instinct quoi faire par rapport à l'autre.

L'été arriva, Claire eut 18 ans. J'étais heureux.

-Quil, je t'assure, je crois que j'ai loupé toute la deuxième partie de l'exercice de maths, à l'exam final.

Je me contentai de sourire. Claire avait toujours tendance à sous-évaluer ses capacités. Elle disait que cela lui permettait de « ne pas être déçue si j'ai une mauvaise note, et d'être super heureuse dans le cas contraire ».

-Mais arrête de sourire ! Je te rappelle que si je n'ai pas mon diplôme, même si ma fac m'a d'ors et déjà acceptée, je serais bonne pour rester un an de plus au lycée !

-Ca ne me gênerait pas, moi, dis-je, goguenard.

Elle fit la moue.

-Moi, ça me gênerait, chuchota-t-elle. Il faut que je parte ailleurs.

Mon cœur se serra mais je continuai de sourire.

-Tu partiras, Claire, parce que tu n'as PAS raté ton exam. Je te connais, à la dernière minute, tu as dû remplacer ta réponse deux fois modifiées par ta réponse initiale, et tu auras bon. Arrête de stresser, Amour.

Elle souffla et se rencogna dans le canapé, bougonne. Je lui jetai un coup d'œil, aperçus sa mine noire et farouche, et envoyai valser la revue que je lisais. Nous étions dans mon appart, personne ne viendrait crier pour mon manque d'ordre. Sauf peut-être Claire. Mais j'avais l'intention de l'occuper, et à autre chose que faire du ménage…

Je m'approchai d'elle en riant, m'emparai de son menton et lui enjoignis :

-Souris, Claire.

-Non, répondit-elle. Pas avant d'avoir les résultats de ce fichu examen de maths.

-Mais ! Les résultats sont dans deux semaines !

-Et bien il faudra attendre jusqu'à-là !

-Mhh. Je vois, fis-je mine de réfléchir. Tu me laisses donc deux options.

Elle leva les yeux, intéressée, puis prit conscience qu'elle devait faire la tête, conformément à ses paroles précédentes. Je me rapprochai d'elle peu à peu.

-Soit j'attends sagement les résultats de cet exam, qui confirmeront ce que j'ai prédis, et donc pendant deux semaines, je me passe de ton sourire si merveilleux.

J'attendis sa réaction. Il n'y en eut aucune. Je baissai la voix, qui devint rauque et légèrement voilée :

-Soit je t'emmène dans la chambre et je te fais l'amour jusqu'à ce que tu cries grâce. Avec le sourire en prime.

Elle releva brusquement la tête, et je pouvais voir ses lèvres trembler. Elle devait lutter contre elle-même pour s'empêcher de rire.

-Chiche ! s'exclama-t-elle.

Mes yeux se réduisirent et je sautai sur elle en riant avant de l'emmener, gesticulante et souriante déjà, dans ma chambre.

Elle enleva mes fringues plus vite que moi les siennes, et je compris que tout son petit manège n'avait eut véritablement comme but que de m'inciter à la prendre.

-Oh, chérie, susurrai-je, il fallait me le dire si tu voulais faire l'amour !

-J'ai essayé, je t'assure ! souffla-t-elle, haletante, alors qu'elle s'emparait de ma main pour la poser sur un de ses seins.

Je grognai de sentir sa peau douce et la rondeur de son sein sous ma paume. Je traçai des arabesques douces, me rapprochant lentement, très lentement, de son aréole. Lorsque je le caressai enfin, il se dressa immédiatement, elle gémit, et je ris de la savoir si réceptive.

Je n'étais d'ailleurs pas en reste. Mon excitation cognait contre sa cuisse, et je me glissai entre ses jambes, avides d'être au plus près de son centre.

Je lui embrassai le cou, zone qui chez elle était particulièrement érogène, tandis qu'elle ouvrait grand les yeux. Le plaisir les rendait merveilleusement sexy.

Cette fille était un appel au sexe, à elle seule.

-Comment ça, tu as « essayé » ? Je n'ai rien vu ! poursuivis-je notre conversation.

Ma voix avait du mal à suivre ma volonté de paraitre inflexible. Elle leva vers moi des yeux farouches et pleins de luxure. D'un mouvement de hanche, elle m'écrasa sur le matelas (je l'avais aidée : seule, elle ne m'aurait pas fait bougé d'un iota) et me domina de sa taille.

-Ca, mon cher, c'est parce que tu ne m'as pas suffisamment prêté attention.

Ses seins me narguaient, tout près de mon visage. Je levai la main pour les prendre en paume lorsqu'une claque sèche vint mettre fin à mon doux rêve.

-Pas touche. Regarde ! Tu recommences à ne pas prêter attention à ce que je dis ! reprocha-t-elle en riant.

-Mais c'est de la torture, gémis-je.

-J'AI été à la torture TOUTE la journée ! Tu t'es baladé en caleçon depuis ce matin ! Et tu ne m'as même pas invité à prendre ta douche avec toi ce matin, petit malotru ! Si vraiment tu tiens à m'éviter la souffrance, je ne sais pas, moi, perds ces démoniaques abdos ou encore ce…

Je la laissai continuer à bavasser, satisfait que mon corps lui plaise, et décidai de passer à la vitesse supérieure.

Je l'éloignai un peu de moi et glissai un doigt en elle puis deux, avant d'en ajouter un troisième. Elle en perdit le souffle et cessa ses paroles incessantes pour venir appuyer ses bras sur mon torse, gémissante, tendue par le désir de jouir.

Elle était merveilleusement désirable.

Profitant de son état extatique, je me rapprochai de ses seins et les suçai avec délice.

-Quil…

Elle passait ses mains sur mon torse en de douces caresses qui me firent frémir. Je continuai de la doigter, mon désir augmentant à mesure que ses caresses se rapprochaient de mon sexe.

Qu'elle évitait soigneusement.

-Tu es une déesse de l'enfer… gémis-je, au supplice.

Elle ne répondit pas, se contenta de se retirer de mes doigts pour s'empaler sur mon sexe.

Nous gémîmes à l'unisson.

-Putin, Claire ! m'exclamai-je, en la serrant jusqu'à la douleur contre moi.

-Plus vite, plus… vit..te ! balbutia-t-elle.

Je la plaquai à mon tour sur le matelas, mon sexe claquant en elle avec force. J'accélérai le rythme, repoussant une des mèches qui lui barrait le visage.

-Tu es belle, Trésor, tellement belle !

Je me relevai, ses jambes accrochées à ma taille, et je la plaquai contre le mur. Elle gémit, et je ne sus si c'était de douleur ou de plaisir.

Elle ne pesait rien, tout contre moi, et la position me permettait d'aller plus fort encore.

-Qui..il !

Elle glissa sa main entre nos sexes et caressa vigoureusement son clitoris.

Son aura devenait de plus en plus aveuglante.

-Putain, Claire, je vais venir !

Elle jouit juste après moi, dans un cri rauque et une mine concentrée. Puis elle laissa retomber son front contre mon épaule ruisselante de sueur.

Le silence n'était troublé que par nos halètements et l'écho de notre respiration saccadée.

-Quil ?

Je ne répondis pas, encore trop essoufflé pour le faire.

-Je crois que c'est à ce moment-là qu'on est censé se jurer un amour éternel et bla bla bla… Mais comme généralement les amours éternels finissent par des divorces, je propose qu'on ne dise rien, et qu'on se contente d'essayer d'atteindre l'amour éternel en question. Ca te convient ?

Je me laissai tomber sur le lit, moi toujours en elle, et lui adressai un grand sourire.

oOo

Claire avait réussi avec brio son examen et elle avait eu son diplôme avec les félicitations.

Nessie partait finalement à Princeton, dans le New Jersey.

Claire avait été acceptée dans une prestigieuse université qui avait été charmé par ses projets novateurs de maisons d'édition. Nous allions donc l'année suivante nous installés dans le Maine, à l'autre bout des Etats-Unis. Evidemment, Jake et les Cullen suivaient Nessie.

Sam avait appuyé notre demande de départ auprès du Conseil des Anciens, et elle avait été exaucée.

Claire courait partout en sautillant, tantôt chez les Cullens, tantôt chez Devon et Lyana, la plupart du temps chez moi. Elle irradiait le bonheur d'aller voir le monde de ses propres yeux.

Ce fut à ce moment-là que tout partit brutalement à la dérive.

Un jour que Claire était chez Lyana, j'éprouvai le besoin de me transformer. Je décidai d'aller jusqu'à la frontière américano-canadienne.

Je me réfugiai donc dans les bois avant de me métamorphoser en Loup.

Et un concert hurlant de voix m'accueillit.

Dans ma tête le chaos était total.

Depuis que Seth avait rencontré son Empreinte, Jenna, âgée de 17 ans, il se transformait rarement, laissant ainsi le champ libre aux quatre Loups mutants quotidiennement : moi, Jake, Collin et Brady. De ce fait j'étais le plus souvent seul dans ma tête lorsque je courais sous ma forme de Loup.

Mais aujourd'hui, je compris que toute la meute venait de nouveau de muter. Même Leah, qui venait de donner naissance à sa première-née, Alana, et qui ne voulait plus jamais entendre parler de meute ou de transformation, était là.

Je pris peur. Les voix s'entrechoquaient, fusaient, à la fois paniquées et en colère.

Une s'éleva au dessus de toutes les autres et je fus soulagé de reconnaitre l'essence de Sam.

« LA FERME TOUT LE MONDE ! »

Le silence se fit immédiatement et je sentis le soulagement m'envahir.

« Sam, qu'est-ce qu'il se passe ? » Jacob.

« Je ne comprends pas. J'ai eu le besoin irrépressible de muter. J'ai dû laisser Sienna sous la garde de Raphaël » Sam.

Je commençai à véritablement m'inquiéter. Sam était surprotecteur avec ses enfants, et sa petite dernière, Sienna, n'avait que trois ans. Pour qu'il la laisse sous la seule surveillance de son aîné, le besoin de se transformer avait dû être en effet très puissant.

« Moi, c'est pareille. Une peur horrible m'a prise, j'ai compris que si je ne me transformais pas, on allait s'en prendre à Alana et Keelan » Leah.

« J'ai également dû me changer, mais je ne comprends pas pourquoi. Ca ressemblait au besoin qu'on a de se transformer lors de la première mutation » dis-je.

Un chœur de voix confus acquiesça à ma réplique, montrant qu'ils avaient vécu la même chose que moi.

« Merde. Alors c'est plus grave que ce que je pensais » Sam.

Tout en l'écoutant, la meute le voyait se déplacer et courir jusqu'à chez les Cullen.

« Edward ! Nous avons un problème ! »

-Nous en avons un aussi, dit celui-ci en sortant de la maison, et je vis à travers les pensées de Sam qu'il paraissait soucieux.

« Nous mutons tous de nouveau les uns après les autres ! Cela veut donc dire que des Vampires non-pacifiques approchent de nos terres. »

-Alice a vu un clan arriver à Forks. Ce ne sont pas les Volturi mais il semble qu'ils ont, avec ou contre eux, un projet nous concernant. Elle n'a pas réussi à voir plus que cela.

« Quand doivent-ils arriver ? »

-Dans un mois, peut-être deux.

« Nous resterons vigilants. »

-Merci Sam.

La peur me submergea, comme tous les Loups de la meute qui coururent à tout va pour inspecter les alentours avant de filer en vitesse prendre soin de leur famille. Je m'empressai de faire de même. Une fois les frontières de l'est sécurisées, je courus jusqu'à chez Lyana, chez qui je ne perçus pas la présence de Claire. Je continuai ma course jusqu'à chez Emy et Sam où je la trouvai enfin.

Je dédaignai ma forme lupine pour reprendre forme humaine.

-Claire ! m'écriai-je en rentrant dans la maison.

Elle avait Sienna dans les bras et Raphaël, affalé sur le canapé, regardait une série télévisée. Claire se tourna vers moi, me fit un grand sourire et lança :

-Lorsque je suis revenue de chez Lyana, j'ai découvert cette Miss qui donnait bien du fil à retordre à son grand frère, pas vrai ma puce ?

-Pas vrai, d'abord, gazouilla Sienna.

Mon Empreinte sourit avec douceur à l'enfant et la posa à terre avant de venir me rejoindre et de m'embrasser avec ardeur.

-Avec Lyana, j'ai tout préparé. Elle me dit que son oncle peut me louer son appartement à Portland, et au rabais. J'ai téléphoné, il est d'accord pour qu'on emménage dans deux semaines ! C'est génial, non ? me dit-elle, un sourire immense éclairant son visage.

Je me figeai, glacé.

-Oui… C'est… génial.

Elle ne parut pas remarquer mon absence totale d'enthousiasme, me serra contre elle, et repartit finir ses planifications pour le départ.

Le départ.

Le sien et le mien. Sauf que je ne pourrais pas partir. Les Loups allaient devoir se préparer à affronter de nouveau leurs ennemis héréditaires. Le fait que Claire soit à l'autre bout du pays tandis que je combattrais à Forks jouerait pour sa protection, c'était certain.

Mais moi qui ne pouvais supporter de ne pas la voir au moins une fois par jour, comment allais-je réussir ce tour de force ? La laisser partir, allais-je seulement y arriver ?

Il le faut. Son bien avant tout, Quil. Toujours.

oOo

En rentrant, Sam m'avait lancé un regard lourd de sous-entendus et j'avais définitivement cessé de croire à mon rêve de partir dans le Maine et de m'installer à Portland avec Claire.

Celle-ci ne se doutait de rien, et continuai à me parler de nos projets, de sa fac, des soirées que nous ferions. Et chaque nouvelle phrase était comme un pic enfoncé à chaque fois plus profondément dans mon cœur.

Toutes les nuits, je quittai en silence le lit et la laissai seule entre les draps (quand elle dormait chez moi, ce qui arrivait souvent) afin d'aller faire ma ronde. A ces occasions, il m'arrivait de haïr jusqu'à l'existence des Cullen pour le simple fait qu'ils soient devenus Vampires, que leur race m'ait condamné à une errance sans fin dans les forêts de Forks, loin de la présence de mon amour.

Un jour que Claire me demandait pourquoi je ne commençai pas à préparer mes bagages, je lui répondis, sèchement :

-Je ne prépare pas de valises, tout simplement parce que je ne pars pas dans le Maine, Claire !

Elle me regarda fixement, pétrifié, à la fois par mon ton incisif et mes paroles.

-Mais… comment ça, tu ne viens pas ? Je… pourtant que croyais que c'était entendu, qu'on y allait… ensemble ?

Ses yeux déchirants, remplis d'incompréhension me firent mal.

-Non, Claire, je ne viens pas avec toi. Tu iras seule.

Elle se recula, baissa le front comme si elle avait reçu une gifle.

-D'accord, je comprends. Tu sais, tu pouvais me l'annoncer autrement, que tu voulais qu'on arrête. J'aurais compris.

Je me retournai vers elle d'un coup, me précipitai sur elle, la serrai à l'étouffer, tentant d'oublier les larmes que j'avais vues briller dans ses yeux.

-Oh, Claire, bien sur que non, je ne veux pas qu'on arrête ! Je t'aime, Amour ! Simplement, je… je dois rester ici.

-Pourquoi ?

-Parce que… euh… je me suis engagé auprès de la tribu. Tu sais qu'elle a énormément aidé ma mère quand j'étais jeune et qu'elle était seule. Je dois leur rendre la pareille.

-Et c'est ça qui t'empêche de partir ? Tu ne me caches rien d'autre ?

-Rien, je t'assure.

Premier mensonge de Quil Ateara.

-Je reviendrais pendant les vacances, Quil.

-Oui, tu as raison. Tu reviendras.

Et je sentis les morceaux de mon cœur brisé s'envoler au gré du vent.