Disclaimer : rien n'est à moi, sauf la désastreuse aventure que je fait subir aux pauvres perso !
Note de l'auteur : bah…lol !
Euh, c'est un casting gay, ici ?
Chapitre dix
-Tu es viré.
Quoi ?! j'ai bien entendu ?
Ma première réaction est d'éclater de rire, franchement le moi d'Avril n'est pas loin, et il est de coutume de surprendre les gens mais ce n'est pas le genre de blague qu'on peut faire décemment.
-Tu as bien entendu Malefoy, tu es viré.
Voilà qu'il me joue les Malefoy maintenant, pourtant il est ferme et semble en colère et un peu dégouté, soit Perry est un très bon acteur, soit il est sérieux, je commence à douter.
-Tu es sérieux ?
-J'ai l'air de rigoler ?
Non, je rêve
-Mais, ce n'est pas possible Perry, on, on avait une présentation à faire, de bonnes retombées, je n'ai rien fait qui puisse…Et puis, tu ne peux pas me virer ! C'est moi qui dessine, il s'agit de mon magazine ! On m'adore, c'est tout un capital que tu perds en faisant ça ! Tu y as pensé ?!
Il semble hésiter un moment, je le savais, ce sont tous des bouffons ces gens ! Il ne pourra pas me faire partir, quand je serais au sommet, sous peu, c'est lui qui s'en ira, je ne supporte pas une telle trahison.
-Peut importe ! Tu pars !
Mais c'est qui il y tient à son idée !
-Perry, tu n'as pas écouté…
Il ne peut pas faire ça, il ne peut pas…
-Je ne veux pas de quelqu'un comme toi près de moi, tant que tu seras comme ça, tu n'entreras plus ici !
Je sursaute et fait un pas en arrière, c'est tellement dit avec hargne, je ne comprends pas ce qu'il me raconte, quel rapport ?
-De, de quelqu'un comme moi ?
-Tu crois que je ne vous ai pas vu l'autre jour ? Toi et l'autre pouilleux ?!
Tout à coup la lumière se fait dans mon esprit, et je revois la scène de la dédicace, quand j'ai failli embrassé Harry.
-Je, alors, c'est pour cela que tu mets dehors ? Tu sais quoi ? C'est moi qui démissionne !
Je sors en claquant la porte pendant qu'il crie « casse toi tafiole », on verra bien comment il s'en sortira sans moi, je suis le meilleur !
Pourtant, en marchant dans la rue, mon esprit tourne à toute vitesse, je n'ai plus de boulot, pire, je n'ai plus aucun moyen d'exprimer mon art, de le montrer à tous.
Je me souviens encore de ce qu'ils ont fait à ce pauvre jeune homme, de ce qu'on lui a fait mes amis et moi…
Son seul crime était d'aimer les garçons, et nous lui avons ôté ce qui faisait de lui un artiste…
Flash back
Hey Dray, t'as vu comment le gars au piano matte le serveur ?
Je jette un coup d'œil dégoutté vers le pianiste pour le voir reluquer sans gêne le fessier qu'expose le maghrébin en épongeant une table.
Je ricane
De quoi se demander pourquoi ce bar est réputé pour la meilleure musique de la ville !
Je vois Marcus faire craquer ses doigts avec un sourire carnassier.
On lui souhaite la bonne nuit hein Dray ?
D'accord, mais cette fois c'est moi, tu sais bien que je suis fort pour briser les os ! Il devrait en profiter cette tarlouze
Les derniers clients se lèvent et on voit le brun se diriger vers la sortie.
On enfile soigneusement une cagoule sur nos têtes
-Hey toi !
Il sursaute, décidemment, y en a pas un pour rattraper l'autre, je sais déjà que ce sera trop facile pfff
Vu l'air menaçant que nous affichons Marcus et moi et les muscles que montrent Goyle et Crabbe il est normal qu'il soit terrifié.
-Alors toi, comment t'appelle tu ? Je lui chuchote à l'oreille en le plaquant contre un mur.
-Hem…Neville il tremble et halète
Mais c'est qu'il semblerait excité l'autre ?
J'observe son visage lunaire luire de sueur avec une méprise visible.
-Il se sont arrêtés au prénom tes vieux ? Grogne Marcus
-Lon-Londubat
-Londubat qui ?! il frappe dans un mur
-Londu-bat monsieur balbutie-t-il
-tssst même pas capable d'articuler le ptit pédé !
J'en rajoute, il nous regarde avec un air effrayé et étonné.
Marcus prend la parole encore une fois
-Tu crois qu'on a pas pigé comment tu le matais le serveur ?
-heu
-LA FERME hurle-t-il
-oui monsieur
- J'AI DIT TA GEULE, il lui donne un premier coup de poing, je le lache et il tombe mollement sur le sol, un filet de sang sortant de son nez.
Marcus, continue avec une série de coup de pieds plus violent les uns que les autres avant que je ne l'arrête
-Doucement, faut pas nous l'abîmer maintenant quand même !
L'autre se met à pleurnicher
-Je vous en prie, laisser moi partir, je ne dirais rien je vous le promet, ma mère m'attend, ayez pi
Je le fait taire avec une gifle.
-Comme c'est touchant t'entend ça Marcus ? La tarlouze a une mère, tu as du pas mal la décévoir n'est-ce pas ?
-Alors comme ça, on aime le piano ptit pédé ? c'est toute ta vie je suppose ?
Neville pleure sans retenue à présent.
-Tu vois, t'es même pas un homme à pleurer comme un bébé !
Je fais signe à crabbe et Goyle, ils le relèvent d'un mouvement de bras.
-qu'est ce que vous allez faire ? murmure-t-il
-oh, trois fois rien, juste que tu t'en souviendras
Mon ton léger eut tôt fait de l'affoler complètement, il recommence ses suppliques entrecoupés de hoquetements du à ses larmes.
-oh oui tu t'en souviendras
J'empoigne avec force son poignet et m'atèle a brisé avec minutie chacune de ses phalanges tandis qu'il hurle de douleur.
Fin du flash back
Je ne veux pas subir le même sort.
Que faire ? J'adore mon travail, enfin, mon ex travail, un goût acre me donne la nausée et je me penche pour vomir, j'ai le tournis.
Peut-être que, peut-être que si je lui offre la preuve que je suis bel et bien hétéro, il me reprendra ?
J'ai tout raconté à Blaise, lamentable n'est-ce pas ?
Et je dois faire comme si je suis fort, un Malefoy se doit d'être fort, en attendant j'ai tout dépensé, bête peut-être, mais je suis fauché.
J'ai vécu au jour le jour en étant sur qu'il y en aurait encore pour demain, ou peut-être plus et je suis fauché.
Même Blaise n'a pas trouvé sujet à rigolade, Pansy m'a regardé d'une manière bizarre.
Pour l'instant, je n'ai plus qu'à retrouver mon ancienne vocation…vraiment lamentable !
Comme au début, mon meilleur ami m'a aidé à trouver le casting, surement plus pourri que l'ancien, film gay ou pas cette foi je m'en tape royalement, tant que je n'ai pas à faire la manche, je vais d'abord me teindre les cheveux, je ne veux pas de problèmes.
-Haaa le plus important est arrivé !
Au moins ici je suis le plus important…tout n'est pas perdu
-Bon, on est un peu à la bourre alors tu te déshabilles ici et maintenant tu signes et tu te mets en place.
Bein voyons, tant qu'à faire, je fourre mes fringues pliées dans mon sac que je dépose délicatement dans un coin de la petite pièce dans laquelle je me trouve et suis le roux svelte mais un peu louche d'un pas altier, on est Malefoy ou on ne l'est pas !
Mais je cale net devant l'immondice qu'il me présente
-Bon, tu vas mettre ça et euh, sautiller joyeusement autour du lit pendant que les deux jeunes mariés célèbreront leur nuit de noces.
Il à l'air assez gêné en disant ça, pas autant que moi, c'est quoi ce trip de débile ? Il me dit que c'est pour symboliser l'enfant qui va bientôt naitre.
On à rien a faire d'un bambin qui va gasouiller et sentir mauvais ! C'est un porno oui ou non ?
Je garde les remarques pour moi, mais mon regard parle largement, et la température descend de quelque degrés.
En même pas dix minutes je me retrouve à gambader joyeusement autour de deux quadragénaires qui font leur petite affaire.
Nuit de noces tu parles !! Elle va se tuer à mettre cet enfant au monde oui !
Et moi, je commence à m'essouffler à m'agiter comme ça, le rôle le plus important il a dit ?
Au sortir de cette séance dans la quatrième dimension, je suis un peu honteux, mais j'ai surtout besoin d'un shampoing pour m'enlever les saletés de mèches brunes que j'ai sur la tête, et d'un grand remontant.
Il faut que je songe sérieusement à comment je vais faire pour récupérer mon boulot, je ne peux pas vivre sans le dessin, sans le montrer.
Comme mue d'une volonté propre, mon poignet bouge, mes doigts créent, avec la mousse glissante, des arbres, un lac, le ciel infini, les personnages d'un pique nique, un ravin derrière, un paysage que j'imagine, le plus beau que j'ai jamais dessiné, qui disparaît avec l'eau qui coule, sur mes joues peut-être.
Il est plus de minuit et demi, mais je suis toujours assis, depuis plus de trois heures, à boire dans mon petit pub avec ce serveur étranger, je n'arrive même pas à être bourré, si on doit m'enlever ça aussi…
- Bonsoir amour !
Je retiens un soupir agacé, encore un ? Je n'ai pas arrêté d'en repousser toute la soirée, ces bouffons qui ne font même pas la difference entre casse toi et fais moi grimper au rideau, toute façon, ils sont nuls dans les deux domaines, même pas fichus de tailler la route dignement.
Je ne prends pas la peine de répondre, il comprendra tout seul, au bout de quelques minutes, ou d'une heure, je ricane, tout compte fait, je doit être un peu saoul.
- Draco ?
- D'où tu me connais toi ?
Ho, c'est harry, il me regarde d'un bizarre d'air lui ! (ma béta c'est inquiétée, lol non, Draco est soul !)
- Houuuhouuuu Harryyyy je t'ai attendu tu sais, pourquoi c'est maintenant que tu t'amènes ? Pas grave, viens on continue !
Je lève mon verre pour l'accueillir cependant lorsque je veux en boire une gorgée il m'en empêche, il fout quoi ?
- Hey hooo ça suffit maintenant t'as assez bu, je te ramène chez toi
Quelques minutes plus tard, je me reveille violement en sentant un truc glacé sur mon visage, p'tain c'est quoi ce délire, j'ai un atroce mal de tête.
- Tiens !
Il me tend un verre d'eau et un comprimé d'aspirine, une lumière m'éblouie
- Eteinds, s'il te plait, j'ai mal !
- Euh, sauf que,je peux pas, ya du soleil et, les rideaux sont tirés…
Ses yeux brillent de malice quand il me dit ça, en plus il se moque de moi.
- Je compte passer la journée avec toi aujourd'hui
Ha, il fronce les sourcils :
- Quoi ?
- J'ai oublié un truc
Il se penche vers moi, quand je sens son souffle sur mes lèvres les mots de Perry me reviennent à l'esprit.
Je le repousse avec une telle force qu'il tombe du lit et se relève furieux
- T'es malade ou quoi ?
Je le hais !
- Non ! C'est toi qui es malade ! Tu crois pouvoir t'inviter chez moi, dans ma vie et tout foutre en l'air c'est ça ?!
- Pardon ?
Je le déteste
- Tout est de ta faute ! Je te déteste, je te déteste ! Sors, vas-t-en !!
Je hurle à travers la pièce en lui jetant ce que j'ai à portée de main.
- Quoi ? Dis moi, dis moi Draco, nous deux on y arrivera, que ce passe t-il ?
- Sors !! Tu n'es qu'un intrus ! Tu te moques de moi !
Les larmes coulent, de ses yeux ou des miens, peut-être des deux, je ne sais pas.
Quand je claque la porte, son expression désespérée reste figée dans mon esprit.
Je l'aime, mais j'aime aussi le dessin… c'est toute ma vie
Je signale pour ma défense que AIE ! Je je AIE mais arrêtez de taper! AIE !!
