Salut tout le monde, j'espère que vous vous portez bien, je vous souhaite un bon lundi en tout cas ! Ce chapitre, je ne m'en souviens plus très bien, alors vous me direz ce que vous en pensez, parce que j'ai aucun souvenir.

Typographie du chapitre:

Gras: La voix d'Hela, simplement ! ^^

Italique: Je vous laisse la surprise...

Et Normal: Le récit, dont les "..." sont des dialogues


Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !


Ragnarök


Chapitre 10: Les Destructions de Jötunheim et de Svartalfheim


Il était contre sa tête de lit, tenant un oreiller dans ses bras, recroquevillé. On était maintenant sur Midgard, chez l'ami Stark. Il lui avait prêté asile, à moi aussi par conséquent. Je tentais depuis trois jours de communiquer avec cet idiot, mais il restait apeuré au moindre signe.

"Partez ! Je vous déteste ! Laissez moi, merde, vous me faites peur !"

Il prit une feuille et posa un stylo sur la table de nuit, allumant la lampe. Voulait-il commencer à communiquer, enfin ?

"E - Ecrivez là-dessus et laissez moi..."

Je prenais le stylo, le regardant doucement puis commençant à écrire. Voilà un superbe moyen de communiquer !

Thor, c'est Loki, ne t'inquiètes pas, je ne te veux aucun mal.

Les lettres se dessinaient au fur et à mesure, et il ne voyait pas ma main lui, ce qui devait donner quelque chose de particulièrement effrayant. Mon écriture n'avait pas changer, toujours reconnaissable entre milles semblables. Thor sourit largement, semblant surprit agréablement.

"Loki ? Et moi qui avait cru ne jamais te revoir !"

Mais tu ne me reverras jamais. On peut juste parler. Je vais pas te dessiner mon visage, non plus ! Bon. Je vais aller à l'essentiel. Il faut que tu partes d'ici.

"Quoi ? Mais pour quelle raison ? Tony Stark m'a prêté une maison, un toit, je ne risque pas de partir !"

Ne discute pas ! Tu es en danger ici. Si ma situation te fait envie, reste.

Il se cambra, puis reposa l'oreiller sur le lit, s'approchant même de la feuille. "C'est toi qui me surveille depuis trois jours ?"

Je ne surveille pas, j'aide. Tu as compris ce que je t'ai dis, blondinet ?

"Hé, je ne te permet pas !" Un rire passa ses lèvres. "Tu sais, j'ai eu mal au cœur quand je t'ai vu mourir."

C'est un très bon moment pour me le dire, dis moi. Tu veux bouffer du bois ?

Il lança un regard vers la tête de lit boisée. "Non, pas vraiment." Un sourire prit ses lèvres. "J'aimerai tant revoir ton visage."

Mais c'est impossible.

"Je crois l'avoir compris..." Il baissa la tête, regardant ses mains. "Tu me manques vraiment, petit frère."

La ferme, andouille. Tu m'as menti.

"Quoi ?"

Quand tu m'as dis que j'allais vivre. Tu n'as jamais su que me mentir, mon... Cœur ?

"Oh." Un sourire charmeur imprégna ses lèvres. "Non, mon amour, ce n'était pas mon intention."

Grand dadet. Stupide blond. Espèce de Fils d'Odin !

"On passe aux insultes, chéri ?"

Ta. Gueule.

"Comme tu veux, mon chou."

Tu dois vraiment aimer le bois, mon amour. Vraiment beaucoup l'aimer.

"C'est une menace ?" Il semblait amusé de la situation. "En est-on arrivé là, toi et moi ?"

J'aurais voulu aller plus loin encore, et te faire rentrer dans le mur. Mais je ne peux pas te toucher.

"J'aurais moi aussi voulu aller plus loin avec toi. Pas avec ta fille."

Connard. Vas mourir.

"Comme ça, je te rejoindrai. Ça me convient."

Un long silence se fit où je n'écrivais plus, le regardant avec haine. Il allait le payer, le Fils d'Odin. Mais après. Je le ferai payer en lui faisant crier mon prénom. Mais bon... Parenthèse close...

Sans un bruit, sans même qu'il le remarque, je quittai la pièce pour rester devant la baie vitrée du salon de Stark. Toute la ville brillait, de rouge, de jaune, blanc, ou encore vert et orange, tandis que l'astre de Midgard la regardait. C'était merveilleux. Cela me faisait oublier ce que j'avais déclenché et ce qui m'avait tué. J'étais après tout le seul responsable de ma propre mort et de celles de milliards d'innocents au sein même de cette vaste étendue d'étoiles.

Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même.

"Tu aurais peut-être du le prévenir, puisque je vois que vous avez trouvé un moyen de communiquer."

Je ne la voyais pas, et j'en étais heureux. Sa voix était sarcastique, méchante, et je sentais que cette histoire allait mal fini. A l'origine, c'était pour ça que je n'étais pas parti pour Helheim. Mais j'aurais peut-être du.

Elle sembla vraiment irritée. "Ne fais pas semblant de ne pas m'entendre, je sais bien que tu m'entends."

Je me tournais vers elle, la regardant avec dédain. "Je me disais que si je t'ignorais, tu allais partir. T'avouant vaincue."

"Ah ! Tu crois, je n'ai pas fais tout ce chemin pour des broutilles, fils de Laufey. Je suis venue parce que tu as transgresser une loi. Je dois te punir."

"Quelle loi ai-je donc transgresser ? Je ne vois vraiment pas ce que j'ai fais de mal."

Elle ricana. "Si j'ai accepté que tu restes ici, c'est pour que tu la transgresse, cette loi, et que tu sois emprisonné à vie !"

"Je ne connaissais pas cette version de l'histoire."

"Il est défendu à toute âme de prendre contact de façon explicite avec un vivant ! Interdit même !"

Je baissais la tête, regardant ma main qui s'était mise à trembler. "Et tu voulais en faisant cet acte me laisser le faire pour m'exécuter..."

"Précisément ! Donc, tu vas me suivre sans discuter et subir ta sentence !"

"Non !"

"NON ?"

"Non." Je me relevais, ayant chuté sous la nouvelle, et me tenais au niveau du genoux droit. Je la regardais tristement, tentant de m'en éloigner, mais je ne pouvais pas à cause de la baie vitrée qui me bloquait. "Non ! Je ne mérite pas ça ! Tu m'as tendu un piège ! Oh... ! Mais qu'est ce que le Père-de-Tout t'a enseigné pour devenir si méchante ?" J'étais en plein désespoir, comme ma voix en témoignait.

"Il m'a apprit ce que jamais toi tu n'aurais pu m'enseigner, Menteur ! Il m'a apprit la vérité sur toi !"

Les larmes coulaient toutes seules. "Oh non, mais qu'a-t-il fait ? Il t'a menti ! Il voulait que tu sois contre moi, comme lui l'est depuis toujours ! Il a sans doute réussi... Je savais que j'aurais été un bien meilleur père que cet homme qui t'a arraché des bras de ton père-mère trois jours après ta venue au monde !"

Elle stoppa tout mouvement, puis après un long silence, trancha: "Menteur !"

"Ça n'a pas d'importance, tout ce que ce vieux fou t'a apprit, mon bébé, d'accord ? Tu es là et je suis là pour t'apprendre les bonnes valeurs. J'ai su le faire avec Fenrir."

"Vas, n'en parle pas ! Regarde ce qu'il est devenu ! A cause de toi, parce que tu l'as abandonné !"

"Hela, justement, non... Odin me l'a prit en voyant qu'il avait eu tort... Il vous a tous retirés de ma portée, m'empêchant tout contact avec vous... Et pour me provoquer, Odin vous portait à des nourrices juste à coté de ma chambre... Mais je suis venu te voir, souvent, quand tu pleurais parce que tu voulais ta maman, tu sais... Et ça me manque, cette époque où vous aviez encore besoin de moi..."

Les larmes avaient coulé sur ses joues, alors qu'elle les essuyait d'un revers de main, sous le regard triste de Thor, qui venait d'arriver dans la pièce, regardant sa nièce pleurer.

"Hela..."

"Mon oncle ?"

"Ne pleures pas comme ça..."

"Mon oncle, est-ce vrai que... Papa venait me voir la nuit quand je voulais qu'il vienne, même si Odin allait le tuer si... Il voyait ?"

"Ton père s'est toujours sacrifié pour ses enfants. Passant de sa liberté pour Fenrir à sa vie pour toi."

Elle sanglota encore un peu avant de se jeter contre Thor. "Merci mon oncle de me donner ces réponses que je n'avais jamais eu et que j'avais toujours rêvé d'avoir..."

Je ne bougeais pas, admirant les deux proches devant moi avec émotion. Lorsque soudain, j'ouvrais la bouche pour parler, et qu'une explosion toucha le flanc de la ville, assassinant tous les immeubles qui y appartenaient encore. Mais je n'arrêtais pas de sourire. C'était les armées de Jötunheim, je les reconnaissais de loin. L'un d'eux transperça la fenêtre et se plaça devant Thor, me regardant étrangement.

Il me voyait ?

"Fils d'Odin, je vous rapporte des nouvelles de mon monde et du monde obscur."

Thor se tendit une minute, l'incitant avec horreur à continuer.

"Mon monde et celui des Elfes sombres ont été ravagés. Il ne reste plus un moindre signe de vie, tout est détruit, les armées de Surtur ont tué nos aïeuls et nos enfants jusqu'au derniers, en passant par nos maris et nous même, pour la plupart qui avaient souhaité défendre leur famille." Le guerrier semblait grave, devant lui même avoir perdu la sienne. Je restais sans voix, regardant cet homme triste.

Thor secoua une seconde la tête puis commenta: "Souhaitez-vous prendre asile sur un Royaume quelconque ?"

"Non." Fit tristement le guerrier. "Je souhaite seulement rejoindre ma famille, maintenant. Mais je vous mets en garde. Ces gars ne font pas les planètes telles qu'elles viennent dans l'Yggdrasil. Si, dans la prochaine attaque, ils voient Midgard qui est plus loin qu'Alfheim en premier, ils attaqueront Midgard."

"Merci de votre mise en garde tout à fait prudente, Monsieur."

"Une dernière chose. Soyez prudent avec cet être dangereux qui se trouve à coté de moi. Comme je le dis, il est dangereux."

Moi !?

Alors que j'allais riposter, il partait. Thor était maintenant à coté de moi. Il fallait que je tente une approche.

"Thor ?"

Aucune réponse.

"Fils d'Odin ?"

Toujours rien.

Je me tournais vers Hela, la regardant doucement. "Il ne m'entend pas ?"

"Bah, tu es mort quoi..."

"Oh, je vois." Je riais d'un rire jaune, les larmes coulant un peu. "J'ai le droit de le gifler ? J'en ai trois à lui rendre."

"Il ne le sentira pas..."

"Tu ne peux... Pas me rendre la vie ?"

"Ah ça non ! Tu m'auras pas avec tes sentiments !"

Elle a raison. Je suis un sentimental.

Malheureusement.

"C'est bon, ne cries pas."

Thor ne semblait pas avoir remarqué quoi que ce soit tandis que je touchais avec douceur et fascination ses mèches blondes bouclées dans son dos, les caressant entre mes doigts. "Il va me manquer, je pense... Je crois..."

Elle soupira. "Arrêtes ça, tu me dégoûtes du fait d'avoir un père."

Doucement, je m'éloignais de Thor, regardant la petite. "Est-ce que tu vas me ramener en Helheim ?"

"Ce n'est pas ma décision, c'est la Norne Karnilla qui le demande, je lui obéis."

"Mais -" Je commençais à le ressentir, ce vide, ce trou béant dans mon coeur, alors que je voyais que Thor ignorait complètement la situation, regardant à travers une baie vitrée brisée, les étoiles s'éteindre sous la tristesse. Tout n'était que chaos et mort, et sentiments, et tout autre chose qui fait mal, qui détruit et ravage des villes ainsi que des âmes. Qui entame les mémoires pour y laisser un creux, une crevasse dans laquelle glisser de noirs souvenirs de paix et d'amour que les gens ont cru réels. Rien n'était bien, rien n'était vrai, rien n'était acquit pour toujours. Même pas la vie d'un frère, même pas l'amour de l'autre, même pas la survie de son enfant et son éducation dans les bras d'une famille aimante.

"Hela, je ne veux pas partir maintenant..."

Mais avais-je le choix ? Qu'est-ce qu'était le choix finalement ? L'avions nous au moins effleuré un seul jour, une seule petite seconde dans notre longue vie ? Non. Nous avions fait ce que nous devions faire, ce que nous avions envie de faire passait après. Et c'était peut-être mieux ainsi, parce que si je n'en avais pas fait qu'à ma tête, je ne serai pas mort, l'Univers ne serait pas menacé, cette race de barbares ne serait pas venue pour tout détruire, et Thor ne serait pas obligé de supporter ma mort.

Tout était de ma faute. Et je le savais.

"Hela, tu m'écoutes ? Je veux rester ici."

"Non. Passe le portail tout de suite !"

Un portail. Le portail vers un monde meilleur, un monde sans danger, où tout rime avec amour et paix, un monde dans lequel je ne voulais pas ma place, simplement. Je voulais vivre avec Thor, moi, je le prenais comme il était, tout comme le monde que nous aurions été obligé de supporter. Je prenais tout comme ça venait, du moment que j'étais avec lui. Mais ça, personne ne peut comprendre.

"Allez ! Arrête de traîner, j'ai du pain sur la planche, là-bas !"

"Eh bien, vas y toute seule. Je reste ici. ET je ne te demande pas ta permission."

"Je ne te demande pas ton accord. Passe ton portail où je te botte le derrière."

"N.O.N"

"Tu cherches..." Elle semblait sérieuse, plutôt furieuse en fait, et me regardait avec des yeux diaboliques.

"Je trouve quand je cherche, petite. Rentre chez toi."

Elle soupira puis se jeta sur moi, me prenant le cou entre d'un coté ses doigts et de l'autre ses phalanges découvertes. "Tu me suis sans discuter, est-ce clair, Fils de Laufey ? Parce que tu commences à me taper sur les nerfs."

Je ne bougeais pas, au cas où une deuxième mort pourrait m'emporter pour échapper à ce cauchemar. Mais rien ne venait. Comme quoi, comme on dit, on ne meurt qu'une fois.

"Lâche moi."

"Si je te lâche, tu me suis ? Non, en fait, ce n'est pas une question."

"Bon, d'accord, je te suis. Mais lâche."

Elle lâcha, un grand sourire aux lèvres. Je me levais, faisant face au portail qui rassemblait une infinité de Royaumes en lui. Mais j'avais un immense sourire, qu'elle n'avait pas calculé. Prudemment, elle s'avança pour me prendre le poignet.

"Avances."

Je faisais un pas en avant, mais me stoppai net, lui faisant face. "Non." D'un coup de poing, je la repoussai et disparaissais pour prendre l'air, un p'tit peu.

Au bout d'à peine cinq minutes, je sentais que le portail venait de se refermer avec sa maîtresse disparue.