Réponse à espe29 : Merci encore et toujours de me lire ;). Pour Ron oui, ça m'embête un peu, mais j'avais besoin qu'il soit idiot ! Il s'arrangera plus tard ;)
Réponse à la review anonyme : Merci, contente que ça te plaise !
Chapitre 9 : La lionne qui joue les hippogriffes
Hermione ouvrit les yeux, le soleil se couchait et elle était toujours dans les bras de Malefoy. Elle se redressa un petit peu et le regarda, il n'avait pas bougé et il la regardait aussi.
- Je suis désolé, je ne comptais pas m'endormir.
- Ce n'est pas grave, répondit-il.
Elle se leva et le vit se lever aussi, même s'il eut du mal. Elle réalisa qu'il était resté des heures dans cette position plutôt inconfortable, juste pour ne pas la déranger. Il s'étira et fit craquer quelques os au passage.
- Ça va mieux ? demanda-t-il.
- Oui et non.
- Comment ça ?
- Ça va mieux maintenant mais ça reviendra, ça revient toujours.
- Bon, on devrait retourner à la civilisation, Saint Potter va se demander où tu es passé.
Hermione songea qu'il devait probablement déjà savoir où elle était et avec qui, à cause de cette satanée carte du maraudeur mais elle ne devait de compte à personne.
- Oui, merci Malefoy, dit-elle avec un sourire.
- Arrête de me croire meilleur que je ne le suis, j'étais là et tu n'allais pas bien n'importe qui aurait fait pareil.
- Non, toi, tu n'aurais pas fait ça il y a un an, tu m'aurais probablement tendu un morceau du miroir en me disant que je n'avais pas touché d'artères importantes, ricana-t-elle.
Une pensée traversa l'esprit de Malefoy, si elle aimait encore un garçon qui l'avait abandonné, à deux reprises, il n'était finalement pas impossible qu'elle s'attache à lui. Elle devait avoir un don pour s'entourer des mauvaises personnes ! Mais une question lui vint en tête.
- C'est quoi ton shampoing ? demanda-t-il subitement.
- C'est un shampoing artisanal moldu à la lavande.
- Comme quoi, les moldus font des trucs plutôt pas mal, dit-il pour lui-même.
- Tu aimes ?
- Qu'est-ce que ça peut te faire ? demanda-t-il un peu sur la défensive.
- Rien, je me demandais, c'est tout.
- Oui, j'aime cette odeur et elle te va bien, finit-il par répondre.
Ils se regardèrent, le silence était gênant, il décida donc simplement de sortir de la pièce. Elle le suivit mais elle trainait un peu plus, probablement pour ne pas qu'ils arrivent ensemble. Mais au bout de dix minutes, il dut reconnaitre qu'elle ne viendrait pas au repas, elle s'était dirigée ailleurs et il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour sa santé. Certes, ce n'était pas en sautant un seul repas qu'elle serait en danger mais il ne fallait qu'elle en prenne l'habitude.
Il s'assit à un coin isolé de la table de sa maison, mais Zabini le rejoignit, et celui-ci comprit en voyant la tête du blond qu'il ne valait mieux pas entamer la conversation. Il termina son repas et sortit de la salle, alors qu'il se dirigeait vers l'escalier menant au cachot, il sentit quelqu'un le retenir par le bras. Il se retourna et se rendit compte que c'était Potter. Goyle, Zabini et Parkinson qui étaient un peu devant lui firent demi-tour.
- Est-ce que je peux savoir pour qu'elle raison tu me touches ? demanda Drago avec un calme où la menace était présente à chaque mot.
- Je voudrais te parler, dit Harry pas impressionner le moins du monde par le ton de Drago ou par les autres Serpentard.
Ils se regardèrent un instant puis Malefoy fit signe aux autres de le laisser, vu, qu'à part Zabini, ils ne semblaient pas réagir, il remonta les marches avec Potter et allèrent dans la première salle de classe qu'ils trouvèrent.
Le brun jeta l'assurdiato et regarda Malefoy, il avait beau avoir dit à Hermione et aux autres qu'il pouvait le comprendre, il ne l'aimait pas.
- Tu m'as fait venir pour me regarder dans le blanc des yeux ? demanda Malefoy avec son arrogance.
Il fut heureux de constater qu'il arrivait à garder ses anciennes manières avec le balafré.
- Qu'as-tu fait à Hermione ? demanda celui-ci.
- Pardon ? demanda Drago réellement curieux
- Je sais que tu as passé ton après-midi avec elle dans une salle de classe et je ne l'ai pas vu au diner donc elle ne va pas bien, qu'est-ce que tu lui as fait ? répéta-t-il.
- Si tu t'inquiètes tant pour ton amie, tu aurais dû mieux prendre soin d'elle ! s'énerva le blond.
- Qu'est-ce que tu lui as fait ? s'énerva Harry à son tour.
- Rien, c'est Weasmoche qui lui a fait quelque chose ! Moi je l'ai trouvé en train de chialer dans une salle avec du miroir brisé plein les mains et j'ai recollé les morceaux du mieux que je pouvais et toi tu étais où pendant que ton amie pleurait tout son désespoir !
Harry se prit la tête entre les mains.
- J'ai écouté Ginny qui m'a conseillé de ne pas intervenir, avoua-t-il piteusement.
- C'est bien une Weasley celle-là, quelle idiote ! s'exclama Malefoy.
Harry qui s'était calmé tellement qu'il se sentait coupable d'avoir laissé Hermione seule se réveilla en entendant Malefoy parler comme ça de sa copine.
- Hé, fais gaffe comment tu parles d'elle !
- Pourquoi elle a voulu que tu la laisses ? demanda-t-il sans faire attention à la menace.
- Un truc de fille, comme quoi Hermione voulait pleurer sans que ses amis la voient.
- Bon, finalement, pas si idiote que ça, concéda Drago à contrecœur.
- Pourquoi as-tu passé ton après-midi avec elle ? insista Harry.
- Parce qu'elle en avait besoin et que j'étais là.
Harry retrouva son air coupable mais Drago se sentit obligé de le rassurer sans vraiment savoir pourquoi.
- Granger ne t'aurait pas laissé la voir comme ça. Quand il s'agit de ses amis, cette fille a plus de dignité et de fierté qu'un hippogriffe.
Harry rigola face à la comparaison. Harry rigolait d'une blague de Malefoy, cette guerre avait vraiment tout détraqué !
- Merci pour elle, dit simplement Harry.
- J'étais là, répéta le blond.
Ils se regardèrent un moment.
- Penses à lui rapporter à manger, elle n'a rien dans le ventre et l'après-midi a été éprouvante pour elle, rappela Malefoy.
- Ne t'inquiètes pas, j'en avais l'intention, répondit-il en le regardant d'une drôle de manière.
Harry se leva et se dirigea vers la sortie.
- Potter ! appela Malefoy.
- Quoi ? demanda celui-ci en se retournant.
- La prochaine fois que tu voudras me parler, appelle-moi au lieu de m'attraper par le bras.
Harry hocha la tête à l'affirmative et repartit.
Lorsqu'il arriva, il vit Hermione devant la cheminée, elle regardait simplement le feu, d'un air vide. Il alla vers elle et posa sur la table basse ce qu'il était allé récupérer à la cuisine et s'assit en face d'elle, elle regardait toujours le feu, comme si elle n'avait pas remarqué son arrivée.
- Hermione, appela-t-il.
Elle n'eut aucune réaction.
- Hermione, recommença-t-il.
Toujours rien.
- Hermione ! cria-t-il.
Elle sursauta et le regarda, elle avait les yeux rouges et gonflés et elle ne tenta même pas de sourire pour le rassurer.
- Pourquoi tu cries ? demanda-t-elle d'une voix faible.
- Je t'ai appelé, tu ne répondais pas.
- Ah, tu voulais quoi ?
- Je t'ai apporté à manger, dit-il en montrant la table basse.
- Je n'ai pas faim, merci.
- Mais Hermione…
- Je n'ai pas faim, répéta-t-elle en se levant.
- Où tu vas ? demanda-t-il en la voyant se diriger vers le portrait.
- A ma ronde, c'est l'heure.
Elle se retourna puis ouvrit le portrait, Harry lui courut après et la rattrapa dans le couloir.
- Attends, tu ne peux pas partir comme ça ! Parle-moi ! s'exclama Harry.
- Je n'ai rien à dire, répondit-elle sur le même ton calme et absent.
- Tu m'en veux ?
- Mais de quoi ?
- Je ne sais pas, de ne pas avoir été là pour toi cette après-midi, ou encore de ne pas te l'avoir dit plus tôt pour la lettre, énuméra-t-il.
- Non, je ne t'en veux pas, tu essayais de me protéger et pour cette après-midi, je ne voulais pas que tu me voies comme ça. Harry, je sais que ça n'a pas l'air d'aller, enfin, ça ne va pas mais ça ira, laisse-moi du temps.
- Tu es sûr de vouloir y aller ?
- Oui.
Elle s'en alla et comme elle lui avait demandé du temps, il décida de ne pas la suivre. Elle atteignit le hall, elle se sentait coupable de ne pas avoir réussi à rassurer Harry mais elle n'arrivait plus à puiser en elle le courage de faire semblant.
Après son après-midi avec Malefoy, elle avait pensé aller mieux mais dès qu'ils avaient quitté la salle, c'est comme si son désespoir l'avait attendu derrière la porte.
