Bonsoir bonsoir! Voila le nouveau chapitre! J'espère qu'il vous plaira!

Je suis surprise et super contente du succès de cette histoire! J'espère qu'elle continuera à vous plaire!

Merci à: Aelita48, Bellaeva, Virginiiiiiiie, Lagasy, Galswinthe, Nana10 (merci beacoup pour ta review! La suite arrive! J'attends avec impatiences tes impressions!), Katner, Rosabella01, Patoun, Lea1985, Sand91, Elphina, Twilight3513, Chouchoumag,

Kik (merci beaucoup pour ta review! ça me fait vraiment plaisir de savoir que tu aimes cette histoire! Pour ce qui est d'Edward donnant du plaisir à d'autres femmes c'est aussi une nécessité pour lui, il a besoin de se nourrir et c'est la seule façon qu'il a trouvé de le faire sans les tuer et sans qu'elles s'aperçoivent de rien. Edward n'est pas irréprochable dans cette fiction et il est sûrement plus humain qu'il ne le croit. J'espère avoir répondu un peu à tes questions. J'espère vraiment que la suite le plaira!)

Bulles, Space Bound Rocket, Kinoum, Elayna Black, MADmoiselle Acide, Personne14 (merci beaucoup pour ta review au dernier chapitre! J'aime beaucoup lire tes impressions! Je suis contente de savoir que ce Edward buveur de sang humain ne te rebute pas! Je suis désolée que ce chapitre ai été un peu frustrant^^. J'espère que la suite te plaira!), PatiewSnows, Bina1996, Karima (merci pour ta review! Je n'ai pas reçus ton adresse mail par contre, dommage... je te mets la mienne: au cas ou tu voudrais me la renvoyer! Bisous et j'espère que tu aimeras cette suite!) Doudounord2, Triskelle Sparrow, Aliiiiice, Cchope, LolaMisSweetlove, Midsum, Jackye, Larsand (merci beaucoup pour ta review au dernier chapitre! La curiosité est un vilain défaut! Bella en a fait les frais, pour ce qui est d'Edward aux petits soins pour elle... je te laisse avec le prochain chapitre! J'espère que tu aimeras!),Soraya (merci beaucoup pour ta review, elle m'a beaucoup touchée même si je ne pense pas mériter ces compliments! J'espère que la suite te plaira et qu'elle ne te frustrera pas trop ;), j'attends tes impressions! A très vite!), LuneBlanche, Mafrip, LyraParleOr, SandJr, Rpartz pour tous vos adorables messages!

Merci aussi pour vos mises en alertes et favoris!

Ma première fic Une nuit d'été et maintenant terminée. J'en commence une nouvelle: www ./s/ 7926810/1/ (attention aux espaces) si ça vous interesse...

Je vous laisse avec ce nouveau chapitre qui est un POV E!

Pov E

De la fenêtre du salon j'observais le parc. Ou plus exactement j'observais la douce Isabella chevauchant Eclipse. Le couple au galop sur le petit sentier de terre battue était majestueux. La longue chevelure d'Isabella se balançait dans le vent, charmant le regard de ses ondées chatoyantes. Elle était belle, une beauté vraie et authentique avec un soupçon de force et un autre de fragilité et je n'étais pas loin de penser que cette femme était la perfection incarnée!

Je la sentais perturbée rien qu'en voyant son port de tête un peu raide et la détermination qu'affichaient ses traits. Le plus dramatique était le fait que je n'ignorais rien de son trouble!

Son parfum... c'était son parfum qui l'avait trahie. Malgré le silence le plus complet de son pas et la perturbation de mon esprit je l'avais sentie... Ce soir là dans le petit salon je savais qu'elle me regardait! Je l'avais su à la seconde où elle avait glissé son œil mutin et curieux par la serrure.

Trop affamé pour interrompre mon souper je n'en avais pas fait grand cas, et pourtant tous mes sens s'étaient focalisés sur elle et son envoûtant parfum. Il m'avait fallu faire montre d'un contrôle sans pareil pour ne pas la réduire à l'état de mon dîner, il m'avait fallu brider tous mes instincts pour résister à l'appel de son sang, de ce sang qui chantait en moi comme jamais aucun ne l'avait fait encore.

Résister... chaque jour ce contrôle était mis à rude épreuve, plus le temps passait et plus la fascination que son sang et son parfum exerçaient sur moi devenait forte, bientôt incontrôlable je le craignais!

Combien de temps encore pourrais-je réprimer mes instincts et ma soif?

Cela aurait été si facile pourtant! Si facile de se laisser aller à cette soif! Si anodin de prélever quelques gouttes de cette douce ambroisie qui je le devinais serait meilleure que toutes celles que j'avais goûtées en quatre siècles! Ce serait anodin pour elle, elle ne sentirait rien, du moins pas une once de douleur et à voir son regard embrasé lorsqu'on abordait le sujet j'étais persuadé qu'elle me l'offrirait avec joie!

La vérité... c'est que j'étais terrifié! Et si je ne pouvais m'arrêter? Et si le parfum de son sang me faisait perdre tout esprit? Si mes plus bas instincts prenaient le pas sur ma raison? Je préférais ne pas penser à ce qui arriverait alors! Isabella m'était bien trop précieuse pour risquer sa sécurité ainsi!

Car en effet Isabella m'était précieuse. Je ne sais si la forte attirance que je ressentais pour elle avait trait au silence de ses pensées, à son enivrant parfum, à sa beauté délicate ou à la vivacité de son esprit, mais je me sentais attiré par elle!

Ce sentiment incoercible était peu être du au mélange de tout ça à la fois mais je voulais en permanence me trouver à ses côtés, écouter sa voix mélodieuse et douce...

Isabella avait bouleversé mon monde, apaisé ma solitude, elle m'offrait la compagnie la plus agréable qu'on puisse rêver! Je me sentais bien à ses côtés, moins monstrueux... j'avais presque la sensation de renaître à la vie, et ça c'était une chose pour laquelle je ne pourrais jamais suffisamment la remercier!

Alors mettre en péril sa sécurité était la dernière chose que je souhaitais!

Je ne savais combien de temps je pourrais encore jouir de sa compagnie, sa situation épineuse faisait de ma maison le meilleur refuge pour elle, même si je souhaitais qu'elle puisse retrouver sa liberté je craignais l'arrivée de ce jour qui la ferait s'éloigner de moi!

Mes pensées se focalisaient toujours davantage sur elle, elle m'obsédait! Je passais les nuits à songer à elle et les jours à la contempler près de moi. Isabella avait bouleversé mon monde, elle l'avait fait graviter autours d'elle.

J'avais senti son trouble et son agacement lorsqu'elle m'observait avec cette femme, et je ressentais les effluves de sa colère depuis. C'est cette colère qui l'avait poussée sur ce chemin boueux et pluvieux.

Sa colère et son trouble lui avait fait oublier toute prudence, elle s'élançait indifférente aux vents et à la pluie.

J'entendis le craquement de la branche avant même que la jument ne l'entende. Je m'élançais dehors à vitesse vampirique, inquiet pour Bella qui tardait à se relever.

Malgré la boue qui maculait sa peau de porcelaine, malgré la pluie dégoulinant de ses cheveux, je songeais que depuis le début de mon existence je n'avais jamais rencontré une femme aussi belle qu'elle. Isabella était une perle rare et précieuse, trop précieuse pour lui faire courir le moindre risque!

Je la pris dans mes bras avec le plus de délicatesse dont j'étais capable tant je craignais de la briser et je la raccompagnais au manoir. Sa cheville cassée commençait à enfler méchamment, une teinte bleuté troublait le nacré de sa peau.

Je tentais d'ignorer le bien être qui parcourait mon corps mort en la tenant dans mes bras. Je crois même que mon cœur s'était remis à battre en sentant le pouls de la douce Isabella pulser contre ma peau froide.

Un parfum d'excitation emplissait l'air, je ne pouvais ignorer l'effet que j'avais sur elle, il était en tout point comparable à ce que je ressentais moi même.

Il était curieux de voir comme nos corps se reconnaissait, pareils à des amis perdus de longes dates.

Isabella avait sur moi un effet dévastateur. Tout mon contrôle était mis à mal, pas seulement ma soif dont la brûlure commençait à s'apaiser avec le temps que je passais à ses côtés, non Isabella réveillait en moi des instincts bien plus humains...

Arrivés dans sa chambre je la déposais doucement sur son lit et allais à la salle de bain chercher de quoi nettoyer la terre qui maculait son pieds.

Lorsque délicatement je relevais le bas de sa robe, révélant à mon regard sa cheville mignonne et délicate le venin envahit ma gorge. La brûlure était si terrible qu'il me fallut quelques instants pour reprendre mes esprits.

Je posais mes doigts froids sur sa peau tiède et douce et la massais consciencieusement.

A mesure de mes gestes sa respiration se faisait plus erratique. Si elle frissonnait quelques peu au début à la température fraîche de mon contact elle semblait maintenant apprécier la caresse de mes doigts sur elle.

Je levais les yeux vers son visage coloré d'une délicieuse rougeur, elle se mordillait la lèvre inférieure, j'aurais tant voulu le faire sa place et goûter à sa saveur que je devinais sucrée.

Les joues rougies et le chignon défait elle irradiait la sensualité, une sensualité un peu candide et douce, si propre à Isabella!

J'avais envie de la coucher sur son lit et de faire subir à son corps les plus délicieux outrages.

Tout mon corps s'enflammait près d'elle, je n'étais pas certain d'avoir déjà désiré une femme avec tant de force... Mon besoin et mon envie d'elle étaient impérieux, exigeants!

De la pulpe de mon pouce je traçais des cercles sur sa cheville remontant doucement sur son mollet, m'octroyant ainsi un droit supplémentaire. La nécessité d'apaiser sa douleur n'avait plus rien à voir dans mes gestes. Je voulais simplement profiter de la douceur de sa peau sous la mienne.

Je ressentais comme un crépitement joyeux parcourir tout mon corps.

"-Il faudrait immobiliser cette cheville Isabella, elle est cassée! Un médecin serait plus indiqué pour répondre à cette question mais au vu de la situation je ne sais pas si il est vraiment sage de l'envoyer quérir..."

"-non je ne pense pas." Sa voix était un peu plus rauque, un peu plus étouffée qu'à l'accoutumée.

"-Oui je pense qu'il est préférable de soigner ça nous même! Je vais vous faire couler un bain, Molly est au village aujourd'hui..."

"-je peux le préparer seule!"

"-il ne faut pas que bougiez ou les os ne se ressouderont pas!"

Je me rendis à la salle de bain, accueillant avec joie cet éloignement qui devait me permettre de reprendre mes esprits! L'effet d'Isabella sur moi était dévastateur, l'attrait que je ressentais pour elle grandissait de minutes en minutes.

Bien que cela ne me soit pas nécessaire je pris tout de même de grandes bouffées d'air emplissant par la même mes poumons de la douce odeur fleurie et capiteuse d'Isabella.

La baignoire se remplissait d'eau et j'essayais de faire le vide dans mon esprit. Il fallait que je calme la tempête qui faisait rage en moi. Je ressentais des émotions que je croyais enfouies dans les tréfonds de ma mémoire, je ressentais des choses que jamais je n'aurais du ressentir de nouveau. Ce n'était ni loyale, ni convenable!

"-passez votre bras derrière mon cou, je vous emmène!"

"-vous allez me porter ainsi tout le temps de ma convalescence? Pas que cette idée me déplaisse mais..." Un délicieux rougissement couvrit sa gorge et ses joues. Si seulement elle avait su le bonheur que je ressentais à la tenir ainsi aux creux de mes bras!

"-Et si je vous disiez que vous êtes plus légère qu'une plume?"

"-votre force trouble toutes les comparaisons! Cela n'a aucune valeur!"

Je l'assis sur le bord de la baignoire. Elle plongea ses jambes débarrassées de ses bas dans l'eau tiède.

Doucement avec les gestes les plus doux que je me connaissais je dégrafais sa robe. La peau d'Isabella s'hérissa à mon contact, je ne savais si cette réaction était due au froid ou au plaisir...

L'échancrure de sa robe ouverte livrait à mon regard sa chute de rein vertigineuse et son dos emprunt de la plus grande des finesses.

Sans pouvoir retenir mon geste qui défiait toutes les convenances je posais un doigt le long de son épine dorsale et glissais sur sa peau douce et veloutée.

Un million de frissons la traversa, les mêmes qui m'irradiaient de toutes parts! C'était comme si un feu géant crépitait dans tout mon corps. Je sentis une bouffée de bien-être et de chaleur m'envahir.

Je continuais de caresser le dos d'Isabella doucement, me délectant des sensations merveilleuses que ce contact faisait naître en moi!

J'aurais voulu pouvoir y poser des lèvre et goûter la saveur de sa peau. Sous sa peau chaude et douce mon doigt se réchauffait, c'était comme si il puisait dans ce contact la vie qu'il n'avait plus.

Je fermais les yeux un peu pour savourer. Isabella ne s'offusquait pas du temps bien trop long que je prenais pour dégrafer sa robe, ni de mon doigt mutin et inconvenant qui glissait sur elle.

Doucement je dégageais ses cheveux de sa nuque. Sa longue chevelure coulait entre mes doigts comme un ruisseau de soie. Sur la coiffeuse je pris un peigne orné de pierres et les remontais au sommet de sa tête pour qu'elle ne les mouille pas pendant son bain.

J'outrepassais tous mes droits et défiais les convenances mais je ne pus résister à l'envie de caresser le creux de son cou là ou battait sa carotide, le chant puissant de son sang était si fort juste là!

J'effleurais délicatement la courbe parfaite de son épaule et glissais le long de son épine dorsale, jusqu'au creux de ses reins là où le contact était si chaud et si intime.

Sa peau frissonnait de plaisir je crois et ensembles nous poussions de profonds soupirs.

Je ne pouvais voir son visage mais j'étais certain qu'il exprimait autant de gêne que de délice.

M'arracher à elle fût difficile, abandonner sa peau qui chatoyait sous mes doigts le fût encore plus! Mais je sentais mon contrôle vaciller, ma détermination à rester éloigné s'amoindrir, et c'était un risque que je ne pouvais surtout pas courir!

Sans avoir eu le plaisir de goûter sa peau du bout de mes lèvres malgré l'envie déchirante qui me tenaillait, je m'éloignais de ma divine tentation.

"-Allez-vous pouvoir ôter le reste de votre robe seule?"

"-oui ne vous en faites pas."

"-appelez-moi quand vous aurez terminé." je m'avançais vers la porte en tendant de reprendre mes esprits, c'était comme si une bulle de volupté m'entourait et me troublait.

"-Oh et Edward." Je me tournais vers la déesse délicate qui n'avait toujours pas bougé, prêt à répondre au moindre de ses désirs.

"-Merci!"

Assis sur le lit qui servait d'écrin à ses nuits je faisais appel à mes trésors de retenue et de contrôle pour me maîtriser.

A côté j'entendais le clapotis délicat de l'eau qui devais frapper son corps tendre. Parfois elle poussait un petit soupir de bien être sûrement du à la caresse de l'eau chaude sur son corps endolori par la pluie.

Le parfum du savon se mêlait à sa senteur capiteuse. Je dus sortir quelques instants pour que s'apaise la brûlure de ma gorge.

Je décidais de lui préparer un thé pour achever de la réchauffer. A ses côtés je retrouvais des préoccupations toutes humaines, j'avais le désir incontrôlable de la protéger et de la faire se sentir bien! C'était devenu mon exclusive priorité!

L'aider à sortir du bain alors que son corps était à peine dissimulé par une serviette éponge fût délicat. Elle rougissait délicieusement de ce manque de pudeur et moi je bénissais Molly d'avoir pris congé ce jour ci, sans cela jamais je n'aurais pu jouir du plus beau des spectacles! Le corps presque nu d'Isabella offert à mon regard avide!

Le thé brûlant sembla lui faire le plus grand bien. Sa peau s'était recoloré sous la chaleur, elle semblait plus belle encore! Si tenté que cela fût possible!

Nous passâmes un moment agréable. Dehors la tempête se déchaînait toujours.

Je ne m'étais pas soucié de savoir si Franck avait rentré et bouchonné la jument mais je supposais qu'il l'avait fait. Après tout elle était rentrée seule à l'écurie après avoir jetté Isabella à terre.

La journée s'écoula doucement, à un rythme paisible et un peu paresseux. Être près d'elle faisait naître en moi une délicieuse chaleur. Je ne pouvais nommer les sentiments que j'avais à son égard mais ils n'avaient aucune commune mesure avec ce que j'avais l'habitude de ressentir!

Depuis qu'Isabella était arrivée au manoir je me sentais bien, et même soyons fou de le penser, je regoutais au bonheur!

Pas une seule fois la scène de la veille ne fût évoquée mais je savais que cela la troublait toujours...

Lorsque je pris congé Molly était revenue du village et je confiais Isabella à ses bons soins!

Pour ma part j'avais un besoin urgent de me nourrir, de nouveau! Le temps que j'avais passé dans la chambre d'Isabella saturée de son odeur avait mis à mal ma soif qui était dévorante!

Il n'y avait qu'un sang dont j'aurais voulu me repaître, et c'était celui là même qui m'était interdit!

J'aurais pu aller en forêt chasser le gibier qui pullulait dans cette contrée mais je savais pertinemment que cela ne serait pas suffisant!

De plus Isabella avait réveillé en moi une autre soif... une soif que seule une femme serait en mesure de combler! Et comme la seule femme que je désirais m'était interdite je devais faire venir au manoir une de mes "habituée"!

Arrivé dans mes appartements je télégraphiais rapidement à Jane, elle était déjà venue la veille et je n'avais pas pour habitude de me servir deux jours de suite de la même femme mais c'était aussi la seule à avoir un sang suffisamment capiteux pour apaiser totalement la brûlure! Ce qui serait un confort non négligeable pour passer du temps en compagnie d'Isabella le lendemain!

De plus c'était toujours la plus prompte à répondre à mes appels!

Je savais que son but était de me faire tomber dans ses filets, elle nourrissait le projet que je l'épouse, car en effet cette sotte était tombée amoureuse... Je me serais bien passé de cette déconvenue, je ne ressentais absolument rien pour elle évidement, elle n'était là que pour sustenter mes bas instincts! Je la traitais avec respect certes, mais elle était simplement mon dîner!

Voila pourquoi je n'écoutais jamais ses pensées. Ce n'étaient qu'un fatras de délires narcissiques proprement ennuyeux! Elle aurait gâché tout le plaisir!

"-Edward! Qu'elle joie de vous revoir si tôt! J'avais crains que vous ne vous lassiez de moi!" En effet depuis l'arrivée d'Isabella au manoir je tentais de limiter la venue de Jane qui était une fouineuse et une commère! Mais aux grands maux les grands remèdes! J'avais besoin d'un sang riche pour supporter le parfum d'Isabella depuis que nous passions toutes nos journées ensembles!

"-Quelle idée ma chère! Mettez-vous à l'aise!" Je n'avais qu'à l'effleurer pour la faire se pâmer de désir. Elle était si faible! Si insignifiante!

Ce soir là elle décida de jouer un jeux entreprenant, qui ne me fit pas le moindre effet! Cette femme était si bavarde et bruyante que c'était une véritable vexation pour l'esprit!

Elle se voulu aguichante, cela ne faisait que la faire ressembler à une prostituée!

D'habitude elle se montrait bien plus soumise...

Je me demandais brièvement le pourquoi de ce changement de comportement! Pas que j'étais curieux de le savoir mais j'avais un étrange présentement.

Me préparant à subir un flot instantanéités je décidais d'écouter son esprit.

Je ne le perdrais pas... Hors de question que cette petite brune me le vole! Il est à moi et c'est moi qu'il épousera! Lorsqu'il s'apercevra combien il m'aime adieux la brune je me ferais une joie de la faire décarpir du manoir...

C'était tout à fait ce à quoi je m'étais attendu! Des instantanéités délirantes qui me méritaient pas la seconde d'attention que je leur avais prêtée! Depuis toujours Janes tentait de rivaliser avec les autres femmes que je recevais au manoir, elles était quatre tout au plus mais elle avait connaissance de leur existence! Du temps ou rien ne pouvait me distraire de ma solitude, du temps qu'Isabella n'était pas là, je trouvais distrayant cette petite compétition entres ces femmes insipides! Jane était la plus acharnée d'entre elles!

Je ne prêtais plus d'attention à la stupidité de cette femme et me préparer au plaisir de mon repas lorsque dans son esprit qui m'envahissait contre mon grès apparu l'image d'Isabella!

Comment savait-elle? Elles s'étaient croisées... Vu l'allure un peu troublée et timide d'Isabella j'en déduisais qu'il y avait de ça un moment, peu de temps après l'arrivée d'Isabella au manoir, mais Jane ne l'avait pas oubliée! Et elle mettait sur le compte d'Isabella ce qu'elle pensait être mon "éloignement"...

La sensation du danger et la nécessité de bannir Jane du manoir m'envahit! Il était peu probable qu'elle connaisse l'identité d'Isabella autrement elle n'aurait pas hésité à saisir ce moyen de se débarrasser de sa rivale! Mais je ne voulais pas prendre de risque! Je devais connaître l'état d'avancement des recherches de James. Cela faisait longtemps maintenant qu'elles s'étaient croisées, Isabella aurait bien pu quitter le manoir!

Toute idée de soif était envolée! Je congédiais Jane, peut-être un peu trop sèchement, prétextant une urgence que j'aurais oubliée.

"-Mais Edward! Vous m'avez fait venir à la tombée de la nuit! Votre urgence peut attendre un peu non? J'ai très très envie de vous vous savez, et je suis sur qu'il en est de même pour vous..." Dans un geste qui se voulait aguicheur elle empoigna ma virilité qui ne réagit pas le moins du monde à ce contact alors qu'elle glissait sa langue le long de mon oreille.

J'éprouvais une sensation nauséeuse en voyant cette femme que son comportement rendait vulgaire! Toute envie avait disparue et je voulais la voir quitter le manoir au plus vite!

"-Je suis désolé Jane! Franck va vous raccompagner!"

"-très bien Edward! Si tel est votre souhait!"

"-je vous remercie de votre compréhension Jane, et soyez assurée que j'apprécie!"

"-a très bientôt!" Elle partit non sans avoir embrassé mes lèvres. Elle avait toutes les peines du monde à masquer sa colère, elle semblait irradier par tous les ports de sa peau mais je n'en avais que faire! J'étais immensément soulagé de la voir quitter ma demeure!

Pour ce soir je me contenterais de cerfs et j'allais me rendre à Durham pour connaître les pensées de James!

Assurément il n'y avait rien à craindre de lui! Proche du désespoir il en venait à échafauder les pires scénari concernant le destin d'Isabella. D'abord il avait cru que sa famille la protégeait mais en voyant les parents d'Isabella se lancer activement dans la recherche il commença à se demander où elle pouvait se trouver et surtout sous quelle protection!

Qui serait assez fou pour défier le comte de Durham en cachant sa femme? En désespoir de cause il commençait à croire qu'elle avait trouvé la mort dans un fossé. Il était tout bonnement impossible qu'elle ait pu passer les frontières, elle n'avait aucun appuie et personne n'oserait le défier lui!

Pour autant il n'abandonnait pas les recherches, mais elles se faisaient plus molles! Les parents d'Isabella étaient au désespoir que leur fille ait causé à leur famille tant de déshonneur et James enrageait chaque jour un peu plus de ne pouvoir mettre la main sur elle, le faisant ainsi passer pour la risée du pays!

Dans l'esprit des domestiques je lisais l'inquiétude qu'il leur causait par sa folie toujours un peu plus grande, quoiqu'il n'en fut pas un pour le plaindre ...

Je rentrais au manoir apaisé. Il n'avait pas le moindre soupçon ainsi Isabella pouvait encore couler des jours joyeux à mes côtés.

De toutes les façons je ne l'aurais pas laissé s'en prendre à elle! Le plus simple aurait été de lui régler son compte une bonne fois pour toute! Et Dieu m'était témoin que j'en mourais d'envie! Mais cela aurait fait soupçonner Isabella! De fugueuse elle serait passé à tueuse vengeresse dans l'imaginaire populaire et je ne voulais pas de ça pour elle! J'espérais qu'un jour elle puisse sortir de nouveau au grand jour, sans craindre ni James ni de justice qui l'aurait tenu pour responsable de la mort de son mari!

Alors je devais brimer ma colère et laisser la vie à ce minable qui ne la méritait pas!

Sur le chemin du retours je chassais pour apaiser la brûlure de ma gorge. Les stupidités de Jane avaient contrarié mes projets et ma fureur à l'encontre de James n'avait fait qu'amplifier mon besoin de sang.

La nuit était bien avancée lorsque je passais la porte du manoir, en vérité l'aube commençait à poindre à l'horizon.

C'était manquer à toute sagesse mais je mourrais d'envie de voir Isabella! Furtivement je me glissais dans sa chambre. J'étais habitué à cet exercice, il n'était pas rare que j'aille la contempler dans son sommeil, elle y était si douce, si fragile aussi, cela me rappelait pourquoi je devais absolument la protéger. Autant du monde que de moi...

Je tirais un fauteuil près de sa tête et m'y assis. Son parfum au matin était doux, je venais de me nourrir alors le feu de ma gorge ne se fît pas sentir, je pouvais m'enivrer dans sa senteur en toute quiétude!

Elle devait rêver, sa petite lèvre mutine et charmante remuait doucement. J'avais envie de passer mon doigt sur ce petit bout de chair que je devinais si soyeux! Après tout elle dormait... Elle n'en saurait jamais rien!

Ne résistant pas à mon envie je caressais sa bouche, puis son visage tout entier, m'imprégnant de la délicatesse de ses traits, mémorisant son grain de peau, inscrivant tout ce qui était Isabella au plus profond de ma mémoire.

Qui es-tu belle créature pour me troubler ainsi...

Je crus un moment l'avoir réveillée, sa respiration s'accéléra un peu mais elle blottit simplement sa tête au creux de ma main qui caressait ses cheveux. Comme si mon contact lui était agréable! Et pour moi la toucher l'était tellement, une sensation si merveilleuse que je croyais avoir trouvé le paradis!

Dès que son réveil fut imminent je quittais sa chambre pour ne pas risquer de me faire prendre. Elle aurait été effrayée de savoir que je la regardais ainsi dormir!

"-Isabella avez-vous passé une bonne nuit?" Elle prenait son petit déjeuner dans le salon de mes appartements où nous passerions sans doute aujourd'hui encore de longues heures! Je lui lisais souvent quelques poésies de mon goût ou lui racontais des anecdotes de mon passé pour la distraire pendant sa convalescence. Je savais que d'être immobilisée au manoir sans pouvoir sortir dans le parc lui pesait!

"-Excellente et la votre Edward? Avons nous à déplorer une dépopulation dans la forêt après cette nuit?"

"-comment savez-vous que je suis allé chasser en forêt. M'espionnerez-vous Miss Swan?"

"-vos yeux, ils ont un éclat d'ambre au fond de vos iris verts le sang animal leur donne cette couleur, avec le sang humain ils sont légèrement plus rougeoyants."

Elle se mordillait les lèvres à cet aveux. Comme honteuse.

"-Quelle fine observatrice vous faites Isabella! Non je me suis bien comporté il reste des animaux dans la forêt. Et votre cheville, vous fait-elle souffrir ce matin?"

"-Un peu en effet"

"-Désirez-vous que je la masse pour atténuer la douleur?"

"-Avec plaisir oui"

Je l'aidais à s'installer sur la méridienne en me réjouissant de pouvoir en toute impunité la toucher et caresser sa peau si douce!

Avec tendresse je remontais le bas de sa robe et lui ôtais son bas, ce geste me paraissait aussi sensuel qu'intime. J'en profitais pour faire traîner mes mains là où elles n'auraient jamais du être. Sa peau était si chaude qu'elle semblait réchauffer la mienne figée dans une froideur mortelle.

Depuis la veille sa cheville avait un peu dégonflé, mais à peine... Je l'abandonnais quelques secondes pour aller chercher de l'huile parfumée afin de perfectionner mon massage.

Je versais un peu d'huile précieuse au creux de ma main et délicatement la posais sur la cheville d'Isabella. A mon contact elle frissonna un peu, sûrement en raison de la froideur de ma peau.

Appliqué je massais sa cheville et remontais doucement à son mollet.

Son pied déchaussé était le plus mignon qu'il m'ait été donné de voir, tout chez cette femme était incroyable de perfection.

Un long gémissement mêlé de soupirs passa la barrière de ses lèvres. Je levais les yeux vers elle et me perdis dans l'océan chocolat de son regard. Ce fût comme si j'étais happé dans le puis sans fond de ses yeux. Je m'y plongeais avec délice alors que mes mains continuaient de tracer un chemin de glace sur sa jambe.

Le désir qui montait en moi était d'une force sans pareille, avant même qu'il ne fût à son paroxysme je sus que cette fois ci il serait incontrôlable en dépit de toute ma volonté!

Tout mon être était poussé vers elle, je la voulais de toutes les façons possibles et imaginables...

Sans jamais quitter son regard je glissais mes mains le long du tissu de sa robe, effleurais la délicieuse courbe de ses hanches, sa taille fine et viens m'échouer sur ses épaules, là juste au creux de son cou...

Son parfum m'enivrait, tout son être chantait pour moi. Je posais doucement mes lèvres dans son cou et viens cueillir son pouls sur le bout de mes lèvres. Je sentais son chant m'appelait par delà sa peau fine et délicate. Le venin envahit ma gorge, mon instinct me poussait à plonger mes cros dans cette chaire tendre au parfum voluptueux, à me repaître du sang de cette femme qui promettait mille délices!

Mais c'était une autre envie, bien plus fort que l'appel du sang qui eut raison de mon contrôle. C'était de ses lèvres que je voulais me repaître. C'était leur goût que ma langue voulait cueillir... Et cette envie là je n'avais ni la force ni la raison de la combattre!

Je glissais mon nez froid le long de son cou, caressais l'ovale de son visage. Sa respiration était erratique, sa petite main jouait dans mes cheveux et les agrippait parfois férocement.

Mes yeux plongés dans les siens dilatés d'envie, sûrement pareils aux miens, je posais enfin mes lèvres sur les siennes qui avaient la fraîcheur des roses.

Un feu sauvage plus puissant que ce que je n'avais jamais ressenti s'alluma en moi. Je me sentais brûler de toutes parts en même temps que des frissons de plaisirs parcouraient tout mon être.

Je me sentais bien, mieux que je ne l'avais jamais été en caressant de la point de ma langue les lèvres roses et tendres d'Isabella.

Elle entrouvrit finalement sa bouche et c'est son goût divin qui m'envahit alors. Nos langues se mélangèrent dans un ballet propre à elles seules.

Le venin envahissait ma bouche mais je n'en avais que faire! Je goûtais le plus divin des plaisirs, le sang ne m'appelait plus, seule la bouche d'Isabella bougeant doucement contre la mienne avait de l'importance! J'avais l'impression de retrouver mon port d'attache après des siècles d'errance!

Mais alors que j'aurais voulu baiser ses lèvres pendant des heures le monstre en moi se réveilla, mugissant plus puissamment que jamais. Il réclamait son due, n'en ayant jamais assez il me poussait à plus...

Avant que mon contrôle ne défaille, avant que je ne puisse arrêter et contrôler mes instincts destructeurs je me séparais d'Isabella.

Un raz de marée de sensations m'avait assailli, mon contrôle avait dangereusement vacillé mais je ressentis immédiatement un immense vide! J'en voulais plus, je savais que jamais je ne pourrais me passer de ça...

Et pourtant il le fallait, c'est écart ne devait plus jamais se reproduire, il en allait de la sécurité d'Isabella! Et même de sa vie!

Ma soif et le désir que son sang suscitait en moi pouvait se réveiller à tout instant! En l'embrassant je lui faisais courir un danger intolérable. Alors même si j'avais expérimenté des sensations si merveilleuses que je ne les aurais jamais crues possibles, cela ne devait pas de reproduire! Jamais!

Je regardais Isabella qui avait le souffle court, les lèvres rougies et les yeux enfiévrés. Elle était tellement belle...

"-Je suis désolé Isabella!"

"-Non pas cette fois-ci! Ne le soyez pas!"

"-Il le faut pourtant! Cette erreur était impardonnable"

"-Ce n'était en rien une erreur!"

"-Oh que si ça l'était!" Je commençais à ressentir de la colère! Son obstination ne me simplifiait pas la tache qui était déjà ardue!

"-Cela ne doit jamais se reproduire! Je vous fais courir un danger bien trop grand"

"-Et si vous me laisser juger de ce qui est dangereux pour moi!"

"-Vous n'avez pas conscience de ce que je serrais capable de vous faire contre ma propre volonté!"

"-J'ai confiance en vous Edward! Certainement plus que vous même! Pour une fois lâchez prise, et laissez moi le choix de mon destin! Je ne suis plus une enfant Edward! C'est à moi de faire mes choix"

"-C'est trop dangereux"

"-Et si je me fiche du danger! Ne regrettez pas ce qui vient de se passer, moi je ne le regrette pas! Et je sais qu'au fond de vous vous ne regrettez pas non plus!"

Voila, alors à votre avis Bella saura convaincre Edward? La frustration diminue un peu?

On se retrouve la semaine prochaine pour la suite! En attendant n'hésitez pas à me laisser une petite review si le cœur vous en dit!

Merci de me lire et très bonnes semaine à vous!