«C'est quoi, alors, ce que Cabien veut faire?»
Ça c'était la question que se roula dans la tête d'Annabelle pendant qu'elle courait après son (petit) ami. (Actuellement, il n'était pas son petit ami, pas encore – ils n'avaient pas commencé à sortir ensemble.) La mage noire n'aimait presque rien plus que courir ; la seule chose qu'elle aimait plus, c'était la magie. Elle avait une drôle d'habitude de, n'importe quand – si elle le voulait, il n'était pas important – de sortir, souvent sans préemption, de sa maison et commencer à courir.
Mais rapide qu'Annabelle était à ce moment particulier, Cabien était encore beaucoup plus vite. Pendant que le groupe des nouveaux amis, des taverniers, et des bien-aimés chassaient le grand Clavat jeune, la seule chose qu'ils pouvaient voir de lui était une tâche brune et beige. Ces deux couleurs venaient de ses cheveux et de ses vêtements, respectivement – qui blottit contre les ombres d'arbres qu'ils étaient en train de passer. Ils étaient en arrière de Cabuleque maintenant, ayant couru de La Mer des Tempêtes jusqu'à une partie de la ville plus grande et tumultueuse, près d'où Cabien vivait.
Annabelle sentit un sourire tirant ses lèvres pendant que la forme du grand ado arrêta, à côté d'un édifice. Cette structure semblait grande, confortable, et familière.
«Et pas sans raison, pensa-t-elle avec un large sourire. C'est l'endroit où les tous jeunes de Cabuleque s'entraînent.»
--Tu veux combattre? Pas exactement contente, mais plutôt exaspérée – mais c'était mieux que rien, songea-t-elle – Annabelle lança les mains dans l'air. C'est beaucoup trop tard pour ça, Cabien!
--C'est ça que tu penses. Cabien leva un sourcil, ingénieux, taquinant. C'est seulement seize heures et demi, tu sais.
Elle roula les yeux sarcastiquement. Peut-être son ami aimait combattre et faire des batailles, mais pas elle. Étant une Yuke, elle préférait la magie.
--Eh bai, il ne me dérangera pas, kupo! pépia Marine inutilement en commençant à dénouer son épée, qui était nouée dans la lanière de sa ceinture, avec un pied. Il faut que j'apprenne plus des techniques pour combattre!
--Hein, c'est ça qu'on doit faire. Cabien pencha la tête et offrit une main vers les autres. Tout le monde qui veut apprendre des nouvelles techniques, tout comme la petite Marine – et il échangea un clin d'oeil avec celle-ci – venez avec moi. Je vous conseille de pratiquer avant qu'on commence à combattre. J'entraînais depuis que ma mère était morte.
--Bonne idée, Cabien. Camienne hocha la tête en frottant son nez. Je n'ai jamais combattu sans la magie dans ma vie, mais on n'est toujours trop vieux pour apprendre, comme dit l'expression.
Javel pépia, tout comme Marine, mais sans des mots. Apparemment il aussi aimait cet arrangement.
--C'est unanime! Cabien cria joyeusement en levant les mains vers le ciel avant de se positionner près de la porte de l'édifice. On doit combattre, maintenant!
Annabelle ne fut pas la seule qui ne voulut pas pratiquer avec sa propre arme. À côté d'elle, Caldianne fit une coupe de poing sur son front, clairement exaspérée.
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Rougis, Annabelle, rougis, espèce d'amoureuse!
