Coucou tout le monde ! ^^ je suis de retour en pleine forme, juste avant la rentrée pour le chapitre...je sais plus combien vu que je les coupe en plusieurs morceau -_- (je crois que c'est le neuf celui-là...) Bon comme ce chapitre était super long, je l'ai coupé en deux (il faisait 10.000 mots...), et c'est beaucoup mieux comme ça. Au fait, le petit L qui règne dans ma tête -(de Death Note) est en train de me dire que j'ai oublié de sauvegarder les trucs que je disais avec Envy et Kurt donc...je fais au feeling ! -J'aime mes improvisations !
-petit L en italique...-
Bla Bla Bla...
?
Bah quoi...j'ai pas envie de parler, il faut bien que je dise quelque chose, non ? Donc voilà bla bla... et puis j'ai envie de te faire passer pour une fille ridicule qui ne sait pas improviser ces machins.
Le petit L dans ma tête te dit que j'improvise presque tout le temps mes bonus.
J'emmerde bien profond ton petit L.
Il te dit que tu es vulgaire.
Rien à foutre...
Comme c'est poétique !
Jmen fiche de bien m'exprimer ou pas, compris ?
Non, je ne comprends pas ton langage. Et écris correctement. Exprime-toi normalement. Où va le monde ?
...
De plus, ton vocabulaire doit certainement laisser à désirer...
Sale panda en manque de glucose !
Je n'interviens plus dans les chamailleries...
Tu viens de le faire... Bref ! Voilà hein on va dire que c'est bon.
Je remercie tous ceux qui lisent ma fic et qui laissent des reviews. (Je pense à justmoi, merci énormémennnt ! Et merci à Tsuchito, qui laisse tout le temps des reviews ! Et à Rose Blanche :3 Love)
Pour ma Lisa:
Coucou ma Lizzy ! :3 Je tiens à te remercier toi particulièrement ! Et tu sais pourquoi ! Parce que je t'aiiiime :3 (et que tu laisses à chaque fois des reviews xD)
Envy : C'est pas un exploit. Si je lisais ton...truc plus souvent, jpourrais faire de même.
Near: T'es vraiment qu'un gros chieur en fait. Comme Mello.
L : Tu viens seulement de le remarquer Near ? -On parie combien que Lisa réclame un câlin de Mello, au péril de la vie de Matt ?
Matt: Je parie un paquet de clope -et là elle va faire exprès de ne rien faire pour que je donne le paquet de clopes...
Mello: *après avoir longtemps réfléchit* JE NE SUIS PAS UN CHIEUR ESPECE DE CREVETTE DELAVEE QUI JOUE ENCORE AVEC DES CANARDS EN PLASTIQUE ET AVEC DES POUPEES POUR GAMINES !
Moi: Mello, reste calme stp... On t'aime tous.
Envy: Ah bon ? xD
Mello: rrrrr.
Near; Non, on ne l'aime pas tous. Si il était un peu plus gentil à mon égard, qu'il était moins jaloux...on serait amis...
Envy: Jaloux ? Jaloux...jaloux...
Matt: Near, quelque part c'est pas plus mal, puisque quand il est énervé contre toi, moi j'en profite pour le réconforter...
Near : Je ne veux pas savoir comment tu le réconfortes Matt...
Envy: Moi si :D
L: Oui, moi ça m'intéresse Matt. Si tu veux un psychologue.
Matt: Je ne te ferais pas confiance pour ça, L.
Mello: MATT ! Si jamais tu dis un SEUL MOT UN SEUL...tu risques de ne pas revoir la lumière du jour...tu me comprends ?
Matt: Oui ma tartine de nutella chérie...
Envy: Matt fait tellement niais d'un coup...c'est pas son genre pourtant.
Matt; oui mais il a ma PSP en otage...il peut la casser à tout moment...
Envy: Je comprends mieux.
Mello: ...
L: Bref, pauvre Lisa xD On l'ensevelit...
Snake: tout le monde est fou ici...c'est ce que dit Oscar.
Kurt: Je suis d'accord avec ton serpent alors...
Ed: TOUS A POIIIIIL !
Near: Hum... qui a but toute ma bouteille de Manzana-Coca ?
Ed: *danse*
Kurt: je crois que la question ne se pose pas...
Envy: oui, il est totalement fou bourré le petit.
L; Near ! Depuis quand tu bois ?
Mello; Ha ha...! Quand on ouvre la couverture...on découvre des secrets noirs...
Matt: Ah ah ah...
Near: ce n'est pas un secret...enfin, je crois. J'en ai juste sur moi...
L: Je suis de plus en plus désespéré.
Moi: Bisous ma chérie !
« Last Friday Night… »
Kurt ouvrit peu à peu les yeux, et émergea lentement, mais difficilement, du sommeil. Une musique retentissait dans la pièce, et il l'identifiait comme celle de Kate Perry.
Il ouvrit précipitamment les yeux, paniqué. Le téléphone de Blaine !
Il essaya de se lever le plus rapidement possible. Mais le fait que ses pieds soient entremêlés à ceux de Blaine et qu'une couverture les recouvrait n'aidait pas. Il failli s'étaler sur le sol, mais se rattrapa avec sa main qu'il posa sur le sol. Il s'extirpa des draps et décrocha le téléphone de Blaine.
Il dit d'une voix endormie :
-Allô ?
La voix grave que Kurt entendit lui était méconnaissable. Mais surtout, elle était agressive.
-Blaine, c'est toi ?! Tu m'as l'air crevé, je t'avais dit qu'être un homme invisible allait être épuisant, surtout pour un bon à rien comme toi ! Même pas capable de vouloir exercer un métier digne de ce nom !
Le cœur de Kurt s'embrasa. Quelle personne pouvait être assez ignoble pour traiter son petit copain de bon à rien ?
-Désolé, ce n'est pas Blaine. Je m'appelle Kurt Hummel.
-Je crains de ne pas vous comprendre… Qui êtes-vous et pourquoi répondez-vous sur le portable de mon fils ?
Oh, alors c'était plus que gênant. Kurt venait d'avoir sa première discussion avec le père de Blaine…par téléphone…
-Attends, reprit le père de Blaine, tu ne serais pas cette petite tapette dont Blaine m'avait parlé ? Son collègue .
Les yeux de Kurt s'arrondir et un « oh » dépassa la barrière de ses lèvres. Tapette.
-En fait, je suis son petit-ami.
-Je sais, mon petit pédé de fils n'a jamais fait les bons choix ! D'abord, c'est un homme invisible, et ensuite, il veut devenir chanteur ! Mais le pire, c'est qu'ils préfèrent les hommes aux femmes ! Enfin des hommes ! Des tafioles dans ton genre quoi…
Kurt sentit son corps bouillonner de rage. Il comprenait mieux les relations que partageaient son petit ami et son père.
-Vous ne pouvez pas parler de votre fils comme ça, Monsieur ! Je ne vous connais pas, mais je n'ai absolument pas besoin de vous connaître pour vous dire que vous êtes un ignare !
Une voix fatiguée et endormie provint de derrière le châtain :
-Beauté, qu'est-ce qui se passe ?
Kurt se tourna vivement vers Blaine avec les yeux écarquillés. Il désigna le téléphone et déclara :
-C-c'est ton père…
-QUOI ? cria Blaine.
Il se leva et se précipita vers Kurt.
-Ton téléphone a sonné et j'ai répondu…se justifia le châtain.
Blaine lui arracha le téléphone des mains.
-Papa ?! cracha-t-il. Sache que si jamais tu as fait de la peine à Kurt, tu es un homme mort.
-Non, mais…essaya Kurt. Mais il se ravisa quand Blaine lui lança un regard noir.
Le châtain écouta la conversation du père et du fils qui se hurlaient dessus. Il comprit seulement que Monsieur Anderson avait appelé pour prévenir Blaine que sa sœur l'avait vu avec son petit ami à la télé.
Blaine raccrocha rageusement et lança son portable avec tant de haine que Kurt recula quelques peu. Puis Blaine se tourna vers son petit-ami.
-Pourquoi t'as répondu ? hurla-t-il.
Kurt regardait, tétanisé, son petit-ami lui crier dessus.
-Hein ? Pourquoi ? T'as quoi dans le crâne ?
Blaine tourna la tête et se stoppa net quand il vit que Kurt avait presque les larmes aux yeux. Il s'approcha de lui et lui prit tendrement les mains. Il dit d'un ton plus doux :
-C'est juste que…mon père est un homme tellement horrible. Je… je n'ai pas envie qu'il te fasse du mal.
Kurt fut secoué d'un violent sanglot et fondit en larmes. Le cœur de Blaine se serra à cette vision, qui le faisait culpabiliser. Le châtain enfouit son crâne dans son cou. Puis il entoura ses bras autour de son cou.
-Il m'a dit tellement de choses affreuses ! continua le brun. Je n'ai pas envie qu'il t'atteigne ou qu'il te blesse. Je ne le laisserais pas faire de toute façon. Chut, c'est finit maintenant. Je suis désolé, beauté.
Kurt renifla et s'essuya les yeux avec le revers de son T-shirt. Il posa ses deux mains sur les épaules de son petit-ami et le dévisagea de ses deux yeux rougis.
-Blaine, tu ne m'as jamais vraiment parlé de toi et de…ton passé… Enfin, tu n'es pas obligé, c'est juste que…
-Kurt, ne te stresse pas. On peut en discuter. Cependant, c'est…long.
Kurt eut un petit un rire, et déclara :
-On inverse les rôles maintenant ? C'est moi qui vais demander à bien te connaître et toi qui ne va pas vouloir me répondre ? Sérieusement, ton passé ne peut être pire que le mien, et j'ai tout mon temps. Alors…
Il prit alors un sourire aguicheur et, avec une audace venue de nulle part, reprit :
-Et je peux toujours instaurer un système de récompense…
Le sous-entendu fit sourire Blaine, qui se décida à répondre :
-Ceci, beauté, s'appelle du chantage…
-Et alors ? Je ne vois pas ce que ça change !
Kurt jouait la comédie, et il le faisait bien. Il y gagnerait dans tous les cas.
-Bien, dit enfin Blaine, c'est d'accord. Mais seulement si tu tiens ta parole !
-Pas de problèmes pour ça, hooney !
Blaine se prépara mentalement à ce qu'il allait dire.
-Allez, ok, bon… Par où commencer ? Quand j'étais gamin, personne ne connaissait mes pouvoirs. C'était plutôt la belle vie. Je vivais heureux avec ma famille, Cooper et Camille, mes deux aînés, ainsi que mon père et ma mère.
« Mais bon, comme tu t'en doutes, cela ne dura pas longtemps. Mes parents découvrirent mes pouvoirs avant moi, et d'une façon plutôt étrange. Le soir, pendant que je dormais, je disparaissais et réapparaissais, un peu comme si je clignotais. Au début, ils ne pensaient que cela avait un lien avec la magie, mais quand on alla voir le médecin, ce dernier ne vit que cette solution possible. Et pour vérifier que c'était bel et bien cela, j'allais toutes les semaines chez un médecin spécialisé pour qu'il m'apprenne à m'en servir. C'était devenu le seul moment où je me sentais bien, car le désarroi et le désespoir étaient tombés sur ma famille : le plus jeune fils des Anderson avait des pouvoirs magiques. Mes parents étaient devenus…d'autres personnes. Ils disaient que si le malheur touchait notre famille, ce serait notre faute, à ma sœur et moi. Parce que ma sœur était la seule à me soutenir.
« A l'école, j'étais simplement ce gosse de riche détesté de tout le monde. Pratiquement aucun ami. J'eus la même éducation que mes frère et sœur : le piano, le sport et tout le tralala… Je commençais à développer une passion secrète pour le chant, et la guitare, que j'appris seul à jouer. Je voulais devenir chanteur.
« Quand ce fut révélé à mes parents, plus rien n'allait. Mon père arrêta les leçons de piano. Il disait qu'il trouverait mon métier lui-même. Que ce serait toujours mieux que ce que je pourrais proposer.
« Plus le temps passait, plus mes parents me détestaient. Et cela allait de déception en déception. Le pire demeurera quand même le jour de mon coming-out. Ce n'est facile pour personne. Ma sœur me soutenait encore, elle me tenait la main sous la table. Je déclarais d'un coup, d'un coup, froidement : « je suis gay ». Ma mère leva simplement les yeux vers moi, et continua de manger. Puis elle se leva et alla dans sa chambre, sans rien dire. Ce fut comme un coup de couteau. J'aurais préféré qu'elle m'engueule, qu'elle me hurle dessus, à la place de m'ignorer comme…comme si j'étais…invisible… Et mon père, lui, me gifla et rejoignit ma mère. Rien de plus ce soir-là.
« Mais les jours suivants, ils m'évitèrent comme la peste, comme si j'avais une terrible maladie qui me dévorait de l'intérieur et qui était super contagieuse. Puis, les mots tombèrent comme ça, un jour : « Tu es la honte de la famille, Blaine. » Puis les insultes et les sermons continuèrent tous les jours.
« Niveau école, j'étais au lycée privé de Westerville, la Dalton Academy. Je n'avais pas été mis ici pour la tolérance qui y régnait, mais pour juste pour l'argent : être dans un lycée privé montre que tu es riche. J'avais de vrais amis. Mais jamais aucune relation sérieuse, et beaucoup de coups d'un soir…c'était vraiment la merde.
« Et puis, avec cette horrible ambiance familiale, je ne me sentais plus chez moi quand j'étais censé y être. Tout ce que j'étais n'était pas accepté. Et mon père commença à dire que : « la tapette avec des pouvoirs » ou bien encore « l'homme invisible piailleur » n'avait plus sa place ici. Je suis donc définitivement parti. Pour toujours. Je ne reviendrais jamais là-bas, je ne parlerais plus avec eux.
Kurt avait religieusement écouté ce que lui racontait son petit-ami. Le passé de Blaine n'avait rien de facile non plus.
Le doigt du bouclé se posa sur sa joue pour essuyer une larme qui y roulait.
-Ne pleurons pas beauté. On l'a déjà assez fait, tous les deux. Je me suis lâché. Maintenant, tu m'avais promis quelque chose, et je n'ai pas oublié.
Un léger sourire étira les lèvres du super-héros aux cheveux châtains. Il avait déjà vu ça quelque part.
-Ah oui ? Je ne suis pas sûr de m'en souvenir pourtant, répondit-il d'un ton joueur.
-Oh vieux avant l'âge, beauté ? le taquina Blaine. Je vais te montrer alors !
Sur ce, Blaine renversa Kurt sur le lit, et l'embrassa sauvagement.
ooÕoo
Jana se réveilla en sursaut. Elle entendit un énorme « Boum ». Cela faisait plusieurs matins que c'était comme ça. Elle se réveillait toujours à cause de bruits parasites. La première fois, c'étaient Catriona et Hälen qui se faisaient des bébés, et l'autre fois, des travaux dans la salle de bain de Mary.
Cette fois-ci, c'étaient encore des personnes qui cabriolaient, et le bruit venait de la chambre du dessous. L'opération se fit rapidement dans sa tête. La seule personne qui habitait sous sa chambre et qui était en couple était…son sang se figea. Blaine. Et qui dit Blaine dit Kurt… Elle fut prise d'une nausée soudaine.
Kurt…son Kurt à elle s'amusait avec Blaine. Si ça se trouve, c'était de sa faute s'ils étaient ensemble maintenant.
Une larme coula de sa joue à son cou. Kurt faisait des choses juste sous ses pieds, et elle l'entendait… Elle devait descendre, à tout prix, ou se crever les tympans.
Elle enfila sa combinaison le plus vite possible. L'ex-blonde prit ses papiers dans sa main droite et les cala sous son aisselle. Ne pas écouter.
ooÕoo
-Blaine, stop, stp.
Blaine roula sur le côté du lit. Il était habitué maintenant. Et ça ne le dérangeait pas. C'était tout naturel : Kurt lui disait d'arrêter, et il le faisait.
-On a RDV avec Julien aujourd'hui.
ooÕoo
Jana prit une des pommes de la cuisine et la fourra dans son sac avec bienveillance. Bien que Kurt l'avait remplacé, Stu et Max également, Sebastian faisait parti de son passé, et demeurait dans son cœur. Elle s'occupait de lui, avant ou après le travail, ou à l'heure du déjeuner.
Elle descendit les escaliers de l'agence. Elle prenait toujours les escaliers, parce qu'elle détestait les ascenseurs. Et deuxièmement, un peu de sport ne faisait pas de mal. Elle marchait le plus vite possible, saluant au passage les personnes qu'elle croisait, et s'arrêta devant la pièce circulaire en verre.
- Putain, grommela-t-elle pour elle, n'y a encore personne. Va falloir que j'ouvre avec mes clés.
Elle chercha alors dans sa poche son trousseau de clés. Seulement, dans ses frénétiques recherches, elle laissa tomber sur le sol la liasse de papiers qui était coincée entre son bras et sa poitrine. Elle laissa échapper une série de jurons qui s'envolèrent comme une nuée de papillons. Elle posa ses clés par terre et se pencha dans l'optique de tout ramasser.
-Besoin d'aide ?
Elle se tourna vers la voix, pour voir le visage de Julien, dont les bras étaient croisés sur la poitrine. Elle ne sut pas pourquoi, mais elle se sentit soudainement ridicule assise là sur le sol à ramasser ce qu'elle avait fait tomber.
-Non, ça va aller, ce n'est rien.
Mais comme elle s'en doutait, Julien n'écouta pas et s'agenouilla à ses côtés pour lui prêter main forte.
-Tu sais Jana, dit-il alors qu'il avait les yeux posés sur les papiers. Cela fait super longtemps qu'on se connaît tous les deux. T'es là depuis longtemps. Et tu sais ce n'est pas parce que je suis plus vieux que tu dois sentir gênée ou obligée de me vouvoyer. Et puis franchement, on n'a que dix ans d'écart. On est des potes maintenant. Tu ne crois pas ? Allez, je t'invite à boire un café avec moi ce soir, au café Snow Love.
Jana dévisagea Julien avec un air renfrogné. Y avait-il un règlement qui interdisait de boire un café avec son chef ? Et cette invitation soudaine, qu'est-ce que ça voulait dire ? Julien finit de ramasser les papiers et se releva. Il aida Jana à se relever et lui donna ses feuilles. Il garda une de ses mains sur l'épaule de l'ex-blonde et se pencha vers elle.
-A ce soir, alors, chuchota-t-il dans son oreille.
Et il repartit aussitôt, laissant Jana, perplexe, derrière lui. Sérieusement, plus ça allait, moins elle comprenait ce qu'il se passait dans la tête de son boss.
-Bref…
Elle ouvrit la porte et prit place derrière son poste 2723. Elle l'alluma et commença à vérifier l'état des différents services de l'établissement. Puis, comme d'habitude, elle oublia le travail et commença à écrire. C'était l'histoire d'une jeune fille qui ne savait plus à quoi elle ressemblait. Une changeuse de forme…comme elle. Elle écrivait sur le papier. La plume griffonnait presque automatiquement. L'encre formait de belles boucles noires sur les grains de la feuille. Elle était tellement absorbée par son travail qu'elle n'entendit presque pas la porte s'ouvrir. Pourtant, elle l'entendit tout de même, et lâcha de suite son crayon. Elle cacha sa feuille sous son clavier. Elle leva les yeux vers les nouveaux arrivants. Un grand sourire idiot envahit son doux visage quand elle vit Kurt, puis elle fut de nouveau prise de nausées quand elle aperçut ses joues rouges et ses cheveux décoiffés.
Blaine était derrière lui, habillé d'un grand pull noir. Kurt lui, portait une chemise blanche et bleue à carreaux, munies de clous autour du col.
Au moins, ils ne portaient les vêtements de l'autre.
Kurt s'approcha d'elle en sautillant, l'air heureux.
-Hey, ma Jan' !
Ma Jan'… le cœur de la dite Jan' rata un battement.
-Salut Kuuuurt ! hurla-t-elle à la manière de Stu, et elle jura avoir vu Blaine sursauter.
Tant-pis si elle le faisait sursauter celui-là.
Elle leur lança un regard noir.
-Il y en a qui ont fait du boucan ce matin.
Kurt rougit, puis regarda Blaine, et ils explosèrent de rire.
-Désolé, s'excusa Kurt piteusement. On ne voulait pas déranger.
Blaine soupira et décida de mettre fin à cette discussion.
-On a rendez-vous avec Julien.
-Ok, répondit Jana en lui lançant un regard noir qu'il ne sut comment interpréter.
Elle brancha son casque et son micro et composa ensuite le numéro de son chef sur son ordinateur. L'appareil bipa quelques secondes, l'équivalant de trois secondes environ. La voix de Julien lui parvint :
-ASHNR, Julien, j'écoute.
Jana décala légèrement son micro pour pouvoir lui parler plus distinctement.
-Julien, répondit-elle, c'est Jana.
-Jana, comme on se retrouve ! rit-il.
L'ex-bonde fit sembla de rire aussi, histoire de faire plaisir à son chef.
-Kurt et…heu… Kurt Hummel et Blaine Anderson ont rendez-vous avec vous…hum, toi.
-Ah oui, c'est vrai, ce rendez-vous. Je les attendais. Dis leur qu'ils peuvent venir.
-Bien. A bientôt, répondit-elle.
-A ce soir, reprit-il.
-Oui, à ce soir, rectifia-t-elle en souriant.
Elle raccrocha en appuyant sur un bouton pour débrancher son casque. Elle releva alors ses yeux vers Kurt, qui la regardait suspicieusement.
-Tu vas voir le boss ce soir ? s'exclama-t-il alors avec un léger sourire.
-Ouais longue histoire, répondit l'ex-blonde.
-Mais je croyais que tu ne voulais pas f aire amis amis avec le boss...remarqua Kurt.
Et c'était vrai que Jan' lui avait la remarque qu'être, comme lui, proche de Julien, faisait lèche-bottes.
-je ne sais même pas, je croyais aussi...Bon allez filez à votre RDV, Julien va vous attendre.
Kurt leva les yeux en riant. C'était Jana, c'était comme ça, elle ne changerais pas. Au moins elle était gentille et pas du tout critique: bien que des fois, elle se moquait beaucoup et pouvait en devenir insupportable.
-Ouais ouais, répondit-il. A tout à l'heure, ma Jan' !
Elle allait juste péter un câble s'il continuait à l'appeler comme ça. Kurt prit Blaine par la main et le traîna par la main en dehors du bureau circulaire. Le bureau de Julien ne se trouvait sans doutes pas très loin... il n'y était allé que quelques fois, Julien préférait lui parler chez lui, ou à la rigueur dans les couloirs.
dans ses souvenirs, il fallait avancer tout droit, prendre le premier couloir à droite et trouver la porte.
-C'est là, déclara Kurt.
-Je pensais que la porte serait plus grande pour un boss...remarqua Blaine.
Son point de vue fit rire Kurt.
-Julie n'a pas un ego démesuré. En fait, je crois-même qu'il détesterait être vu comme le grand Manitou de l'agence.
Kurt frappa énergiquement à la porte. un faible "entrez" lui parvint et il s'autorisa alors à ouvrir la porte.
-Oh, hey soldat ! s'exclama Julien, qui était derrière son bureau. on vous attendait avec impatience.
julien n'était pas seul. Juste devant lui, dos à eux, se tenait quelqu'un, une femme à en juger les habits, avec des cheveux bleus nuit. comme si tout le monde ici se teignait les cheveux comme bon lui semblait. Elle tourna la tête vers eux et Kurt hoqueta à la froideur de son visage. Alors c'est à ça que je ressemble quand je rencontre de nouvelles personnes ? Elle faisait peur à Kurt: son teint était pâle et ses yeux bleus glace semblaient lancer des éclairs. Elle avait un nez et un menton fins, ainsi que deux sourcils bleus arqués hautainement. Ses cheveux bleus formaient une crête iroquoise, mais sans que les cheveux soient rasés sur les côtés de son crâne. De plus, ils n'étaient pas coupés courts comme ceux de Puck, mais finissaient en queue de cheval bleue bourrée de mèches blondes platines, retombant ébouriffée sur son épaule. Le piercing se trouvant au sourcil et l'autre à l'oreille aidèrent Kurt à penser que c'était une rockeuse. Mais bien sûr, le plus gros de ces détails se trouvait être son collier à clous et à piques azur. La combinaison le porte également dans son idée.
-Venez vous asseoir ! les incita Julien.
Blaine et Kurt obéirent et s'assirent sur les chaises adjacentes à celle de la punk. Kurt prit son air froid et hautain.
-Bien…
C'est parti pour la comédie.
-Kurt, Blaine, voici Diane. Elle est ici depuis deux mois et commence à être assez expérimentée.
Kurt et Diane se toisèrent du regard, de la défiance dans les yeux. Qui gagnerait cette bataille de regard ? Blaine et Julien observèrent, et furent étonnés de voir Kurt baisser les yeux. Quant à Diane, elle sourit d'un air suffisant et insolent.
-Je suis élastique et je peux léviter des objets avec la force de mes yeux. Déclara la punk.
Sa voix était écorchée et légèrement rocailleuse. C'était une voix plutôt grave et profonde pour une femme. Et Kurt ne sut pas vraiment pourquoi, il avait une subite envie de l'embêter un peu et de s'amuser. Kurt populaire et salop, le retour.
-Je peux t'appeler la « Punk » ? Je trouve que ça te va bien…
Diane leva des yeux vides d'expression sur lui, puis elle fronça les sourcils. La bataille d'yeux recommençait.
-Bien sûr, dit-elle. Pourquoi crois-tu que je me fringue comme ça, si c'est pour que ça ne se voit pas… Alors appelle-moi comme tu veux, tant que c'est la vérité.
Elle fit un vague sourire hypocrite et snob à Kurt. Le châtain rageait : il ne pouvait pas y avoir deux Kurt Hummel. Il lui répondit également par le même sourire mielleux et faux. T'as un problème, toi ? Pensait-il, très fort. Il voulait tellement la remettre à sa place.
-Bien, reprit Julien. Vous allez être tous les trois infiltrés comme professionnels dans un bar de nuit à Westerville. Il paraît qu'il s'y passe des choses pas très nettes. Comme des groupes clandestins, de la drogue, des prostituées, des jeux dangereux… Je veux que vous me trouviez ces organismes, les personnes qui y sont et les arrêter. Nous avons à l'agence l'identité d'une des personnes.
Il ouvrit un tiroir de son bureau et jeta sur la table une photo avec des informations notées à l'encre à côté.
-Sir James McKallen. C'est un super-héros pouvant voler. Il a 37 ans et, d'après nos recherches, il s'agit là d'une personne de ces groupes. C'est une mission importante : de la drogue dangereuse circule dans ce bar, et des jeunes filles mettent en péril leur vie ou leur corps pour gagner de l'argent. Il paraît même que la plupart sont soumises à du chantage pour le faire.
-C'est horrible, réagit Blaine alors que Kurt et Diane se lançaient des regards noirs.
D'habitude, c'était Blaine le moins réactif, et il fut étonné de voir qu'il était le seul à parler, et le premier. Le combat de personnalités entre Kurt et Diane continuait. Finalement, Kurt soupira et tourna la tête vers Julien.
-Bien. Mais j'espère que t'as pas oublié qu'on est en vacances et qu'on part bientôt à Lima.
Pour une fois, Diane alla dans son sens.
-Ouais, c'est vrai…quand est-ce qu'elle va débuter cette mission ?
Kurt tourna la tête vers la Punk et arqua un sourcil.
-Oh, ne vous inquiétez pas, les rassura Julien. Je comprends tout à fait que vous vouliez profiter de cette période, c'est pourquoi qu'elle ne débutera qu'après les vacances.
Ils poussèrent tous un soupir commun.
-Merci de m'avoir écouté. Je vous libère alors. Et n'oubliez pas, cela ne vous empêche pas de faire des recherches pendant votre longue pause ! A bientôt.
Kurt lui serra la main, ainsi que Blaine, puis le châtain se tourna vers Diane. Une mini-bataille d'yeux commença, puis finalement Kurt lui fit la bise. Elle n'en semblait pas surprise ! Le châtain sentit quelque chose se glisser dans sa main. (*) Et Diane s'en alla.
Kurt baissa ses yeux vers sa main, pour y découvrir un petit papier.
« Rejoins-moi au Snow Love ce soir. On doit parler. –D »
Kurt fronça les sourcils. Qu'est-ce qui faisait croire à cette demeurée qu'il avait envie de lui parler ? Enfin, sérieusement pour qui elle se prenait ? Cependant, il réfléchit avec soin à la proposition et d'aller la retrouver tout de même.
-Beauté, qu'est-ce qui te préoccupes autant ?
Kurt releva vivement la tête vers Blaine et referma sa main.
-Rien. Hum…je suis juste fatigué. Totalement crevé… ça doit être ça.
Blaine arqua ses sourcils étranges, mais ne répondit rien. Mince. Kurt se senti subitement honteux d'abuser de la confiance de Blaine. A cause de cette Diane, il osait lui mentir. Il la détestait encore plus maintenant.
ooÕoo
-Argh, je te jure, cette courtisane, j'ai envie de la frapper !
-Beauté, tu joues encore à Assassin's Creed ?
En effet, Kurt, une manette de Playstation 3 entre les mains, jouait à Assassin's Creed, le troisième de la série. Le but étant d'assassiner une personne demandée, Kurt n'en pouvait plus de se faire tuer par le même joueur, incarnant une courtisane.
-Mais elles sont trop chiantes les courtisanes, quoi ! s'exclama-t-il. Explique moi comment elles peuvent me tuer avec leur éventail !
La remarque plutôt intelligente du châtain fit rire Blaine.
-Te moque pas de moi. Je dis simplement la vérité : moi j'ai des lames cachées, et elle un foutu éventail plein de trucs mortels. Un éventail, quoi ! C'est…débile !
L'image de la courtisane s'afficha sur l'écran de Kurt. Il devait la tuer.
-Ouais, je vais pouvoir me venger !
Le jeu continua jusqu'à la fin du temps. Blaine ne pensait pas son petit-ami capable de s'énerver autant sur un jeu-vidéo. Il pensait plutôt que –à l'inverse de lui- il serait calme.
Le classement de fin de jeu s'afficha : 1er = OmegaEzio6…2ème=
-OUAIS ! s'exclama Blaine. T'es premier ! Tu lui as fait la peau à cette courtisane.
Kurt resta cette fois-ci très calme et n'affichait qu'un léger sourire.
-Non, mais je savais que j'allais la battre. Blaine, ça ne sert à rien de s'énerver comme ça pour un simple jeu-vidéo, voyons…
Le bouclé explosa de rire tellement c'était… ironique. Kurt était vraiment quelqu'un d'intéressant.
-Sérieux, Kurt, c'est toi qui cries depuis tout à l'heure ! rigola le brun.
-Je ne vois pas du tout ce que tu veux dire…j'ai été relativement calme par rapport à d'habitude…
ooÕoo
-Alors, là, non ! NON NON ! NON ! C'est pas juste ! J'ai juste touché sa patte et je suis mort !
Kurt soupira et leva les yeux au ciel. Blaine jouait encore. Il vint s'asseoir près de lui sur son lit. Blaine avait une game boy Advances SP dans la main, et semblait prêt à la jeter par terre.
-A quoi tu joues ? demanda le châtain, en penchant la tête vers la droite.
Ce qui empêcha l'acte affreux qu'allait faire Blaine en cassant une Game Boy Advances SP !
-A Metroid ! Samus me fait trop chier. Elle arrive même pas à battre Kraid correctement. Ca fait plusieurs jours que je suis sur le même jeu, répondit l'autre.
Kurt rit. Blaine était tellement… marrant.
-Une fois, dit Kurt. Je jouais à Zelda Twilight Princess…Déjà, je te dis pas comment je gueulais au début du jeu ! Tu sais, quand il fallait pêcher pour ramener du poisson au chat. Ah la la ! C'était trop chiant ! Ca me faisait perdre tout mon sang froid ! J'ai presque jamais connu quelque chose d'aussi énervant. Mais en plus, quand il fallait rentrer tous les bœufs dans l'étable en t'aidant de ton cheval, Epona je crois, c'était super énervant ! C'est certainement à ces deux passages du début que j'ai perdu le plus de temps ! Et puis tous les donjons avec les énigmes horribles où il fallait que Link se transforme en loup pour voir l'aura des gens… c'est clair que si…
-NON ! hurla de nouveau Blaine. J'ai encore perdu !
Kurt leva les yeux au ciel. Il mettrait sa main à couper que Blaine ne l'avait même pas écouté.
-Oh mon pauvre ! répondit-il. Je suis sûr qu'on pourrait manger des gaufres pour se remettre de nos émotions… Moi, de vainqueur, et toi de looser !
Kurt explosa d'un rire pratiquement sadique, alors que Blaine lui jetait un regard noir.
-Excuse-moi, hooney, je ne fais que relater des faits réels ! J'ai gagné à Assassin's Creed, tu n'arrives pas à battre Kraid !
Blaine marmonna quelque chose, mais suivit Kurt en cuisine. Parce que les gaufres de Kurt devaient être délicieuses !
Il prit l'assiette que son petit-ami lui tendait, ainsi que la fourchette et le couteau qu'il y avait dedans. Cependant, il n'allait pas s'en servir, vu qu'il mangea sa gaufre avec les mains. Ce qui bien sûr, exaspéra Kurt :
-Blaine à quoi te servent une fourchette et un couteau si tu manges avec les doigts ? De plus, c'est dégoûtant !
L'intéressé ne répondit rien et se contenta de sourire. Cela lui rappelait ses débuts à l'agence avec Kurt. Celui-ci laissa s'échapper un soupir de ses lèvres, consterné, puis il se remit à manger. Il vit les doigts devenus gras de Blaine empoigner un verre et y laisser de nombreuses empreintes digitales. Une grimace dégoûtée s'empara un moment de ses lèvres, ce que Blaine remarqua de suite.
-Tu n'aimes pas mes doigts comme ça ? rigola-t-il en approchant sa main de Kurt. Ah bon ? C'est étrange !
-Arrête, c'est pas marrant !
Blaine posa son doigt sur la joue de Kurt et le fit glisser le long de sa peau. Kurt grimaça.
-Hey ! T'es chiant ! s'écria Kurt.
Il attrapa sa serviette et s'essuya la joue en la frottant frénétiquement. Il reposa ensuite le morceau carré de papier, et posa sa main sur sa joue devenue toute rouge, encore plus que d'habitude. Il trempa ensuite son doigt dans la gelée de la framboise à ses côtés et l'étala sur le front de Blaine, qui poussa une exclamation surprise.
-Oh, tu es sûr de toi ? le menaça-t-il en prenant le sucre glace.
Kurt poussa un cri suraigu quand il perçut le geste de son petit-ami et se protégea de ses mains. Hélas, ça ne lui fut pas d'une grande aide quand le sucre glissa le long de son cou. Il eut tout juste le temps de voir l'heure, et de commencer à s'affoler. Il ne lui restait qu'une demi-heure avant le rendez-vous donné avec Diane.
-Merde, dit-il en se levant. Je dois me grouiller j'ai rendez-vous avec quelqu'un.
Blaine fronça les sourcils, perplexe, quand il observa Kurt aller dans la salle de bain. Il laisserait couler pour le moment, Kurt finirait bien par lui raconter de toute façon. Puis il vit un papier sur le sol, qu'il ramassa.
« Rejoins-moi au Snow Love ce soir. On doit parler. –D »
Il ouvrit grand ses yeux d'étonnement. Il avait rendez-vous avec Diane ? Qu'avait-elle à lui dire ? Et pourquoi son petit-ami le lui cachait-il ? Cela ne lui plaisait qu'à moitié, mais après tout, Kurt savait ce qu'il faisait. Blaine lui faisait confiance, il n'allait pas le priver de sa liberté. Au moins il n'avait pas RDV avec un garçon. Et puis il ne voulait pas être lourd !
Tant qu'un n'envoie pas l'autre à l'hôpital…
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Drenvy, Lorrenvy, The Nymph Chris, Dark Candle, L's Fan, Palm Tree23, La psychopathe, BBaloisnake, LNC, TNC, Angel27, Van Cantian numéro deux !
