Hey ! Comment ça va ? Je sais que ça fait un moment que j'ai dit que j'allais le mettre et que je ne l'ai pas fait mais c'est bon, on y est ! Je suis absolument désolée de l'attente, mais c'est beaucoup plus dur à écrire que Torn.
Je ne vais pas me perdre en blabla inutiles, c'est parti :
RGR :
Suna : Hey ! Merci pour ta review :) Hermione et Vasco commencent à se réconcilier, on va voir ce que ça va donner. Et oui, Adam est la candidat Mangemort idéal. Quant à Cho c'est une erreur de ma part. Je savais qu'elle avait un an de plus mais ça m'est sorti de la tête sur le moment... Sorry. Pour ce qui est de notre Seducteur Inconscient préféré, j'ai d'autres scènes avec des filles en réserve pour lui :) Il finira bien par accepter le pouvoir qu'il a ^^ En tout cas merci beaucoup pour ta review et je te souhaite une bonne lecture !
Harry Potter appartient à JKR et Warner Bros.
10) Aôut 1992 : Été chez les Flint
Je m'étirai et bâillai, faisant attention aux insectes qui tournaient autour de nous dans le jardin. Marcus était en train de soigner son balai, torse nu sous le soleil tapant. Éléanor était à l'intérieur avec son tout petit frère, Lewis. Drew et Dixie se couraient après de partout. Annouchka et moi étions allongés dans l'herbe et profitions d'une des journées les plus chaudes du mois d'août.
J'entendis Chouka rire et levai la tête. Drew avait trébuché dans une des trous du jardin et Dixie en avait profité pour lui sauter dessus. Je souris à mon tour.
- S'ils continuent comme ça, commenta Chouka, ta mère n'a pas fini de réparer leurs vêtements.
- Je vois ça.
Elle se redressa de sorte à être assise et s'étira. Ses boucles blondes descendaient jusque dans son dos, mais elle les avait attachées en queue de cheval haute pour éviter d'avoir trop chaud. Les insectes l'adoraient et l'assaillaient constamment.
- Saleté de bestioles... grogna-t-elle en chassant un bourdon
J'éclatai de rire :
- Tu t'es trouvé des amis, on dirait.
- J'en ai, figure-toi.
- Oui, combien ? Deux ?
- Hé !
J'éclatai de rire de plus belle. Je la taquinais avec ça parce qu'elle avait la fâcheuse manie de décourager les gens de trop s'approcher d'elle. On va dire qu'elle avait un caractère... Mordant. Elle avait quelques amis, certes, dont Mary mais ce n'était pas la plus populaire de son école.
D'ailleurs, Mary avait bel et bien déménagé en France mais comme elle ne connaissait pas encore son adresse exacte, elle ne l'avait pas communiquée à Chouka, qui n'avait pas pu me la donner du coup. Ce qui me désavantageait bien, vu que je ne savais pas quand j'allais pouvoir revoir ma meilleure amie.
Éléanor sortit de la maison, avec Lewis dans ses bras, et se dirigea vers Marcus qui était toujours affairé avec son balai. Il avait pris sur lui de m'entraîner au Quidditch dans toutes les catégories existantes. Dylan et Adrian venaient régulièrement nous rendre visite et lui donnaient un coup de main. Ils étaient très déterminés à m'avoir dans leur équipe à la rentrée.
Dixie courut dans ma direction et me sauta au cou, me plaquant encore plus au sol que je ne l'étais déjà. Elle éclata de rire en voyant mes yeux exorbités de surprise.
- Tu sais que tu me fais peur ? lui dis-je en me redressant un peu
- Mais bien sûr, maugréa-t-elle d'un ton sarcastique
Drew débarqua à sa suite. Il avait plus ou moins neuf ans, une tignasse désordonnée d'un blond tirant vers le roux -en clair, entre Marcus, moi et la fratrie d'Eleanor, on était presque tous blonds- et des yeux bruns. Il était joueur et inventif, drôle et jamais ennuyant.
- Comment ça va ? lui demandai-je alors que lui et sa sœur s'asseyaient devant nous
- Dixie triche... grogna-t-il. Elle a pas le droit de m'attaquer si je tombe...
- Cette règle n'a jamais été mentionnée, se défendit Dixie en croisant les bras
- Si ! Tu n'attaques pas les gens au sol !
- Oh ! les coupai-je. Ne vous disputez pas. On va dire qu'à partir de maintenant, on écrit toutes les règles sur un parchemin. Comme ça, si jamais vous n'êtes pas d'accord, vous n'aurez qu'à lire le parchemin pour voir qui a raison.
Ils opinèrent, l'air d'accord avec la proposition. Annouchka me regarda, ses yeux brillant d'amusement.
- Vous voulez jouer à un jeu ? proposai-je à mes deux jeunes cousins
- Oui ! piailla Drew fidèle à lui même
- Les règles sont simples. Toi, Dixie et Chouka vous allez vous cacher. Je compte jusqu'à cinquante et après je viens vous chercher. Celui que je n'arrive pas à trouver gagne. Sinon, c'est moi.
- D'accord !
Je n'avais certainement pas inventé ce jeu, mais vu que Drew ne le connaissait pas ça suffisait pour m'occuper toute une semaine. Il était presque trop débordant d'énergie. Lui aussi me faisait peur. Lewis était le seul sain d'esprit dans leur famille ou quoi ?
Je plaquai mes mains sur mes yeux et me mit à compter. C'était un vieil ami d'enfance à moi qui m'avait appris ce jeu, lui-même l'ayant appris d'un de ses camarades de dortoirs, Dean Thomas. C'était dans la culture moldue mais après tout, Adam n'était pas là pour nous accuser de trahir notre sang. Il était lourd...
Les Malfoy étaient un peu comme ça aussi m'avait dit Papa. Je n'allais pas tarder à en avoir la confirmation, vu que je devais recevoir d'un instant à l'autre la lettre de Draco qui me confirmerait la date et l'heure auxquelles j'allais pouvoir allez chez lui.
Il restait deux semaines de vacances d'été. Nous étions rentrés d'Italie peu auparavant et ma peau en témoignait. Marcus était même pire que moi, surtout ses bras. Il avait presque bruni. J'avais pris beaucoup moins de couleur que lui, c'était flagrant. D'ailleurs, il avait rencontré une fille en Italie, Milena, et ils s'écrivaient toutes les semaines. Je ne savais pas à quoi ça allait rimer.
- Quarante-neuf... Cinquante !
J'enlevai mes mains de mes yeux et fus aveuglé par le soleil. Le temps que ma vision se stabilise, je me levai et regardai autour de moi. Marcus me regarda bizarrement en posant son maillot sur une pile de linge étrangement massive :
- Qu'est-ce que tu faisais ? Drew, Dixie et Ann ce sont enfuis en te laissant seul dans l'herbe. Ils sont partis...
- Non ! Ne le dis pas ! ris-je. On est juste en train de jouer.
Il ouvrit de grands yeux et hocha la tête :
- Je suis en retard sur les jeux de Drew...
Je souris et courus en direction de la partie du jardin où se trouvaient des arbres. Je marchai entre eux, regardant derrière les buissons, sous les branches un peu tombantes. Ne trouvant personne, je revins à mon point de départ, où Marcus, El et Lewis n'avaient pas tant bougé.
- Ils n'étaient pas partis par là, me taquina Marcus avec un sourire malin
Je ris et pris la direction de l'autre partie du jardin, qui bordait un bois. S'ils étaient allés aussi loin je n'avais pas fini de les chercher. Mais tout à coup, je repérai du mouvement dans les branches d'un chêne du bois. Fantastique... Je me mis sous l'arbre en question et levai la tête. Tout à coup, le visage de Dixie apparut à deux centimètres du mien. Je sursautai et fis deux pas en arrière. Elle avait sauté au mauvais moment et nous avions failli nous rentrer dedans.
- Bon, au moins j'ai trouvé quelqu'un, soupirai-je
Elle éclata de rire :
- Tu aurais dû voir ta tête, Vasco !
- Tu seras une vraie furie à Poudlard, toi.
- Crois-moi, ma sœur te paraîtra un ange par rapport à moi.
- Éléanor ? Un ange ? Va dire ça à son "copain"... Allez, viens m'aider à trouver les autres.
Elle mit sa main dans la mienne et nous nous mîmes à courir vers le cœur du bois. J'avais un peu peur que Drew se perde. Il n'était pas très grand...
Depuis le début des vacances et comme chaque année, ma tante Diane et son mari Simon avaient laissé leurs enfants chez nous pour partir tous les deux. C'était peut être la raison pour laquelle nous étions aussi proches tous les six. On avait grandi ensemble. Cette nouvelle année scolaire s'annonçait pleine de surprises.
Je manquai de glisser par terre. Je me rattrapai à ma cousine et regardai sur quoi j'avais posé le pied. Un sourire amusé sur les lèvres : c'était une photo que Chouka gardait dans sa poche tout le temps, où on nous voyait tous les deux avec Marcus, dans un parc, allongés dans l'herbe.
- J'en connais une qui est passée par là, ris-je
Un peu plus loin, il y avait une série de buissons assez hauts. Je m'en approchai en faisant attention de ne pas faire craquer de branche. Avoir une petite forêt à côté de chez soi apprenait la discrétion, d'une manière ou d'une autre. Dixie ne bougea pas, parce qu'elle savait qu'elle n'y arrivait pas aussi bien. Elle était ce genre de personnes qu'on entendait avant de les voir.
Je passai la tête au-dessus du buisson et reconnus une chevelure blonde et bouclée. Je souris et fis le tour par le côté pour me retrouver face à elle :
- Bonjour, lâchai-je alors qu'elle regardait dans la direction opposée
Annouchka sursauta et se tourna violemment vers moi. Elle soupira de soulagement :
- Le but n'est pas de me faire faire une attaque, protesta-t-elle
- Si tu regardais des deux côtés, ça n'arriverait pas.
Je lui tendis ma main pour l'aider à se relever. Dixie nous rejoignit :
- Il ne manque que Drew.
- On va le chercher maintenant.
Mais rien n'y fit. Nous cherchâmes de partout mais nous ne le trouvâmes. Je ne paniquais pas parce que je savais qu'il connaissait les lieux comme sa poche et qu'il ne pouvait donc pas se perdre. Nous nous mîmes ensuite à l'appeler pour lui dire qu'il avait gagné et qu'il pouvait sortir. Malgré ça, aucune réponse ne vint.
Nous retournâmes alors là où nous avions laissé Marcus, Lewis et El. Mon frère n'avait pas remis son maillot et s'occupait désormais de laver la table du jardin. Il avait des manies comme ça quand il faisait beau. Il lavait. Ça aurait pu être pire.
- Vous avez trouvé tout le monde ? lança Éléanor avec un sourire qui en disait long
- Non il manque Drew, répondit Dixie qui n'avait pas relevé qu'en fait sa sœur savait où il était
- Vous n'avez qu'à l'appeler, rit Marcus
- Dreeew ! cria Chouka. Tu peux sortir, t'as gagné !
Le petit garçon sortit du tas de linge trop gros de Marcus en poussant des cris de joie. Il se précipita dans les bras de sa sœur en riant. Je croisai les bras sur ma poitrine et regardai Marcus :
- Tu sais que j'ai eu peur qu'il se soit perdu dans les bois.
- C'est toi qui n'a pas voulu que je t'aide, répliqua-t-il en riant
Je soupirai, soulagé de ne pas avoir perdu mon cousin. Un piaillement familier me fit lever la tête. Blue revenait de chez Draco. Elle se posa sur mon épaule et me bèqueta la joue.
- Hé ! ris-je. Oui, j'ai à manger pour toi.
Je sortis des friandises de ma poche et les posai sur la table que Marcus lavait. Blue vola jusqu'à sa nourriture préférée et se mit à la dévorer alors que j'enlevais le message à sa patte.
La calligraphie de Draco était reconnaissable entre mille à sa régularité, son application quasi-perfectionniste :
Salut Vasco ! Père est d'accord pour lundi à quinze heures. Il a même dit que si toi, ton frère et ta cousine vouliez, on pourrait aller faire les courses sur le Chemin de Traverse ensemble. J'attends ta réponse ! DM.
Je souris et rentrai dans la maison pour prendre une plume et écrire ma réponse :
Hey ! Lundi, quinze heures, c'est parfait. Pour le Chemin de Traverse, j'en serais très content mais nous on est quatre (la sœur d'Eleanor entre cette année aussi). Donc si ça ne fait pas trop pour vous, je suis d'accord. Donc à lundi ! Vasco
Je pliai le papier et ressortis pour le rendre à Blue, qui avait fini de dévorer ses friandises. Je lui attachai la réponse à la patte et lui collai une bise sur les plumes de la tête.
- C'est pour Draco encore, lui dis-je. Quand tu es prête à repartir, vas-y.
Lundi... Ça ne faisait que deux jours.
.
La silhouette du manoir Malfoy se découpait au fond d'une longue allée. Le bâtiment était du type imposant et hautain, rien à voir avec ma maison. Il avait l'air de dire "regarde visiteur, regarde comme nous sommes puissants". Bon... J'allais donc faire comme si de rien était.
Je frappai à la porte, pas rassuré par le décor qui m'entourait. On m'ouvrit mais là où je m'attendais de voir Madame Malfoy ou son fils se tenait une petite créature rachitique et vêtue de loques, aux immenses oreilles et aux yeux globuleux.
- Euh... lâchai-je. Bonjour... Je suis bien au Manoir Malfoy ?
- Oui ! s'exclama l'elfe. Monsieur est chez Maître Lucius Malfoy !
- Ah... Euh... Je m'appelle Vasco Flint, je crois qu'on m'attend...
- Monsieur est attendu ! Monsieur entre, entre !
À peine je mis les pieds à l'intérieur du manoir, je réalisai que l'importance de la famille de Draco était au moins quatre fois supérieure à ce que je croyais. Tout était immense, soigné, décoré avec une attention presque royale. Je repensai à la première impression que j'avais eue en voyant Draco Malfoy et son air suffisant. Oui, il était sans aucun doute dans la branche noble de la société.
- Monsieur veut-il me donner son manteau ?
- Euh... Je n'ai pas de manteau, désolé...
- Dobby ! appela une voix masculine. Retourne à tes travaux et laisse Monsieur Flint tranquille !
- Oui Maître... gémit la pauvre créature
L'elfe s'en alla, me laissant seul dans l'entrée, avec Lucius Malfoy qui approchait à grands pas. Il me tendit sa main pour que je la lui serre. Je m'exécutai, prenant gare à ne faire aucun faux pas. Ce n'était pas l'homme qu'on voulait comme ennemi.
- C'est un plaisir de vous revoir, Monsieur Flint...
- Je vous en prie, vous pouvez m'appeler Vasco.
- Comme il vous plaira, Vasco. Je me souvenais que vous aviez la peau plus claire à Noël.
- Oh... J'ai été sous le soleil tous les jours depuis le début des vacances. Marcus est même pire que moi.
Il esquissa un sourire à la Malfoy :
- Je vois... Draco doit être dans sa chambre. Je vais vous y faire conduire...
- Oh ne vous dérangez pas, Monsieur. Je peux y aller par moi-même.
Le regard de Malfoy tomba sur la chaîne à mon cou puis revint se planter dans le mien :
- Très bien. Il vous suffira de monter les escaliers, tourner à droite. Et vous trouverez tout de suite.
- Merci beaucoup, Monsieur Malfoy.
Je me dirigeai donc vers les escaliers, effrayé par le regard perçant du maître de maison. C'était comme s'il l'observait, analysant tous mes gestes et les mémorisant comme s'il créait une sorte de... De dossier.
Je suivis ses indications et une fois en face de la seule porte sur la droite, je m'autorisai à détendre mes épaules. Je frappai. Après quelques secondes, le visage de Draco apparut dans l'encadrement de la porte. Son visage se déforma en un immense sourire quand il me reconnut :
- Je t'en prie entre, ne reste pas dans le couloir.
Sa chambre était peut être la plus grande que je n'aie jamais vue. J'étais dans un manoir ou dans un château ? Malgré tout je fis semblant de rien, et sourit à mon ami.
- Je ne t'ai pas entendu entrer, dit-il. Qui t'a ouvert ?
- Euh un elfe de maison, très aimable d'ailleurs.
- Ah Dobby... Père n'arrête pas de se fâcher contre lui ces jours-ci. Il a disparu récemment et Père l'a puni très sévèrement.
- Je... Oui d'accord...
- Tu dois en avoir aussi, non ?
- Euh non... Ma maison est trop petite pour qu'on ait besoin de serviteurs. Et puis avec Marcus qui se met à laver quand ça lui prend... Il a des moments un peu comme ça. Ne lui donne pas un seau d'eau ou il te lavera tout ce qui lui passe sous la main.
- Eh bien... Je n'aurais pas imaginé. Donc, tes vacances ?
- Très bien ! J'ai vu beaucoup de gens de ma famille, c'était assez étrange parfois. Mais je me suis bien amusé. Mon frère me fait faire du Quidditch presque tous les jours. Il a même appris à mon petit cousin à monter sur un balai.
- Ils feront des sélections pour de nouveaux joueurs cette année ?
- Oui, ça t'intéresse ?
- Mon père voudrait que j'entre dans l'équipe.
- Mon frère veut que j'y entre aussi ça tombe bien. Tu sais, on a qu'à y aller ensemble.
- Oui, bonne idée.
Contrairement à moi, Malfoy était resté tout aussi pâle qu'avant l'été. À croire qu'il était resté enfermé ici toutes les vacances.
- Alors pour le Chemin de Traverse ? demanda-t-il. Toujours d'accord ?
- Oui, bien sûr. On sera nombreux par contre...
- Ce n'est pas un problème. On se retrouve ici le matin et on y va tous ensemble.
- Oui. Alors ? Qu'est-ce que tu as fait de tes vacances, toi ?
- Oh... Moi aussi j'ai vu un peu de famille, quelques soirées avec d'autres familles où j'ai vu Blaise ou Pansy. Enfin bref, pas non plus l'Italie mais voilà.
Je ris :
- Tu ne vas pas te plaindre non plus.
Je passai l'après-midi entier chez les Malfoy. Nous discutâmes beaucoup, Draco me montra toute la propriété familiale -qui n'était pas petite- et me fit visiter tout son manoir. Je me fis traiter de "trop cuit" par le tableau d'un de ses ancêtres. Je n'étais pas très à l'aise dans ces lieux mais il valait mieux faire comme si de rien n'était.
Draco avait son masque quand ses parents ou d'autres locataires du château apparaissaient dans notre champ de vision. Sinon, il était le même qu'à l'école quand on était seuls. C'était effrayant cette bipolarité mais après tout, c'était tout à fait compréhensible. La bataille contre les apparences était loin d'être gagnée.
Quand je rentrai à la maison, j'eus la mauvaise surprise de trouver Oncle James et sa progéniture dans le salon. Je partis retrouver Marcus, adossé contre un mur loin de nos cousins et nos parents. Il avait l'air très énervé mais il m'expliqua qu'ils avaient débarqué dans l'après-midi et qu'Oncle James n'avait fait que se disputer avec Papa pour des questions professionnelles.
- Il m'énerve, ajouta-t-il en grognant
.
La rentrée scolaire approchait tellement vite que j'avais presque peur de ne pas avoir assez profité de mes vacances. Cette préoccupation me taraudait alors que nous marchions dans les allées encore peu fréquentées du Chemin de Traverse, Dixie sur mon dos. Marcus, Éléanor, Draco et Monsieur Malfoy marchaient soit devant moi soit à mes côtés. Le seul adulte qui nous accompagnait nous laissa devant Fleury et Bott en prétextant qu'il avait une course à faire et qu'il nous retrouverait plus tard.
Nous entrâmes donc dans la librairie. Il n'y avait encore quasiment personne à part le personnel et un type un peu trop extravagant pour mes goûts. Quand il nous vit entrer, il fit un clin d'œil à ma cousine. Marcus n'apprécia pas et la tira loin de cet inconnu. Sa réaction aurait pu me faire rire si je me comportais différemment avec Dixie.
- C'est désert, commenta Draco
- C'est encore un peu tôt, lui répondit Marcus. Tu verras que le temps de chercher tous les livres qu'il nous faut, ça sera plein.
Dixie descendit de mon dos et sortit de la poche de sa robe la lettre où se trouvait la liste de ses livres. Je pris la mienne également en grognant pour la énième fois :
- Pourquoi tous ces livres sont du même auteur ?
- Il doit avoir demandé une aide financière à Dumbledore et c'est tout ce qu'il a trouvé, rit Marcus
- Avec tous les élèves de Poudlard, il va devenir riche.
Dixie soupira et secoua la tête :
- Ça sert d'avoir des amis célèbres.
Je ris et aidai Marcus et Éléanor à trouver leurs livres d'options. Ils en avaient une en commun -Arithmancie- et après mon frère avait choisi Runes, ma cousine Soin des Créatures Magiques. Nous trouvâmes leurs livres et nous mîmes à chercher ceux de la liste de tronc commun. Mais ils étaient introuvables.
- Hé les jeunes, nous héla le libraire. Vous faites les courses pour Poudlard ?
- Euh oui, répondit Draco
- C'est en bas, venez.
Nous nous exécutâmes et nous retrouvâmes face au bellâtre de tout à l'heure, qui faisait un sourire si large qu'il paraissait forcé. Plutôt que content, il avait l'air constipé. Enfin, ce n'était pas à moi de juger.
- Bonjour jeunes gens ! nous salua-t-il. Je suis Gilderoy Lockhart, Ordre de Merlin, troisième classe, membre honoraire de la Ligue de Défense contre les Forces du Mal et cinq fois lauréat du sourire le plus charmeur élu par Sorcière-Hebdo.
Dixie me regarda l'air de dire "mais oui bien sûr". Je retins un rire en voyant le regard un peu déstabilisé de celui qui était en fait l'auteur de nos livres scolaires pour cette année.
- Euh si vous attendez encore une petite demie-heure, vous pourrez vous les faire dédicacer.
- On est pressés, lâcha sèchement Marcus. Sans la dédicace ça ira quand même.
- Oh et bien...
Je cachai ma bouche pour ne pas montrer que j'étais sur le point d'éclater de rire. Mais je me retenais pour ne pas faire passer ce type encore plus pour un imbécile. En tout cas Marcus l'avait officiellement classé dans sa liste des gens qui pourraient disparaître sans que ça lui fasse de peine.
- Vous avez l'étoffe d'une vraie sorcière, Mademoiselle, dit le bellâtre à Éléanor
Je crus que Marcus allait lui enfoncer son poing dans la mâchoire. Il ne se retint que parce que ma cousine répondit avant :
- Merci.
- C'est un compliment inestimable venant de moi.
Je crus aussi que Dixie allait se frapper la tête avec un livre. La scène était particulièrement drôle mais je fis un effort pour ne pas rire.
Nous récupérâmes donc tous les livres et décidâmes d'attendre Monsieur Malfoy à l'étage du haut. Nous nous installâmes dans des coins et nous mîmes à lire pour ne déranger personne. Draco me flanqua, pour regarder avec moi le rez-de-chaussée qui se remplissait rapidement. Quelques têtes connues passèrent sans lever la tête.
- Regarde, siffla-t-il soudainement. Des moldus. Ce sont les Granger. Ils n'ont rien à faire ici.
- Tant qu'ils ne dérangent personne. Tu vois, il y a aussi les Weasley là-bas.
- Ils sont toujours là eux ?
- Apparemment ils veulent une dédicace de Bellâtre.
- C'est le nom que tu as donné à Lockhart ?
- Oui. Marcus le déteste officiellement.
- Pourquoi en fait ?
- On va dire qu'il est très très protecteur envers Éléanor, Dixie et leurs frères mais El plus particulièrement parce qu'ils ont grandi ensemble. Par exemple, quand son premier petit ami l'a quittée et lui a brisé le cœur, Marcus lui a envoyé son balai de l'époque dans la tête.
- Il fait un peu pareil pour toi, non ?
- Pas vraiment. Avec Éléanor c'est si quelqu'un veut jouer avec elle. Moi c'est un peu tout : si on m'insulte, si on me fait pleurer, si on me fait mal et j'en passe. En somme, Marcus est protecteur à sa manière, c'est à dire qu'il sort les griffes.
- Donc si je veux garder mon visage intact, je ne dois surtout pas te faire de mal.
- Ou arrange-toi pour que Marcus ne le sache pas.
- Dur...
- Je ne te le fais pas dire.
- Merlin... Il y a même Potter et Granger maintenant.
Je regardai dans la même direction que lui et vis effectivement les deux Gryffondor en question. Hermione risqua un coup d'œil à l'étage du dessus et me remarqua. En voyant Malfoy, elle préféra ne pas me faire de signe. Au moins elle était toujours aussi sensée.
Marcus se mit à côté de moi et me regarda avec son sourire fier :
- Ça va, Tête Blonde ?
Je lui rendis son sourire :
- À merveille. Et toi ?
- Si je ne croise plus le vaniteux du rez-de-chaussée cette journée sera excellente. Mais elle l'est de toute façon, puisque tu es là.
Je ris :
- Mais bien sûr ! Alors... Tu parles encore à Milena ?
- Bah... Elle continue à m'envoyer des lettres de six pages. Je lui réponds en quinze lignes tout au plus.
- Tu n'as pas l'intention de la revoir ?
- Non. Les relations à distance ne riment à rien pour moi.
- Je te comprends. Dis... Tu ne m'en veux pas ?
- Absolument pas même si je ne sais pas de quoi tu parles.
- Je veux dire, à cause de moi tu n'as plus de copine.
- Si c'était qui m'importait je serais resté avec elle. Non, je ne veux pas de quelqu'un qui maltraite mon frère. Je te l'ai déjà dit des millions de fois : tu comptes plus que toute fille à mes yeux.
- Cette année tu te trouveras bien quelqu'un.
- Ce n'est pas ma préoccupation principale. Mais si ça doit arriver, ça arrivera. Je ne vais pas chercher mais ça ne veut pas dire que je ne trouverais pas.
Je souris :
- J'essaierai de ne pas te le gâcher cette fois.
- Ne dis pas de bêtises, Tête Blonde.
Draco se redressa soudainement et prit la direction des escaliers. Je vis alors Potter et un groupe de Weasley sur le point de sortir du magasin. Je n'entendais pas ce que Draco disait mais il était clair qu'il était allé droit à la confrontation sans passer par quatre chemins.
- Il ne tient pas en place, soupirai-je
- On devrait l'empêcher de faire des bêtises. Dixie, El ! On y va !
Les deux sœurs se levèrent et tous les quatre, nous descendîmes les escaliers. Je me mis derrière Draco, pour le retenir au cas où il fasse n'importe quoi. Et là, Lucius Malfoy entra. Magnifique... Ça allait donner.
Hermione me fit des signes avec ses yeux. Je changeai de position de sorte à rendre discret notre échange muet. Elle fit un petit sourire qui voulait dire salut, que je lui rendis si mieux que possible. Je n'allais pas tarder à savoir si j'avais bien fait de la pardonner.
Quand Monsieur Weasley se mêla à la conversation déjà en cours, je sus que ça allait partir n'importe où. Je fis un signe de menton à mon frère pour lui dire que je préférais qu'on sorte. Il opina et ouvrit la porte. Avec nos deux cousines, nous allâmes attendre les Malfoy à l'extérieur de la librairie.
Marcus m'attira un peu à l'écart et se pencha à mon oreille :
- Tu sais que tu ne peux rien me cacher.
- Oui...
- Alors Granger et toi avez fait la paix ?
- Pas exactement. En fait je lui ai juste dit qu'à mes yeux ça ne servait à rien de continuer comme on le faisait et qu'avec le temps peut être, si on arrête de faire la guerre, j'arriverais à lui redonner ma confiance. Si elle me prouve qu'elle en est digne.
- Bon. Voyons ce que ça donne. Mais si elle te brise le cœur encore une fois, je me réserve le droit d'appliquer ma menace.
- Absolument. Désolé de ne pas te l'avoir dit avant, hein...
- Non, ce n'est pas grave. De toute façon ce n'est pas comme si on en avait reparlé.
- Désolé quand même.
Il rit et me prit dans ses bras pour me soulever du sol. Il m'embrassa sur la joue et sourit :
- Ne t'excuse pas. Je préfère quand tu es heureux, peu importe avec qui.
- C'est avec toi que je le suis le plus.
Plusieurs minutes plus tard, les Malfoy sortirent de la librairie, l'air assez mécontent. Apparemment j'avais eu raison de penser que ça allait mal tourner. Ça se lisait sur le visage de Lucius Malfoy que lui et Monsieur Weasley étaient allés plus loin que des mots.
- Allons-y, décréta-t-il. Nous n'avons pas terminé.
Nous allâmes donc acheter une baguette pour Dixie, ainsi que le matériel de base qui était demandé en première année. Nous fîmes tous nos courses personnelles et tout à coup, Monsieur Malfoy disparut dans le magasin de balais. Je regardai Draco mais il avait l'air d'en savoir aussi peu que moi. Quand son père ressortit, il tendit un papier à Marcus. Mon frère le lut et écarquilla les yeux :
- Sept Nimbus 2001 pour l'équipe de Serpentard ? Vous n'êtes pas sérieux, j'espère...
- Je le suis. C'est un cadeau pour vous, en tant que capitaine certes, mais aussi en tant que Flint.
- Je ne peux pas accepter.
- Mais bien sûr que si.
Je vis que Marcus n'était pas dupe. Il avait compris que c'était un moyen de lui forcer un peu la main pour intégrer Draco dans l'équipe. Belle tentative mais c'était mal connaître mon frère.
- Et bien merci beaucoup...
- Oh mais de rien. J'espère que vous vous en souviendrez bien.
Sauf que Draco n'allait sûrement pas recevoir un traitement de faveur de la part de Marcus. Il était bien connu pour l'autorité dont il faisait preuve au sein de l'équipe. Cadogan et Ivan plaisantaient à ce sujet avant chaque match.
Vers seize heures, nous quittâmes les Malfoy pour retourner à la maison. Je fus très content de ne trouver ni Adam ni Oncle James mais juste Papa et Maman qui s'occupaient avec Drew et Lewis. Marcus s'effondra sur le canapé en soupirant. Je m'assis à côté de lui et il changea de position pour mettre sa tête sur mes genoux.
- Ça va ? demanda Papa
- Oui... soupira mon frère. Je suis juste un peu frustré parce que les gens pensent qu'ils peuvent acheter mes services avec des balais. Je sais que je suis fou de Quidditch mais pas à ce point.
Éléanor rit en s'asseyant à côté de ma mère pour prendre Drew dans ses bras :
- Allez, au moins tu sais comment gagner sans prendre d'engagement.
- En gros, prendre les balais et faire passer les sélections à Draco comme tout le monde, je sais. C'était exactement ce que je comptais faire.
- Alors où est le problème ? demanda Dixie
- Je n'aime pas être pris pour un imbécile.
Je ris et ébouriffai ses cheveux :
- Personne n'aime si tu veux mon avis.
- En tout cas, Draco a intérêt à être bon sinon je ne veux pas que son père débarque pour me faire la morale. Je suis peut être capitaine mais je ne suis pas corruptible.
Je souris tristement en regardant son visage déterminé. Il était si sûr de lui quand on en venait au Quidditch, il savait toujours quoi faire dans toutes les situations de sa vie. Il prenait à chaque fois les bonnes décisions, il réussissait à différencier les coups fourrés des intentions sincères.
- J'espère un jour être comme toi, murmurai-je pour qu'il soit le seul à entendre
Il cilla rapidement plusieurs fois :
- Tu es déjà bien mieux que je ne serais jamais.
- Mais...
Il plaqua ses doigts sur mes lèvres pour m'empêcher de protester :
- Ça fait un an que je te répète de ne changer pour personne. Tu es parfait comme ça, je t'aime comme tu es. C'est moi qui devrais espérer être un peu plus comme toi. Tu es un rayon de soleil, tu es toute ma vie, Vasco Flint.
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Et voilà ! Verdict ? Je ne suis pas extrêmement fière du passage au Chemin de Traverse mais bon... Je n'avais pas encore "les moyens" à ce moment-là, de faire quelque chose de super cohérent, ça ira mieux par la suite. Donc voilà...
J'espère que ça vous a plu, quand même :)
Je pensais... Est-ce que ce serait intéressant que je fasse une vidéo pour BS comme j'ai fait pour Torn ? (en réalité j'en ai déjà fait 3...) Faites-moi savoir comme ça je peux y travailler correctement :)
Bon... Et bien j'ai fini pour aujourd'hui, je vais aller manger.
À bientôt !
ACSD
