DISCLAIMER : Ne possède rien.

Merci à Porcelain, May et emicrazy pour leur review ! Un grand merci à mes fidèles lecteurs et sur ce…

Bonne lecture !


Chapitre 10 : Enfance

Un an : Madagascar 2

Nolan et Kaelyn allaient fêter leur un an et Kurt et Blaine avaient du mal à réaliser que leurs bébés grandissaient aussi vite et qu'ils ne seraient plus jamais aussi dépendant d'eux.

Kurt avait voulu organiser une grande fête pour les jumeaux mais Blaine avait souhaité qu'ils fassent quelque chose d'intime car après tout, leurs enfants ne se souviendraient jamais de cet anniversaire. Ils avaient chacun fait des compromis et c'est ainsi que Kurt avait profité pour inviter quelqu'un de ses collègues ainsi que ceux de Blaine, sa famille et envoyé une invitation à la mère de Blaine.

Les jumeaux avaient été extatiques d'être ainsi au centre d'attention et de déchirer avec délices les papiers cadeaux en ne regardant pas à deux fois aux contenants. Ils avaient été gâtés en vêtement et jouets et ne seraient pas prêt à s'ennuyer de si tôt.

Ce n'était cependant que quelque jour plus tard que Nolan et son Daddy Blaine apprécièrent pleinement l'un des cadeaux qui lui avait été offert par grand-père Burt. Les DVD de Madagascar 1 et 2 avaient été depuis, joué quasiment en boucle et Nolan semblait littéralement envouté par les couleurs, la musique et l'univers de ce dessin animé.

Il avait un faible tout particulier pour moto-moto et King Julian. Il poussait des cris de joie chaque fois que l'hippopotame apparaissait sur leur écran plat. En règle générale il bougeait ses jambes avec plaisir de sorte à ce que son petit popotin rembourré se décolle un peu du sol et ne lui donne une impulsion suffisante pour bouger.

Kaelyn avait, elle fait ses premiers pas il y avait de cela 2 mois et depuis elle explorait un peu partout et elle en était fière. Sa nouvelle invention était maintenant de prendre un jouet de son frère puis de partir aussi vite que possible. Son jumeau ne semblait pas vouloir faire l'effort de marcher et encore moins de la poursuivre. Il se contentait de la regarder de ses grands yeux verts s'échapper et puis il passait à autre chose.

Il faut dire que pour l'instant la seule chose qui l'intéressait était de regarder la télé avec son père. Dès que son Daddy Blaine rentrait, ils prenaient ensemble leur douche et se posaient devant l'écran plasma de la salle à manger pour une Disney Party.

Père et fils avaient chacun un moment qu'il préférait. Pour Blaine il s'agissait du moment où King Julian essayait de remotiver Melman. Blaine connaissait par cœur le passage et le récitait avec entrain et quelque fois si Nolan avait de la chance, son père le prenait dans ses bras et il devenait Melman. Le passage débutait à la cinquantième minute du film et à ce moment Blaine soulevait son fils et le faisait voler dans la pièce avant de prendre une voix et une attitude fanfaronne en haussant ses sourcils de haut en bas comiquement. Enfin ceci se passait seulement si Nolan n'était pas trop préoccupé à imaginer King Julian faisant le siffleur professionnel et ne l'asperge copieusement de salive.

-Oh, faisait Blaine en exagérant la voix de King Julian. Il s'agit d'une femme ? Tu m'avais cachoté que tu voulais me parler d'une femme.

-Vraiment Blaine ? Encore ce dessin animé ?

-Kurt, chut, on a perdu une partie importante du dialogue.

-Et je suppose que le temps que tu prends pour argumenter ne s'additionne pas à ma remarque.

Faisant abstraction de la remarque de son époux, Blaine repris la voix de King Julian

-Vendu, va foncer conquir cette femme. Tu suis ? Tu vas lui regarder le blanc de l'œil, tu vas te pencher en avant …tu suis… un peu en avant ou presque jusqu'au bout et la tu la laisse genre se pencher vers toi, presque, encore un peu, jusqu'à ce que vous soyez penché à une épaisseur de lèvres l'un de l'autre hein... et c'est la que tu lui dis combien tu la hais !

-Enfin de compte je… je… j'aimerais autant dire que je l'aime fit la voix de Melman en fond mixé avec celle de Blaine.

-Nom d'un chien de ma chienne tu sais que tu es un bourreau des cœurs, tu le sais ?

Et c'était ainsi jusqu'à la prochaine scène avec Moto Moto…Blaine et Nolan était dans leur monde et Kurt en profitait généralement pour cuisiner et discuter avec sa poupée pendant qu'il finissait de préparer leur dîner.

Ce soir-là cependant, Kurt les regardait avec amour et plaisir mais ne s'empêchait pas de charrier son époux sur le sujet. Jamais il ne s'était imaginé le plaisir qu'il aurait à ainsi partager son temps avec non seulement son époux mais aussi avec ses enfants! Comme il aurait aimé voir la tête de tous ses ignorants qui l'avaient jadis insulté et prédit que jamais il ne serait heureux et aimé.

Kurt voulait crier au monde entier son bonheur mais il se contenta d'appeler sa famille sur skype pour leur faire partager ce moment. La vie était vraiment belle!

Un an et demi : Non

-Kaelyn ne bouge pas !intima Blaine à sa fille. Nolan si tu ne t'éloignes pas de suite du four, ça va barder pour toi !

-Non, le défia son fils.

-Nono, viens ici de suite, ne me force pas à te punir !

-Non !

-Nolan tu vas avoir droit au coin si tu continues.

-Non, redit son fils avant d'essayer de s'échapper aussi vite que ses petites jambes lui permettaient.

Blaine soupira mais s'élança quand même dans sa direction et le chopa par sa couche. Nolan poussa un cri outré et se retrouva au coin comme promis. Alors qu'il se dirigeait vers sa fille, Blaine entendit son fils dire :

-Pas beau !

Il décida d'ignorer la provocation dont faisait preuve son fils âgé d'un an et demi. Blaine avait du mal à comprendre pourquoi le petit ne trouvait rien de plus utile que de se mettre son propre père à dos tout le temps. Il savait au fond de lui-même qu'il se devait d'être plus ferme avec lui, comme l'était Kurt. Son époux avait ce que l'on appelait une main de fer dans un gant de velours. Avec lui les jumeaux filaient doux alors Blaine essaya sa méthode mais Nolan n'acceptait pas de le voir prendre ce rôle.

C'est ainsi que ce soir là quand Kurt rentra du boulot, il trouva Blaine sur le sol avec les jumeaux tentant de les faire dire papa et Daddy. Jusque là aucun des deux ne l'avait dit, ils disaient merci, s'il te plait et leur nom ou du moins balbutiaient quelque chose y ressemblant.

-Paaaaapaaaaa, disait Blaine.

Kaelyn tapa dans ses mains et Nolan se laissa rouler sur le dos et fixa le plafond.

-Allez les petits gars, faîtes donc un effort. Je sais que vous pouvez le faire ! encouragea Blaine sans succès

-Bonsoir petite famille, dit Kurt pour se faire remarquer.

-Papa dit Kaelyn

Kurt en fut si content qu'il la souleva de terre et lui embrassa le front.

-C'est bien ma puce.

-Fayote, dit Blaine entre ses dents.

Il souleva Nolan dans ses bras.

-Dis Daddy Nolan, dis Daddy, l'encouragea Blaine.

-Non, dit Nolan pour la ixième fois de la journée. Blaine soupira mais s'avoua vaincu. Son fils avait le même caractère têtu que son papa alors ça ne servait à rien de lutter.

Deux ans : Tout évolue mais rien ne change

Les jumeaux avaient maintenant deux ans et leurs parents se demandaient pourquoi ils les avaient autant encouragés à être actif et à s'exprimer. Ils poussaient à bout Kurt et Blaine qui n'attendaient qu'une chose, c'était qu'ils aillent au lit, le soir venu. Enfin ce soir était un mercredi ce qui signifiait soirée en tête à tête et pas de petits dans les pieds. La nounou rentrait chez elle à 17 heures et ils avaient une babysitter pour les mercredis ou s'il y avait un évènement dans la société de Blaine ou de Kurt qui nécessitait ses services en weekend.

Blaine était vraiment fatigué, non épuisé correspondait plus à son état actuel, mais ce qui l'ennuyait le plus était le fait que son cerveau ne cessait de le pousser à se remettre en cause. Il savait qu'il faisait de son mieux. Il ne voyait pas ce qu'il pouvait faire de plus. Il avait réussi à ne plus rentrer après 20 heures chez lui depuis la dernière vraie dispute qu'il avait eue un an auparavant avec son époux mais il savait que cela ne suffisait pas. La plupart des autres pères, du moins ses collègues faisaient parfaitement avec mais lui, sentait qu'il passait à côté de trop de choses. De plus, s'il rentrant plus tôt maintenant, la balance ne s'était pas rééquilibrée car il passait maintenant ses samedis matins au travail car son boss avait décidé de vendre leur société et Blaine voulait que tout soit parfaitement en ordre pour l'arrivé de leur nouveau patron. Conscient qu'il était le maillon support de l'équipe durant la passation, il mettait un point d'honneur à faire et à bien faire pour éviter tous licenciements possibles, tous grains de sable néfastes pouvant venir se glisser dans la machine bien huilée de leur entreprise. Il faisait de son mieux. Vraiment, il faisait tout ce qui était humainement possible pour plaire à tous.

Il lui arrivait bien souvent d'envier Kurt et son génie pour la mode. Son époux faisait ce qu'il aimait et il le faisait si bien qu'il se faisait déjà un nom en moins de trois ans. Blaine aimait ce qu'il faisait mais quelque fois, hé bien c'était trop! Bien, que Kurt ne lui fasse plus de reproches et le supporte dans tous les choix qu'il faisait, il sentait ses enfants le considérer un peu comme un oncle qu'ils voyaient de temps en temps. Kurt pensait qu'il se stressait pour rien et qu'il exagérait. Les jumeaux se précipitaient dès qu'il arrivait et lui faisaient la fête chaque soir. Mais Blaine avait remarqué que s'ils étaient fatigués ou malades, ils préféraient leur papa. Kurt lui rappela que sa situation était temporaire et que dès que le nouveau boss serait là tout rentrerait dans l'ordre et Bee espérait qu'il avait raison mais il ne contrôlait pas son cerveau ni ses pensées et celles-ci ne cessaient de le conduire vers un perpétuel questionnement.

Passait-il trop de temps au travail ? Délaissait-il vraiment sa famille ? Que pouvait-il faire pour y remédier ? Et avec son anniversaire qui approchait à grand pas, la mélancolie de le fêter une seconde fois sans entendre des nouvelles de sa famille l'attristait. Tout au long de l'année, il était facile de se contenter de deux, voire trois s'il était chanceux coups de fils rapide de sa mère quand son père n'était pas dans les environs mais le jour de son anniversaire et Noel constituaient des dates plus symboliques et pleines d'espoirs pour lui. L'espoir qu'un jour ils se réconcilieraient.

Blaine secoua sa tête pour chasser ses vilaines pensées et il chercha dans sa CD thèque de la musique pour le remettre sur les rails. Son regard s'attarda sur les grands classiques de chanteurs français que Kurt et lui possédaient. Il y avait du Johnny Halliday, du Brassens, Edith Piaf mais c'est cependant Aznavour qu'il choisit et bizarrement la chanson qu'il choisit se synchronisait parfaitement avec ce qu'il souhaitait d'une certaine façon éviter.

Il mit le CD dans le lecteur et quand la musique commença à jouer, il fit des petits pas de danses avant de laisser sa voix sortir de sa gorge, entrainant avec elle le fardeau qui s'était appesanti sur ses épaules. Blaine chantait à tue tête, sans se soucier de rien et bien qu'il entendit son époux revenir de chez leur baby-sitter où il avait déposé les jumeaux pour la nuit, il garda les yeux fermés.

J'ai travaillé, Des années, Sans répit, Jour et nuit
Pour réussir, Pour gravir, Les sommets
En oubliant, Souvent dans, Ma course contre le temps
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Blaine se tourna et fixa son regard mordoré sur son époux en continuant.

A corps perdu, J'ai couru, Assoiffé, Obstiné,
Vers l'horizon, L'illusion, Vers l'abstrait,
En sacrifiant, C'est navrant, Je m'en accuse à présent
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Le regard de Blaine semblait dire à Kurt de lui éviter de jamais ressentir exactement ce que beaucoup de personnes comme son propre père, pouvait regretter en écoutant cette chanson et Kurt véhicula de la même façon à Blaine sa réponse et pleinement heureux de ce qu'il avait Blaine continua.

Mes amis c'était tout en partage
Mes amours faisaient très bien l'amour
Mes emmerdes étaient ceux de notre âge
Où l'argent c'est dommage
Eperonnait nos jours

Pour être fier, Je suis fier
Entre nous, Je l'avoue, J'ai fait ma vie
Mais il y a un mais, Je donnerais, Ce que j'ai
Pour retrouver, je l'admets
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Kurt le regardait, les yeux plein d'amour, se délectant d'entendre la voix de Blaine, se rinçait l'œil de le voir si libre, si à fond dans sa musique, l'air heureux malgré tout ce qui pouvait être si imparfait dans leur vie.

A ce moment là, il ne put s'empêcher de joindre sa voix à celle de son époux. Exactement au moment où il mêlait son timbre à celui de Blaine, il ressentit une onde de plaisir similaire à celle qu'il avait eue la première fois qu'il avait fait un duo avec Blaine. Et cette fois-ci aussi la complicité et la lueur taquine brillaient dans leurs yeux alors qu'ils entamaient leur duo.

Mes relations - Ah! Mes relations
Sont -
Vraiment sont
Haut placées
- Très haut placées
Décorées -
Très décorées
Influents
- Très influents
Bedonnants -
Très bedonnants
Des gens bien -
Très très bien
Ils sont sérieux -
Trop sérieux
Mais près d'eux -
Tout près d'eux

Leurs voix se mêlèrent parfaitement pour finir leur chanson.

J'ai toujours le regret de
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Et alors qu'ils continuaient à se sourire et à se remémorer leur souvenirs d'adolescents, ils s'appropriaient la chanson petit à petit et bougeaient en rythme sur l'air entrainant de la chanson d'Aznavour.

Mes amis étaient plein d'insouciance
Mes amours avaient le corps brûlant
Mes emmerdes aujourd'hui quand j'y pense
Avaient peu d'importance
Et c'était le bon temps

Nos deux compères savaient que le crescendo allait commencer et Blaine souleva ses sourcils de haut en bas, comme pour challenger Kurt de le suivre jusqu'au bout. Il se concentra pour garder son accent le plus sous control et souriant il commença à entonner la dernière ligne droite.

Les canulars (Kurt mima une blague qu'ils avaient tous deux fait à Finn),

Les pétards, (Blaine à l'aide de sa main droite fit comme s'il fumait un cigare),

Les folies, Les orgies, (A ce moment tous deux se regardèrent et lancèrent un regard brulant à l'autre)

Le jour du bac, Le cognac (Kurt se fit un plaisir de prendre leur photo de dernière année au lycée et de désigner Rachel pour lui rappeler l'effet que l'alcool pouvait quelque fois avoir.)

Les refrains, Tout ce qui fait, Je le sais
Que je n'oublierai jamais (
Kurt s'approchait de Blaine en bougeant lentement avec un sourire prédateur et entoura la taille de son époux entre ses mains et tous deux se préparèrent à monter dans les aigus.)

Mes amis, mes amours, mes emmerdes.

Kurt et Blaine les mains enlacés, le sourire aux lèvres, se dirigèrent vers le salon pour commencer à diner, le cœur léger, une soirée en amoureux en perspective et pas n'importe laquelle un mercredi soir.

Que la fête commence !


Ce chapitre n'est pas génial. Je l'ai réécris mais rien n'y fais ! J'ai des idées pour après (ados) ou pour notre couple mais alors les jumeaux…Mais je vais essayer de faire mieux pour la prochaine fois promis !Si d'ailleurs vous avez des idées pour moi, n'hésitez pas à partager !