Bonjour, bonsoir.

J'ai bien envie de faire un petit speech classe mais je ne sais pas trop quoi dire à part que la vie c'est plutôt cool quand même parfois. Et puis vive le chocolat. Voilà. Très original coccinelle bravo. C'est parfois mieux quand tu te tais tu sais ^^ (j'entends Ame3lle ricaner derrière son écran de téléphone. OUI JE T'AI ENTENDU TOI LA BAS !)

Comme toujours les vidéastes cités dans ce texte ne m'appartiennent pas.

Bonne lectures à tout le monde.

Je veux

Quel est ce sentiment ?

Un flash. Une évidence ? Peut-être pas. Peut-être que si.

Je t'ai vu sortir de la pièce et une lumière s'est allumée dans ma tête et je t'ai suivi après avoir glissé dans l'oreille de François que je revenais dans quelques instants.

Je t'ai suivi.

J'ai admiré ta silhouette, tes formes.

Je m'en suis mordue la lèvre, comme j'avais envie de croquer les tiennes.

Puis la porte du vestiaire s'est refermée derrière moi. Et je t'ai vu.

Un cours instant je t'ai détaillé de la tête au pied. Belles chaussures, jean plutôt moulant, t-shirt clair, veste noire un peu androgyne. Un joli menton soulignant un petit sourire en coin. Des lèvres roses et probablement toujours aussi douces, juste au-dessus ton petit nez et puis tes yeux… Tes yeux si clairs. Mathieu la clarté de tes iris me rend fou. Quand je me plonge dedans je ne sais plus quoi regarder. Je suis hypnotisé par leur éclat. Cette lueur si particulière qui m'attire comme un papillon de nuit face à une lumière vive.

J'ai envie de me poser sur toi comme le ferait le papillon. Quitte à me brûler les ailes. Car cette lueur me fait tant envie.

J'ai envie que cette lueur me regarde. Je sentir cette lueur se poser sur moi.

C'est pourquoi tel Icare devant le soleil je m'élève, je m'approche de toi et je te prends dans mes bras.

Ta douce odeur m'empli immédiatement les narines. Je suis si bien.

Je cède à la tentation d'embrasser ta joue si douce. Tu me réponds en faisant de même tandis que je pose une main dans ton dos et que je laisse l'autre sur ta taille. Je lève un peu la tête et je sens la douceur de tes cheveux me chatouiller le visage. Oh tes cheveux… Certainement la deuxième chose de ton enveloppe corporelle que je préfère. Ils sont si doux. Je rêve d'y glisser mes doigts.

Puis en une fraction de seconde nos lèvres se retrouvent face à face et il suffit d'un infime instant supplémentaire pour me dire que oui je le veux. Que oui je les veux. Je désire tant les embrasser. Je désire tant les sentir contre les miennes. Sentir la douce chaleur associée à la légère humidité caractéristique, le tout baignant dans ton odeur.

J'ai le cœur qui bat et des frissons rien qu'à y repenser.

Le baiser ne dure qu'un quart de seconde et déjà nous nous séparons. C'est trop risqué ici. Mais c'était si agréable. C'était si bref. Mais je m'en souviens si précisément.

Un doux frisson traverse mon corps. Il part de la zone embrassée jusqu'à mon bas ventre pour produire cette sensation bien connue.

Je te laisse partir à regret.

A regret car j'ai eu brusquement envie de t'avoir encore plus proche de moi. Plus proche de mon corps. De voir ton regard mi- joueur mi- amusé changer de teinte et avoir une lueur plus sensuelle. Ce regard que j'ai entraperçu déjà chez toi et qui, je le sens, pourra me rendre dingue. Ce regard que tu as quand tu me regarde dans les yeux et que tu entrouvre la bouche pour m'embrasser. Je le veux de nouveau.

Je veux te rapprocher encore plus de moi. Te pousser contre le mur pour rapprocher encore davantage nos corps. Sentir tes mains sur mon corps tandis que les miennes caressent le tiens.

Oui tout ça en si peu de temps.

Mais je te laisse partir à regret. Et je souris.

C'était beaucoup trop pour mon pauvre système nerveux qui en a court-circuité je crois. Car j'aurais pu reprendre ta main pour t'attirer à nouveau contre moi. Mais j'ai pris le temps de digérer. De ne pas me précipiter.

Je t'ai laissé partir, car dans un ultime effort cérébral je me suis dit que j'avais de l'espoir. Oui j'ai l'espoir immense que ça se reproduise. Que je te sentirai à nouveau contre moi.

Et puis je retourne dans la salle et je suis un peu perdu.

Mais qu'est-ce que c'était ?

Pourquoi chaque fois que nous passons un pas j'ai l'impression que c'est une surprise. Je ne m'y attendais pas. Pourtant c'était évident. Si évident. Mais tu me surprends quand même et je me surprends moi-même.

C'est très étrange.

C'est étrange de savoir que j'écris ce texte et que tu le liras certainement. Mathieu. J'ai toujours écris en sachant que je serai lue. Mais là… Il y a une pression supplémentaire car tu n'es pas n'importe qui. Tu es Mathieu. Et ça, ça change tout.

Pour tout te dire j'ai eu du mal à libérer le flux des mots. Le laisser aller comme d'habitude sans réfléchir au fil de mes pensées. Mais j'ai finis par y arriver. Car je ne sais pas parler Mathieu. Je suis si maladroit.

Je me sens comme un éléphant dans un magasin de porcelaine qui détruirait toute la vaisselle d'un coup de pâte un peu brusque.

Je me sens comme un petit caillou sous la lumière un peu trop vive.

Je me sens comme un comédien qui retire son masque et montre son vrai visage.

Je me sens comme un auteur qui utilise sa plume pour dire ce qu'il a a dire car il n'y arrive pas à l'oral.

Et puis c'est si difficile de parler de soi à la première personne. La fiction est un beau moyen de laisser aller ses pensées car il y a les personnages fictifs qui mettent une barrière. J'ouvre mon cœur tout en ayant l'impression de ne pas trop me dévoiler. Alors que c'est ici que je dis les choses les plus intimes.

Mais je sens que je n'arrive pas à libérer totalement le flux. Je cherche le point qui bloque. L'interrupteur sur lequel appuyer pour être totalement ouvert.

Je dévoile ces choses intimes au son d'un jazz doux et envoûtant.

Je suis si bien.

Il ne manque plus que toi contre moi.

Voilà voilà.

J'espère que vous avez survécu à ce petit texte et merci à ceux qui sont arrivés au bout.

Je sais qu'en ce moment je poste presque que des choses très personnelles mais je rappelle qu'il y a tous les autres OS que j'ai aussi sur ce compte. Dont du Matoine et pas mal de lemon ! (Oui je suis vachement inspirée pour en écrire voyez-vous, et OUI JE FAIS MA PUB IMPUNEMENT ^^)

Sur ceux bonne fin de journée et bonne nuits petits insectes de mon cœur.