Dans ses fantasmes les plus enfouis, l'excitation était de faible durée. Automatisée, commandée, elle ne lui laissait que le goût de la médiocrité. Un besoin inassouvi dont House n'arrivait pas à se contenter. Il avait essayé les prostitués pour combler ce manque, cette recherche d'authenticité. En payant un surplus, il réclamait à l'agence toujours les mêmes critères de sélection. Une fille menue, la quarantaine, chevelure châtain, aux yeux clairs de préférence. Se présentaient, des jeunes femmes à la décoloration douteuse, aux lentilles de contact teintées pour certaines, un corps filiforme pour d'autres. Des contrefaçons sans vague ressemblance avec l'originale qu'il côtoyait chaque jour. Il ne voyait pas l'intérêt de se plaindre puisque de toute façon cela se passait dans le noir, seule couleur capable de l'amener vers son idéal féminin, de le leurrer sur ce qu'il touchait.
Les lendemains, House agissait comme si de rien était. Ses paroles étaient toujours aussi caustiques, volontairement blessantes envers celle qui pourtant ne méritait pas un tel traitement.
Il était à peu près capable de diagnostiquer toutes les pathologies sévissant sur cette planète et bien malgré lui, il n'arrivait pas à mettre un nom sur la sienne.
Désordre affectif ? Autodestructeur, peut-être ? Se complaisant à vivre ainsi, alors ? Un brin fou, certainement. C'était si facile d'invoquer ces raisons, qu'aucune ne lui plaisait vraiment. Il laissait le soin à d'autres de faire cette ébauche de lui-même sans chercher à les contredire. Il s'était forgé un personnage, insondable, hermétique, dans lequel parfois il n'arrivait plus à se reconnaître. Sa vraie nature était enfouie, quelque part, sous cet amas de mensonges et de faux-semblant. A l'abri de toute intrusion extérieure. A force de se protéger, House n'arrivait plus à dissocier le vrai du faux, à se sortir de son propre piège.
La peur de ses émotions était le seul barrage de son existence. Il ne suffisait pas simplement de vouloir le faire sauter, encore fallait-il être en mesure de pouvoir le faire.
Seul, cela paraissait irréalisable. A deux, tout devenait alors possible.
Avec facilité, Cuddy lui retira sa chemise, la laissant choir sur le sol de son salon. Il grogna lorsqu'il perdit le contact avec ses lèvres alors qu'elle se débattait avec son tee-shirt. Traîtreusement, elle embrassa son torse alors que lui était venu à son secours et se retrouvait coincé, les bras en l'air. Et plus il s'énervait à vouloir se débarrasser de ce morceau de tissu et moins il y parvenait. Il sentit un chapelet de baisers parcourir son abdomen avant qu'une langue, insidieuse, ne vienne contourner l'aréole de son sein. Il allait devenir dingue ! Il craqua le col de son tee-shirt et revint à la lumière, farouchement libéré de ses entraves.
Aussitôt, elle s'arrêta, le regard innocent, niant toute implication volontaire.
Lui rendre la pareille était en dessous de ses forces. Même s'il en était bien incapable, son avenir en dépendait peut-être. Un semblant de résistance pouvait l'inciter à revoir son jugement, la faire changer d'avis, lui faire regretter ses paroles assassines. Il avait une nuit pour la convaincre.
A quoi joues-tu, bordel ?
Sa raison lui hurlait de tout arrêter. Ce n'était pas comme un défi ni un challenge à relever. Presque un quart de siècle à imaginer cette rencontre, s'abreuvant de désirs cachés, de croire qu'elle seule pouvait mettre un terme à sa triste existence. Il était prêt à se perdre pour elle, à renoncer à sa liberté d'esprit qu'il protégeait comme son bien le plus précieux. Elle deviendrait son seul centre d'intérêt, sa pensée unique, se révélerait être la plus belle obsession qu'il ait jamais eue. Il suffisait simplement de le lui dire. De mettre enfin des mots sur ce qu'elle représentait vraiment. Il saisirait le bon moment pour le faire.
Mais pas maintenant.
Il se rapprocha d'elle et l'embrassa chastement. D'une gourmandise insatiable, elle s'ouvrit à lui, cherchant de l'amplitude à son désir. Il se refreina, évita d'approfondir le contact, puisant en lui ses dernières réserves.
Intrépide, elle était. Aussi sauvage qu'une jeune pouliche, elle ne se laissa pas faire. Elle l'attrapa par la nuque et à reculons, elle l'entraînait déjà vers de nouvelles contrées.
Sa résistance devint un vieux souvenir. House ne suivait déjà plus, tout allait trop vite. Il ne s'était pas préparé à vivre un tel chaos intérieur, à calmer ce flot d'énergie débordant. De la lave coulait dans ses veines, irradiait chaque partie de son corps, anéantissait toutes pensées rationnelles. Continuer de la toucher était le seul lien qui lui garantissait de ne pas rêver.
Sans ressentir le choc, son épaule heurta la bibliothèque du couloir, sans percevoir le bruit, des livres s'échouèrent au sol. Ne souhaitant plus jamais utiliser de canne pour le soutenir, elle était devenue sa nouvelle planche de salut. Comme un noyé le ferait avec son sauveteur, il s'accrochait à elle, se fichant de savoir si la côte était éloignée. Elle était là. L'avenir importait peu.
- Ralentissez, réussit-il à articuler entre ses lèvres.
Il la sentit se raidir entre ses bras, lui faisant prendre brusquement conscience de son calvaire. Elle se détacha de lui.
- Pardon… pour votre jambe.
Ses mots lui éperonnèrent le cœur de plaisir. Accepter la compassion était tout nouveau. Venant d'elle, tout devenait agréable, différent. Il parla sans ambages devant autant de sincérité.
- Non, pas elle. C'est mon cœur. Il ne va pas tenir.
Elle sourit tendrement puis fondit sur lui pour retrouver le goût de sa bouche, l'humidité de sa langue, la chaleur de son souffle. La naïveté de ses paroles ne fit que raviver les flammes de son désir, laissant House dans la tourmente de ses problèmes cardiaques.
Dans leur marche désordonnée, enchâssés l'un à l'autre, ils poussèrent ensemble la porte de la chambre. Il s'aida du chambranle pour la soulager un peu de son poids et dans un second temps, il réussit à mettre la main sur l'interrupteur.
Et pour la seconde fois, elle partit.
- Restez-là.
Elle déserta ses bras pour se tenir au centre de la pièce. Il en eut le souffle coupé lorsqu'elle retira son chemisier. Tout aussi lascivement, elle prit son temps avant que sa jupe ne se retrouve, elle aussi, à terre. A moitié nue, elle lui tendit la main, l'invitant à la rejoindre.
Statufié, House était dépassé. Ebloui par ce qui se déroulait sous ses yeux, il ne recouvrerait jamais plus sa santé mentale. Il était dans l'incapacité de bouger, enraciné au sol. Il aurait aimé être dans le Grand Nord où les nuits polaires duraient six mois dans l'année. C'était à peu près le temps qu'il lui faudrait pour comprendre ce qu'il lui arrivait.
Les jours de basse besogne se passaient dans le salon, sur son canapé. Depuis Stacy, aucune femme n'était revenue dans sa chambre. C'était doublement intimidant. Dans ce lieu, cette pièce, c'est encore une femme qui lui montrerait le chemin de la guérison. La première avait essayé de panser ses plaies, la deuxième les cicatriserait. Il ne pouvait pas en être autrement.
Il réussit à mettre un pied devant l'autre, concentré sur ce regard aussi fiévreux que devait être le sien. Il lui prit la main, savourant une nouvelle fois le contact avec sa peau. A égale distance de cette ligne si ténue qu'ils avaient instaurée entre eux, ce fut elle qui franchit le pas en premier. Elle continua avec vigueur ce qu'elle avait entrepris plus tôt dans son salon. Elle finit de dégrafer son jean et ses mains glissèrent sur ses hanches.
Se faire déshabiller n'était pas pour lui déplaire mais il réalisa que jusqu'ici sa participation laissait à désirer. Il voulut tenter une percée vers son soutien-gorge mais elle se faufila entre ses bras comme une anguille. Elle s'accroupit en entraînant avec elle, le dernier vestige d'une mode enterrée, son caleçon à carreaux qu'un seul magasin aux Etats-Unis arrivait encore à lui fournir par correspondance.
Il perdit ses repères ainsi que sa volonté lorsqu'elle commença à l'embrasser sur le haut la cuisse. Par réflexe, il ferma les yeux alors qu'elle remontait langoureusement ses lèvres vers la partie la plus tendue de son corps. Il déglutit difficilement en imaginant Cuddy accroupie devant lui, son visage tout proche de son sexe. Ouvre les yeux, bon sang ! Regarde-la ! Il ne pouvait pas seulement se contenter de ressentir les bienfaits, il devait se forcer à la regarder. Il ne souhaitait plus jamais être plongé dans le noir pour éprouver du plaisir.
Il rouvrit les yeux, découvrant qu'elle n'attendait que cela pour continuer. De ses lèvres, elle effleura la fine peau de ses rondeurs charnelles pour ensuite jouer avec sa langue un ballet des plus sensuel. Elle remonta le long de son sexe magnifiquement dressé, traçant avec sa langue un sillon de feu sur chaque nervure de ses veines gonflées, pour enfin, venir délicatement poser un baiser sur l'extrémité. Un gémissement de plaisir se perdit dans la pièce.
La vision était ensorceleuse, presque irréelle. Cuddy était sur le point de happer toute sa virilité, de le délivrer d'un plaisir devenu à présent douloureux. La brûlure dans ses reins lui intimait de la laisser poursuivre, d'accéder à sa demande, de combler son envie aussi forte que la sienne.
Réveille-toi, nom de Dieu !
Cuddy n'entendit pas ses complaintes intérieures. Il sentit ses lèvres se refermer sur lui, épouser fermement chaque relief de sa peau. Et de continuer, encore et encore, ses longs va-et-vient. Une vague de plaisir l'assomma de plus belle lorsqu'elle prolongea son absorption, l'amenant toujours plus loin en elle. Vers une douce profondeur. Ce pouvait-il…
- Par pitié, balbutia-t-il, ralentissez.
Il plongea ses mains dans la chevelure de Cuddy, la freina dans son ardeur. Il n'allait pas tenir éternellement ainsi. Il se pencha vers elle, prenant son visage entre ses mains pour la rappeler à ses lèvres.
Un désir plus grand sommeillait en lui, une envie brutale et violente se réveillait, cherchant à être assouvie par le seul moyen possible. Ils avaient tout le temps de s'explorer l'un l'autre même si son radio-réveil affichait déjà le décompte de la nuit. Il était minuit et House se fichait de savoir qu'aux premières lueurs du jour, la réalité reviendrait se plaquer à lui comme un condamné à mort attendant jusqu'à la dernière seconde que l'on vienne l'innocenter de son crime- et finirait dans son dernier soupir par lâcher prise. Des méfaits, House en avait commis tout au long de sa vie et un jour viendrait où la note serait trop lourde à payer.
Mais pas maintenant, pas cette nuit.
- Encore votre cœur ? Dit-elle malicieusement, les yeux voilés par le désir.
Il semblait être le seul dans cette pièce à souffrir du manque d'oxygène. Il avait réussi à l'arrêter pour se laisser un peu de répit mais ses mains continuaient à œuvrer tout aussi habilement que sa bouche. Il ne saurait dire comment il réussit à se dégager de son emprise et parvint à se positionner derrière elle. Il avait envie de la prendre maintenant, de se libérer du poids de l'abstinence, longue de vingt ans.
Respire !
Tremblantes, ses mains réussirent à dégrafer la fine dentelle rouge couvrant sa poitrine. Il ne savait plus combien de fois il avait imaginé cet instant, combien de fois ses yeux l'avaient ouvertement déshabillée. Un nombre incalculable ! Elle passa les mains derrière la nuque de son amant, bombant ainsi sa poitrine, pleinement consciente de son pouvoir. La gorge aussi sèche qu'un lac de sel, House laissa le temps à son regard de s'acclimater. Et dire que le toucher lui était désormais accordé…
Il caressa le galbe de ses chairs avec une étrange retenue, effleura les picots avec son pouce, se laissa submerger par les sensations que cela lui procurait. La palpation mammaire du médecin n'avait rien de professionnel, House s'abîma dans les profondeurs de la jouissance, se livrant sans ménagement aux royaumes du bonheur. Plus doux réconfort ne pouvait exister.
Perdant toute gaucherie, ses gestes s'accordaient à présent parfaitement avec ce corps, ses lèvres trouvèrent naturellement le chemin de son cou à l'endroit même, où vingt quatre heures plus tôt, il aspirait sa peau. Cendrillon ne s'était pas réveillée, trop ivre pour s'en rendre compte. Lui apposer la marque d'un suçon s'était avéré une tâche plus difficile qu'il ne l'avait imaginé. Allongée sur son lit, il s'était fait violence pour que ses mains ne la touchent pas, déviant son regard sur autre chose que la respiration de sa poitrine. A cette époque, la maîtrise de soi et le renoncement étaient encore sous son contrôle. Cet homme là n'existait plus. Il prenait de plein fouet chaque sensation sans se poser de questions, sans penser aux implications futures.
Dans l'attente du spectre du jour, ils s'empressèrent de rejoindre le lit, guidés par la passion de leurs corps en fusion. House ôta le dernier sceau d'intimité masquant le triangle d'or. Son opium à lui avait une odeur vanillée, d'une agréable salinité pour ses papilles gustatives et une réaction de sa partenaire toute aussi délectable.
Elle se cambra sous la déferlante de l'orgasme. Cependant, ces quelques secondes de sensation d'absolu, ne pouvaient la préparer à la première poussée de son sexe en elle, ni à la sauvagerie contrôlée des suivantes. Son deuxième orgasme ne monta pas sourdement, telle une onde de chaleur à répétition au tréfonds de son être. Oh, non ! Ce fut une cascade d'explosion d'énergie qui s'abattit brusquement sur elle, oblitérant tout le reste et laissant dans son sillage, un vide sans air, sans bruit, sans vision.
House, renonçant à toute rationalité linéaire, perdit toute notion conflictuelle avec lui-même et pendant un instant il se sentit en osmose avec la vie.
Il s'écroula sur elle, le souffle court. Il sollicita une dernière fois ses muscles endoloris par tant d'effort, pour se coucher à côté d'elle. Elle en profita pour venir se blottir contre lui, la tête dans le creux de son épaule. Le silence s'installa entrecoupé par leurs respirations anarchiques, personne ne souhaitant prendre la parole. Cuddy ne se sentait pas encore capable de s'expliquer et House reprenait doucement le fil de ses pensées. Chacun consentit à rester un long moment ainsi, appréciant cette sérénité, ne voulant rien gâcher par des mots empruntés.
- Je…
Ce « je » était un bon début. Au moins, ce pronom personnel n'impliquait que lui !
- C'était…
C'était déjà mieux ! Voilà qu'il n'arrivait plus à formuler avec cohérence une seule de ses pensées ! Qu'avait-elle fait de lui ?
- Pour en revenir à votre injonction… je veux dire à votre souhait d'une nuit…
Il tourna la tête pour observer sa réaction. Cuddy dormait profondément. Ces deux nuits blanches avaient eu raison d'elle. Il raffermit sa prise autour de son épaule en un geste protecteur.
- Vous avez raison, je suis quelqu'un de soporifique.
Elle passa la jambe par-dessus les siennes et sa cuisse atterrit sur sa cicatrice. La douleur eut l'effet d'un électrochoc, lui arrachant une grimace. Il se contenta de subir, se refusant à la réveiller.
Il passa une partie de la nuit ainsi, dans l'attente d'un mouvement, insultant son tube de Vicodine d'être resté dans le salon, de ne pas l'avoir suivi. Il tendit doucement le bras vers le tiroir de sa table de chevet. Peut-être qu'un clone de Vicodine s'y promenait ? Il ouvrit le tiroir délicatement. Au fond, dans la pénombre, il entrevit l'orange de la victoire. Du bout des doigts, il tenta de s'en saisir. Trop loin. Un choix s'imposa. Il ôta la tête de Cuddy de son épaule pour parvenir enfin à ses fins. Avec hâte, il goba deux cachets. Elle se retourna vers l'autre côté du lit. Il resta seul avec sa drogue. Son regard passa de Cuddy à sa Vicodine. Un froid le saisit. Que venait-il de faire ? Cette nuit avait été la plus marquante de son existence et pourtant rien n'avait changé ? Il avait choisi délibérément ses pilules, sans états d'âme, sans même se poser la question que la femme qu'il souhaitait depuis tant d'année était enfin à ses côtés.
Il se remit correctement dans le lit, les yeux fixés au plafond. Et si Cuddy avait été réveillée, qu'aurait-elle pensée de lui ? Quel regard aurait-elle posé sur lui ? Il aurait lu de la compassion ? Un de plus ? Ce regard lui aurait fait mal après avoir vécu un tel moment.
Des nuits comme celle-ci, il en voulait encore. Ressentir toutes ces saveurs qu'il avait pourtant crues définitivement éteintes. Pouvoir enfin prétendre d'avoir un brin de bonheur dans une parcelle si longtemps convoitée. Mais à cela, il se rendait compte qu'il acceptait aveuglément toutes les conditions en omettant la dernière. Où la première -tout dépendait dans quel ordre on lisait la liste. Il n'était pas question pour lui de changer. Il n'était pas totalement inflexible, les premiers temps, il se plierait à toutes ses exigences. Quinze jours. Six mois. Un an, peut être. La passion ne tarissait pas avant trois ans. Trois ans alors, si les statistiques disaient vrai. Et ensuite ? L'un des deux égorgerait l'autre ?
Il se damnerait pour lui faire une nouvelle fois l'amour, pour prédire une fin moins incisive, pour avoir tort et se tromper.
Alors que le jour pointait inexorablement, House ne dormit pas. La lumière tamisée des lampes de chevet finit par se confondre avec celle de l'aube. Un timide rayon de soleil s'invita par la fenêtre. Aucun rideau n'avait été tiré. La pièce fut rapidement baignée par une clarté envahissante, impossible à retenir. La nature ne changeait pas ses habitudes.
Un bruit se fit entendre. Un tissu que l'on froisse. Puis un second. Un corps qui se détend, s'échappe des songes. Elle se retourne. Seulement la tête. Elle sourit. House en est quasiment sûr. Une nouvelle fois, elle s'étire. Quel magnifique rituel. Il ne bouge toujours pas. Les yeux rivés au plafond. Elle s'approche de lui. Cette odeur ne le quittera plus jamais. Ses cheveux parsèment son torse. Il ne devrait pas attendre aussi longtemps. Son menton se pose sur sa poitrine. Il ne veut pas le faire. Ses mains commencent à se promener. Elle est revenue sur sa décision, il en est désormais persuadé. Les choses peuvent être différentes. Tu peux devenir différent !
- J'ai rempli les termes de mon contrat, dit-il, en pointant du regard la fenêtre. A vous de remplir les vôtres.
Tout s'arrêta. Elle ne bougea plus. Il l'entendit soupirer de déception. Non, de résignation. Elle déserta le lit en masquant sa nudité avec le drap. Elle partait.
House ferma les yeux. Il ne lui restait plus que ça à faire.
