Titre : Se refiler le Tarn Chaud (Détournement du Sevy Chaud)
Auteure du chapitre original : Sioban Parker
Auteure du détournement : Meish Kaos
Bêta-lectrice : Floralege
Rating : PG-13
Genre : Humour/Suspense
Pairing : Severus/OMG
Disclaimer : Le personnage de Severus est à JKR. Le neuvième chapitre du Sevy Chaud est à Sioban Parker.
Commentaires : J'espère que la suite vous plaira.
Réunion entre Collègues
Severus avait toujours considéré que les séances de chantage n'étaient pas une partie de plaisir. Apparemment Meish avait décidé de lui donner tort.
Severus sursauta en sentant la main froide l'effleurer dans une zone que l'on réserve généralement à des gens triés sur le volet. Ah non, ils n'avaient pas torturé les Moldus ensemble, quand même !
En fait, si, si l'on se fiait à ce qu'elle écrivait ces derniers temps.
Mais ce n'était pas une raison. Il n'avait pas échappé au thermomètre de Mag pour accepter les doigts de Meish, même si la taille des seconds était bien inférieure à celle du premier.
Entravé par le fouet qui s'enroulait autour de ses jambes, il sautilla en arrière. Meish, obstinée, avança à genoux, la main tendue vers l'objet de son désir ; ledit objet n'était, lui, aucunement tendu.
Severus tenta de se dépêtrer de la lanière de cuir qui, comme animée d'une vie propre, résistait et collait à ses cuisses. Il espéra qu'il n'était pas enduit d'une substance qui le forcerait à cacher une protubérance supplémentaire sous ses robes.
Meish empoigna soudain le manche du fouet.
- Severus, je te tiens, roucoula-t-elle.
La jeune fille, les yeux rouges de conjonctivite, ne remarqua pas sa méprise et tira le cuir avec force, lequel, se relâchant, libéra Severus qui en profita pour s'esquiver et disparaître dans l'obscurité qui envahissait la pièce. Il alerterait ultérieurement la SPM (Société Protectrice des Mangemorts) sur le sort que subissaient les pauvres diables qui tenaient compagnie à la Poufs.
A tâtons, il chercha la sortie. Derrière lui, il entendit un juron suivi d'un claquement indigné ; puis le bruit d'un coup de pied précéda l'écrasement d'un projectile contre le mur. Meish avait réalisé son erreur d'appréciation.
- Severuuuuus ?
Hors de question qu'il réponde, même si cela mettait en péril sa survie dans un endroit inconnu. Lorsqu'il était revenu chercher sa baguette, il ne pensait certainement pas à celle permettant de réaliser la position n° 18 du Kâma-Sûtra !
Severus referma enfin la main sur la poignée de la porte et l'ouvrit à la volée. Il tomba nez à nez avec les autres « Poufs » qui se tenaient là.
Un ange passa.
Suivit d'un troupeau de centaures.
Ah ? Peut-être n'était-ce pas un ange, dans ce cas, mais quelque chose de beaucoup plus gros et désagréable… et d' « Ombragé »…
- Sus au Severuuuuuuuuuuus ! hurla Fanette, toutes griffes dehors.
Il y eut soudain une ruée de « Poufs » dans la grande salle.
Severus, paniqué, rebroussa chemin. Fuyant à toutes jambes, il n'aperçut pas l'obstacle qui le fit trébucher, mais le résultat fut éloquent : après un vol plané de trois mètres, il s'effondra sur le sol et glissa hors de portée des « Poufs ».
Mais celles-ci n'avaient rien vu. Car entre elles et la porte vitrée, qui était d'ailleurs restée ouverte, Meish se tenait à contre-jour… ou, dirons-nous plutôt, à contre-nuit, si bien que sa silhouette n'était qu'à peine discernable. Et, par le fait même, nullement reconnaissable.
- Il est làààààààààà ! hurla Annaoz.
Dans l'obscurité, deux cris retentirent : l'un de surprise et l'autre de terreur.
- Vous foutez kwaaaaaaaa ! cria Meish, indignée, avant d'être percutée de plein fouet par Zaza, qui avait pris la tête du marathon.
Celle-ci, glissant dans la flaque de bave qu'Imajica avait versée lors de l'épisode du tomahawk, fut incapable de freiner lorsqu'elle réalisa sa méprise. Évidemment, la troupe derrière elle n'arrangea pas les choses. Si la porte vitrée avait été fermée, les jeunes (et moins jeunes) femmes auraient terminé leur course sur la terrasse, arrachant le cadrage au passage.
Mais voilà, la porte était ouverte.
Avec un ahurissement grandissant, Severus observa les « Poufs » poursuivre leur glissade au travers de la porte, sur la terrasse, puis jusqu'à la piscine. Avec un couinement, Meish tomba en avant ; l'eau l'engloutit. Puis ce fut au tour de Zaza, de Fanette, de Fumseck et de tout le reste de la bande, hormis Sioban qui, à la traîne, réussit de justesse à éviter le carambolage, poussa Mag dans l'eau et contint son élan en s'agrippant aux longs brins d'herbe qui perçaient à travers les fentes du carrelage.
Cette bave avait des propriétés… quasiment… magiques ! Il se demanda un instant s'il était possible d'en recueillir un échantillon pour le commercialiser. Puis il réalisa qu'il n'avait pas de flacon sur sa personne dénudée et abandonna l'idée d'en récupérer un dans la réserve personnelle de la maîtresse de maison, de peur que celle-ci ne le poursuive jusqu'à Poudlard pour le récupérer. Il allait devoir se contenter de la bave de limaces.
Se relevant avec peine, car son dos était toujours douloureux, Severus évita précautionneusement la flaque de bave et referma prestement la porte. Ensuite, pour plus de précautions, il la barra. Nul besoin d'être imprudent une seconde… troisième… quatrième… enfin bref, une autre fois.
Il allait se mettre à la recherche d'un interrupteur lorsqu'il entendit un bruit étouffé, comme… comme un ricanement. Ce qui l'inquiéta, bien évidemment.
- Qui est là ?
- Mmmmpfff !
Interloqué, Severus tendit l'oreille. Il y avait quelqu'un avec lui, dans cette pièce ! Mais qui cela pouvait-il bien être ?
- Répondez ou je… ou je vous jette un sort ! menaça-t-il en espérant que la présence n'avait pas vu que la baguette qu'il brandissait dans la pénombre était en fait son index.
- Mmmpfffiiiouu… fwaaa ! Bon, enfin débarrassée de ce bâillon ! Quelle était la question déjà ?
Blanc de terreur, le Maître des Potions reconnaissait cette voix… comme issue d'un cauchemar…
- Qui… qui êtes-vous ? Et… depuis combien de temps êtes-vous là ?
Il avait une désagréable impression de déjà-vu… même s'il ne voyait rien.
- C'est moi ! Imajica ! Et parlez moins vite, voulez-vous ? Je ne comprends qu'un mot sur deux avec votre accent qui gomme la moitié des sons…
- Bravo, Miss, lança sèchement Severus. Vous assistez aux conversations privées maintenant ?
- Conversations très privées, ricana la jeune fille en gloussant. Finalement, être oubliée dans un coin sombre peut se révéler payant ! Ah, si seulement j'avais eu mon appareil-photo… mieux, ma caméra infrarouge !
Severus n'avait pas la moindre idée de ce dont elle parlait, mais il bénissait Merlin qu'ELLE soit toujours ligotée et son tomahawk hors de portée.
- Euh… où est l'interrupteur ? demanda-t-il prudemment.
- Juste là, à ta gauche… Et tes vêtements sont à tes pieds… Mais pourquoi est-ce toi le chouchou, d'abord ? lança-t-elle d'une voix boudeuse.
Severus, qui remontait sa braguette, haussa aussi un sourcil.
- Je veux dire, tu es graisseux et gluant, tout de même…
Son sourcil remonta encore un peu. Après tout, à qui appartenait la bave sur le carrelage ?
- Et puis, tu es un traître à mon tonton Voldy ! Lucius est plus attirant… Il devrait être à ta place… et moi à la sienne !
Tonton Voldy ? Il avait vaguement entendu parler de la nièce Cracmole diabolique et perverse du Seigneur des Ténèbres, mais il croyait que ce n'était qu'une vile rumeur…
- … plutôt que d'être bloquée ici et mise en pension chez des Moldus… grommela-t-elle
- As-tu déjà entendu parler des pratiques des Mangemorts ? lui demanda-t-il, incrédule.
- Lesquelles ? demanda innocemment Imajica.
- Eh bien, on appelle ça la promotion canapé… commença Severus, un sourire en coin. D'ailleurs, puisque plusieurs heures ont passé, je me doute que Lucius en a profité… Je me souviens encore de la première fois où il a testé mon élixir aphrodisiaque à la violette…
- Tu veux ma place ? Je la crois déjà prise – c'est le mot — mais tu peux toujours demander à ton oncle. Peut-être t'honorera-t-il – c'est aussi le mot — de son attention.
- Mais c'est dégoûtant ! s'écria Imajica, horrifiée.
On entendit soudain un grand vacarme derrière la porte, puis une voix qui ressemblait à celle de Bellatrix. Mais en fait, les cris perçants que l'on entendait étaient ceux de Zaza, enfermée à l'extérieur de sa propre maison.
- Ouvrez cette poooooorte !
- Oui, c'est vrai, ça !! Il fait froid dehors !!
- On est toutes mouillées !
- C'est le cas de le dire !
Severus referma les rideaux pour leur cacher la vue de son torse encore nu. Un pugilat commença aussitôt pour savoir qui aurait l'honneur de regarder entre les pans de tissus. Enfin, cela contribuerait à créer des liens entre collègues de plaisirs…
Il remit la chemise empruntée, épousseta sa manche, lissa une mèche rebelle et s'éloigna paisiblement.
Ce fut à cet instant que, avec un terrible craquement, la grande salle accueillit une nouvelle occupante. Éberlué, Severus vit que l'une des Poufs, dans sa grande intelligence, avait décidé de réfléchir au problème et de passer par une autre entrée.
- Me voilà, Severus ! s'écria une jeune femme par trop familière. Tout va bien, professeur ? Nous étions très inquiètes suite à votre évanouissement.
Au bord de la migraine, Severus se pinça l'arrête du nez.
- Que faites-vous là ? Comment êtes-vous entrée ?
- Par le garage, évidemment, il n'est jamais barré, répondit-elle en souriant de toutes ses dents.
Severus se promit de lancer un sort de mémoire sur la maîtresse des lieux dès qu'il remettrait la main sur sa…
… sa baguette… Diantre ! Où était-elle passée ? Le Maître des Potions se remémora la scène précédente. La Québécoise s'était servie de ses deux mains pour les mettre sur son… enfin… ce qui signifiait qu'elle avait dû la déposer quelque part avant de…
Il jeta un regard affolé sur le sol, mais… rien… nulle trace d'un quelconque bout de bois (bien qu'il y ait une multitude d'autres objets intéressants qu'il serait futile de nommer ici). Ses yeux furent attirés par la piscine, au-delà du groupe qui avait l'air d'apprécier une bonne bagarre, où flottait sagement une forme sombre… et dans la poche arrière du pantalon de cette forme qui, tout compte fait, était humaine…
Sa baguette ! Cassée en deux !!
Pendant que Severus se lamentait misérablement sur la perte du seul souvenir qu'il avait de sa mère, Imajica saluait la nouvelle venue.
- Sioban ! Voudrais-tu détacher mes liens, s'il te plait ? J'aimerais bien le faire moi-même, mais selon les plus strictes lois de la génétique, une humaine ne peut avoir que deux bras…
- Encore là, Imajica ? Pas question que je te libère ! Tu pourrais en profiter pour me voler ma proie, et j'ai encore des sévices à tester…
- Oh, une séance de torture ? Chouette ! Je vais pouvoir y assister !
Severus, après un dernier soupir contenu, allait se retourner vers les jeunes filles qui bavardaient agréablement des meilleures techniques de maniement du fouet, lorsque quelque chose attira son attention. Il entendait des exclamations variées en provenance de l'extérieur.
Par vitre interposée, il assista à la finale de la bagarre : Louve maussade, Lorelei furibonde, Mag déçue, Fumseck épuisée et quelques autres qui arboraient un air plutôt surpris. On leur avait pourtant assuré que les « Poufs » gagnaient toujours. Encore une arnaque à l'embauche.
Seule Meish, dans la piscine, n'avait pas remué un orteil. Depuis le temps, elle devait bien être violette, et c'était aussi le mot, songea Severus. Voilà ce que l'on gagne à tenter de remporter le record du monde d'apnée en profondeur…
Severus devait une fière chandelle à Imajica, en fin de compte. Sa bave machiavélique avait eu des conséquences inattendues. Il irait lui porterait des oranges chez le Seigneur des Ténèbres, pour la peine, lorsqu'il sortirait de ce guêpier.
Il se retourna au moment où il sentit quelque chose de froid se refermer sur son poignet. Quelque chose qui ressemblait cruellement… à des menottes.
- Que croyez-vous être en train de faire, Miss ? interrogea sèchement Severus.
- Mais je vous menotte, mon cher… il est hors de question que je vous laisse me glisser entre les brettelles ! dit Sioban qui faisait justement glisser la sienne.
Elle installa sa proie contre le mur, sans que celui-ci ne se débatte, tétanisé de surprise. Il avait complètement oublié que la dame était elle aussi une « Obsédée des Fellations Snapiennes »…
- Et j'ai pensé que nous pourrions fêter notre rencontre seuls à seuls… susurra-t-elle, un grand sourire aux lèvres.
Sioban, telle une Grande Folle, avança en ondulant des hanches.
À Suivre…
