Auteur : Laurtess97
Série : Twilight
Titre : Le temps d'une vie
Genre : Romance/Family
Rating : K
Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer… exceptés ceux n'ayant pas pris place dans les romans de la saga… Pour ceux-là, le mérite me revient :)
Chapitre 10 : Avoir une famille
J'ouvre les yeux lentement, entendant des petits pleurs à côté de moi. Je me lève et vais chercher Amber, qui a les yeux pleins de larmes. Je la berce un peu et retourne dans mon lit d'hôpital. Je soulève mon T-shirt et installe ma fille pour qu'elle puisse téter un peu. Je l'observe tranquillement, les yeux larmoyants en pensant que j'avais fabriqué cette petite merveille ainsi que sa sœur.
Elle finit de boire et je regarde l'heure. Il est seulement une heure du matin. Je vais recoucher ma princesse et me réinstalle pour dormir.
OooOooO
Je me réveille avec une main sur mon épaule et un baiser sur mes lèvres. Emmett tient Beverly dans son bras gauche et me la tend.
-Je les ai changées de couches, mais Beverly a faim. Je suis désolé de te réveiller, ma belle…
Je me rassois et l'installe pour l'allaiter. Il est deux heures… J'ai déjà l'impression que ma nuit sera courte.
-Em… tu te rends compte que c'est nous qui avons créé ces petites merveilles ?
-À chaque fois, je me demande comment on a fait pour avoir de si belles filles… Elles sont parfaites !
-Elles ont tes yeux, c'est ce que je voulais… Elles ont les yeux qui me font rire et tomber de plus en plus amoureuse de toi chaque jour.
Il vient s'assoir à côté de moi et j'appuie ma tête contre son épaule. Je commence à m'endormir quand je sens que ma fille a terminé de téter. Je la recouche, non sans l'avoir embrassé une dernière fois avant de la déposer doucement. Elle et sa sœur sont parfaitement identiques, jusqu'à leur position en dormant. Leurs petites mains sont au-dessus de leur tête et elles ont le visage tourné vers celui de leur jumelle.
Je retourne me coucher avec mon fiancé et je me blottie dans ses bras. Je me rendors rapidement, gardant ma main dans la sienne.
OooOooO
Mes yeux s'ouvrent une nouvelle fois vers quatre heures du matin. Aucun bruit de bébé, mon amoureux dort toujours. Je me lève afin de vérifier que tout va bien. Mes deux filles dorment encore. Je pose mes mains délicatement sur leur bedon pour vérifier qu'elles respirent toujours. Ils montent et descendent en rythme, toujours en même temps. Je replace leurs couvertures et approche une chaise du petit lit. Je continue de les regarder jusqu'à ce qu'un infirmier ne vienne voir si j'avais besoin de quelque chose. Je lui réponds que tout va bien, que je m'étais réveillée et que je regardais mes filles dormir.
Alors que je baisse les yeux vers mes filles, Beverly se réveille et ses yeux se remplissent immédiatement de larmes. Je me dépêche de la prendre dans mes bras avant qu'elle ne réveille sa sœur. Je la cajole un peu et, quand elle commence à pleurnicher pour de bon, je m'installe pour l'allaiter. Amber continue de dormir paisiblement pendant que sa sœur boit.
Je les regarde toutes les deux, elles ressemblent à leur père, mais ont mon nez et ma bouche. Je me penche vers Amber, qui ouvre lentement ses yeux. Je la prends contre moi et l'installe pour l'allaiter elle aussi. Beverly finit avant sa sœur, et une odeur nauséabonde commence à se répandre autour des bébés et moi. Je me penche vers Amber, qui sent le petit bébé tout propre. Je sens Beverly…
-Emmett, réveille-toi…
Il ouvre les yeux, puis, un sourire se dessine sur ses lèvres.
-Bon matin Rosie. Qu'est-ce qui se passe ?
-Beverly a fait caca et je suis en train d'allaiter Amber… Pourrais-tu la changer s'il te plait ?
Mon amoureux se lève et vient prendre sa fille. Il plisse le nez en sentant sa fille. Il change sa couche et l'embrasse sur le front.
-Rosie, où est-ce qu'on a mis les pyjamas propres ?
-Dans le sac rose, ceux de Beverly sont à droite. Mets-lui le pyjama rose avec des fleurs, s'il te plait.
Il rhabille notre fille et marche avec elle un peu jusqu'à ce qu'elle se rendorme. Amber finit de boire et je vais changer sa couche. Elle ne nous a pas fait le même cadeau que sa sœur, heureusement. Emmett la prend dans ses bras et je retourne me coucher. Avant de me rendormir, je regarde l'heure : cinq heures trente.
-Dors un peu ma belle. Je vais leur dire de te laisser dormir si tu es encore couchée à sept heures.
La dernière vision que j'ai avant de fermer pour de bon les paupières et celle de mon fiancé embrassant le front d'Amber.
OooOooO
-Bonjour, je viens porter le plateau de Mlle Cullen…
-Je vais prendre son plateau, elle dort depuis seulement une heure et demi, je lui ai promis de la laisser dormir…
-Non, c'est bon Emmett, je vais déjeuner un peu.
Il vient me voir avec le plateau et le pose devant moi. Je l'embrasse tandis qu'il est toujours penché au-dessus de la table.
-Bon matin mon amour…
-Bon matin ma Rosie. Est-ce que tu as bien dormi ?
-Oui, je suis encore un peu fatiguée, mais je vais bien mieux qu'hier soir. Toi ?
-J'ai beaucoup plus dormi que toi les deux derniers jours, c'est à toi de te reposer. Et puis, on va rester ensemble toute la journée. Avec tout ce qui s'est passé hier, j'avais oublié quel jour on était…
-…
-Nos filles sont nées le jour de Pâques. On est en congé aujourd'hui. Donc mes sœurs vont arriver dans quelques minutes avec Edward.
Au moment où il prononce ces mots, je vois arriver Alice et Jasper, main dans la main.
-Bon matin !
Emmett leur fait signe de baisser le ton, et montre nos filles, bien endormies. Jasper vient me prendre dans ses bras et Alice va directement vois les jumelles.
-Je suis vraiment très content pour toi, petite sœur… Je savais que tu serais capable, mais je n'aurais pas cru que tu serais aussi forte et aussi courageuse… Je suis vraiment fier de toi… Comment vas-tu ? Est-ce que tu te sens mieux ? Est-ce que tu es fatiguée ?
-Jazz… je vais bien. Je suis maman, je ne peux pas être plus heureuse. Et je me sens déjà mieux qu'hier. Ce qui compte, c'est que mes filles vont bien et qu'elles sont en santé. Elles n'ont pas eu besoin d'être en couveuse. Je ne pensais pas qu'elles seraient aussi parfaites… Et Emmett m'a aidé cette nuit. J'ai pu dormir au moins dix heures. Je vais vite récupérer et j'ai hâte d'aller magasiner avec mes filles, Alice et Bella. Toi, est-ce que tu as bien dormi ?
Il hoche lentement la tête. Emmett et sa sœur sortent un peu avec les bébés, me laissant seule avec mon frère.
-Jasper, qu'est-ce qui ne va pas ? Je sais que tu n'es pas bien. Qu'est-ce qui se passe ?
-J'ai tellement eu peur hier, Rosie. J'ai eu peur que tu meurs… J'ai cru que je ne te reverrais plus, que c'était fini. Tu criais tellement fort… Et Alice ne comprend pas, elle ne peut pas comprendre. Elle n'a pas vu Bella dans cet état. Et toute la nuit, je me suis dit que je t'avais laissé tomber pendant ta grossesse.
-Jasper, tu as fait tout ce que tu pouvais. Emmett aussi, Alice et Bella aussi. Esmée et papa aussi… Et je ne pourrai jamais assez tous vous remercier pour ce que vous avez fait pour moi. Je n'ai pas toujours été facile à gérer avec mes crises de larmes, mes nausées et tous mes problèmes de santé… Tu ne peux pas comprendre à quel point vous m'avez aidé à passer à travers tout ça…
-Mais…
-Ce qu'il te reste à faire, c'est d'aimer mes filles et de les chouchouter. Tu n'es pas leur père, c'est Emmett, et je suis leur mère. Je dois m'en occuper. Tu es l'oncle de Beverly et le parrain d'Amber. Et tout ce que tu peux faire pour nous aider, Em et moi, c'est de t'occuper d'elles quand on a besoin de prendre une douche, de manger…
-Je vais tout faire, Rosie. Tu es ma jumelle, je ferais tout pour t'aider.
Emmett, nous voyant nous serrer dans nos bras, revient avec sa sœur. Je m'assois plus confortablement et prend mes filles dans mes bras, embrassant mon fiancé au passage.
-Est-ce que vous voulez les prendre ?
Jasper prend Amber le plus délicatement possible et Alice refuse.
-Pourquoi ? Tu as peur ?
-Non, mais je viens de me promener avec Beverly dans les bras et c'est tout de même ta fille. Je te laisse la garder dans tes bras un peu, avant que Bella et Edward rappliquent.
Je caresse les doux cheveux noirs et passe mon doigt sur le bout de son nez. Jasper a les yeux rivés dans ceux de sa filleule, identiques aux siens. Alice regarde son petit-ami, un sourire se dessinant lentement sur ses lèvres.
Les paupières de Beverly s'ouvrent et ses yeux se remplissent de larmes, Je m'installe pour l'allaiter et Emmett tend les bras vers Jasper.
-Pourquoi, elle ne pleure même pas…
-On a décidé qu'elles boiraient en même temps, pour qu'elles vivent sur les mêmes horaires.
Il la lui donne à contre cœur et je l'installe immédiatement contre mon sein. Pendant ce temps, Alice sort deux sacs de sa bourse et les tend à Emmett.
-Cadeaux de naissance… Le premier est pour Beverly et le second est pour Amber.
Dans les deux sacs se trouvent les mêmes choses, mais dans l'un, tout est rose et dans l'autre, tout est mauve. J'embrasse Alice et mon frère et Emmett fait de même.
-On va repasser demain, j'ai promis à Esmée de l'aider à enlever les décorations de Pâques…
Je salue Jazz et Alice. Ils repartent, main dans la main.
Un médecin entre immédiatement après leur sortie.
-Bonjour Mlle. Cullen, M. Swan… Avez-vous passé une bonne nuit ?
-J'ai passé une partie de la nuit éveillée à allaiter les jumelles, mais somme toute, elle était bonne.
-Est-ce qu'elles tètent bien ?
-Oui, à mon avis. Est-ce qu'elles sortiront bientôt ?
-Au cours de la semaine, très certainement. Je dirais environ mercredi ou jeudi. Elles ont un bon poids, pour des prématurées, mais je préfère ne pas prendre de chances. Vous pouvez sortir aujourd'hui, mais je vous recommande de rester avec vos filles jusqu'à leur sortie.
-C'est d'accord. Mais est-ce que mes filles vont bien ? Est-ce qu'elles sont malades ?
-Non, elles vont très bien, elles sont grosses pour des jumelles prématurées. Je devrais repasser au cours de la journée pour les réexaminer. Jusqu'à maintenant, tout va bien pour elles, ne vous inquiétez pas.
Il ressort après avoir serré ma main ainsi que celle d'Emmett. Amber cesse de téter et je la donne à Emmett. Il la berce un peu, se promenant avec elle dans la pièce. Dès que Beverly arrête elle aussi de téter, je me lève et me promène un peu avec mon fiancé dans le couloir. On rencontre Bree.
-Salut Rosalie, comment ça va ce matin ?
-Bien, et toi ?
-Plutôt bien. Amber et Beverly vont bien ?
-Très, selon le médecin, on devrait sortir jeudi. Je voudrais savoir… Quand est-ce qu'on pourra aller se promener dehors avec elles ?
-Il y a une véranda au bout de l'aile mère-enfant. Si vous voulez y aller, vous pouvez. Mais vous êtes mieux de les mettre dans une écharpe de portage. Vous les avez amenées ?
-Oui ! Esmée les a apportées hier soir. Merci Bree.
-Si tu as une autre question, je suis là.
On retourne dans la chambre. Je me mets un pantalon de yoga et une chemise grise. Emmett sort pendant ce temps-là les deux écharpes de portages. La mienne est grise avec des fines rayures blanches et turquoises et celle d'Emmett est grise, mais avec des rayures noires et vertes. Les deux sont unisexes, pour qu'on puisse les utiliser plus tard si on a d'autres enfants.
On installe nos petites princesses et on part vers la véranda. Quelle n'est pas notre surprise quand on voit toute notre famille réunie à l'intérieur, avec Angela, Ben et Tanya. On va tous les voir un par un, puis, ils se tassent tous. Derrière eux se trouve une table, sur laquelle repose une seule enveloppe.
Je m'en approche avec mon fiancé. Il l'ouvre et me tend la carte après l'avoir lu.
Félicitation à tous les deux pour la naissance de vos jumelles.
Un cadeau vous attend dans le stationnement de l'hôpital. Je vous laisse deviner ce que c'est.
Vous le découvrirez quand vous serez tous prêt à sortir d'ici…
On vous aime très fort,
Alice, Jasper, Carlisle, Charlie, Esmée, Bella, Edward, Angela, Ben, Tanya
Mon père nous tend les mains, les deux poings fermés. J'avance la main vers sa main gauche et Emmett, vers la droite. Quand il dépose les cadeaux, je regarde mon amoureux, bouche bée.
Toute la famille nous a donné une voiture… Une voiture juste pour nous deux. Je m'empresse d'aller serrer tout le monde dans mes bras et mon fiancé fait de même.
Tout notre entourage s'extasie devant mes petites princesses. Je caresse délicatement la tête de Beverly pendant son sommeil. En allant m'installer dans l'un des fauteuils face à la grande baie vitrée, je sens une main se poser sur mon épaule. Tanya vient s'assoir à côté de moi.
-Elles sont vraiment belles… Ça me fait tout drôle de te voir maman…
-Ça me fait encore drôle, mais ce sont mes filles et je les adore déjà. Je sais que je dois être une bonne mère.
-J'ai de la difficulté à m'imaginer avec un enfant dans six mois.
Je regarde son ventre en souriant. Le chandail qu'elle porte est assez près du corps. On commence à peine à voir une bosse sur son ventre. Moi, à douze semaines, j'avais déjà un ventre assez proéminent. Ça me manque un peu d'avoir mon gros ventre, mais au moins, maintenant, j'ai deux petites princesses…
-J'avais de la difficulté à m'imaginer maman à seize ans, mais maintenant que mes filles sont là, je trouve ça presque naturel de m'occuper d'elle. Ça fait trente semaines que je me prépare à leur arrivée. Tu verras, c'est tellement bien de savoir que tu as fait un enfant à partir de rien…
-Je pense que je vais avoir un garçon. J'aimerais bien que ça soit une fille, mais je crois que le premier sera un garçon.
Je pose sa main sur son tout petit bedon et Tanya caresse la tête de Beverly. On reste ainsi un moment, jusqu'à ce qu'Angela vienne me voir. Ma cousine se relève et va voir mon père et mon jumeau.
-Je viens d'aller voir Amber… Elles sont tellement grosses comparées à Leo et Yan… Mais en même temps, elles sont minuscules ! Comment tu te sens ?
-C'est tellement merveilleux ! Je comprends ce que tu disais en parlant de tes fils… Elles sont plus importantes que ma propre vie…
-Est-ce que tu as bien dormi ?
-Je n'ai pas trop dormi, elles n'étaient pas sur le même horaire, mais il parait que ça va se placer dans le premier mois. Je les ai regardées dormir une partie de la nuit.
-J'adore ça, ils ont l'air tellement tranquilles ! Jamais je n'aurais cru que regarder mes fils dormir me rendrait aussi calme… C'est relaxant…
On reste assise ensemble un quart d'heures à parler des joies de la maternité, jusqu'à ce qu'elle doive partir, car elle doit allaiter ses jumeaux bientôt. Je l'embrasse et fais de même à Ben.
-Rosie, tu veux bien remonter dans la chambre. Je crois qu'il te faut du sommeil et que les jumelles doivent dormir elles aussi. Je viens te rejoindre dans une heure ou deux. Je vais aller nous chercher des vêtements. Alice m'a fait une liste.
-D'accord. Mais fais vite. N'oublie pas ma chemise noire et mon débardeur blanc. Et aussi…
-Je sais, tu veux porter tes pantalons noirs et ta chemise fuchsia pour le retour à la maison. Et tu veux que je te rapporte cinq paires de sous-vêtements assortis. Et la pile de pyjamas sur la commode. Et les pyjamas qu'on avait achetés pour leur première semaine.
-Tu es un amour !
Il m'aide à sortir Beverly de l'écharpe et Esmée vient me rejoindre. Elle prend Amber et m'aide à installer sa jumelle contre mon épaule. J'embrasse tendrement mon fiancé et salue tout le monde qui est venu rencontrer les bébés.
Je retourne dans la chambre en compagnie de ma belle-mère. On installe mes filles dans le petit lit et elles se prennent la main dans leur sommeil. Les larmes me montent aux yeux en voyant leur complicité.
Je me réinstalle dans le lit d'hôpital et Esmée s'assoit à côté de moi.
-Comment ça va ce matin ?
-Bien, je suis un peu fatiguée, mais c'est normal. Les filles ont dormi à intermittence, mais ont bien bu. Toi ?
-Bien… ça me fait tout drôle de dire que je suis grand-mère. Elles sont encore toutes petites… Mais moi, je veux savoir comment toi, tu te sens. Pas en tant que maman d'Amber et Beverly. En tant que Rosalie Cullen, seize ans.
-Je suis fatiguée. Je suis heureuse. J'ai peur… Je ne sais pas… Mais je suis contente d'être maman. Et j'aime mes filles. J'adore les regarder, les cajoler…Et j'adore regarder Emmett agir avec ses filles.
-Alors tu te sens bien ?
-Oui. Super bien. Mais je suis vraiment fatiguée. On dirait que mon corps veut me lâcher, même si je fais tout pour garder les yeux ouverts.
-Je vais te laisser dormir. Est-ce que tu as besoin de quelque chose à la maison que tu as oublié de dire à Emmett ?
-Non… Merci d'avoir organisé ça pour nous. Je t'aime…
-Moi aussi, ma belle. J'ai hâte que tu rentres à la maison avec mes petites-filles.
Elle me sert dans ses bras et caresse le petit nez de mes filles. J'attends qu'elle soit sortie de la pièce pour prendre le carnet.
Bonjour mes belles petites puces,
Vous êtes nées hier. Je suis tellement contente d'enfin pouvoir vous prendre dans mes bras. Vous êtes magnifiques, des vraies petites poupées. Il parait que vous me ressemblez beaucoup. Moi, je trouve que vous ressemblez aussi à votre papa.
Vous avez déjà l'air de vous adorer. En ce moment, vous dormez, l'une contre l'autre. Beverly, tu as glissé ta main dans celle d'Amber dans ton sommeil. C'était tellement mignon…
Je suis vraiment très fatiguée, mais aussi tellement heureuse de vous avoir. Vous êtes toutes petites. Amber, tu pèses seulement 2,340 kg et toi, Beverly, tu en pèses 2,490. Vous êtes nées sur l'heure du diner.
Je dois me coucher avant que papa ne revienne…
Je vous aime beaucoup mes petites princesses,
Maman
1er avril 2013
Je me couche et profite du fait que personne n'est là pour venir me déranger.
OooOooO
Je sens une multitude de baisers se poser dans mon cou. J'entrouvre les yeux et aperçois mon fiancé penché sur moi. Je dépose mes lèvres délicatement sur ses lèvres et passe mes bras autour de son cou.
-Alors, ma Rosie, tu as bien dormi ?
-Super bien tu veux dire. Ça fait combien de temps que je suis couchée ?
-Environ trois heures. Les filles vont bientôt se réveiller. Elles bougent un peu dans leur sommeil, ça veut dire que leur dodo est presque terminé.
Au moment où mon amoureux dit ça, mes deux filles se réveillent et commencent à pleurer. Je m'assois et défais ma chemise. Emmett installe les jumelles contre ma poitrine et elles commencent toutes deux à téter.
-Tu as rapporté tout ce que je t'avais demandé de la maison ?
-Oui. Je t'ai pris ton ordinateur et tes cahiers si tu veux faire quelques devoirs à l'hôpital.
-Merci Emmett, tu es un amour…
-Je t'ai aussi pris à déjeuner. Je l'ai mis dans la glacière au pied de ton lit.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Devine… c'est la chose qu'on a mangé pendant notre première sortie…
-Une salade césar avec des carrés au citron ! Tu t'en souviens ?
-Oui… avec un peu d'aide de ton… non, laisse…
-Avec quoi, Emmett ?!
-J'ai retrouvé ton journal intime de quand tu avais treize ans… et c'était écrit sur la première page…
-TU AS LU MON JOURNAL !
Mes deux petites puces ouvrent leurs yeux rapidement et ils commencent à se remplir de larmes…
-Tout va bien, mes amours… maman est juste surprise… tout va bien. Ne pleurez pas… Maman est contente que vous soyez là. Maman vous aime…
Elles referment leurs paupières et recommencent à s'abreuver. Emmett s'assoit à côté de moi avec mon diner. Il pique un peu de salade avec la fourchette et l'approche de ma bouche… Il me fait manger, puisque j'ai les deux bébés dans les bras.
-Alors, elle est bonne, ta salade ?
-Merci, tu es vraiment adorable… Mais ne retouche plus jamais à mon journal intime. Tu comprends… j'écris encore parfois dedans. Et c'est personnel…
-Je suis vraiment désolé, Rosie… je pensais qu'il était sous notre lit parce que tu l'avais oublié là… et quand j'ai vu le carnet, je me suis demandé ce que c'était… Je m'excuse d'avoir lu tes choses. Mais quand j'ai réalisé ce que c'était… j'en avais déjà lu une page… Et je me suis dit que si tu te souvenais encore de ce souper… je devais te le faire…
-C'est oublié, Emmett. Après tout ce que tu as fait pour moi… tu peux le lire. Mais n'en parle à personne. S'il te plait… Il y a trop de choses personnelles. Et j'étais jeune…
-Je ne lirai pas. C'est ton jardin secret. On habite ensemble et tu n'as que seize ans… Et on a deux filles. J'ai mon espace et tu as le tien.
Il continue à me faire manger, comme s'il se pratiquait pour ses filles. Amber cesse peu à peu de téter. Sa sœur l'imite, quelques secondes après. Je me lève doucement et me promène avec mes deux filles dans les bras. Emmett me suis et on s'installe pour laver.
Je le laisse prendre Amber et une infirmière vient nous expliquer comment les laver. Emmett le sait déjà, mais je suis contente qu'elle me l'explique. On déshabille doucement les jumelles, qui chignent un peu.
-Vous avez remarqué ? Ce sont des jumelles miroirs ! Regardez ce petit grain de beauté à droit, sur le ventre de Beverly… Il est sur le côté gauche d'Amber.
-Oh… je n'avais pas encore remarqué ! dit Emmett.
-Je n'étais pas certaine… Leurs cheveux se séparent naturellement l'une à droite, l'autre à gauche… Et elles ont toutes les deux trois grains de beautés sur les côtes, mais encore une fois en miroir…
-Tu l'avais remarqué ?
Je souris en regardant mon fiancé. J'avais remarqué ces différences cette nuit, pendant que je les changeais de couches. On continue de laver nos filles et l'infirmière prend les deux petits pyjamas qu'on avait laissés sur le lit. Sur l'un est écrit Just born et sur l'autre, New baby. On termine de les habiller et on se retrouve seuls tous les quatre.
On cajole un peu nos petites poupées et elles s'endorment rapidement. Je les installe dans le petit lit et retourne m'assoir avec mon fiancé.
-Elles sont vraiment belles…
-Rosie… juste pour être certain… Amber est à gauche ?
-Toujours, parce que son nom commence par la lettre A. C'est la meilleure méthode que j'ai trouvé pour les différencier quand elles dorment.
-Quand elles sont éveillées, c'est plus facile car elles ont des façons différentes de pleurer et de nous regarder. Et puis… Beverly a déjà l'air d'être une petite fille à sa maman…
-Et Amber, une petite fille à son papa…
Il m'embrasse et on se couche l'un contre l'autre, dans mon lit d'hôpital.
-Qu'est-ce qu'on va faire pour nos études ? Je recommence demain les cours et je ne pourrai prendre qu'un jour de congé scolaire par semaine. Et toi… Je veux que tu puisses terminer tes études, que tu puisses te trouver un travail plus tard. Je ne veux pas que notre manque de vigilance t'empêche d'avoir une vie accomplie…
-Je ne sais pas ce que je vais faire. Je n'ai pas envie de laisser nos filles seules à la maison, mais je veux avoir mon diplôme… C'est important pour moi… Est-ce que tu crois que je pourrais aller à l'école le vendredi et le mercredi après-midi… Ou je pourrais suivre les cours par correspondance. Mais ça coute cher…
-Parles-en à ton père. Moi, à mon avis, tu peux faire ce que tu décides. Et je suis certain que ton père dira la même chose.
-Alors il ne m'en voudra pas de suivre des cours par correspondance ? Comme ça, dès que les filles dormiront, je pourrai travailler et même chose pour les fin de semaine… Tu crois que mon père acceptera ?
Mon père entre dans la pièce.
-Non, je ne t'en voudrais pas. Je crois même que c'est une très bonne idée. En plus, tu pourras rester avec tes filles pendant toutes les journées et nous, on va pouvoir s'en occuper le soir. Je trouve que c'est mieux pour elles que leur mère reste avec elles pendant leurs premiers mois. C'est ce que j'aurais voulu pour vous…
Papa vient me serrer dans ses bras, et toute la famille vient nous rejoindre. Les filles et Esmée viennent s'assoir sur le lit et les garçons, mon père et Emmett s'installent autour de nous.
-Alors, Rose, vous revenez quand ? demande Bella.
-Dans trois ou quatre jours… Ce n'est pas encore certain. Mais j'ai vraiment hâte de revenir avec elles ! Je m'ennuie déjà de la maison. Et ça ne fait que deux jours.
-Nous aussi on a hâte que vous soyez là ! Et on a hâte de pouvoir dorloter les pupuces ! dit Alice.
Edward se penche vers les jumelles et caresse leur front. Jasper passe son doigt sur leurs petites mains liées. On les regarde, tous les huit, alors qu'elles dorment à point fermé.
Toute la famille reste pendant une demi-heure, jusqu'à ce que le médecin n'entre et ne leur demande de quitter la pièce pour nous parler. On s'embrasse tous et on se salue. Mon docteur referme la porte, prend une chaise et s'installe à côté de mon lit.
-J'ai fait examiner vos filles tout à l'heure par un pédiatre spécialisé dans les cas de prématurés, puisque vous l'aviez accepté. Nous avons tous deux remarqué un léger manque de maturité dans les poumons l'Amber. Nous vous proposons de la garder pour une semaine environ afin que ses organes respiratoires puissent finir de se développer. Ainsi, vous pourriez repartir à la maison avec Beverly dès demain matin…
J'éclate en sanglots en imaginant mes deux filles séparées pour une semaine. Emmett me sert contre lui et pour la première fois, je me sens complètement découragée. Je ne sais pas quoi faire. Mon fiancé caresse mon dos et je sens ses larmes couler dans mon cou.
-Par contre, nous avons aussi remarqué que Beverly a du mal à réguler sa température. On vous propose donc de les garder toutes les deux à l'hôpital afin qu'elles ne soient pas séparées. Mais nous ne pouvons pas vous garder aussi, Mlle. Cullen. Vous allez devoir vous séparer de vos filles pendant la durée de leur hospitalisation.
-Est-ce qu'on va pouvoir venir les voir ?
-Les heures de visites sont de huit heures à vingt-deux heures, tous les jours. Vous pouvez venir tous les deux.
-Et pour l'allaitement ?
-Je vous propose de les allaiter le jour et de tirer votre lait pour la nuit. Ainsi, elles seraient déjà habituées à boire au biberon et M. Swan pourra vous aider la nuit.
Je regarde mon amoureux. On semble avoir pris tous les deux la même décision.
-C'est d'accord. Nos filles vont rester ici pour la durée du traitement. Mais quand est-ce que Rosalie va pouvoir sortir ?
-Dès ce soir si elle le veut. Sinon, ce sera avant huit heures demain matin.
-Je vais partir ce soir. Ce sera moins difficile que demain matin, car je sais que je serai bien reposée pour profiter de mes filles demain.
Le médecin quitte la chambre après m'avoir fait toutes ses recommandations. Je dois me reposer et bien manger pour reprendre des forces. Relations sexuelles interdites avant six semaines, ce qui semble déjà beaucoup déranger Emmett… Et surtout, il m'a proposé de revenir demain matin pour voir mes filles.
On prépare tous les deux mon sac et on embrasse nos filles. Je les change de pyjama et commence à pleurer alors qu'elles ouvrent leurs grands yeux. Je les allaite une dernière fois et on les cajole un peu avant qu'elles ne se rendorment.
-Je vais texter à ton père qu'on va rentrer ce soir… sans les filles…
-Je n'aurais jamais imaginé rentrer sans elles… J'ai toujours pensé qu'elles reviendraient avec nous… Pour toujours…
On les berce et les couche toutes les deux, Amber à gauche, Beverly à droite. On attend l'infirmière et on quitte la chambre, non sans avoir embrassé nos filles une dernière fois.
Le cœur gros, j'entre dans l'ascenseur et pleure contre l'épaule de mon fiancé.
-Dans une semaine, on va repartir avec elles… Je te le promets, Rosie…
Bonjour mes petites princesses,
Je viens de quitter l'hôpital… sans vous. J'ai le cœur gros en sachant que vous ne reviendrez pas tout de suite avec maman et papa…Amber, tes poumons ne sont pas assez formés, donc tu te fatigues vite. Et toi, Beverly, tu as de la difficulté à rester au chaud. Les médecins ont donc dû vous garder pour une semaine, afin qu'à la maison, quand vous allez revenir, vous soyez en bonne santé.
Je vais revenir avec grand-maman Esmée demain matin. Papa et grand-papa Carlisle vont venir nous rejoindre pour l'heure du souper.
Je m'ennuie déjà de vous et on vient juste de vous quitter.
Je vous adore,
Maman
1er avril 2013
