Chapitre 10 :
Zoe s'attèle à la tâche. Je la vois user du moindre prétexte pour entrer dans le bureau de la directrice. Je crois qu'elle est sur la bonne voie. Je remarque leurs regards complices qu'elles se lancent parfois au réfectoire ou lors d'une rencontre dans les couloirs.
Je dirais même qu'elles sont déjà passées à l'acte et ce bien plus vite que ce que je pensais. Moins d'une semaine après que Zoe ait accepté la proposition de Root, la voilà déjà dans les bras de Kara. Elles valent largement les adolescents de mon ancienne école.
Je le remarque aussi à Kara qui paraît plus souriante que les premiers jours. Zoe, je n'en parle carrément pas, elle rayonne. En même temps, cette nouvelle « aura » pourrait aussi être dû à sa grossesse.
Plus le temps passe et plus je me dis qu'elle va garder le bébé.
Et John dans tout ça ? Il ignore toujours l'existence de son futur bambin.
Tout ce que je sais pour le moment, c'est que durant l'attrapage de la perfide directrice par la fausse professeure sous hormones – le titre de ma nouvelle étude – il a été un peu mis de côté. Zoe n'ayant d'yeux que pour Kara, comme elle nous l'avait dit, argue auprès de lui son incapacité à gérer deux amants en même temps.
J'aimerais bien dire qu'il le prend mal, or, comme à son habitude, il est aussi expressif qu'une porte de prison.
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Les jours ont passé lentement dans une monotonie extraordinaire, mais c'est pour ce soir. Zoe a tout prévu, Root « part en voyage à Los Angeles » environ une heure avant que Kara ne vienne à la maison et moi... ben, je serai chez mon oncle Leon. En gros, ça veut dire que je vais faire une nouvelle partie de paintball à la station de métro.
Nous avons répété en fin d'après-midi le scénario de ce soir une dernière fois.
Je suis dégoûtée parce qu'en attendant dix-neuf heures, moment fatidique où Root découvrira l'infidélité de sa femme, je me retrouve à faire l'arbitre. Ma mère qui était censée être à l'aéroport s'est dit qu'elle pouvait bien patienter à la station de métro avec nous et m'a piqué la place dans l'équipe de Shaw.
Root m'a promis de se faire pardonner pour cette usurpation de dernière minute, avec l'achat certain d'un véhicule en fin de semaine.
Étonnement, le fait de savoir que je vais hérité d'une voiture haut de gamme ne me fait ni chaud ni froid.
Shaw, elle, m'a regardée bouder et a précisé que je ferai un bon arbitre, vu que je suis incapable – du moins pour le moment a-t-elle jugé bon de préciser – de tenir correctement une arme, même fausse.
Bref, les deux foldingues ensemble, ont, bien entendu, écrasé les hommes.
En ce qui me concerne, je fais toujours la tête pendant que nous nous rendons à l'appartement. Root toute heureuse commente la partie et l'incompétence de Leon :
– Vraiment, il aurait dû savoir que prendre Bear en otage énerverait encore plus Shaw et qu'elle n'en ferait qu'une bouchée... Et puis John qui a essayé de lui venir en aide, comment n'a-t-il pas senti que nous n'attendions que ça pour les anéantir ?!
Root n'a pas l'air de s'offusquer que je ne lui réponde pas, elle continue ses inepties jusqu'à la porte d'entrée puis finit par se taire, redescendant un peu sur Terre.
Elle a ses affaires avec elle, une valise que je tire en la suivant dans l'entrée en direction du salon. La justification de sa présence aux amantes éperdues, sera que son vol a été annulé et qu'elle a décidé de prendre l'avion le lendemain, me récupérant au passage chez son frère Leon.
Nous avons vite compris que quelque chose n'allait pas. À la place de gémissements ou de cris bien spécifiques, le silence règne dans le salon. Nous nous regardons et décidons d'un comme un accord de vérifier toutes les pièces, chacune de notre côté.
Nous nous retrouvons près des canapés, bredouilles. Root décide d'appeler le portable de Zoe. La sonnerie nous parvient, étouffée, par le coussin d'un des sofas posé dessus.
Root tente d'en savoir plus auprès de la Machine qui l'informe qu'elle ne sait pas où Zoe se trouve.
Elle a disparu.
Ou plutôt, le fait qu'elle ne soit pas là, signifie qu'une chose... Kara l'a enlevée.
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Un peu plus de deux jours, nous savons que c'est le moment où Samaritain va se faire prendre à son propre jeu et mourir face à la Machine.
Root et sa Déesse ont décidé d'accélérer les choses. À défaut de se faire capturer en voulant dissimuler Zoe et moi à Samaritain, la Machine sera faite prisonnière en essayant de la retrouver.
La voilà donc enfermée depuis bientôt vingt-quatre heures et toujours aucun signe de Zoe.
Je suis à fleur de peau, là sur cette chaise, dans la station de métro, envoyant une balle de tennis au loin pour que Bear me la rapporte.
Et forcément, c'est maintenant que Shaw vient me voir. Disons plutôt, elle traîne une chaise à mes côtés et s'assoit sans un mot, accueillant souriante Bear qui revient et jappe comme un fou à ses encouragements et caresses.
Moi, je croise les bras et fais la tête.
Après plusieurs minutes de ce silence pesant, Bear nous ayant abandonné – parti manger sa pâtée – elle me tend quelque chose. Je reconnais la médaille que je lui avais donné lors de nos adieux devant mon école, il y a un an.
Elle se met à parler doucement tout en regardant ses chaussures et je tends l'oreille pour mieux l'entendre.
– Gen, ta médaille, je l'ai tout le temps gardé avec moi. Si je ne suis pas venue te voir, c'était pour te protéger, pour ne pas que Samaritain puisse te retrouver... Sache que tu as toujours été là, à travers ce bout de ferraille. Chaque jour, ton ordre de Lénine restait à mes côtés et peu importait l'endroit où je me trouvais... Un jour, il y a un type dans un bar qui m'a vu la regarder. Il s'est approché et s'est moqué de moi. J'ai failli le tuer, il s'en est tiré simplement parce qu'Harold m'a appelé pour me dire que John m'attendais pour que je l'aide sur un nouveau numéro. Ça m'a ramené au présent et je l'ai laissé sur le sol du bar à moitié mourant... Je crois, que depuis six mois, il est en rééducation... Autre chose, Gen, j'ai essayé de suivre ton conseil, d'écouter ces voix à l'intérieure de moi. Ce n'est pas facile... Je pense que j'entends parfois des chuchotements, c'est lent, pourtant j'ai remarqué que le volume s'intensifie petit à petit... Je t'ai peut-être laissé physiquement dans cette école, mais je ne t'ai jamais quitté...
Elle se lève et s'éloigne sans un mot. Après quelques instants – le temps qu'il me faut pour digérer, ou du moins comprendre toutes les subtilités de sa déclaration – je me lève à mon tour et me précipite vers elle, l'enlaçant sans ménagement. Shaw me rend mon étreinte.
On se fiche toutes les deux éperdument de savoir si quelqu'un nous voit.
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Deuxième jour sans nouvelles de Zoe. La copie de la Machine inonde tous les réseaux et cela rend « fou » Samaritain, Root nous le confirme.
Troisième jour, toujours pas de Zoe, mais c'est officiel Samaritain est mort. Plus de trace du Big S nulle part.
On a gagné et on a perdu un soldat valeureux.
Je ne veux plus retenir mes larmes, ça ne sert à rien.
Assise dans la rame du métro, seule à parler avec notre chère I.A, je me morfonds. Root, Shaw, John la cherchent désespérément, la Machine a eu une piste et les a envoyé dans le Montana.
Je lève les yeux vers la porte, m'attendant à voir Leon qui nous rapporte à manger et... Zoe se dresse en haut des marches, me regardant avec soulagement, Kara sérieuse et visiblement blessée, se trouve derrière elle...
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Kara est enfermée dans ce qu'ils appellent tous la « deuxième cage de Faraday ». D'après ce que j'ai compris, il s'agit d'une copie d'une cage qui existait déjà dans une bibliothèque, leur ancienne planque avant la station de métro, d'où le mot « deuxième ».
C'est mon tour de garde. Je la surveille. Ma « directrice » ne semble pas apeurée d'être prisonnière, seulement légèrement ennuyée.
Il n'a pas fallu plus de vingt minutes après leur arrivée pour voir apparaître tout le monde. Apparemment, la Machine les a prévenu du retour de « la fille prodigue », elle ne m'a rien dit à moi car c'était une « surprise ».
Merde ! Entre l'autre timbrée qui vient de m'offrir une BMW et l'ordinateur super nova qui s'amuse avec mes sentiments, ce sont les montagnes russes ici.
« Les montagnes russes »... D'accord, je ne dis plus rien.
Zoe nous a tout racontée. Kara a bel et bien vu la photo de John et a décidé d'agir, elle a enlevé Zoe pour la livrer à Samaritain, brisant par ce biais le petit cœur de sa nouvelle conquête.
Elle l'a laissée aux mains du « vice-président de l'empire de Samaritain » un dénommé Greer, pendant deux bonnes heures, puis est revenue récupérer « la femme de sa vie », comprenant son erreur, et tuant au passage le lieutenant de la bande, un certain Lambert. Durant l'altercation, le fameux Greer a réussi à s'échapper, blessant Kara d'une balle dans la jambe.
Elles se sont, ensuite, cachées, restant invisibles, tout le long de l'agonie de Samaritain, et après avoir découvert sa mort, Zoe a essayé de contacter la Machine qui les a aidée à venir à la station.
Sameen a soigné Kara, qui se l'était déjà joué Docteur Queen femme médecin avec un couteau, et avait réussi à extraire la balle. Arrachant, par la même occasion, quelques lambeaux de muscles – un véritable travail de boucher d'après Shaw– bien qu'elle ait avoué que ce n'était pas évident vu l'endroit où était logée la balle de réussir sans être médecin. Kara a même provoqué, par cette chirurgie improvisée, une méchante infection et une fièvre continue qui nous a permis de la maintenir sans problème et de l'enfermer.
Kara a déliré à cause d'un début de septicémie quasiment toute une semaine. Zoe en était malade.
Personne ne veut lui faire confiance, sauf Zoe, évidemment qui lui a tout pardonné.
Greer n'a pas eu le temps de commencer la moindre torture avec elle nous a-t-elle dévoilé, sauf, si on estime que prendre une tasse de thé avec un vieil anglais qui vous détaille tout ce qu'il compte vous faire subir en est une. Alors, en attendant son sort, l'ancienne ennemie fait les cent pas dans cette cage pas vraiment dorée.
Assise, face à la lionne boitillante qui tourne en rond, les grillages me protégeant de ce carnivore qui me mangerait tout cru, je consigne mes observations sur le monde incongru des adultes dans mon petit carnet.
Il n'y a pas à dire, les grandes personnes sont juste des adolescents en puissance.
Plus barrés, tout aussi stupides et guère pragmatiques. Rien que Zoe et Kara me le prouvent. Deux femmes donnant l'illusion d'avoir la tête sur les épaules, folles l'une de l'autre après seulement trois jours de collaboration... C'est vraiment n'importe quoi.
Je ne sais plus quoi penser... En plus, si je me rappelle bien, Root m'a prévenue qu'elle était tombée amoureuse de Sameen grâce à une pauvre réplique à propos d'un fer à repasser...
Et on s'étonne que le monde ne tourne pas rond ?!
Je suis des yeux la prisonnière qui s'est rassie et vient de fermer les paupières. J'ai pitié d'elle, je devrais lui apporter un livre... À défaut, autant lui faire la causette.
– Pourquoi t'a sauvé Zoe ? Je lui demande sans préambule.
Faut lui montrer qui est la patronne ici, avec, direct, le tutoiement. Elle n'est plus ma directrice, elle n'est plus qu'une prisonnière et moi son gardien.
C'est bidon ce que je viens de dire. Je me doute bien qu'elle va rester avec nous... alors, franchement, pourquoi je continuerai à la vouvoyer ?
Elle soupire en confessant :
– Parce qu'elle m'a dit qu'elle était enceinte...
Je plisse les yeux attendant la suite.
– … et que c'était moi le père.
J'entends le rire de mon grand-père à l'arrière de mon cerveau et sa remarque : « Eh bien, encore une nouvelle recrue digne de la bande ! ».
Je lui réponds mentalement qu'elle m'a piquée une réplique que je comptais sortir, au bon moment, et qu'avant de l'intégrer dans notre groupe, j'attendrais de voir si elle est bien comme nous...
Bon, c'est officiel, je viens de m'affirmer – parce que je me parle, mon grand-père n'existe plus, cette voix n'est qu 'un vague substitut de mon inconscient pour accepter plus facilement sa mort – que je suis à l'image de mes tuteurs légaux : totalement marteau...
Je viens aussi de comprendre que je serai le sujet de ma nouvelle étude... ça craint.
Kara me fixe légèrement souriante. Mince, elle a des côtés comme Root, c'est bien vrai. Mais elle n'arrivera pas à me déstabiliser... Je recommence avec mes questions.
– Tu l'aimes, Zoe ?
– Oui.
Elle n'a pas l'air de mentir.
– Tu travaillais pour Samaritain, tu crois qu'on va te faire confiance ?
– Non.
J'ai saisi, elle fait des réponses courtes, histoire de ne pas trop en dire. Je l'attaque à nouveau.
– Tu vas rester enfermée encore longtemps...
– Je sais, mais je m'en fiche.
– Ah ! Dis-je victorieuse, puis je fronce les sourcils. Vraiment ?
Elle s'adosse à sa chaise et me regarde en silence, jaugeant dans sa tête si elle peut se confier à une gamine de douze ans. Elle hausse les épaules, et commence :
– Je n'ai jamais été amoureuse avant de rencontrer Zoe... J'ai passé ma vie à torturer ou tuer des gens, à voyager et n'en avoir rien à faire de rien...
Très Shaw, je pense intérieurement.
– … Je ne sais pas pourquoi, le déclic s'est fait avec elle. Ou pourquoi, j'ai eu envie d'arrêter de bouger, du moins pour quelque temps... Oh, je n'ai pas voulu l'accepter au début, c'est pour ça que je l'ai livrée à Greer... et puis je suis revenue. C'est fou, hein ? J'ai l'impression d'être une ado attardée qui craque pour la pompon-girl du lycée.
C'est ce que je disais... Juste des boutonneux en puissance, et c'est elle qui l'a attesté !
Je soupire exaspérée.
– Ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça, je suis la plus adulte de tous ici.
Kara, en premier lieu, étonnée par ma réponse, se met à rire. Une fois calmée, elle me sourit franchement :
– Je pense qu'on s'entendra bien toi et moi...
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Un mois, c'est le temps nécessaire qu'il a fallu pour que tout le monde s'accorde à sortir Kara de sa cage. Root a totalement ignoré les dires de la Machine lui affirmant que Kara avait bien changé, qu'elle n'était pas une menace pour nous, se mettant à dos l'I.A, qui pour la punir, a décidé de ne plus lui parler. Je crois que ça été le déclencheur de la libération de l'ancienne espionne.
Root ne tient pas très longtemps si elle n'a pas sa voix préférée dans sa tête...
Zoe a fini par avouer sa grossesse à John qui s'est fendu d'un sourire, et j'étais là ! J'ai vu ses dents !
John, Kara et Zoe forment un trio étonnant. John ne desserre pas les dents – ce qui me ramène à mon exploit de les avoir vu – dès qu'elle est là. Il a bien compris, Kara aussi d'ailleurs, que s'il n'acceptait pas ce compromis, Zoe, peu conciliante, s'en irait, élèverait son enfant loin d'eux, ne voulant pas décider avec qui vivre pour le moment.
La Machine pense que Zoe ne choisira jamais...
Ainsi, Zoe et moi sommes les « victimes d'une garde alternée », quand elle est avec John, je pars chez Root et Shaw – même si Sameen ne l'avouera pas, elles vivent quasiment ensemble – et lorsqu'elle est avec Kara, je repars chez Zoe qui a gagné le magnifique duplex à Manhattan dans toute cette histoire.
John, je le vois très régulièrement à la station, et honnêtement, ça me suffit comme présence masculine dans ma vie pour le moment. Je l'observe de temps en temps, surprenant quelques regards en coin vers Leon qui est resté avec nous, et je souris car ce soap opera ne se finira jamais...
Harold a appelé, sa femme et lui vont revenir après les vacances de Noël nous rendre une petite visite. Cette Grace a l'air de lui faire du bien, il accepte que Root soit plus ou moins en charge.
Je ne suis pas certaine qu'il sache que la Machine est totalement libre...
Quoi qu'il en soit, ponctuée de quelques missions pour débusquer et exécuter les anciens sbires de Samaritan, comme Greer il y a deux semaines, l'équipe a repris sa routine sur les numéros et continue ses surveillances, agrémentée d'une nouvelle espionne Kara, d'une « négociatrice géniale » Zoe, et d'une adolescente débrouillarde, moi.
J'ai fait la connaissance de Fusco, un flic qui travaille avec John, un type qui dit tout ce qu'il pense et n'en a rien à fiche des conséquences quand il nous traite de dingos sous acides.
Je l'aime bien.
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Aujourd'hui c'est la première échographie de Zoe. Tout le monde est là, sauf Harold, Grace, Fusco et Leon. Le médecin, en premier surpris par le petit groupe que nous formons, a préféré ne rien dire devant l'expression de Shaw.
Zoe, grande diplomate, a décidée d'apaiser l'ambiance en faisant les présentations.
– Voici, Gen ma fille dit-elle en me pointant du doigt. Samantha, ma femme, l'autre mère de Gen, John, le père du futur bébé, Kara, ma maîtresse et Sameen... le chauffeur.
Root se racle la gorge et Zoe confuse se reprend.
– Pardon, Sameen était notre chauffeur, elle ne travaille plus pour nous...
Shaw reste impassible, Root lève les yeux au ciel et ajoute.
– Sameen est mon amante... Nous sommes une famille recomposée, explique-t-elle en battant des paupières au médecin qui ne semble pas insensible au charme qu'elle lui fait.
Avant que ça ne dégénère, car Shaw n'apprécie que moyennement le jeu de Root, je change de sujet en fixant l'image du fœtus – ne sachant pas s'il s'agit d'une fille ou un garçon, il est encore trop tôt pour ça – sur l'écran de l'échographe.
– Ce que je peux dire, c'est qu'il a déjà tes oreilles John...
Toutes les têtes se tournent vers moi et je souris à pleines dents. Ma ruse a marché, l'atmosphère se réchauffe et j'écoute le petit groupe qui y va de commentaires plus absurdes les uns que les autres sur la ressemblance parentale.
J'aperçois Zoe qui me souffle un « merci ».
J'entends le rire chaud de mon grand-père dans ma tête et je suis heureuse parce que même s'ils agissent parfois comme de véritables gamins... je les aime tous, ils sont ma nouvelle famille.
Fin.
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N / A : Merci à tous ceux qui ont suivi cette histoire de près ou de loin, en laissant des reviews ou non. Merci au follows et favoris.
