Voilà c'est fini, je vous laisse découvrir quelle est la fin que je publie (à la demande générale lol)…En tout cas je remercie tous ceux qui m'ont suivi jusqu'ici, c'est la première longue fic que j'ai écrit et fini (ce qui est encore mieux lol)…
Pour ceux qui désirent lire le deuxième épilogue qu'ils m'envoie leur mail et je leur enverrais il est déjà écris ( il est un peu plus long que celui-ci )…
Voilà j'espère que la fin de mon histoire vous plaira , laissez moi une review pour me dire ce que vous en pensez ( et puis ça me fait vraiment plaisir de vous lire …)
Je reviens au terrier, il y a trois ans que je n'y ai pas mis les pieds
Molly et Arthur m'ont invités très souvent, mais j'ai toujours trouvé de bonnes excuses pour ne pas me rendre dans cette demeure où j'ai de si merveilleux souvenirs, de si tristes aussi.
J'ai enfin réussis à tourner la page, à reprendre le cours de ma vie, à devenir enfin un adulte serein et… seul.
Finalement je n'avais pas la vocation pour être un bon professeur…
Trop angoissé avait dit Minerva, il est vrai que je ne dispensais pas mes cours dans la sérénité, je m'inquiétais pour tout et n'importe quoi et n'ai jamais réussis à montrer le moindre brin d'autorité envers mes élèves, pourtant ceux-ci m'appréciaient, j'étais un peu leur grand frère. Au grand dam de Séverus qui m'a envoyé, comme il l'avait toujours souhaité, suivre une formation d'Auror, difficile et longue qui m'a permis de m'éloigner de la source de toute mes douleurs.
Je me suis beaucoup investi, j'ai travaillé les cours comme un forcené pour que lui et Remus soit fier de moi, et je suis sortis major de ma promotion d'Auror.
Qui aurais cru que moi l'élève très moyen de Poudlard aurait brillé dans sa formation supérieure.
Personne n'aurait parié sur moi…pas même moi ! J'ai eu beaucoup de chance, Séverus et Remus sont devenus…je ne dirais pas amis, ce serait exagéré, mais se sont rapproché dans mon intérêt, ils ont suivis mes études, m'ont aidé tous les deux, m'ont parfois bousculés lorsque mon moral était si bas que je ne voyais plus l'intérêt de continuer. Et parce qu'il m'ont soutenus avec tout l'amour d'un père pour Remus et de l'arrogante tendresse pour Rogue, je suis devenu Auror…un bon je crois...
Heureusement qu'ils ont été présents pour moi à un moment où je n'avais plus envie d'aller au Terrier et de rencontrer la famille Weasley de peur de la rencontrer elle.
Pourquoi ma carrière d'enseignant fut elle tuée dans l'œuf ?
Poudlard était certainement trop ancré dans mes souvenirs, dans mon esprit, comme étant le lieu de mon adolescence où j'avais eu beaucoup de joie et de grandes amitiés, mes premières amours… Cho ma pleureuse que je comprenais aussi bien qu'un troll des montagnes, et ma Ginny… un parfum de prairie en fleurs me revient quand je pense à elle.
Oui trop de bonheur et de souffrance à la fois, je ne pouvais pas me sortir de mon passé et envisager l'avenir d'une manière plus positive. Alors ils m'ont gentiment renvoyé à mes études et je leur en suis gré, c'est la meilleure chose que je pouvais faire…recommencer sans avoir sans cesse des images de mes amis qui passaient devant mes yeux, occultant tout, et m'empêchant de voir « l'apres », que j'étais en droit d'attendre de la vie.
Je me suis donc inscrit dans cette formation, je m'y suis donné corps et âme, je m'y suis fait de très bons et nouveaux amis et j'y ai eu quelques histoires sentimentales…
Histoires oui c'est le mot qui convient, un début, un milieu et une fin…Brèves aussi, ça convient bien…
Aucune des malheureuses jeune filles que j'ai fréquentées n'ont réussie à trouver grâce à mes yeux, ni à faire vibrer en moi ce petit quelque chose qui aurait pu transformer une simple relation en sentiment profond …Mais j'ai toujours rompu de façon suffisamment élégante pour qu'elles pensent que le problème venait de moi…d'ailleurs c'était la vérité, le vrai problème venait toujours de moi et de cet amour qui empoisonnait ma vie mais dont j'étais le prisonnier…
Ma formation terminée, je suis parti en mission… souvent et loin, c'est moi qui le demandais, moi qui me portais toujours volontaire…
J'ai visité de nombreux pays, beaux et enivrants, je me suis perdu dans des modes de vie qui ne convenaient guère au petit anglais englué et fidèle aux tradition de la perfide Albion que j'étais.
Mes déplacements étaient, en quelque sorte, une fuite, Je ne me l'avouait jamais mais je ne voulais pas rester en Angleterre de peur de la rencontrer, tous les lieux que je fréquentaient là bas étaient aussi les siens, alors dans ces contrés lointaines j'étais protégé de sa présence.
Pourtant, lors de ces déplacements inconsciemment je la cherchais… dans un détail, une odeur J'associe toujours une odeur à une personne, Hermione c'est un mélange de citron et d'orange douce...Parfum sucré et piquant à la fois.
Lorsqu'au détour d'une ruelle ce parfum flottait dans l'air, je m'enfuyais à toute jambe pour faire cesser les battements de mon cœur et retrouver ma tranquillité d'esprit.
Et je suis arrivé petit à petit, à prendre du recul…à m'éloigner de son souvenir, non qu'il se soit estompé, mais il est plus diffus et surtout il ne me vrille plus les entrailles lorsque je croise une silhouette fine, un visage encadré de boucles brunes voltigeant dans la douce brise d'une soirée d'été.
Et aujourd'hui, douce dérision, me voici revenu exactement à mon point de départ.
Je suis heureux et nerveux à la fois. Heureux de les retrouver tous, il est temps que je me réconcilie avec cette partie de ma vie, et puis ils m'ont tous beaucoup manqué.
Nerveux, parce que même si je me sens en paix, je ne sais pas si elle sera présente, je l'espère et le redoute à la fois…
Machine complexe que le cerveau et le cœur d'un humain, j'ai confiance en ma tête mais beaucoup moins en mon cœur que j'aimerais n'être qu'une simple mécanique bien huilée qui me permet de vivre, et non cette arbitraire partie de moi que je ne contrôle pas.
Je respire un grand coup et résolument ouvre la porte qui clôt le carré de verdure qui entoure la maison Weasley.
J'avance dans le petit jardin du Terrier, je ferme un bref instant les yeux et je m'enivre des parfums d'été qui flottent dans l'air.
Et soudain je suis percuté violement par une petite chose bondissante qui courrait à perdre haleine, je baisse les yeux, une forêt de boucles brunes emmêlées m'empêche de distinguer le petit visage de l'enfant qui fouille désespérément l'herbe autours de lui, mon agresseur doit mesurer moins d'un mètre et je l'entend ronchonner en tâtant le sol qui l'entoure.
Je souris, d'où sort-il celui-ci ? Il est à qui ? Il est si petit.
« Tu veux que je t'aide ? »
L'enfant sursaute, apparemment il n'avait par remarqué qu'il avait percuté un autre être humain. Il me jette un si bref regard que je n'ai pas le temps d'apercevoir ses traits.
« pedu les yunettes »
J'étouffe un éclat de rire, et cherche avec lui les « yunettes » qu'il retrouve avant moi, enfouies dans un buisson ;
Je le vois les poser sur son nez et lever enfin la tête.
Et je suis percuté de plein fouet.
Derrière les petites lunettes bleues et rondes, les grands yeux qui se lèvent vers moi et me regarde …Ce sont les yeux… de ma mère.
Ce sont mes yeux.
Le souffle coupé je m'accroupis par terre, devant lui.
Il m'observe, me sourit puis, pointant son petit doigt maculé de terre sur mes lunettes à moi, me dis rigolard.
« Pa'eil ! »
J'étouffe et je ne peux lui répondre alors je hoche la tête, il continue à m'observer et soudain passe sa main sur ma joue, les sourcils froncés.
Je sens mes yeux qui me picotent dans cinq seconde je n'y verrais plus clair. Mon cœur bat à tout rompre et je me force à respirer longuement pour reprendre une contenance devant le petit bout.
Je dis d'une voix brisée par l'émotion.
« Tu es qui toi ? »
« Moi es James »
Ça y est je ne peux les retenir elles coulent toutes seuls sur mes joues et le petit me regarde étonné, il essuie ma joue et murmure surpris.
« Toi p'ieure »
J'essuie vivement mes larmes, je ne veux pas l'impressionner, son petit menton tremble un peu et je ne voudrais pas le faire pleurer.
Alors je tends timidement les bras, le saisis doucement et le serre contre moi, je ferme les yeux…Je hume l'odeur de bébé qui se dégage de ses cheveux, j'embrasse la joue veloutée et je me sens balayé, emporté par un tourbillon de sensations et de bouleversements que je peut même pas nommer … Il se laisse faire pendant quelques minutes enfouit même sa petite tête ronde dans mon cou… Puis estimant sûrement que cela a assez duré, il se tortille pour me faire lâcher prise.
« James ! Viens mon chéri, Molly va te donner à manger »
Il glisse entre mes bras et il lève sa tête pour voir celle qui l'appelle.
ELLE est là.
Si belle.
Et toutes les barrières, les protections que j'ai érigées pendant ces trois ans s'effondrent lamentablement. Mon estomac se tord… de douloureuses contractions me donnent la nausée.
Je ne peux détacher mes yeux, je suis transformé en statue. Elle est encore plus belle qu'avant …si c'est possible… ses cheveux ondulent en boucles douces sur ses épaules et ses yeux sombres me fixent avec intensité.
Et les sentiments que j'ai refoulés, enfouis… sous des tonnes d'excellents arguments comme quoi l'amour je que je ressentais pour elle, n'était que le fruit d'un mal être, du à toutes les horreurs que nous avons vécus.
Tout cela part en fumée légère et mon petit cœur fragile est de nouveau balayé par un tumulte que je pensais plus connaître.
Le petit se tourne vers moi en pointant son doigt vers elle.
« Est maman ! »
Et il part en courant de toute la vitesse de ses petite jambe et percute violement celles d'Hermione… décidément ce bout de chou va finir attrapeur dans une équipe de Quidditch.
« JAMES ! Qu'est ce que maman t'as déjà expliqué ? » La voix est grondeuse mais amusée en même temps.
Lui, pas impressionné du tout, lève un petit visage fendu d'un énorme sourire.
« Pas cou'ir su les gens »
Il lui tend sa petite frimousse pour qu'elle l'embrasse et se précipite vers la porte de la cuisine… toujours en courant.
Hermione secoue la tête d'un air faussement désespérée. Puis elle tourne son visage vers moi et mordille nerveusement sa lèvre inférieure.
Je suis toujours affalé sur le sol en proie à des sentiments dont je ne savais même pas qu'ils existaient.
Je me relève doucement, époussette mon pantalon pour gagner un peu de temps avant la confrontation.
Je suis partagé entre, un bonheur immense et une colère qui ne demande qu'à exploser et je ne sais que choisir entre les deux.
Elle s'approche, tendue.
« Harry …je ne voulais pas que tu l'apprenne comme ça »
Je me drape dans un digne courroux.
Je siffle entre mes dents.
«Et tu voulais que je l'apprenne comment ? Quand il aurait onze ans et qu'il entrerait à Poudlard…ou mieux le jour de son mariage…au fait Potter… j'avais oublié de te dire …nous avons eu un fils il y a vingt ans … »
Ma voix est dure, cassante
Je crois que j'ai choisis sans m'en rendre compte la saine et juste colère.
Elle se déverse en moi comme un fleuve de lave qui détruit tout sur son passage.
Ses yeux à elle sont pleins de larmes contenues.
« Je vais t'expliquer Harry…Je »
M'expliquer ? Ca c'est la parole de trop, les digues sont ouvertes et j'explose.
« NON HERMIONE ! STOP ! TAIS TOI ! PAS D'EXPLICATION POUR CA ! »
Je hurle maintenant et la saisit violement par les bras, je crois que je la secoue un peu mais je ne m'en rends pas compte.
« COMMENT TU PEUX EXPLIQUER QUE TU M'AI CACHE QUE TU ETAIS ENCEINTE? SA NAISSANCE …QUE TU ME L'AI CACHE …LUI ? COMMENT TU PEUX ME RENDRE CE QUE J'AI PERDU HERMIONE ? JE CROIS QUE JE TE DETESTERAIS TOUJOURS POUR CA …»
Mes mots dépassent un peu ma pensée. Pourtant si mes paroles sont dures, elles sont pour l'heure sincères, car je pense vraiment ce que je lui dis.
Je tremble de rage, devant moi elle pleure mais je ne me laisse pas attendrir, j'ai envie de lui faire mal … de lui rendre tout le mal qu'elle m'a fait.
« Ce n'est pas si simple Harry, je ne savais pas comment te l'annoncer et je… »
Sa voix est entrecoupée de sanglots qu'elle peine à stopper.
Je me calme un peu …
«Me l'annoncer ça n 'était pas dur Hermione…Harry j'attends un enfant …ça n'était pas difficile à dire… et j'aurais compris que pour autant, tu ne voulais pas vivre avec moi car tu ne m'aimes pas, mais j'aurais pu le connaître, le voir grandir, prendre part à son éducation pendant ses premières années. C'est un tel choc Hermione, j'ai l'impression d'avoir manqué tellement de choses importantes…je … »
Je tremble des pieds à la tête, ma voix se perd, hachée dans les émotions troubles qui me ravagent.
Ma respiration se fait difficile.
C'est moi qui flanche à présent,
Ma nausée se mêle aux larmes de colère, de frustration, de peine…qui telles un barrage qui viendrait de céder, se déversent sur moi sans pouvoir s'arrêter.
Elle me prend dans ses bras, et nous nous écroulons dans l'herbe, effondrés tout les deux, blottis dans les bras l'un de l'autre. Elle me serre convulsivement contre elle et je m'accroche désespéré à sa fine robe que je mouille et brusquement… je ne peux plus respirer, j'étouffe, halète et elle me secoue affolée
« HARRY ? Calme toi ! RESPIRE ! »
Je ne peux pas ! Ma respiration me fait défaut…
Je la fixe, un voile tombe entre elle et moi, puis je glisse dans le néant…il n'y a plus rien…
…Juste des gens qui parlent doucement autours de moi…
« Il se réveille…Hermione… »
Ma tête va exploser, la douleur vrille mes tempes et je me refuse à ouvrir les yeux…
Décidément la proximité de mon amie ne me réussit pas, je m'évanouis et je me ridiculise…à chaque fois…j'entend Hermione murmurer.
« Vous…voulez bien sortir…Je dois lui parler… »
Un léger remue-ménage me donne à penser que tout le monde s'en va.
« Harry ? » Sa voix est douce.
Je ne veux pas l'écouter, pas ouvrir les yeux, qu'elle me laisse dans la bienfaisante incertitude dans laquelle je vivais depuis trois ans.
« Harry ! Je sais que tu m'entends…Ok… alors je vais parler toute seule… »
Je l'entends prendre une grande inspiration.
« Voilà… lorsqu'il s'est passé…enfin tu sais au lac…j'étais, comment te dire…bouleversée…pas que c'était pas bien …Non ça c'était merveilleux Harry »
Elle a dit merveilleux et pourtant j'ai de nouveau une boule dans la gorge.
Elle remue sur sa chaise.
« Mais je ne savais pas ce que je ressentais pour toi…Tu vois j'en étais encore à vivre avec …Ron dans ma tête… alors forcément je ne voulais pas me laisser aller…avoir des sentiments pour quelqu'un d'autre aurait déjà été difficile mais en avoir pour toi c'était carrément impossible…tu étais son meilleur ami et le mien et… »
Elle reprend son souffle et j'ouvre enfin les yeux, mon mal de crâne empire et la lumière crue m'agresse.
Elle passe sa main sur ma joue, anxieuse.
« Ne te lève pas tout de suite tu es si blanc, j'ai peur que tu ne te trouve encore mal. »
Elle me sourit tristement
« Je pense que ça va encore être plus dur à expliquer maintenant que tu me regardes. »
Je n'exprime rien, je me sens si mal et malheureux et… heureux à la fois…et surtout tellement paumé…J'ai un fils, je ne suis plus seul et lui ne m'abandonnera pas, je jure d'être toujours présent pour lui et …la boule dans ma gorge m'étouffe de nouveau je ne sais plus ou j'en suis.
Sur les joues d'Hermione, qui depuis quelques minutes observe mon combat intérieur, les larmes coulent de nouveau.
« Mon dieu Harry tu es si … bouleversé, je t'ai fait tant de mal… »
Elle renifle et comme lorsqu'elle était petite fille, essuie ses larmes sur la manche de son gilet…
« Mais je dois finir ce que je veux te dire Harry… apres tu feras ce que tu veux… »
J'opine de la tête sans un mot, je n'ai pas l'intention de lui faciliter les choses.
« Voilà…donc je me suis interdite de tomber amoureuse de toi…c'est simple pour moi c'était comme… contre nature tu vois... »
Oui je vois, j'ai eu la même pensée à un moment.
« C'est pour cela que je me suis sauvée, pour ne pas faire des choses que nous regretterions tous les deux. Je suis allée à Paris, Minerva m'a trouvé un travail au ministère de la magie français…et puis un mois plus tard ,je me suis aperçue que j'étais enceinte…J'étais si seule là bas, j'ai accueilli cette grossesse comme un cadeau…»
Et moi dans tout ça ?
« Et moi Hermione, tu as un seul instant pensé à moi ? » ma voix est lasse et je ne la reconnais pas.
« Je n'ai pensé qu'à toi… tout le temps…Je voulais te prévenir et je n'osais pas, je m'étais enfuie et toi…enfin… je savais que tu avais des sentiments pour moi et moi je ne les partageais pas… je me doutais que tu devais être très malheureux »
Très malheureux… un doux euphémisme…
Je déglutit et la fixe intensément, elle se tortille sur sa chaise mal à l'aise.
« Et puis le temps a passé, mon ventre s'est arrondi et ça ne s'est pas très bien passé »
Je relève ma tête, inquiet à posteriori…
« Comment ça… pas très bien passé ? »
« Hé bien j'étais très déprimée, je pleurais tout le temps. Alors les médecins de la clinique parisienne qui s'occupait de moi ont appelé Mme Pomfresh car ils étaient inquiets pour le bébé…Et Mme Pomfresh qui n'avait à cette époque que Séverus sous la main, l'a envoyé à paris et il s'est occupé de moi, quelques temps…
Je me m'assois brusquement …
Rogue était au courant ? Depuis le début ?... Je vais lui casser la gueule…voyant mon regard haineux, elle pose sa main sur mon bras.
« Calme toi, Séverus ne t'as rien dit à ma demande, pas faute d'avoir essayé de me convaincre, j'en ai eu des heures de morale à supporter… enfin tu le connais, il peut être pénible… »
Brusque remontée de Rogue dans mon estime, il échappera au cassage de gueule…
« Et puis plus le temps passait, plus il devenait difficile de te prévenir, je n'osais plus aller te voir et … t'annoncer que tu allais être père »
« PERE ? »
Je la fixe la bouche ouverte, et probablement l'air parfaitement stupide…
…Père ??? …
…PERE !
Je répète dans ma tête, le mot sur tous les tons.
Le mot qui fait son chemin jusqu'à mon cerveau…juste un petit mot de quatre lettres…je ne suis pas idiot, j'avais compris que j'avais un fils mais je ne me l'étais pas dit dans…dans ce sens là…
Si j'ai un fils alors je suis un …père.
Par Godric… je tremble de tous mes membres devant cette découverte, je ne saurai jamais être un père, moi qui n'en ai pas eu… je ne sais même pas comment on fait…
Je prends ma tête dans mes mains, encore plus terrorisé qu'avant…
Et j'entends le doux rire d'Hermione, sa main légère se pose sur mon épaule.
« Tu feras un merveilleux père Harry »
Ma colère, un temps, endormie, remonte brusquement à la surface, je relève la tête.
« Quand est ce que je ferais un merveilleux père ? Quand Hermione ? Lorsqu'il aura sa première dent ou fera ses premier pas…Ah non désolé… ça c'est déjà arrivé et moi j'étais absent de sa vie…Je crois que tu…»
Elle se rembrunit et me coupe brusquement la parole.
« STOP Harry ! Arrête et écoute moi ! Lorsque j'aurais fini, tu auras le reste de ta vie pour me maudire pour tout ce que je t'ai fait subir »
La maudire …je ne sais si je dois la maudire… mais finalement c'est peut être plus facile que de l'aimer, je dois réfléchir à cette nouvelle éventualité.
« Ou en étais je déjà ? Oui… je n'arrivais plus à aller tout t'avouer, il faut que tu comprennes aussi que mes sentiments étaient tellement embrouillés dans ma tête que je ne savais pas à qui je m'adresserais si je me trouvais en face de toi… J'ai eu peur de tout cet amour que tu ressentais, ça m'étouffait et en même temps je ne voulais pas te blesser…Et puis James est né et ce fut encore plus compliqué, le travail, le bébé… »
« Si je l'avais su… tu n'aurais pas été seule… »
Je suis amère malgré moi.
Elle me contemple tristement.
« Oh mais je n'étais pas seule du tout, ils ont tous débarqué chez moi, un par un, et à divers moments, Minerva, Remus, Molly, Arthur, les jumeaux, Bill et Fleur et même Charly…Ils ont tous essayé de me convaincre de te mettre au courant de la situation, mais moi je leur en voulais, j'avais l'impression qu'ils oubliaient Ron et pourtant eux… ils sont sa famille… »
Je la sens si accablée que j'oublie un instant tous les griefs qui m'animent et je prends sa main dans la mienne…
si elle est surprise elle ne le montre pas.
«Alors j'ai décidé… apres une conversation avec Charly, j'ai décidé de m'interroger vraiment sur ce que je ressentais pour toi…et…aussi de me demander ce que ton absence pouvait avoir de négatif sur le développement de James »
« Et ?»
J'ai envie de savoir et en même temps, j'ai peur d'être encore une fois rejeté.
« Il a besoin de toi Harry, je l'ai compris lorsqu'un soir, en rentrant de la garderie, il a appelé Charlie, qui venait nous rendre visite, « Papa »…là j'ai compris qu'il était temps pour lui de te connaître et que tu prennes une place dans sa vie …ta place »
Je déglutis, ça je l'avais compris sinon elle ne serais pas là avec le petit, c'est l'autre réponse que je désirais…j'insiste bêtement…j'ai toujours aimé souffrir.
« Et ? »
Elle réfléchit longuement, puis lève vers moi son regard brillant du soleil intérieur qui l'habite.
« Et je suis d'accord…enfin si toi tu l'es… pour …tu vois… faire un essai… si tu le désire aussi évidemment… »
Je ne comprends rien, je dois être complètement obtus mais ce qu'elle me dit est aussi opaque pour moi, que le fond du lac de Poudlard.
« Un essai ? »
Elle soupire voyant que je veux lui en faire dire plus, qu'elle précise sa pensée et je me rends compte que pour elle aussi les mots ont du mal à s'exprimer.
« Mes sentiments pour toi ont changés Harry, ce n'est plus de l'amitié que j'éprouve… même si je ne sais pas encore trop ce que c'est… je sais maintenant que c'est bien plus fort que de l'amitié… mais je dont je suis absolument sur c'est que j'ai besoin de toi, de ta présence…de ton amour »
Elle finit la phrase d'une toute petite voix et moi je ressens une explosion à l'intérieur de mon corps, de mon cœur…une sorte de feu d'artifice et je vibre de tout l'amour que j'ai contenu pendant tout ses ces années.
Pourtant je ne dis rien…J'ai peur de me réveiller et que tout cela ne soit qu'un rêve…
Elle se penche doucement vers moi, pose timidement sur ma bouche, ses lèvres au délicat goût de fraise et elle m'embrasse tendrement, je bouge à peine, et n'ose lui rendre son baiser …mais comme chacun sait « qui ne dit mot consent »
Je ferme les yeux et les rouvres, et elle est toujours là, devant moi, sa bouche légèrement entrouverte attendant une réaction de ma part.
Alors j'entoure son visage de mes mains, me rapproche sans quitter ses yeux où je vois tant de tranquilles certitudes, et je lui rends son baiser de façon un peu plus sensuel, elle répond à ma caresse avec chaleur lorsque… la porte s'ouvre…
Et une boule de boucles brunes me saute dessus avec sauvagerie, c'est fou ce qu'il peut être brutal alors qu'il est si petit…
« Maman, bisous… »
Hermione le saisit dans ses bras et lui fait un énorme câlin, il me montre du doigt.
« Qui lui ? »
Je la vois étranglée d'émotion, elle saisit les deux menottes potelées, place le petit devant elle et lui explique d'une voix cassée.
« C'est ton papa James »
L'enfant me regarde d'une drôle de manière, puis se tourne vers Hermione, ses yeux font un va et vient entre nous deux l'air surpris…
Il me désigne de nouveau et baissant la tête, chuchote tout bas à sa mère pour que je ne l'entende pas.
« Papa à moi ?c'est pa'eil Jonathan »
« Oui mon cœur c'est ton papa à toi, comme ton copain Jonathan a un papa à lui, c'est pareil. »
Le petit visage s'éclaire brusquement et il me regarde pétrifié de bonheur, je vois dans ce regard qu'il me lance, plus de joie que si on lui offrait tout le stock de bonbons de chez Honeydukes…
Je suis père maintenant, alors je suppose que je dois savoir quoi faire….
Je mets debout et le soulève dans mes bras, il me fixe intimidé en mordillant sa lèvre inférieure, je souris à ce geste ou il y a tant de sa mère, je le serre contre moi et chuchote à son oreille.
« Je suis ton papa James et je t'aime »
Ma voix s'étrangle, je ne sais pas si c'est ce qu'il fallait dire, je suis tout nouveau moi dans ce rôle là…mais ce qu'il fait me bouleverse au plus haut point, il passe ses deux petits bras autours de mon cou et m'embrasse en susurrant dans mon cou.
« Aime mon papa moi »
Je ne regarde pas Hermione je la devine en train comme moi de ravaler ses larmes devant tant d'innocence et de pureté.
Elle vient vers nous et sent sa présence lorsqu'elle nous enlace tous les deux…
Elle murmure.
« Et moi je vous aime tous les deux »
Cette promesse d'une vie meilleure et qui pour la première fois m'appartiendra vraiment je viens de me la faire à cet instant quand mon fils m'a dit qu'il m'aimait et que la femme que j'aime nous a rejoint.
Je crois qu'il n'y a pas de fatalité, juste des coïncidences et des opportunités. Il faut savoir saisir ces dernières.
Lorsque nous rejoignons les Weasley, James dans mes bras et Hermione rayonnante qui me suit, je vois à leurs sourires tranquilles qu'ils attendaient ce dénouement heureux, ils ne peuvent vivre que dans le bonheur et j'espère que je saurais tenir cela de leur fréquentation.
Hermione et moi, nous allons prendre notre temps, nous redécouvrir et faire que les adultes que nous sommes ne se trompent pas cette fois, car nous n'aurons pas de deuxième chance.
Mais, et c'est très nouveau pour moi, j'ai une foi indéfectible en nous trois et en notre avenir.
Cet apres midi, je suis monté, seul, mettre des fleurs sur les tombes de Ron et Ginny, je leurs ai dit merci et que je les aimais, ils feront toujours partis de ma vie, ils sont en moi comme l'air que je respire, mais cette fois sans remords ni culpabilité… où qu'ils soient, ils sont heureux pour nous je le sens… et je promets à Ron de vivre pour nous deux.
Ben si vous avez aimé le happy end...une dernière petite review…Je ne m'en lasse pas lol bisouxxx hamelina..
Pour le petit James je connais un petit garçon qui parlait exactement comme ça à deux ans...
Si vous voulez l'autre épilogue vous en faites la demande ( trés officiel hein?)et je l'envoie par mail bisouxx
