Bonjour à toutes et à tous :-) Voici enfin le nouveau chapitre, j'ai mis une semaine à poster la suite ce qui est plus long que d'habitude mais j'ai eu beaucoup de choses à faire ! En tout cas j'espère qu'il vous plaira il n'y a pratiquement que des scènes Bamon, j'avais envie d'écrire des scènes supplémentaires entre eux (surtout après avoir lu plein de fictions Bamon en anglais ^^). Les prochains chapitres seront plus centrés sur l'intrigue Originaux/Quetsiyah :-) Bonne lecture :-)


...


– On est en pleine nuit, je ne peux pas téléphoner à Jeremy maintenant !

– Pourquoi pas ? demanda Damon. Il s'est assez reposé lorsqu'il était mort, il peut bien perdre quelques heures de sommeil.

– Damon !

Bonnie ne supportait pas que Damon se permette de faire ce genre de réflexion : c'était totalement irrespectueux, et le vampire savait très bien que Bonnie n'aimait pas qu'il parle ainsi. Il ne pouvait cependant pas s'empêcher de détester Jeremy, c'était plus fort que lui. Ce n'était pas comme avec Bonnie, qu'il avait prétendu détester pour refouler son attachement envers elle, non, il n'aimait vraiment pas du tout Jeremy. Damon avait d'abord cru que c'était à cause du comportement du jeune homme, qui était tout le temps indécis, un peu comme Elena, d'ailleurs. Mais il réalisait qu'il y avait autre chose. Il n'aimait pas voir Jeremy et Bonnie passer du temps ensemble, il n'aimait pas que le chasseur se conduise comme si sa petite sorcière était encore sa petite amie, bref, il l'exaspérait, tout simplement ! Parce qu'il estimait que Bonnie méritait quelqu'un à la hauteur de son caractère explosif, pas un gamin tout juste sorti des jupes de sa mère. Est-ce qu'il était... jaloux ? Non impossible... Il ne voulait pas que Jeremy s'approche de Bonnie, mais ce n'était pas de la jalousie, tenta de se persuader Damon.

– Tu sais quoi, rentre chez toi, je parlerai à Jeremy demain matin.

– Pour la dixième fois, je ne partirai pas d'ici, répondit Damon avec obstination.

– Et moi, je n'irai nulle part avec toi. Tu n'es qu'un sale vampire mal élevé, je me demande comment j'ai pu coucher avec toi ! explosa Bonnie.

– Mais..., commença le vampire, mais elle ne le laissa pas finir.

– Pour qui est-ce que tu te prends, Damon ? Tu ne respectes rien ni personne, tu n'es pas supérieur aux autres !

– Je ne sais pas ce que j'ai dit ou fait, mais ça y est, tu redeviens toi-même, constata Damon.

Surprise, Bonnie en oublia sa colère.

– Comment ça, je redeviens moi-même ?

– Tu recommences à me faire la morale et à me casser les oreilles à propos de mon manque de respect envers Jeremy. Non, ne fais pas ça, ajouta Damon comme Bonnie leva les mains pour lui lancer un sort. Ce n'était pas une critique, c'est juste une constatation.

– Tu as raison, répondit Bonnie avec étonnement, en baissant les mains. Comment est-ce possible ?

– Je pense que cela a un rapport avec Jeremy. Tu prends sa défense, peut-être est-il le dernier lien avec ton ancienne personnalité ?

– J'en doute, répondit Bonnie, qui n'avait aucune envie que Damon ait raison.

Elle s'était beaucoup éloignée de Jeremy et ils n'étaient pas en très bons termes, il n'y avait aucune raison qu'il soit son dernier lien avec son ancienne personnalité.

– Il n'y a qu'un seul moyen de le savoir, dit Damon à contrecoeur.

Même s'il ne supportait pas Jeremy, Damon était forcé de lui demander de l'aide car il voulait vraiment aider Bonnie.

– Très bien, on ira parler ensemble à Jeremy, mais demain matin, Damon.

– Ce que tu peux être têtue !

– Moi, têtue ? Tu l'es cent fois plus que moi.

– Pour te prouver que je ne le suis pas, j'accepte, dit Damon, au grand étonnement de Bonnie. On ira voir Gilbert demain.

Satisfaite, Bonnie fit demi-tour.

– Tu ne me souhaites pas une bonne nuit ? l'apostropha Damon.

– Je n'ai pas l'habitude de dire des choses que je pense pas, répondit Bonnie du tac au tac.

– L'effet Gilbert, soupira Damon. Je ne sais pas combien de temps cela va durer, probablement pas longtemps, mais, pour le moment, tu es bien remontée contre moi à cause de ton lien spécial avec Jeremy.

Damon songea avec tristesse aux moments qu'il ne vivrait plus jamais lorsque Bonnie serait complètement guérie. Elle recommencerait à se disputer avec lui, sans aucun sous-entendu sexuel ni aucune attirance. Elle serait à nouveau capable de se contrôler et ne se laisserait plus jamais aller en sa présence. Finis, les baisers passionnées et les nuits de sexe torride. Finie, leur complicité lorsqu'ils étaient tous les deux nus dans le même lit. Damon devrait tout reprendre depuis le début, il devrait essayer de plaire à Bonnie alors qu'elle ferait tout pour ne plus être attirée par lui.

– Je comprends ta déception, Damon. Tu espérais peut-être que cette nuit prendrait une autre tournure, dit-elle pour le provoquer.

– Tais-toi ! cria Damon. Retourne dormir, on parlera demain.

– Je suis chez moi, lui rappela-t-elle. Je fais ce que je veux, et je n'ai plus envie de dormir.

Bonnie ne pouvait pas s'empêcher de le contredire pour le mettre en rogne, c'était plus fort qu'elle. Damon avait peut-être raison, il était possible que le lien spécial qu'elle partageait avec Jeremy soit la raison de sa guérison temporaire, mais elle se fichait bien de savoir si c'était vrai : Bonnie voulait juste profiter de sa vraie personnalité, car elle ne savait pas combien de temps elle resterait elle-même. C'était tellement agréable de retrouver son sens moral, et de recommencer à s'énerver sur Damon. Leurs disputes, c'était son équilibre. C'était le moyen qu'elle utilisait pour évacuer toute sa frustration et sa haine envers les vampires.

« Quand je serai enfin redevenue celle que j'étais, tout sera plus simple », se dit Bonnie. « Je n'aurai plus à craindre de passer du temps seule avec Damon car je serai en mesure de me conduire correctement ».

Bonnie était persuadée qu'elle n'aurait jamais agi ainsi avec Damon si elle avait été elle-même, et tout le monde pensait comme elle, surtout Damon et Elena.

– Qu'est-ce qu'on fait, puisque Madame ne veut pas dormir ? demanda Damon on lui lançant un regard suggestif.

– Je vais me changer, répondit Bonnie en comprenant qu'il ne cesserait pas de la déshabiller du regard si elle restait aussi peu couverte.

– Quel dommage, rétorqua-t-il en la détaillant sans aucune gêne.

Damon était en colère, et ce pour plusieurs raisons : non seulement Bonnie ne ressentait plus aucune attirance pour lui, mais, en plus, Jeremy était celui qui la sauverait d'elle-même, et le vampire ne pouvait le supporter. D'habitude, c'était toujours lui et Bonnie qui travaillaient ensemble, il ne voulait pas de l'aide d'un gamin, et, surtout, il aurait aimé être celui qui pourrait l'aider. Incapable de contrôler ses sentiments, comme à son habitude, Damon masqua sa frustration et sa colère en lançant des réflexions déplacées à Bonnie et en faisant tout pour qu'elle sorte de ses gonds.

– Tu ne pourras pas te rincer l'oeil plus longtemps, désolée, dit-elle en se dirigeant vers sa chambre.

– Je trouve ça un peu gonflé de la part de celle qui me suppliait presque de lui faire l'amour il y a quelques heures à peine !

Bonnie s'arrêta net.

– Qu'est-ce que tu viens de dire ?

– Je... Je ne voulais pas le dire de cette façon, mais c'est la vérité, tenta de se rattraper Damon. Tu ne peux pas me chauffer comme tu l'as fait et t'attendre à ce que je n'y pense plus.

– Premièrement, je n'étais pas moi-même, et deuxièmement, je ne te reproche pas d'y penser, mais fais-le en silence.

– Donc ça ne te dérange pas que je t'imagine complètement nue si je ne te le dis pas ?

– Tu vois, tu recommences à en parler, dit Bonnie en rougissant.

– Je veux juste te poser une question, et je te promets de ne plus t'embêter après, dit Damon, soudain sérieux.

Quand Bonnie s'était pratiquement jetée sur lui, inconsciente de ce qu'elle faisait, Damon l'avait repoussée car il ne voulait pas profiter d'elle. Mais puisqu'elle était redevenue elle-même, du moins pour un moment, il pouvait toujours tenter une approche car il savait qu'elle ne ferait rien qu'elle ne voulait vraiment, à présent.

– D'accord, une seule question, et ensuite on ne parle plus de cette soirée, consentit Bonnie.

– Pourquoi est-ce que tu refuses de l'admettre ? demanda Damon en plongeant ses yeux dans les siens.

– D'admettre quoi ? demanda à son tour la sorcière d'une petite voix.

– Que tu es attirée par moi, et qu'il n'y a que ta morale qui t'empêche de me céder, dit Damon en retenant son souffle.

– Je...

Bonnie ne savait pas quoi répondre : ils savaient tous les deux que c'était la vérité, mais ils n'en parlaient simplement pas. C'était comme un accord tacite entre eux. Du moins jusqu'à maintenant.

– Je n'ai pas envie d'en parler, répondit-elle d'une voix sèche.

– Et si moi j'en ai envie ?

– Tu es vraiment insupportable ! s'exclama Bonnie. Est-ce que tu as besoin de compliments ? Tu veux que je te dise que tu me plais ? Après tout, je ne vois pas pourquoi je ne l'admettrais pas, toutes les femmes trouvent que tu as beaucoup de charme. La seule différence, c'est que je suis sur le point de redevenir moi-même définitivement, et une fois que ce sera fait, je ne me laisserai plus avoir !

Comme c'était agréable de pouvoir enfin dire ce qu'elle avait sur le cœur ! Bonnie se sentait libérée d'un poids : oui, elle le trouvait beau, en toute objectivité, mais les choses s'arrêteraient là, désormais.

– Je me fiche des autres, dit Damon en la dévisageant.

Conscient qu'il était sur un terrain dangereux, Damon essaya de ne pas brusquer Bonnie en lui avouant de but en blanc qu'il était tombé amoureux d'elle, même si c'était la vérité et qu'il faisait son possible pour lutter contre ses sentiments. Bonnie lui rigolerait au visage, il le savait, et il n'avait pas envie d'être rejeté par sa petite sorcière. Il devait donc y aller par étapes.

– Tu me considères comme un défi, déclara Bonnie en s'éloignant au fur et à mesure que Damon se rapprochait d'elle. Tu veux m'avoir encore une fois dans ton lit, sans que je sois sous l'influence de l'expression.

– Je ne te considère pas comme un défi, Witchy, murmura Damon en posant son front contre celui de Bonnie.

« Pourquoi est-ce que je le laisse faire ? » se demanda Bonnie en sentant la fraîcheur du front du vampire contre le sien.

La dernière fois qu'ils avaient été aussi proches, ils avaient perdu le contrôle des événements et avaient fait une énorme bêtise. Plusieurs fois, même.

– Comme quoi me considères-tu, alors ? demanda-t-elle en éloignant son visage, redoutant la réponse du vampire.

Bonnie savait qu'elle n'aurait pas du poser de questions à Damon et qu'elle aurait mieux fait de se réfugier dans sa chambre, loin de son odeur qui l'envoûtait, loin de son regard et de son sourire, loin de son corps qui appelait le sien. Bonnie savait qu'elle aurait du s'enfuir, sa raison lui ordonnait de partir mais elle était curieuse et voulait savoir ce qu'il pensait d'elle. De toute façon, elle se sentait en sécurité car elle était momentanément redevenue la Bonnie raisonnable et elle ne lui céderait pas.

– Comme mon humanité.

En entendant sa réponse, Bonnie se sentit frissonner. Intérieurement, elle maudit Damon d'avoir le pouvoir de lui faire ressentir autant de choses. Il devait encore se moquer d'elle, comme d'habitude, et il n'allait pas tarder à lui sourire de cette façon qui donnait à Bonnie envie de lui arracher la tête. Pourtant, Damon gardait son sérieux et attendait visiblement qu'elle dise quelque chose, mais aucun mot ne franchit les lèvres de Bonnie. Elle était surprise par ce qu'il venait de dire mais elle ne le croyait toujours pas. C'était Damon, elle ne pouvait pas croire un seul mot de ce qu'il disait, il lui aurait promis n'importe quoi pour coucher avec elle, essayait-elle de se raisonner. Pourtant, une petite voix lui murmurait que cela aurait été agréable que Damon pense vraiment ce qu'il disait. Bonnie ferma les yeux et tenta de calmer les battements affolés de son cœur.

« Je ne crains rien, je suis moi-même. L'expression ne me contrôle plus pour le moment », se répétait-elle intérieurement.

– Tu vas rester là, les yeux fermés, sans me répondre ? demanda Damon d'une voix incertaine.

– Quoi que tu dises, je ne coucherai pas avec toi, répondit-elle en ouvrant les yeux.

Lorsqu'elle avait cru être amoureuse de Damon, à cause de l'expression, Bonnie ne pouvait pas le regarder d'aussi près sans rougir. Maintenant qu'elle était temporairement guérie, elle avait cru qu'elle cesserait de réagir comme une gamine mais elle avait eu tort : quand elle voyait les yeux bleus de Damon posés sur elle et qu'il était tellement près qu'elle pouvait sentir son odeur enivrante, elle avait l'impression qu'elle allait s'évanouir. C'était ridicule, elle aurait du être capable de se contrôler, se reprit-elle mentalement.

– Je ne veux pas coucher avec toi. Pas tant que tu ne seras pas redevenue celle que tu étais avant.

– Qu'est-ce qui te fait croire qu'à ce moment-là je serai d'accord ?

– Tes réactions, dit Damon en avançant sa main vers la jeune femme. La manière dont ton corps réagit au contact du mien, continua-t-il en effleurant le t-shirt de Bonnie du bout des doigts. Les légers soupirs que tes lèvres ne parviennent pas à retenir, en ce moment-même.

– Tu... tu ne peux pas..., commença Bonnie, mais elle n'acheva pas car ses jambes tremblaient.

Comme elle avait envie qu'il l'embrasse !

– Je ne ferai rien ce soir, je n'ai pas envie que tu m'accuses de profiter de toi. Mais, une fois que tu seras définitivement guérie...

Damon laissa délibérément sa phrase en suspens, laissant à Bonnie le soin d'imaginer la suite.

– Je ne suis pas ton humanité, Damon. Tu n'en as pas, chuchota Bonnie pendant qu'il glissait son bras autour de la taille de la jeune femme.

Elle sentait sa température corporelle augmenter au rythme des caresses de Damon, comme si elle avait envie de mettre en pratique tout de suite ce qu'il suggérait. Ce n'était pas normal, se disait Bonnie, elle sentait bien que l'expression ne la possédait pas, et pourtant, elle en avait quand même envie !

– Tu sais très bien que c'est faux, murmura-t-il dans son oreille. Depuis que tu es morte, nous avons partagé trop de choses pour que tu continues à prétendre qu'il n'y a rien d'humain en moi.

Damon avait raison, elle avait découvert un aspect de lui qu'elle ne connaissait pas, mais cela n'effaçait pas le mal qu'il avait causé auparavant.

– Je ferai en sorte que tu ne puisses plus me détester, ajouta Damon en resserant son étreinte autour de la taille de Bonnie. Et quand tout sera enfin redevenu normal, nous pourrons parler.

– De quoi veux-tu qu'on parle ?

Elle devait absolument enlever le bras de Damon de sa taille et mettre un terme à cette conversation, ce n'était pas raisonnable, elle le savait et Damon le savait. Cependant, aucun des deux ne voulait rompre leur contact physique.

– Tu comprendras plus tard, dit brièvement Damon.

Il lui avouerait bientôt ce qu'il ressentait pour elle, et il ne s'était jamais senti aussi effrayé de toute sa vie : et si Bonnie le rejetait ? Ce ne serait pas une nouveauté pour lui, Damon avait l'habitude d'être rejeté par Elena et Katherine, mais c'était différent : elles étaient d'abord tombées amoureuses de Stefan, alors que Bonnie ne ressentait qu'une amitié totalement platonique envers son frère. Damon avait été « choisi » avant son frère, pour une fois, et même s'il n'avait partagé le lit de Bonnie que grâce à l'expression, il ressentait tout de même une sorte de chaleur au fond de lui. Bonnie était à lui, elle l'avait choisi, lui, et Damon était heureux de ne pas être un second choix.

– On devrait... se détacher l'un de l'autre, répondit Bonnie en tentant d'être raisonnable.

– Oui, on devrait, répéta Damon sans bouger d'un pouce.

Tant que Bonnie ne le repousserait pas, il continuerait à la tenir serrée contre lui. C'était tellement agréable de sentir la chaleur du corps de la jeune femme contre son propre corps froid.

– Damon ? demanda Bonnie d'une petite voix.

Le vampire la regarda, se demandant pourquoi elle paraissait aussi stressée.

– Embrasse-moi, chuchota-t-elle.


...


– Je t'écoute, dit Matt en abandonnant les bouteilles et le sac sur la table de la cuisine.

– Je ne sais pas par où commencer, avoua Rebekah. J'aimerais te parler de nous.

Étonnné, Matt leva un sourcil. Il pensait que Rebekah avait compris depuis longtemps que leur relation ne dépasserait pas le stade de l'amitié.

– Tu sais que j'ai toujours été attirée par toi, confessa le vampire. J'ai fait des choses horribles que je regrette mais je ne peux pas revenir en arrière. Tout ce que je peux faire, c'est m'excuser encore une fois pour le mal que je t'ai fait. J'ai tenté de te tuer et il n'y a pas d'excuse pour ça.

– Écoute, Rebekah, je sais que tu m'en as voulu d'avoir tué ton frère, comme je t'en ai voulu pour l'accident de voiture avec Elena. Mais si nous sommes amis, je suppose que tu m'as pardonné, et moi aussi je t'ai pardonné, d'une certaine façon.

– Alors, tout est encore possible, entre nous, dit-elle d'une voix pleine d'espoir.

– Tu ne comprends pas, répondit le jeune homme à voix basse. Ce... ce n'est pas le fait que tu sois parfois impulsive ou cruelle, tu peux changer ton caractère, je le sais. Mais, quoi que tu fasses, tu resteras toujours un vampire.

– Vas-y, dis-le, murmura Rebekah en refoulant les larmes qui commençaient à lui monter aux yeux.

– Rebekah... , dit Matt d'une voix triste.

– Dis-le ! cria-t-elle se transformant peu à peu en vampire.

Rebekah savait ce qui retenait Matt d'envisager une relation amoureuse avec elle. C'était la chose qui l'avait empêchée d'être vraiment heureuse.

– Je ne veux pas avoir de relation avec toi car il n'y a pas d'avenir possible entre nous, dit le jeune homme, l'air désolé et les yeux humides.

– Et pourquoi ? demanda Rebekah qui connaissait la réponse.

– Parce que je suis humain et tu es un vampire, reconnut Matt. Je... je ne me transformerai jamais, dit-il avec réticence, car je ne veux pas devenir un vampire . Je veux construire une famille. Avoir des enfants. Je suis désolé, ajouta-t-il en voyant les larmes couler sur les joues de la jeune femme. Je ne voulais pas te le dire mais...

– Je le savais déjà, répondit-elle en reniflant. J'avais juste besoin de te l'entendre dire pour trouver le courage de faire ce que je m'apprête à faire.

– Que vas-tu faire ?

Matt sentit la panique le gagner : allait-elle le tuer, là, tout de suite ? Toujours en vampire, Rebekah s'approcha lentement de lui. Matt ne pouvait s'empêcher de fixer ses canines pointues qui dépassaient de ses lèvres, et il se demandait si Rebekah lui ferait mal ou si au contraire elle serait douce.

– Je pars, dit-elle à la grande surprise de Matt. Je vais quitter Mystic Falls et partir à la Nouvelle-Orléans avec mes frères.

La bouche de Matt s'arrondit sous l'effet de surprise mais il ne parla pas.

– Au revoir, Matt, murmura-t-elle avant de partir à vitesse vampirique.

Matt resta debout dans la cuisine longtemps après que Rebekah soit partie. Il ne voulait pas qu'elle parte, mais Rebekah le détestait à présent, il le savait.