IMPORTANT : J'ai reçu une review me disant que le fait qu'ils soient cousins et amoureux est écœurant. De ce fait, je souhaiterai mettre quelques points au clair.
Comme vous vous en doutez, il n'y a pas de nombreuses familles 100% Sang Pur. Donc, les mariages entre famille sont hyper fréquents. Y'a qu'à voir la lignée des Black. On y retrouve des Parkinson, des Crabbe etc…Ils sont tous liés d'une manière ou d'une autre.
Donc, si vous n'aimez pas ceci, cette fiction n'est pas pour vous.
Chapitre 9:
Poufsouffle une fois dans sa vie, ce n'est pas la mort.
Ou
Moi, schizophrène ? N'importe quoi. C'est un simple moyen de déstresser.
-Jeunes gens…
Nous relevâmes précipitamment la tête.
-Vous êtes ici depuis 5 jours…Ne devriez-vous pas…
Devant nos têtes, le médicomage se tut. Il soupira et nous dévisagea tour à tour, longuement.
-Soit. Qui veut un chocolat chaud ?
Déborah se leva faiblement, les jambes flageolantes. Remus se releva aussitôt et passa un bras sous ses épaules pour la soutenir.
-Deby…
-Non. Rem' il faut que je bouge.
Sa voix était ferme, contraste flagrant avec son corps. Remus se contenta de soupirer.
-Laisse-moi au moins t'accompagner.
Déborah sourit faiblement.
-De toute manière, que je le veuille ou non tu viendras.
Le lycanthrope s'autorisa un petit sourire puis ils quittèrent la salle, suivant le médicomage.
Un silence tendu envahit la pièce.
James et Sirius passaient leur journées plongés dans leurs pensées, ne tenant pas compte des diverses tentatives de leurs amis pour les faire réagir. Cela faisait cinq jours. Cinq jours qu'ils attendaient, postés devant la chambre. Cinq jours que les médicomages se relayaient à l'intérieur pour en ressortir des heures plus tard, exténués. Cinq jours que le docteur Steve tentait de les convaincre de rentrer, au moins quelques heures, pour se reposer. Cinq jours qu'ils l'ignoraient, trouvant ses propositions complètement déplacées. Cinq jours qu'ils pensaient à elle.
Evelyn, réveille-toi, espèce d'idiote finie !
XXX
-Elle bouge ! On y est presque, tenez bon !
Alors les six médicomages se concentrèrent encore plus, une fine pellicule de sueur coulant sur leur front alors qu'ils fermaient les yeux, récitant une quelconque litanie qui sauverait leur patiente.
-Plus qu'une cellule à revitaliser les amis. On va y _
- La Ferme ! s'exclama la voix tendue d'un médicomage.
Son confrère se tut brusquement et, pour faire bonne figure, catalysa plus de son énergie dans le corps de la jeune fille.
Avec un imperceptible soulagement, ils la sentirent tressauter violemment sur le lit.
Elle revient à elle.
XXX
Où suis-je ?
J'ouvris faiblement les yeux.
Où suis-je ?
Mon corps me lançait, mes yeux me brulaient, ma tête tournait.
Pourquoi ?
Mes yeux papillonnèrent, aveuglés par la soudaine lumière. Je sentis une onde magique parcourir mon corps. Je tentai de fermer les doigts et fus surprise de la facilité avec laquelle j'y parvins. Puis, une douleur brusque me fit sursauter et je m'en voulus d'avoir essayer de bouger.
Pourquoi tant de douleur ?
Par flashs rapides, tout me revint alors.
La Convocation. L'Alcool. La Colère.
Les Sortilèges. La Douleur. Le Noir.
Les images se succédèrent, violentes et horrifiantes.
Le Sang.
J'ai mal. Terriblement mal.
La douleur.
Je le hais. Je l'exècre. Je le déteste. Je le maudis. Je l'abhorre.
L'once d'Espoir…
Sirius ! James ! Déborah !
Puis, le Noir.
XXX
-Elle est revenue à elle…
Sirius se leva brusquement, et fonça dans la chambre, se précipitant au près du lit de sa cousine.
-Evelyn !
Silence…
- Evelyn, ce n'est pas drôle putain. Réveille-toi maintenant !
Toujours le même silence, oppressant.
-Evelyn ! Tu m'avais promis, rappelle-toi ! Evelyn !
-Jeune homme, calmez-vous enfin ! Elle a seulement dû se rendormir.
Sirius se contenta de lui adresser le regard le plus réfrigérant qu'il avait en stock avant de se tourner a nouveau vers sa cousine. Il prit son visage dans ses mains et déposa un léger baiser sur son front. Glacial.
-Evelyn, je suis entrain d'agir comme « Un crétin de Poufsouffle » dixit Déborah alors je t'en supplie, reviens ! On te l'as peut-être pas dit assez souvent, mais on t'aime Evy. On est fichtrement rien sans toi. Alors nous fais pas ça et reviens parmi nous. A moins que tu ne veuilles crever Sang-Pur ? Évidemment non, sinon, toutes ces années passées à inventer, imaginer, délirer, à quoi auront-elles servies ? Alors bouge-toi ! Et reviens. Il se tut un instant avant de rajouter dans un infime murmure : Je t'aime. J'ai besoin de toi. C'est pas suffisant ça ?
XXX
Je sentis une boule se former dans ma gorge.
Mourir en se sentant aimée, c'est plutôt pas mal non ?
Bon, c'est clair que j'aurais préféré survivre mais j'ai pu entendre une dernière fois la voix de mon Sirius adoré (Comment ça, on dirait une groupie ?), sentir ses mains saisir mon visage, et l'entendre me dire qu'il m'aimait. Il ne l'avait que très rarement dit aussi explicitement. Des gestes ou des mots sous-entendus, plein d'amour fraternel, oui. Mais un je t'aime frémissant murmuré ainsi, non.
Sirius…Je suis navrée d'être partie ainsi…
.
..
…
STOP.
Depuis quand un vivant ça entend quelqu'un lui parler, ça sent les mains de quelqu'un…?
Salazar...
Je suis vivante !
.
..
…
Je suis vivante !
…
..
.
Mon père va clamser. Je m'autorisai un petit sourire pas le moins du monde sadique en esprit.
Mais, dites-moi, je sais que je ne suis pas très développée mentalement mais…un vivant, ce n'est pas censé pouvoir bouger ?
Parce que moi, que nenni, que dalle, niet, nada…
…
Je ne suis pas paralysée quand même ! Comment je fais pour tuer mon père et faire chier au monde sinon ?
XXX
Avant que vous commenciez à poser des questions, laissez-moi éclaircir quelques points.
Je ne suis absolument pas détraquée. Enfin, peut-être un peu mais ça, c'est depuis longtemps. Vous avez pu constater par vous-même combien de neurones manquaient à mes parents pour faire cela à leur fille–à savoir la torturer jusqu'à sa presque mort. C'est donc tout naturel que je sois légèrement comme eux. Enfin, comme je disais plus haut, je ne suis absolument pas folle.
Ne saviez-vous pas que dire des imbécilités et rire permettait d'alléger une situation ou bien de déstresser quelqu'un ?
Voici donc ce qui vous prouve que je ne suis pas folle. Je fais semblant d'être folle, pour ne pas, justement, sombrer dans la folie que me procurerait un tel choc.
Nan mais sérieux quoi.
Je suis vivante.
Je ne peux pas bouger.
Je ne peux plus parler.
Sirius est entrain de légèrement devenir hystérique et Poufsouffle.
Ça ne vous choquerait pas ça, vous ?
Alors laissez-moi vous dire quelque chose :
C'est vous qui êtes bizarre.
XXX
Je ne peux toujours pas bouger. Je sens des présences autour de moi, qui me parlent, me supplient, et je ne peux pas leur répondre. J'ai entendu Déborah pleurer. Je hais quand elle pleure. Je me hais d'être celle qui la fait pleurer. Mais j'ai également entendu Remus venir la consoler. Au moins, cette sorte de coma indéfini non volontaire aura apporté quelque chose d'autre que des larmes et des remords. Quelque chose de beaucoup mieux.
L'amour.*
Avec un sourire, toujours imaginaire, je me remémorai le jour où j'avais découvert leur amour réciproque bien que tous deux pensaient le contraire. (Comme quoi les gens à problèmes s'attirent…). Je n'avais pu m'empêcher de les traiter mentalement d'idiots, des centaines de milliers de fois.
Puis, James me revint à l'esprit. Lui et ses infinies déclarations d'amour à Lily…Sérieusement, si Lily était moins digne, ils seraient ensemble depuis belle lurette. Mais à ce moment-là, ça ne serait plus Lily. Je souris de nouveau. Ces deux là étaient de terribles spécimens (Oui, oui, c'est moi qui dis ça…) et leur histoire nous apportait de nombres fous rires.
La première claque que Lily lui avait donné me revint en tête, bientôt suivie de la tête de James après-coup. Aaah, James…
Ensuite, ce fut l'air snobinard de Sirius qui me refit surface. Lui et ses incessantes remarques narcissiques, teintées d'ironie. Lui et ses diatribes insolentes. Lui et ses débilités affligeantes…Tout ce qui faisait que je l'avais accepté comme l'un des miens, comme l'un de mes amis, comme l'un des membres de ma famille depuis le tout début. Aaah, nos coups de gueules, nos réconciliations, nos câlins bisounours…Nous étions presque pires que Déborah et moi, et ce n'est pas peu dire.
Déborah, Déborah…Comment résumer six ans d'amitié solide et timbrée en quelques phrases ? Debby le pourrait surement, mais je ne suis pas elle. (Heureusement, tout de même …)
Nan, sincèrement. Qu'est-ce que je donnerais pour les revoir…
Et Regulus ! Merlin, comment ai-je pu le faire sortir de mes esprits ?
Regulus et moi…C'était grâce à Déborah et ses jobs foireux. Pour arranger une de ses demandes, elle nous avait casés ensemble, sachant qu'il me trouvait sympa. (Oui, oui, ça arrive qu'on me trouve sympa !) Vu que cela rassurait Sirius de savoir que je gardais un œil sur son frère, je n'avais pas trop rechigné. Et puis quand même, on parle de Regulus Black là. Le frère du canonissime Sirius Black. Vous devez bien vous douter que ce n'est pas une mocheté absolue ! Enfin, là n'est pas la question. Reg' et moi faisions semblant de sortir ensemble devant les autres alors que nous nous découvrions lentement. Une amitié a d'abord déboulé, bien vite remplacée par un sentiment plus fort…Ce n'était pas de l'amour. Un Serpentard ne tombe pas amoureux. Nous laissons ça aux autres maisons. Mais nous nous plaisions. Assez pour sortir réellement ensemble.
Mais sérieusement…Ses sourires éclatants, ses cheveux soyeux, ses baisers passionnés…Je ne sais si je pourrais m'en passer.
Aaah, Salazar ! Pardonnez-moi ! Je deviens tellement roman-poétique que ça en devient écœurant.
J'imaginai sans le vouloir la tête dégoutée, la longue tirade et le ton pincé de Déborah me disant cela.
Déborah…
Si je vous dis qu'elle me manque, que je l'aime, que je veux la revoir, et que je n'en ai rien à foutre de ressembler trop pour mon propre bien à un pauvre Poufsouffle en cet instant, me laissez-vous me réveiller ?
Éberluée, je réalisai que des larmes glissaient de sous mes paupières sur mes joues et que mes mains se crispaient brutalement.
…
Je bouge ?
…
Merlin, je vous aime !
Je bouge et je suis vivante.
Ce n'est pas extra ça ?
XXX
-Déborah !
L'interpelée releva rapidement la tête, les traces de larmes versées sillonnant ses joues.
-Evelyn !
Elle haussa un sourcil. Cela faisait six jours que les médicomages avaient cru la guérir, et ils étaient censés être de retour à Poudlard mais leur soudaine rage à cette évocation avait dissuadé quiconque d'insister. Et puis, ils avaient affaire à quatre des élèves les plus doués de leur promotion alors… « Si cela raffermit le lien entre ces deux maisons ennemies pourquoi pas ? » avait sagement décidé leur Directeur Adoré. Déborah avait failli répliquer qu'Evelyn et elles ne représentaient pas le moins du monde Serpentard mais, préférant mettre toutes les chances de leur côtés, s'était tue.
Quoiqu'il en soit, cela faisait six jours qu'Evelyn était plongée dans le coma et aucun changement n'était attendu par les médicomages. Mais nous avions affaire à Evelyn Wanders là…
Une once d'espoir la submergea alors et sans plus attendre, elle se leva. Courant à moitié, elle se dirigea vers la chambre de son amie de toujours et essuya les quelques larmes de ses joues. Elle s'arrêta sur le palier en pilant, respira longuement puis jeta un coup d'œil à l'intérieur.
-Evy !
Son cri aigu résonna longuement dans la salle alors qu'elle se jetait sur le lit de son amie.
-Déboraaah. Tu m'étouffes.
Ne tenant compte des protestations d'Evelyn, l'emo raffermit sa prise sur son amie et se mit à jurer allègrement. Elle finit cependant par la relâcher mais demeura assise sur le lit d'Evelyn. Celle-ci perdit peu à peu sa couleur rouge et eut un immense sourire.
-Merlin, si vous saviez à quel point c'est chiant de vous entendre sans pouvoir vous parler.
-Ça s'appelle un coma ma chérie. Tu es si perturbée que ça ?
-Sirius Black !
Le jeune homme, qui venait à peine d'arriver, lui fit un sourire éclatant. Puis il écarta Déborah sans ménagement et chuchota à l'oreille de sa cousine :
-On fait un câlin bisounours ?
XXX
*Non, non, Evelyn n'est pas superfan des idéaux de Dumby non plus. XD
Si je vous dis que j'ai littéralement adoré écrire ce chapitre, vous me croyez ?
Sérieux, passer de « noirceur dépressive » à « faisons la conne pour déstresser » pour finir par « Je fais Pouffy et alors ? » c'est super à écrire, imaginer et autre…
M'enfin, qu'en pensez-vous ?
XXX
Merci a s-damon-s pour ses corrections et ses conseils précieux !
Je vous remercie tous énormément pour vos reviews ! Particulièrement MissBlackie qui a pris la peine de reviewer chacun des chapitres qu'elle avait manqué ^^
Réponses Aux Reviews Anonymes :
() : Vite continue! […] je t'admire, il te reste que de CONTINUER! :* :* :* Waouh ! Tu peux pas imaginer comment ta review m'a fait planer ! Tu m'admires, t'adores cette fic, tu veux la suite, tu re-adores ? Merci !
Pouk Pouk Pouki : Concernant sa relation avec Regulus, plus d'info ici et dans le chapitre suivant. ^^ Concernant ses jouets, ce ne sont que des personnes qui servent à l'amuser. Elle le redit dans le chapitre prochain. Sirius « l'embrasse » quand il est saoul et pour lui redonner ce qu'elle lui a donné. Les persos sont hystériques, je veux bien l'avouer, xD Mais je suis tout de même contente que tu les trouves marrant.
Kissme53 : Vivement la suite ? La voici ! xD Je suis ravie que ça t'es plu. Comme tu l'as deviné, ce chapitre était plutôt « émotion ». ^^
Merci à Kysila, Sayu-love et Shakinem pour leur ajout aux Story Alerts.
XXX
Votre dévouée,
Julia Erwelin.
NOTE : Je dispose d'un compte Facebook sous ce pseudo ainsi qu'une adresse e-mail: ju.fr
Vous pourrez y retrouver les dates de publications estimées, peut-être même des extraits de chapitre. Je répondrai certainement aux reviews anonymes là-bas (car sur les chapitres cela prend trop de place…xD) … Ainsi qu'à toutes vos questions. Ou presque. ;D
Disons que c'est un moyen pour que vous soyez à jour, au courant de tout etc...
