Disclaimer :

Les personnages de Harry Potter ainsi que les « décors, mots et créatures » sont la propriété exclusive de J.K. Rowling. Il n'y a aucune intention de contre-façon ou de violation de ses droits d'auteur. Cette histoire est écrite pour le plaisir de l'écriture et ne rapportera aucun centime à son auteur.

Par contre, je peux revendiquer les « rouh » du dragon. Pas la race ( Opaloeil des Antipodes ) puisque pour respecter l'œuvre de Rowling, j'ai pioché dans son petit livre des Animaux Fantastiques.

Cette fanfic se déroule pendant la septième année de Harry à Poudlard.

Avertissement – Cette fic met en relation Harry et Severus sur un plan autre que celui professeur - élève… A savoir une relation homo, quoi ! En clair, si l'idée que Harry ait envie de sauter sur son professeur ou que ce bon vieux Severus fasse subir les pires outrages à Harry, vous dérange ou vous scandalise, ne continuez pas la lecture…

Ah et je précise pour ceux qui penserait que ma fic tomberait dans ce genre là : non, ce n'est absolument pas une histoire de zoophilie ! Toujours pas et je lutte contre ! Si si ! Mais ça devient dur parce que le dragon n'est pas tout à fait d'accord…

Je sais j'ai pris du retard, mais voilà j'ai fait la folie de faire 3 fics publiées en même temps… Plus tout ce que je prépare… Donc forcément les updates prennent plus de temps… Hélas !!

Ah oui, alors pour Ron on m'a suggéré un couple intéressant (je dis pas lequel) mais si vous avez des suggestions ou un avis définitif sur la question pour cette fic, je suis preneuse !!! Ron peut être hétéro ou gay, pas d'importance.

Edit 2006 : j'ai enlevé les réponses aux reviews pour plus de clarté sauf une. Je les ai gardé sous word, donc écrivez-moi si vous voulez relire une réponse. .

Saral : Et le petit dragon n'a pas fini de harceler Sev'… Mais que voulais-tu que Sev' dise ? Je ne pouvais pas écrire ceci :

« - Evidemment que j'ai l'air fatigué ! Je me suis bataillé avec toute la nuit !!! Qu'est-ce que c'est comme race ?! Il veut dormir avec moi !

- Nooon ? Il dort avec vous ?, dit Draco amusé malgré lui.

Il avait beau se dire que c'était clairement le mauvais moment pour rigoler, il sentait revenir le fou-rire de la veille. Il ne fallait pas, surtout pas… Mais le professeur Snape ajouta dans l'élan de la conversation.

- Il dort sur mes fesses !!!!! C'est quoi ce dragon pervers ?!!!, demanda Severus

Draco craqua et se mit à hurler et pleurer de rire. Severus sentit son sang se geler et un calme presque surhumain l'envahir.

- Draco Malfoy, commença-t-il d'un ton doucereux, si dans cinq secondes tu ne m'as pas expliqué ce qui cause ton hilarité, je te promets une semaine de colle avec Rusard… Non deux semaines.

Hermione vola au secours de Draco, etc…. »

Même si cette « version » est plus drôle, je préfère l'autre, plus logique. Draco ne peut interroger son prof, cela peut vouloir sous-entendre qu'il sait qu'il y a quelque chose d'anormal… Et je ne veux pas que ce soit Draco qui vende la mèche, parce que je ne suis pas sûre que Snape lui pardonne… Voilà !!! Sinon je suis contente que le chapitre t'ai plu !! Bisous !!!

Notes :

Je me suis creusée la tête pour savoir ce que finalement Severus gardait sous son lit. Vous avez échappé au calendrier « les Dieux du Stade » (voir mon autre fic), au Kama Sutra sorcier (parce que c'était trop facile…), aux romans à l'eau de rose (même remarque), au chocolat, aux livres de potions sur les aphrodisiaques et aux accessoires SM (je supporte pas ce genre de trucs ou ce genre de relation), à de nombreux dessins griffonnés de Harry (là j'ai sérieusement hésité, mais ç'aurait fait avancer la fic trop vite. On va dire qu'il les range ailleurs…), des affaires de Harry (trop fétichiste), un recueil de poèmes sur Harry (je garde ça pour une autre fic) etc… Je remercie beaucoup Galouz, sans elle je n'aurais pas eu cette idée, qui m'amuse beaucoup.

J'ai honteusement pioché dans Friends pour l'idée de la Grand-mère… J'avoue !!


Chapitre 10 – Découverte en retenue

Harry attendit un petit moment pour être sûr que ni Ron ni Hermione n'étaient plus dans les environs. Inutile d'avoir des questions embrassantes… Et ce fut là, au calme, qu'il se demanda alors à qui Severus pensait pour s'abandonner de cette façon. Qui le caressait dans son fantasme ? Peut-être l'aurait-il su s'il avait pu se concentrer davantage. Peut-être aurait-il pu entendre un murmure, un nom. Avant de se rendre compte qu'il n'aurait sans doute pas apprécié… Un brusque élan de jalousie le saisit. Hors de question que Severus soit à quelque d'autre. Surtout maintenant, surtout après l'avoir espionné dans un abandon dont Harry aurait tellement aimé être l'auteur… Au même moment, le dragon bondit sur Severus pour s'enrouler autour de son cou avec un « rouh » farouche et possessif.

Harry soupira, sentant à nouveau la peau de Severus contre la sienne… Il n'existait qu'une façon de connaître davantage son professeur : continuer à l'espionner. Il s'était donné plusieurs jours. Il réalisait maintenant que ce n'était pas facile d'être si loin et si proche…

Le reste de la journée passa très vite, Harry se demandait avec une certaine angoisse ce qui allait se passer : lors de sa dernière retenue, Snape l'avait mis à la porte d'un ton glacial parce qu'il avait cassé quelques flacons de potions. Il n'avait même pas pris la peine de se lever (ben oui), et lui avait indiqué d'un ton posé qu'il effectuerait une seconde retenue le lendemain soir avec Rusard… Et Harry était parti avec désespoir en se demandant comment arriver à toucher un homme aussi fermé que son professeur. Qui semblait aussi inaccessible. Il espérait que ce soir ne serait pas comme la dernière fois. Et de toute façon ça serait différent car il y avait le dragon…

En attendant l'heure fatidique, Severus se disait, en boucle « tu ne le regardes pas, tu dois pas le regarder, interdiction formelle !! Il est en retenue, seulement pour deux heures. Tu dois tenir deux heures. Deux fois soixante petites minutes. Compris ? C'est un élève, il est gay, euh non hétéro, il est hétéro donc, il te déteste… Et il est plus jeune !! Même si par miracle il était gay, ce qui m'étonnerait d'un don juan de Gryffondor, je suis trop âgé et… laid. Son satané père, James, ne s'est pas gêné pour me le faire comprendre. Et qu'aurait-il dit s'il savait que je fantasmais sur son fils… Et puis maintenant, avec toutes les marques… »

A cette pensée il serra plus fort son avant-bras droit, comme pour exorciser l'éventualité d'un appel de son maître… Il soupira, ne se souvenant que trop bien de la dernière rencontre avec le Seigneur des Ténèbres. Les Mangemorts avaient proposé au Seigneur de se débarrasser de Harry. Voldemort avait alors porté son regard sur Severus, comme pour en soupeser l'idée. Il avait senti l'esprit du puissant sorcier essayer de percer les mystères de ses pensées. Avant de finalement laisser tomber, d'un ton dédaigneux que « cela pouvait encore attendre… ». Severus s'était alors demandé ce qu'il attendait, et quelle pièce de son échiquier venait-il de jouer afin d'atteindre Harry… Il était rentré à Poudlard rempli d'angoisses diffuses, avec l'impression que quelque chose allait survenir, mais quoi ?

A vingt heures très précises, quelqu'un frappa à la porte du bureau de Snape, interrompant ses pensées inquiètes.

- Entrez !!, répondit-il d'un ton sec.

Harry entra, sans cesser de se répéter « concentres-toi sur le ménage, pas sur ses mains… Ses mains qui cet après-midi… Oh bon sang ! Non non, le ménage Harry !! »

- Vous êtes à l'heure, Monsieur Potter. Bien ! Suivez-moi, fit-il en se levant et en évitant obstinément de regarder Harry.

« Il me déteste vraiment, soupira ce dernier intérieurement. Il ne supporte même pas de me regarder… »

Il se leva et alla dans la pièce voisine de son bureau : il s'agissait d'une petite réserve contenant tous les ingrédients utiles aux potions réalisées en classe. Mal éclairée, et poussiéreuse, un drôle de bric-à-brac était entreposé là : chaudrons percés ou usés, cristaux en tout genres, racines noueuses de différentes plantes ou arbres, contrastaient avec les rangées de fioles aux ingrédients mystérieux déposées sans aucun étiquetage sur les étagères. Harry se demanda pourquoi en toutes ses années de colle avec Snape, il n'avait jamais eu à ranger cette pièce. C'était étrange quand même que le terrible professeur de potions n'y ait jamais pensé…

- Bien Monsieur Potter, nous allons cette semaine étudier la potion de Madores. Comme je suppose que vous ignorez totalement ses effets, je vous signale qu'elle permet de comprendre le langage de certaines espèces humanoïdes, telles que les nymphes et les elfes. Elle a également des vertus curatives sur les morsures de dragons…

Severus effleura le dragon dans son cou d'un légère caresse, comme pour le dissuader de toute morsure. Harry frémit malgré lui.

- Bref, reprit Severus, vous devez laver touts ces racines à la main et surtout sans magie. Elles sont fragiles et il est impossible de faire autrement. Vous devez tout d'avoir les rincer soigneusement à l'eau tiède, avant de frotter délicatement, et j'insiste, avec la brosse que voici, expliqua-t-il en la lui tendant. Prenez votre temps, Monsieur Potter, toute racine mal nettoyée devra subir un nouveau nettoyage, promit-il, avant de sortir de la pièce.

Harry commençait à soupçonner que le professeur avait cherché désespérément un élève à qui infliger cette corvée. Comme la potion était au programme des septièmes années, il devait trouver un « volontaire » chaque année pour nettoyer ces fichues racines… Encore heureux qu'il y avait échappé l'année d'avant… Cela expliquait pourquoi il avait eu une retenue pour un motif aussi bizarre que de ne pas répondre aux questions sur le dragon. Et cela expliquait pourquoi il se trouvait dans la réserve… Bah au moins, il penserait moins à Severus comme ça.

Harry soupira puis se décida à prendre une racine qu'il posa dans l'évier. Il fit couler l'eau avec une grimace : il en aurait pour des heures à les nettoyer, les racines étant si tordues et si noueuses que chasser la moindre trace de terre relevait du défi sans baguette magique…

De son côté, Severus se félicitait d'avoir eu cette idée : il n'y avait aucun risque qu'il se passe quoi que ce soit, puisqu'il ne verrait pas Harry à quatre pattes en train de récurer le sol de pierre comme la dernière fois… Il inspira à fond à ce souvenir. Son joli petit postérieur le narguant, ferme et musclé… Severus sentit venir le truc qu'il voulait absolument éviter pour le moment… Et essaya une nouvelle méthode pour se calmer :

- Grand-mère, Grand-mère, Grand-mère…, murmura-t-il en boucle.

Le souvenir de sa grand-mère – une petite vieille incroyablement ridée, à la bouche au pli amer et à la langue de vipère – avait le chic pour couper toute idée érotique. A tel point que Severus envisageait de mettre son portrait dans sa salle de classe : il en avait marre de corriger des copies au lieu de surveiller les élèves dans la préparation des potions… Il respira, -ça allait mieux- et alla s'installer à son bureau, pendant que Harry s'affairait dans la réserve…

Les minutes s'écoulaient, tranquilles, chacun rêvassant dans son coin quand on frappa à la porte : un elfe de maison venait apporter un gros gâteau au chocolat. Il semblait bien que Severus se soit fait à l'idée des goûts culinaires pour le moins étranges du dragon.

- Posez ça là, fit Severus sans se lever.

Il désignait une petite table basse. L'elfe posa prestement le plat, tout en jetant un rapide coup d'œil à Harry qui venait apporter sa première racine pour inspection. L'elfe s'éclipsa tout aussi rapidement.

- Allez, va manger, murmura Severus à l'intention du dragon niché dans son cou.

- Rooouuh ?, roucoula le dragon.

- C'est pour toi, oui, approuva Severus.

Harry se faisait petit, attentif au ton presque tendre employé par Severus. Qu'il trouvait tout à fait mignon à cet instant. Il soupira doucement, et s'approcha du bureau.

- Est-ce que cela va comme ça, Monsieur ?, demanda-t-il en posant la racine encore humide devant Snape.

- Vous auriez pu la sécher Monsieur Potter, maugréa Severus tout en tournant la racine entre ses mains habiles.

Harry ne parvenait pas à détacher les yeux de ses mains. Tout du moins tant que le dragon ne se rua pas sur le gâteau pour le dévorer.

- …Ca ira, concéda Severus, vous pouvez aller nettoyer les autres.

Et comme Harry ne bougeait pas – il avait la sensation d'être plongé jusqu'au cou dans le chocolat - , il ajouta d'un ton plus sec :

- C'est bon Monsieur Potter, allez laver les autres racines !

Cessant de regarder les mains de son professeur, Harry annula le fantasme qu'il venait de se livrer à lui-même et se dirigea alors vers la réserve, légèrement écœuré. Le dragon était peut-être prêt à faire une overdose de chocolat, mais lui, il avait du mal à suivre… Surtout après dîner.

Severus observa Harry retourner vers la réserve, le dévorant des yeux sans pouvoir s'en empêcher. Il essayait de déshabiller mentalement Harry. D'abord en boxer de dos, puis nu… Avant de finalement répéter :

- Grand-mère, Grand-mère, Grand-mère…

Toujours en boucle. Une fois un peu calmé, Severus reporta son attention sur le dragon. Pour s'apercevoir que celui-ci était plongé jusqu'au cou dans le cadeau au chocolat et qu'il avait l'air bien décidé à ne pas en laisser une miette.

Dans la réserve, Harry avait la pénible impression d'être couvert de chocolat de la tête aux pieds. Ce qui aurait été un moindre mal si ç'avait été pour que Severus le lèche avec patience… Mais pour le moment, il avait l'impression d'être envahi par le chocolat et il vint à désirer que le dragon ait le même foie sensible que lui. Parce qu'il s'il en mangeait tous les soirs, lui il allait finir par avoir la pire crise de foie de toute son existence sans en avoir mangé une simple miette… Il entendit Severus grommeler dans le bureau :

- Ah, mais c'est pas vrai ?!

Avant de le sentir prendre le dragon et de venir le rejoindre dans la réserve.

- Changement de programme Monsieur Potter, vous allez laver le dragon, lui lança Severus en lui montrant l'animal.

Harry n'avait pas besoin de le regarder pour savoir que l'animal était couvert de chocolat, à tel point qu'on ne voyait plus l'éclat doré de ses écailles…

- Ici ?, s'étonna Harry. Mais il y a plein de boue, objecta-t-il en désignant l'évier rempli de racines pleines de terre.

- Non, soupira Severus, bien sûr que non. Vous allez utiliser ma salle de bain. Suivez-moi !, ordonna-t-il d'un ton sec.

Harry le suivit jusque dans le bureau. Severus ouvrit la porte menant à ses appartements privés, donnant dans un salon confortable. Les pans de mur étaient occupés par deux bibliothèques débordant d'ouvrages et d'objets divers. Quelques lampes jetaient une lumière discrète sur la pièce. Un plaid était plié sur le canapé. Quelque chose de chaleureux et d'intime émanait de la pièce .Peut-être à cause des couleurs. Toutes les couleurs que Severus refusait de porter et qui se trouvaient là, dans son appartement : tapis où le vert dominait remplis d'arabesques déliées, fauteuils représentants des oiseaux aux teintes pastels, bois chaud de merisier pour les bibliothèques et les meubles… Des couleurs dans les tableaux, des couleurs partout. L'intérieur de Snape foisonnait de vie, mais tout était en harmonie, et il s'en dégageait un calme apaisant… Harry s'était arrêté malgré lui, fasciné par ce qu'il avait toujours pressenti. Car il était certain que ce lieu reflétait la beauté intérieure de celui qu'il aimait…

- Monsieur Potter, lança Severus gêné, suivez-moi !!

Severus savait que sa décoration n'était pas en accord avec l'image que tous avaient de lui. Mais ici, c'était le seul lieu où il pouvait être chez lui, et il aurait préféré le faire découvrir à Harry en une autre occasion… Il se dirigea vers sa chambre pour ouvrir la porte de sa salle de bain.

Harry se sentit bizarrement ému en entrant dans la chambre de son professeur. Une fenêtre magique représentait une vue extérieure de Poudlard. Mais c'était surtout le lit qui attirait son regard. Le lit où il voulait dormir avec Severus. Il y avait deux oreillers, comme si Severus partageait son lit. Et peut-être était-ce le cas. Harry réprima un nouveau soupir.

- Monsieur Potter !, fit Severus de la salle de bain.

Harry finit par l'y rejoindre. La couleur dominant de la salle de bain était le vert, presque turquoise. Des serviettes de bains moelleuses étaient suspendus et un peignoir d'un vert très sombre brodé d'argent était jeté sur l'un des meubles. Celui de Severus. Car même si le dragon y voyait un peu flou de loin, - il n'avait pas de lunettes – Harry reconnut le peignoir que Severus avait mis la veille…

- Les serviettes sont là, précisa Severus en désignant un placard. Tenez, dit Severus en lui tendant le dragon au chocolat. Maintenant lavez-le !

Et il sortit ne voulant pas s'attarder ici, pas avec son lit si proche ni avec tous les fantasmes qui lui avaient traversé l'esprit le temps qu'il mène Harry jusqu'à sa chambre, puis à sa salle de bains… Il aurait tellement aimé l'accueillir chez lui en tant que nouveau compagnon…

Harry fixa le dragon dans les yeux, éprouvant comme à chaque un léger vertige, l'impression d'être dédoublé, mais de se tenir au même endroit… Il se regarda donc droit dans les yeux avant de murmurer :

- Tu es vraiment trop gourmand, toi ! Tu vas finir par me rendre malade, tu sais ?

Puis il mit le dragon dans la baignoire. Il chercha dans le placard un gant de toilette et une serviette : il posa tout cela prêt de la baignoire. Il prit le pommeau de la douche et fit la bêtise d'ouvrir à fond l'un des robinets. Un jet d'eau glacial atteignit le dragon. Essayant d'échapper au jet, il se déplaça et heurta la main de Harry. Qui se trouva également aspergé.

- Reeeeeeoooooiiiiiiiihhhh !!!!!, hurla le dragon.

- C'eeeeest froooooooiiiiid !!!, cria Harry complètement gelé.

A ces deux cris, parfaitement synchrones, Severus accourut pressentant un désastre. Le dragon, lui, s'était échappé de la baignoire et s'était réfugié à un endroit inaccessible. Severus avait eu le temps de voir un éclair doré filer sous le lit. Harry était sorti de la salle de bain, cherchant à rattraper… Ben, lui.

- Mais pourquoi vous avez crié ?, s'exclama Severus furieux.

- L'eau était glaciale, vraiment glaciale, répondit Harry, gêné d'avoir crié comme ça.

Sauf qu'il avait eu la sensation de se prendre une double douche glacée. Forcément. Et il était trempé.

- Je vais récupérer le dragon, proposa Harry. Je crois qu'il est sous le lit…

Il se pencha aussitôt, pour se mettre à quatre pattes et voir ce qu'il y avait sous le lit.

Severus le regarda faire avec une certaine fascination : les vêtements trempés de Harry moulaient son corps d'une façon… plus qu'intéressante… Distrait, il ne réalisa que bien trop tard ce que Harry était en train de faire. Et au moment où il allait hurler à Harry de ne pas regarder sous son lit, ce dernier retira une pile de magazines.

Harry, à genoux par terre, contemplait éberlué, l'une des piles de « Sorciers Sexy » cachées sous le lit de son professeur. Tous étaient ouverts à des articles du genre :

« Gay et fier de l'être », « Comment avouer son homosexualité à celui que l'on aime », « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les zones érogènes masculines », « Déclarer son amour à l'autre », « L'art et les règles pour une fellation réussie », « Les sortilèges de protection », etc, etc…

Harry avait beau lire les titres des articles, son esprit encore sous le choc n'arrivait pas à intégrer l'information. Ce que tout cela signifiait. Severus le regardait, catastrophé. Et quand Harry releva la tête vers lui, toujours sous le choc, Severus se dit que c'était fichu. Et même temps, le regard - si vert- de Harry un peu perdu derrière ses affreuse lunettes, le fit craquer.

Il s'agenouilla pour prendre les magazines des mains du jeune sorcier brun et les remettre à leur place, sous son lit. Il entendit un vague « rroonh » de protestation quand la pile de magazines heurta le dragon toujours caché là. Harry sentit les mains chaudes de Severus frôler les siennes pour prendre les magazines et les ranger. Un brusque fourmillement le parcourut. Plus intense que jamais car Severus était gay.

Sous le lit, le dragon se mit à ronronner, avant de sortir pour se glisser autour du cou de son maître adoré.

- Si jamais vous parlez de ça à quiconque…, menaça Severus d'un ton sévère, je vous garantis que vous le regretterez longtemps, croyez-moi !!!

- Non non, je vous jure, je ne dirais rien, rien du tout, promit Harry un zeste trop empressé peut-être.

Parce que ses lèvres luttaient furieusement pour ne pas se retrousser en un sourire heureux. Celui qu'il aimait était gay lui aussi. Severus était gay. Il était gay. Il se le répéta environ quarante fois, sans parvenir à réprimer totalement un sourire de pure joie. Il avait envie de le hurler, tellement il était heureux de cette découverte, d'avoir toutes ses chances. Il avait une furieuse envie de sauter au cou de son professeur, de virer le dragon pour prendre sa place.

Severus crut fatalement qu'il luttait contre un fou-rire, alors que le petit dragon, encore humide et chocolaté, ronronnait bruyamment dans son cou.

- Très bien Monsieur Potter, dit-il enfin d'un ton vexé, je vous prie de revenir demain soir pour une autre retenue puisque tout cela vous amuse !! J'espère que cette fois-ci vous saurez garder votre sérieux, conclut-il en contrôlant sa peine.


Voilà, voilà… J'espère que mon chapitre vous a plu. Je voulais absolument le terminer ce soir, ce qui explique l'heure à laquelle je poste le chapitre. Et à 1h40, je manque un peu de conversation, moi.

Donc, laissez-moi des reviews, n'hésitez pas à me donner votre avis. Comme toujours la réponse est garantie. Et surtout, j'adore vous lire !! Rien ne me fait plus plaisir que vos messages !!