Bonjour tout le monde! Désolé du retard de mes fics mais je prépare mon départ pour mes études en même temps, donc je suis quelque peu occupée en ce moment. Je vais faire une légère avance sur ma fic, me concentrant sur l'évolution de la connexion entre Loki et Angélica. Pour cela, je vais retarder l'ouverture du portail à pas plus de 36h. Enjoy!

POV Angie

Je regagnai doucement mes esprits tandis que mes derniers souvenirs me revenaient à l'esprit.

J'avais réussi à établir une connexion entre Loki et moi. Malheureusement, cette connexion était à double revers; on peut dire que nous étions connectés, directement connectés. Je ressentais tout ce qu'il ressentait, nos pensées s'entremêlaient; il me fallait constamment lui bloquer l'accès à mes pensé contrôle mental était très dur à maintenir, surtout quand Loki tentait de se forcer dans mon esprit. Natasha avait alors engagé son plan d'approche, découvrant le plan de Loki. Mais il était trop tard. En quelques minutes, une dispute avait éclaté entre les membres de l'équipe à propos d'armes de destruction fabriquée secrètement par Fury. Et cela n'a pas calmé les esprits quand il a déclaré que Thor en était le responsable. Cette dispute a provoqué la colère du docteur Banner qui a failli relâcher le Hulk, le sceptre de Loki à la main. Mais alors que nous étions tous sous pression, le détecteur du cube a émis un signal. Il n'en fallu pas plus pour qu'une bombe nous disperse dans toute la salle. Nous étions attaqués par les troupes de Loki, dirigées par Clint Barton. C'était le cahot total; le Hulk s'est réveillé suite à l'explosion du laboratoire, l'héliporter menaçait de s'écraser, deux de ses réacteurs étant endommagés. Mais le pire restait à venir.

Je courais à perdre haleine dans les dédales de l'héliporter, assommant les ennemis qui me faisaient face. Je me rendais vers la cellule de Loki. Je devais y arriver et vite. À peine j'arrivai à hauteur de la pièce, un cri bestial retentit à nouveau. Je rentrai dans la pièce et ma vision se réalisa. Coulson tenant une arme à la main affrontait Loki; Thor était piégé dans la cellule de ce dernier. Je n'eut pas le temps de réagir que Coulson se fit transpercer la poitrine par le sceptre de Loki.

_ Noooon !

Je ne pouvais plus bouger sur le moment. Je ne pouvais que regarder l'agent du SHIELD s'écrouler par terre, du sang coulant au coin de ses lèvres. Je ne repris possession de mes moyens qu'une fois que Loki se dirigea vers la cellule de Thor, ouvrant le sol sous la cellule. Il relâcha alors la cellule contenant le Dieu du tonnerre dans le vide. Je courrai vers la plate-forme, tombant à genoux devant le trou béant. J'essayais de concentrer toute mon énergie sur la cellule pour la faire revenir lorsqu'une main ferme m'agrippa le cou avec brutalité. Je me retrouvai maintenant face au demi-dieu, mes pieds à quelques centimètres du sol.

_ Pas de tour de passe-passe cette fois.

Je commençais à suffoquer, lui aussi. Il me jeta un coup d'oeil haineux avant de me propulser contre la rambarde de la pièce. C'est à ce moment que tout devint sombre autour de moi.

Maintenant, je me trouvais à présent dans une pièce sombre, les mains enchaînées ensembles contre un mur. Je ne pouvais rien voir, ma gorge était sèche et ma respiration lente. Je pouvais sentir des larmes couler le long de mes joues endolories. Mes jambes étaient repliées sur moi-même; je me sentais faible, le traumatisme de ma captivité refaisant surface.

Des bruits de pas se firent entendre derrière la porte de ma cellule. La porte s'ouvrit doucement et une main froide me saisit le visage. Je frissonnai légèrement à ce contact, produisant un rire moqueur venant de mon détenteur. On ôtai alors le tissu attaché devant mes yeux. Je fronçai les yeux à cause de l'obscurité de la pièce, ma vision se réajustant doucement à mon entourage. Loki se tenait devant moi, un genou à terre. D'une main, il tenait mon visage meurtri, de l'autre une trousse de premiers soins. Je posai les yeux sur la trousse, l'incompréhension se lisant sur mon visage.

_ Votre blessures ne guérisse pas assez vite et se reflètent sur moi. Ne pensez pas que je le fais pour vous.

Il entreprit alors de désinfecter mes blessures au visage, m'arrachant au passage de faibles gémissements de douleur. Il appliqua ensuite de la pommade sur mes hématomes; ses doigts étaient froids, me procurant une étrange sensation de bien-être. Je me laissai faire, obéissante, lorsqu'il releva doucement mes cheveux, dégageant ma nuque pour s'occuper d'une coupure à l'arrière de mon cou. Une fois finit, il ferma la trousse, se releva gracieusement et se dirigea vers la porte.

_ P-Pourquoi? murmurais-je. Il se tourna légèrement dans ma direction, la porte déjà ouverte.

_ Pourquoi m'avoir emmené ici?

_ Parce que vous êtes à présent ma faiblesse. Je ne prendrais pas le risque que vous vous mettiez en travers de mon plan. Et puis, qui sait, peut-être que vous me serez utile.

Et sur ce, il sortit de la pièce, me laissant seule avec mes pensées. Une fois la porte fermée, je ne pus me retenir plus longtemps; des larmes coulèrent le long de mes joues, je tremblais violemment. J'essayai de me changer en cristal, mais rien ne changea. Je tentais de briser mes chaînes, rien à faire.

N'y pensez pas. J'ai pris soin de sceller vos dons par ces chaînes. Vous ne pourrez pas vous échapper.

Je laissai échapper un grognement, plaquant ma tête sur le mur. Mes poignets me faisaient atrocement souffrir. Je sentais ma tête s'alourdir, je ne pouvais plus tenir ainsi. Avant même que je m'en rende compte, je sombrai dans un sommeil profond.

C'était un jour d'hiver. La neige tombait déjà, recouvrant le jardin d'un épais voile immaculé. Alors que le soleil se couchait, une petite fille jouait dans la neige, courant joyeusement avec son petit labrador crème. Une femme était assise sur le porche de la maison, surveillant la petite brune gambader devant elle. Alors que la fillette était couchée dans la neige avec son petit compagnon, une voiture s'arrêta devant la barrière de la maison de campagne. De cette dernière en sortis un jeune homme, sûrement dans ses débuts de trentaines. Il était noir de peau, avait des cheveux courts et des yeux noirs. Il posa un instant les yeux sur la petite fille rigolant sous les reniflements de la petite boule de poils et se dirigea vers le porche de la maison. Arrivée devant la femme du porche, il baissa la tête; un sanglot étouffé provint de la femme tandis qu'une main se colla contre sa bouche. Il la prit un instant dans ses bras, caressant ses cheveux caramels.

_ Rassemble ses affaires. Je n'ai pas beaucoup de temps.

_ Tu dois lui dire, Nick. J'arrive.

Elle se dégagea et rentra dans la maison. Le jeune homme se retourna et fixa longuement la petite brunette. Elle était pourchassée par le petit labrador, ses petites bottines s'enfonçant doucement dans le manteau neigeux. Elle était si jeune, si innocente; aucun enfant ne devrait subir cela. Il s'avança alors dans le jardin. La jeune fille se tourna vers lui, un immense sourire aux lèvres.

_ Oncle Nick! s'exclama t-elle en courant vers le jeune homme.

Il la prit dans ses bras et la souleva en l'air, la serrant fort contre lui. Comme à son habitude, la petite brune enfouit son visage dans le creux de son cou. Il restèrent ainsi pendant un moment, jusqu'à ce que la femme ne revienne, une valise à la main. Le jeune homme déposa alors la fillette par terre et s'agenouilla devant elle.

_ Ma puce, ton papa a dû s'absenter pour un long moment. Il m'a demandé de venir te chercher.

_ Il est où papa?

_ Il... Il est très loin, ma puce.

_ Et mamie, elle vient avec nous?

_ Non, chérie. Mamie ne vient pas. Allons-y, il est temps d'y aller, Angélica.

...

_ Encore quelques minutes.

Une jeune femme en blouse blanche se tenait devant un écran plat, anxieuse. Elle avait la peau tannée or, les cheveux en coupe au carré bruns et or et des yeux ambres. Elle était jeune; cela s'entendait par sa voix. À ses côtés un homme aux cheveux de jais bruns et au yeux gris fixait l'écran d'un air confident. Soudain, la barre d'analyse se compléta, déclarant la concordance des échantillons analysés. La jeune femme sauta alors aux bras du jeune homme à ses côtés, encerclant la taille de ce dernier avec ses jambes.

_ C'est ça! Ça marche! La formule est exacte!

_ Tu as réussi, Angie. Le projet Phoenix est opérationnel.

_ Je n'aurais jamais pu réussir sans toi, Mike. Je t'adore!

_ Oh, vraiment.

De douces lèvres se déposèrent sur les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle plaça ses mains autour de la nuque de son amant. Ils étaient jeunes et insouciants. Ils ne se doutaient pas de ce qu'entraînerait cette découverte.

...

Tout à coup, le souvenir s'estompa de ma mémoire. Je me retrouvais à présent dans un jardin peuplé de fontaines. Le ciel était décorée d'étoiles, se reflétant sur le palais se trouvant en arrière plan. Je m'avançai dans le dédale de fontaines quand une ombre se distingua du cadre paradisiaque de cet endroit. Je m'en approchai doucement, contournant la cascades de glace qui me barrait la route. J'y découvris un jeune homme vêtu de vert et d'or. Ses cheveux étaient d'un brun sombre, arrivant au dessus de sa nuque. Sa peau était blanche, immaculée et ses yeux étaient d'un vert émeraude fascinant.

_ Loki.

Il leva les yeux vers moi. Je reculai un instant quand il se leva; je me souvenais encore de la réaction qu'il avait eu lors de notre première rencontre. Il me regarda droit dans les yeux. Toutefois, son regard était surpris.

_ Seul Thor connaissait cet endroit. Comment avez-vous...?

_ Je suis ici pour vous aider, Loki. Je peux vous aider à vous libérer de votre hypnose.

_ Mais, comment-

Ma vision commençait à se troubler. Je me sentis transportée autre part, Loki tremblait violemment, ses yeux s'éclaircissant peu à peu. Tout s'assombrit autour de moi, le sang envahit les fontaines, le ciel était de couleur écarlate, les fleurs pourrissaient autour du parc. Peu à peu, alors que j'approchai Loki, il releva brusquement les yeux vers moi; des yeux bleus sans âme me scrutant du regard.

_ Trop tard

...

Je repris connaissance violemment; l'air me manquait terriblement. Une main froide se resserrait de plus en plus sur mon cou. Je tentai de me dégager de la prise mortelle, mais rien ne marchait. Je levai péniblement les yeux vers mon agresseur; c'était un des sbires de Loki, sous l'influence du sceptre. Sa prise était anormalement puissante.

_ N'essayez plus jamais de le libérer de mon contrôle. Il est à moi.

Je suffoquai, je n'en pouvais plus. Avant que je ne perde connaissance, une porte s'ouvrit de plein fouet. La main fut ôtée de mon cou et je retombai dans des bras puissants. Une étrange chaleur m'envahit tandis que je reprenait mon souffle, haletante. Je m'enfouis de plus en plus dans cette chaleur; je me sentis quitter le sol, les deux bras me portant doucement hors de la pièce. Au bout de quelques minutes, je fus déposée sur une surface douce, confortable. Je battis doucement les cils, ma gorge me faisait souffrir atrocement. Un tissu humide me caressa le cou, une source chaude s'entremêlant dans mes cheveux. Je me sentais si faible, je n'arrivais même pas à distinguer qui était mon sauveur. Mes sens étaient à l'affut; j'étais un animal sans défense, un papillon prisonnier, à la merci de tout assaillant.

_ Tu ne crains rien ici.

Cette voix me rappelait vaguement quelque chose, mais quoi? Je ne savais plus. Je distinguai un souffle chaud sur ma nuque meurtrie, une surface fraîche se posant délicatement sur cette dernière, se retirant furtivement et reprenant le même mouvement jusqu'à mes clavicules. Ce contact me fit gémir inconsciemment. J'entendis un rire fin; ce petit jeu dura encore pendant quelques minutes, jusqu'à ce que je reprenne à moitié mes esprits, et que j'arrive à stopper les assauts de mon "agresseur". Il se releva alors; je pus voir son ombre me découvrir au fur et à mesure. Ses doigts s'aventuraient nonchalamment dans mes cheveux éparpillés sur le lit où nous nous trouvions. Une pression s'enleva du matelas tandis qu'il se dirigea vers la porte de la pièce, me laissant étendue sur son lit. Il ouvrit la porte, jetant un dernier regard à mon attention, afin de sortir de la pièce non sans user de sa langue d'argent.

_ Je savais bien que tu pourrais m'être utile.