Bonjour/Bonsoir !

Merci à Keya Shiro, Chuu-Nee, otaku-chocolat, littlemonkeyheart, nikkouyoku, loulou380, Tenshi D. Clara et Ko' Koha pour leur review :)

Waouh... Toujours autant d'émotion quand je lis vos messages. Merci Ko' Koha pour les solutions-syndrome-page-blanche (allez, on invente des mots !). J'étais au courant pour la salle de de bain, mais pas les toilettes xD (à tester prochainement...)

Résumé : "Dans l'amas de ferraille et boulons en vrac, se cache peut-être une perle. Peut-être est-elle plus brillante que les autres, peut-être pas. Et toi chirurgien, tu en penses quoi ?" LawxOC

Disclaimer : Le monde de One Piece ne m'appartient pas évidemment.

Sur ce bonne lecture !


Under the iron chapitre 9

Un jour, un jour...

Sous ma fenêtre,

Chanteront les oiseaux.

Tu y verras les moineaux.

Et quand nous sortirons de l'eau,

Pense-y, pense-y...

Et quand nous briserons le verre,

Tu me diras qu'aujourd'hui,

Et si...

La cyborg s'agenouilla devant le hublot. Elle avait terriblement besoin de calme.

Elle avait retrouvé la mémoire. Elle pensait que quand ce jour arriverait elle serait enfin libérée de toutes ces questions, et pourtant, c'était pire encore. Maintenant la jeune fille se demandait si le Dr. Sirius était vraiment son père.

Car il lui paraissait évident que les autres sujets d'expériences n'étaient pas ses frères et sœurs.

Toutes ces nouvelles données, sa mémoire fraîchement retrouvée, son affichage rétinien n'oubliait jamais de le lui rappeler. Les noms de ses semblables apparaissaient souvent devant elle.

Gabriel, codé K-23

Henry, codé K-18

Lydia, codée T-46

Mir, codé X-09

Lorsqu'elle les voyait, Krys avait envie de mettre un visage dessus.

« Moi, Mir, Lydia et Henry, on ne t'aime pas. »

Elle n'était plus sûre de cette phrase désormais. Gabriel aurait pu lui mentir pour la blesser, une fois de plus. Ça commençait même à devenir une habitude. A croire qu'elle avait vécu dans le mensonge.

La cyborg tapotait nerveusement le sol de son index métallique. N'être plus dans l'ignorance la réconfortait. Mais c'était plus comme une lame à double tranchant. Récupérer sa mémoire revenait à retomber dans le dilemme dans lequel on l'avait créée. Et elle n'osait pas en parler à son capitaine… C'était avant tout un choix personnel. Gabriel avait déjà fait le sien. Et il attendait d'elle qu'elle le fasse. Mais la jeune fille avait encore besoin de temps. Si ça n'en valait vraiment pas la peine, elle abandonnerait.

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Le chirurgien croisa ses jointures sur la table. Il examina d'une grimace dégoûtée le contenu de son assiette. Soit, quelques pièces de poulet brûlées et des haricots verts… sûrement crus. La cyborg attendait patiemment le verdict de son capitaine.

-Je crois que je viens de mettre le doigt sur ce qui me gêne avec ta nourriture…

-Hm ? fit la Krys en se tenant aussi droite qu'une roc.

-Tu cuisines vraiment selon ton humeur en fait. Regarde ça. C'est infect.

La cyborg hoqueta de surprise. Il a deviné…

-J-Je vais te préparer autre chose !

-C'est bon, tu m'as déjà coupé l'appétit…

Même si elle ne disait rien, Krys trouvait qu'il abusait un peu, sachant qu'il ne savait cuisiner que des conserves. Et qu'il n'achetait que des conserves. Le pirate se massa le front d'un air exaspéré.

-Note sur un papier ce qu'il te faut pour cuisiner quelque chose de mangeable et je m'en occuperai. (Il eut un sourire mauvais.) Et pour pas faire de gâchis, tu donneras ça au prisonnier.

-C'est très méchant Law-san…

-C'est mérité.

Elle nota dan un coin de sa tête de vérifier si Gabriel pouvait tomber malade, lui. Parce que si c'était le cas… alors son séjour à bord du sous-marin allait être douloureux. Krys revint dans la salle à manger avec un crayon et une feuille. Elle s'assit à bonne distance de son capitaine.

-Ce serait plus pratique si tu te mettais à côté de moi.

-Je ne peux pas… marmonna-t-elle les yeux rivés sur son bout de papier.

-Pourquoi ? Parce que l'on s'est embrassés ?

Krys rougit jusqu'aux oreilles. Mais comment pouvait-il aborder le sujet si simplement ? Sans aucune gêne… Il paraissait même décontracté, les pieds ainsi croisés sur la table et son nodachi posé près de lui. Le supernova esquissa l'ombre d'un sourire.

-On dirait que c'est embarrassant pour toi. Tu ne voulais pas que ça arrive ?

-Je n'aurais pas dû… Les humains prennent ça très à cœur, non ?

-Tu es humaine aussi.

-Pas autant que je le croyais… Mais ce que je sais, c'est qu'un baiser est important pour vous. Les gens qui s'aiment s'embrassent. Alors ce que j'ai fait était… déplacé vis-à-vis de toi.

Il ria doucement.

-Tu dois te tromper Krys. C'est moi qui t'ai embrassée. Et tu devrais revoir un peu tes connaissances sur les sentiments morveuse, ce que tu dis ne rime à rien.

-A-Ah bon ?

-Tu peux embrasser sans aimer. Bref… Montre-moi ce que tu as écrit.

La brune, soulagée qu'il passe à un autre sujet, se leva de sa chaise volontiers et lui apporta sa feuille. Le chirurgien posa un doigt sur sa bouche, l'air sceptique. Ce n'était pas des phrases. Ni des mots. Même pas des lettres. Mais des espèces de runes indéchiffrables.

-C'est un langage de cyborg ou tu ne sais juste pas écrire ?

-Euh… je… ça doit être la prothèse parce que là, en fait c'est écrit « carotte ». Hé hé…

Ses joues eurent la bonne idée de se réchauffer sous le regard gris de son capitaine. Ce dernier poussa un long soupir et se mit à tracer des lignes sur la feuille.

-Tu aurais pu me le dire…

-Je n'allais pas t'ennuyer pour ça.

-Une fille de dix-sept ans incapable d'écrire, c'est quand même assez préoccupant, fit-il d'un air moqueur.

-Hé ! C'est pas de ma faute si je suis gauchère et que… tada ! (Elle agita ses doigts.) Main gauche en métal !

-Et alors ? Tu as pu dessiner, maintenant tu vas écrire. Tout de suite.

-J'en suis incapable.

Le chirurgien croisa les bras sur son torse avec un sourire mutin.

-Est-ce que je dois procéder comme avec un chien ? Te donner une sucrerie ?

-Je ne suis pas un chien ! grogna Krys en tapant des pieds.

-Prouve-le.

La jeune fille serra les dents. Elle saisit le crayon dans sa main gauche et se mit à écrire. Mais c'était moins facile que la dernière fois. L'écriture demandait plus de précision et, inconsciemment, Krys appuyait sur le crayon jusqu'à trouer la feuille. C'était plus facile de tenir des outils. Au moins, eux, ils ne risquaient pas de glisser. La brune gonfla ses joues d'air et se mit à bouder.

-Je n'y arrive pas !

-Réaction type d'un chienchien… (Il prit un haricot dans le plat refroidi.) Une sucrerie ?

La cyborg écrasa comme un marteau son poing sur la table.

-Arrête de me provoquer !

-Tu devrais me remercier Krys-ya. Ce n'est pas tous les maîtres qui apprennent à écrire à leur chien, fit-il en gobant le haricot.

-Hmrr… Laisse tomber !

Elle tourna les talons, prête à partir, quand il saisit sa combinaison et l'installa de force sur une chaise. Le pirate se plaça derrière elle. Il posa sa paume sur la main cybernétique et lutta intérieurement contre le frisson qui lui parcourait le bras, alors que la jeune fille, elle, restait paralysée. Krys prit une grande inspiration avant de se mettre à paniquer. Elle comprenait maintenant le mode de pensée du chirurgien. C'était pire qu'un psychopathe… L'arme du jour était un crayon.

-Tu écris, tu as une sucrerie.

-J'aime pas les haricots.

-Qui te dit que ce sera un haricot ?

Elle cligna trois fois des yeux, le temps de traiter l'info. Bon sang, mieux valait pour son cœur fragile ne pas y penser… Néanmoins, Krys préférait largement une sucrerie qu'une punition. Et c'est aussi par instinct de survie, qu'elle réécrivit sa liste d'ingrédients. Trafalgar ne se gêna pas pour courber l'échine derrière elle et lui parler dans l'oreille.

-"farine" ne prend qu'un seul "r"… En plus de te forcer à écrire, je dois te faire un cours d'orthographe ? souffla-t-il pour se moquer.

-Je fais de mon mieux…

-C'est ce que tu me dis à chaque fois. Allez, applique-toi un peu.

Heureusement qu'il n'était pas devenu professeur, pensa la jeune fille. Il en aurait rendu dépressif plus d'un. Elle releva soudainement les yeux de sa feuille, et le nez du chirurgien la frôla involontairement.

-Euh… Est-ce que c'est correct, comme ça ?

Krys faisait exprès de respirer tout doucement. Mais impossible de faire semblant d'être calme devant un homme qui connaît comme sa poche l'anatomie humaine. De toute évidence, il avait remarqué qu'elle n'était pas à son aise. Lorsque Trafalgar ouvrit la bouche, elle tressaillit.

-Il y a du progrès, même si tu écris encore de travers. Les lignes ne sont pas là pour rien.

-C'est pas facile hein…

-On va s'arrêter pour aujourd'hui. Tu as bien travaillé.

La brune eut un sourire en coin. Son capitaine semblait sincère : il ne cachait aucune moquerie dans sa voix. Et c'était toujours aussi agréable de voir que ses efforts étaient remarqués. Seulement, le chirurgien ne l'autorisait pas encore à quitter la table. Krys se pinça les lèvres. Qu'est-ce qu'il attendait encore d'elle ?

-Tu as oublié ta récompense ?

-Pas d'haricot ! supplia-t-elle.

-J'ai dit "récompense". Ferme les yeux, ouvre la bouche, ordonna-t-il comme à une enfant.

Krys s'exécuta et il lui glissa entre les lèvres une petite sucrerie, comme promis. La jeune fille savoura ce petit bonbon sucré au parfum d'orange, puis rouvrit ses paupières, des étoiles pleins les yeux.

-Encore un ! réclama-t-elle en tapotant la table.

-Qu'est-ce que je disais ? Un vrai petit chienchien…

-Nan, même pas.

-Si.

-Je te demande juste un bonbon… S'il te plaît. J'en ai jamais goûté avant.

-Vraiment ? fit-il en fronçant les sourcils.

-Oui ! C'est la vérité.

-Bien… Mais tes récompenses, il faut les mériter Krys-ya.

Elle déglutit. Cette saveur sucrée manquait déjà à son palais.

-Qu'est-ce que je dois faire ?

-Nous verrons cela demain.

-Mais je… j'en voudrais un maintenant.

-Déjà accro ? soupira-t-il d'un air amusé.

-Law ! S'il te plaît ! Je ferais tout ce que tu veux !

-Oh, tu as enfin revu ton sens des affaires… Mais es-tu sûre de bien vouloir m'obéir, peu importe la demande ?

La cyborg hésita un moment. Elle commençait à douter que ce ne soit qu'un petit jeu, car il semblait bien sérieux. Mais elle ne doutait pas non plus qu'il avait encore de ce met délicieux dans ses poches !

-Hm, tout à fait sûre capitaine !

-Alors on va pouvoir passer à la prochaine étape.

Le chirurgien avait au moins, rien qu'en disant cela, deux trois idées derrière la tête. Il s'humecta les lèvres et posa une main sur la nuque pâle avec un sourire en coin très inquiétant.

-Il va falloir me répondre honnêtement…

-Je le ferais, assura-t-elle, tentant de garder son calme.

-Bien. Serais-tu amoureuse de ton capitaine, Krys ?

Son sourire s'éteignit aussi vite qu'une petite bougie. Il l'avait piégée. Evidemment. Elle aurait dû s'y attendre… Law la fixait encore de son regard orageux. Il restait aussi calme et imperturbable d'apparence, mais qui se douterait que lui aussi était en proie à d'innombrables questions ?

-Je ne peux pas.

Elle se mordit la langue pour pardonner son mensonge. Trafalgar l'avait toujours attirée. C'était un fait.

-Je ne peux pas me permettre de le dire ! ajouta-t-elle. Ce serait mal, car je ne connais rien des sentiments ou des plaisirs humains.

-Je peux t'y faire goûter.

Le chirurgien fondit comme un prédateur sur ces petites lèvres, qu'il dévora passionnément avant d'en réclamer davantage. Sans couper leur baiser, il saisit ses cuisses et la fit s'asseoir sur la table pour qu'elle soit un peu plus à sa hauteur. Il n'hésita pas à mêler sa langue à la sienne, faisant couler un peu de salive chaude sur le menton de Krys. La cyborg avait le cœur qui palpitait. C'était cent fois mieux qu'une simple sucrerie...

Les lèvres de Law descendirent jusqu'à son cou.

-Hm… !

-Détends-toi…

Pendant qu'il léchait son oreille, il remarqua qu'elle n'arrêtait pas de gémir. Point sensible.

Le pirate fit descendre lentement la fermeture de sa combinaison, tout en continuant de lui procurer du plaisir. Même s'il savait qu'elle ne désirait que se sentir un peu humaine, il lui donnait plus. Il la rendait totalement accro à ce plaisir nouveau. Si bien que la jeune fille ne lui résistait plus et écartait volontairement les lèvres pour recevoir ses baisers.

-Law… je t'aime.

-Je sais.

Elle passa ses mains derrière le cou de son capitaine, les joues d'une belle couleur.

-Est-ce que c'est normal… les chatouilles dans mon ventre ?

Il se retint de pouffer de rire. La pauvre ne connaissait même pas son propre corps.

-Oui, c'est normal. Ça veut juste dire que je t'excite.

-Menteur !

-Non, c'est la vérité. Il n'y a qu'à regarder ta tête.

Elle se palpa le visage d'un air horrifié.

-Nan…

Il lui mordilla le lobe et ne fut pas surpris de l'entendre crier.

-Tu veux d'autres preuves ?

-Arrête de te moquer de moi !

Elle descendit de la table sans oser le regarder dans les yeux. Comment son propre capitaine, un homme si froid, pouvait lui faire éprouver de telles choses ? C'était insensé…

-Où est-ce que tu vas Krys ?

-J-Je vais aller nourrir le prisonnier !

Sa lèvre s'abaissa légèrement.

-Fais attention.

Lorsqu'il passa à côté d'elle, elle sentit son regard l'examiner. Krys tenta de ne pas y penser. Elle retourna dans la cuisine pour réchauffer l'assiette avant d'aller l'apporter dans la chambre de Gabriel. Oui, la chambre. Le sous-marin ne disposait pas de cellules alors Trafalgar s'était contenté de le menotter à un lit. L'idée ne plaisait pas du tout aux deux cyborgs… Ils étaient au moins d'accords là-dessus.

Elle referma doucement la porte derrière elle, puis se tourna vers l'homme assis sur le matelas. Il l'avait toujours effrayée, depuis son enfance. Elle n'aurait jamais pensé avoir pitié de lui un jour. Ainsi menotté il n'était… pas plus qu'un animal sauvage. Il ressemblait à un fou avec sa chevelure toute ébouriffée et ses yeux qui vous fixaient exagérément. Elle reprit son souffle.

-Je te ramène à manger…

Le roux saisit le plateau de sa seule main libre et le renversa aux pieds de la jeune fille.

-C'est à ça qu'il t'a réduite ? Une femme de ménage ? Une cuisinière ? Enfin, Krys, c'est ridicule…

-Je lui dois la vie.

-Tu ne dois ton existence qu'au Dr. Sirius.

Elle s'accroupit par terre et ramassa la nourriture.

-Je ne dois rien à l'homme qui nous a enlevé notre humanité…

-C-Comment peux-tu dire un truc pareil devant moi ?!

La cyborg posa ses mains sur ses genoux.

-Ce n'est pas la vérité Gabriel ?

-C'est… Si. Mais pas pour toi ! On t'as changée pour te sauver la vie !

-Je sais. Je suis désolée d'avoir dit ça. Mais sache que je compatis…

-Tu compatis à rien du tout, vermisseau. Avoue. Tu veux te venger de moi !

Elle posa le plat sur la table de chevet et s'assit sans crainte à côté du prisonnier.

-Continuer à me terroriser comme dans mon enfance… C'est ce que tu souhaites ?

-Non, mais je n'hésiterais pas à recommencer.

Il tira comme un dément sur son poignet menotté, se fichant complètement de voir sa peau rougir sous le fer. Krys ferma les yeux sous le cliquetis métallique. Sa douleur était la sienne.

-Tu ne peux pas me laisser ici moineau ! hurla-t-il. Regarde ce que ton capitaine nous a fait à tous les deux ! On doit partir… Je sais que tu peux me délivrer ! Il a confiance en toi Krys. Tu n'as qu'à…

-Non.

-Fais-le !

-Je ne peux pas…

Elle s'écarta du cyborg. Celui-ci la toisa froidement.

-Dès que t'es entrée j'ai senti son odeur sur toi… c'est dégoûtant.

-Je l'aime.

-Tu ne sais rien des hommes, tu as vécu dans l'ignorance ! Mais moi tu peux me faire confiance. Je suis comme toi, tu le sais. Je ne te ferais jamais de mal.

Krys déglutit. Il prenait toujours cette voix douce et rassurante… juste avant de chercher à la briser. Gabriel tendit la main vers elle.

-Avant que Sirius ne nous expédie dehors, j'ai fait la promesse de te ramener à la maison. Tu es la plus jeune d'entre nous. Mais tu es aussi la plus fragile. Ça doit être pour ça que ton père t'as retiré la mémoire. Il devait espérer que tu changerais.

-Que je deviendrais comme toi.

-Entre autre. Mais je t'ai caché quelque chose Krys, c'est depuis que tu es enfant… je… c'est compliqué.

Elle tressaillit. L'œil de Gabriel commençait à s'humidifier, tandis que l'autre, celui à la pupille turquoise, restait tel quel. Krys se stupéfia. Il ne pleurait que d'un seul œil.

-Tu… Tu étais toujours assise devant la fenêtre. Aucun d'entre nous n'avait le droit de te laisser poser le pied dehors. Pourtant tu en rêvais. Tous les jours tu m'attendais dans ta chambre, tu voulais que je te parle du monde extérieur, et je ne savais jamais quoi te dire. Parce que ce n'était pas ce que tu voulais entendre.

-Gabriel…

Le cyborg releva fièrement le menton.

-Ce que je n'osais pas te dire, vermisseau, c'est que notre durée de vie est limitée.

-Je… Je commençais à m'en douter. (Elle prit une grande inspiration, après cette dure nouvelle.) Combien de temps ?

-Il devrait nous rester, au mieux, trois mois.

Son cœur se serra. Trois mois… C'était si court.

-Maintenant tu sais pourquoi je voulais t'emmener. Mais nous voilà pris au piège tous les deux. C'est assez ironique au fond…

-J'en parlerais à Law.

-Hé ! T'es lente à ce point ? Il ne doit pas l'apprendre !

-C'est mon capitaine. Je ne pourrais pas lui cacher ça.

-Il le faudra bien. Car si tu en parles, ce n'est pas seulement nous deux que tu mets en danger, c'est aussi ton père. Essaie de comprendre petit monstre, car c'est bien plus qu'une histoire d'expériences scientifiques. Le Gouvernement se sent menacé. A cause de type comme ce Trafalgar Law. Ils veulent de nouvelles armes, des choses capable de mettre fin à une bataille et d'imposer l'ordre jusqu'à une situation plus stable. Même si nous avons tous les deux suivis un programme similaire, je ne sais pas si tu es comme moi Krys. Peut-être que tu n'es qu'une simple cyborg, peut-être pas.

Elle hocha la tête.

-Je n'en parlerais pas. Je te le jure.

-C'est bien… murmura-t-il.

Le jeune homme passa un bras autour de ses frêles épaules. Elle sursauta malgré elle.

-Même maintenant, tu as toujours peur ?

-Tu ne cesseras jamais de vouloir me blesser… dit-elle avec un mouvement de recul.

-Oh. Fais ce que tu veux, moi j'ai un plan d'évasion à élaborer.

-Il nous reste trois mois. Je ne pense pas qu'il va te laisser attaché tout ce temps.

-Hum, hum ! toussota Gabriel. Tu veux que t'explique pourquoi on l'appelle « chirurgien de la mort » ou ça ira ?

-Ce n'est qu'un surnom, il n'est pas ce genre de personne.

-Ah moi j'ai une meilleure réponse… il t'a charmée. Ça a toujours été un point faible chez toi : il suffit de quelques mots pour te persuader de commettre les pires atrocités.

-C'est faux ! cria-t-elle en sautant sur ses pieds.

-Je ne suis pas le seul dont tu devrais te méfier moineau.

La jeune fille récupéra son plateau, prête à partir.

-Je ne m'évaderai pas sans toi, mais il n'y a qu'une seule question à te poser. Est-ce que tu veux vivre, peu importe les conséquences ?

-Je te ramènerai autre chose à manger…

Il recommença à tirer sur son poignet en lui hurlant dessus. Elle frémit de peur. C'était comme s'il allait s'arracher la main à tout moment.

-Je t'en prie, arrête…

-Libère-moi ! Tu peux pas me laisser attaché ici comme un animal !

-Tais-toi…

-Tu serais morte si je n'avais pas veillé sur la sale gosse que t'étais ! Tu dois la vie autant au Dr. S qu'à moi !

-Silence... Je ne peux pas t'entendre…

-Krys !

Elle se mit à vaciller comme une chaise bancale.

-Je ne peux pas t'entendre…

-Krys ! Tu te fous de moi ?

-Désolé, ce n'est pas toi que j'entends…

-Quoi ?

-L'escargophone parle… laisse-moi l'écouter.

-On a pas le temps pour tes conneries ! Libère-moi !

La jeune fille cessa de se balancer. Elle plaqua sa main sur la bouche de Gabriel.

-Tu as raison… dit-elle tout bas. Tu n'es pas la seule personne dont je devrais me méfier. (Elle pointa du doigt la boîte blanche à croix rouge sur la commode.) Ce n'est pas une trousse de secours. Il a caché un escargophone dedans… Il nous a entendu.


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