Yoh! Pfiou c'est déjà cette heure là? La vache, c'est pire que d'habitude! M'enfin bref.

Merci d'être toujours là et même aux nouveaux, notamment en follows, favourites et même reviews, mais à tout ceux qui lisent en fait!(surtout) ça m'aide dans mes périodes de doutes bizarres Xp Bien, je vais répondre aux guests (je trouve ce mot plus approprié en fait)

Leyana: Merci beaucoup! Et t'en fait pas, ça viendra un jour (peut-être Xp)

Tiff: Merci énormément! Tant d'enthousiasme, c'est contagieux XD

Mmmh, non, je vais rien dire pour l'instant à part que je vous souhaite une bonne lecture(?) Et je vous retrouve en bas (ou pas ahah...) Vous allez me haïr.


Chapitre 8 :

On est le lendemain, en début d'après-midi, et Livai se prélasse sur le sofa alors que je fais la vaisselle. Mais tout à coup, j'entends la porte d'entrée claquer. Sur le coup, j'ai pensé que Livai était soudainement sorti sans rien dire mais je le vois par l'embrasure de la porte, immobile et tourné en direction de la source du bruit. Je fronce les sourcils parce que ça ne peut pas être mon père tout de même, ça ne fait pas assez longtemps qu'il est parti et on est en pleine journée, même si c'est le week-end. Un mauvais pressentiment vient m'empoisonner les veines et faire battre mon palpitant douloureusement alors que je m'essuie rapidement les mains en débarquant aux côtés de Livai :

« Qu'est-ce que- »

« Eren ? Merde mais c'est qui ce gusse ? » entends-je de là où regarde fixement Livai et je me tourne à mon tour.

Qu'est-ce que fout Jean dans mon minuscule hall d'entrée ? La discussion d'hier repasse sous mes rétines comme une baffe : c'est instantané et ça laisse sur le cul. J'aurais dû finir cette discussion finalement, au moins pour convenir d'un rendez-vous, même juste d'un lieu ou que moi je lui amène l'animal, n'importe quoi qui aurait évité qu'il débarque dès le lendemain sans prévenir. Je ne me sens même pas capable de lui demander comment il a fait pour passer la porte de l'immeuble. Je sens bien que mes muscles sont contractés d'horreur et j'ai ma poitrine qui me serre terriblement. Mon cerveau tourne à plein régime à en faire battre douloureusement le sang dans mes tempes, et en même temps j'ai l'impression qu'il est aux abonnés absents. Comment expliquer, à Jean en plus, qu'un mec de presque trente ans qui sort de nulle part vit seul avec un adolescent et accessoirement dort même avec lui ? Même si la dernière partie est à absolument éviter de dire, c'est juste pour dramatiser. Et même si il n'y a rien au final, ça va être difficilement convainquant, surtout découvert comme ça. Je sens que Jean s'impatiente et Livai aussi : il a les muscles tendus comme chaque fois où il est près à bondir, et il a la mâchoire terriblement serrée. Je ne parle même pas de l'aura menaçante qui commence à émaner dangereusement de lui. Je me demande si il jauge comment tuer l'intrus rapidement sans qu'il n'ait le temps d'esquisser un geste ou d'émettre un bruit, ou si il essaye juste de faire preuve de diplomatie en me laissant gérer. Ouais, y'a pas moyen hein, c'est sûrement la première option… Je souffle difficilement et réponds la seule chose qui me passe par la tête, avec la voix aussi stable que possible :

« C'est... le "chat" dont je vous ai parlé ? »

Et je me demande pourquoi je ne peux même pas trouver un mensonge convenable et plausible. Je gère mal le stress et la pression apparemment. J'me collerais des baffes, tiens.

« Quoi ? Grognon ? » lâche Jean abasourdi et moi je trésaille au nom prononcé. Oh merde, j'avais oublié ce détail.

« Heinnn ? Putain, c'est quoi ce foutu bordel à la fin ? » commence à réagir Livai d'un ton courroucé alors qu'il fronce le nez en relevant la tête de mépris. « C'est quoi cette putain d'histoire de grognon, Eren ? »

« Attend Livai ne t'énerve pas s'il te plaît, c'est déjà assez compliqué ! » je m'exaspère totalement paniqué par ce ton accusateur.

On se fixe un instant, il n'est pas près à me laisser m'échapper et je déglutis difficilement tout en soutenant obstinément son regard. Pourtant il semble commencer à réfléchir et finalement, il capitule déjà :

« Tssk, tu perds rien pour attendre, morveux... »

Mais au ton arboré, je sens que c'est juste pour avoir le temps de trouver un moyen de me torturer sans me tuer trop rapidement. Un frisson me parcours l'épiderme désagréablement.

« Merde Eren, je savais pas que tu avais ce genre de fantasmes... » commence Jean d'un ton lourd et…choqué ?

Sauf qu'un stupide « Quoi ? » est tout ce que je trouve à dire, le cerveau totalement abruti par la situation. Et puis c'est quoi ces propos étranges avec cette expression sur son visage ?

« Qu'est-ce que tu vas t'imaginer là, putain de môme ? » grogne Livai avec un air terrible et une voix vibrante qui ne dit rien qui vaille. « Et de toute façon en quoi ça te regarderais ce que ce gamin fait de son cul, d'abord ? »

« Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes, ça ne va rien arranger du tout de dire ça ! Et puis je n'ai jamais rien fait, moi ! »

« Tu rigoles ? C'est qui celui qui rougit comme une vierge à tout moment et qui s'est imaginé que j'allais le violer ? Et puis les matins- »

« Tu t'étais faufilé dans mon lit, je te signale ! N'importe qui aurait imaginé un truc pareil, non ? C'est super anormal de faire ça ! Et tes allusions, c'est une vrai gêne, tu le sais ? » m'exclame-je pour le couper dans sa phrase, complètement rouge de panique et de honte.

« Parce que je te gêne maintenant ? » grince-t-il et une pointe d'amertume vibre dans sa voix « C'est quand même toi qui a insisté pour que je reste ! »

« Ah ça, remercie mon impulsivité ! Et puis j'allais pas te sauver puis te dire dégage ! J'veux pas avoir l'air de faire dans mon froc parce que tu me menaces ou que t'es imbuvable ! » m'énerve-je en faisant de grands gestes.

Mais je regrette immédiatement mes mots parce que ça date un peu tout ça, c'est stupide et puis récemment, il a plus grogné sur le chien que sur moi. Et c'est vrai que j'ai décidé de mon propre gré -et ma propre réflexion- de le garder, au final. Et puis on est pas si mal dans ce train de vie, si ? C'est alors que les phrases de Marco et Annie me reviennent en tête, et se gonfle en moi une pointe de remord. Sauf que, impulsivité et orgueil obligent -et certainement l'adrénaline mêlée à la pression du moment-, je continue sur cette voie alors qu'au fond de moi ma conscience me hurle de la fermer et que ce n'est pas vrai.

« Je fais des efforts pour que l'on s'entende bien plutôt que je te foute dehors et que je culpabilise, quels efforts tu fais toi, à part grogner d'agressivité et me taquiner à la limite du harcèlement ?! »

« Te fiche pas de moi sale morveux ! Si je l'aurais voulu je t'aurais bouffé depuis longtemps et j'entretiens quand même ta bicoque et ton putain de p'tit cul quand ce "Jean" te latte non ? Je ferais mieux de t'achever ! » s'agace-t-il définitivement, faisant un pas vers moi d'un air terriblement menaçant.

Putain mais qu'est-ce que je fous à lâcher des conneries pareil à en risquer même ma peau ? Le pire c'est que, échauffé comme je suis, j'allais continuer! Mais je me stoppe dans mon élan lorsque Jean, en entendant tout ça, grommelle d'un air décidé :

« Ok, j'appelle les flics… »

Je me doute qu'il doit voir Livai comme quelqu'un de dangereux après ça -pour ne pas dire comme un adulte pervers et agressif- et je retombe brusquement sur Terre, comme si je n'y étais plus depuis tout à l'heure sans même que je ne m'en rende compte. Tout cela paraît si irréel. Et encore plus lorsque je remarque le regard de Livai. Dans ses yeux ne se trouve pas fureur ou envie de meurtre. Non, je dirais que c'est comme une tempête, où se battent douleur, peine, haine, résignation, déception… J'entends brusquement un bruit de verre qui se fracasse parterre, ce qui me fait violemment sursauter. Mais je me rends vite compte que c'est mon cœur qui vient de se briser face à ces prunelles. Ma tête bourdonne, et je n'entends que le sang affluer rapidement dans ma tête, incapable de réfléchir correctement. Est-ce que c'est moi qui est le déclencheur d'un tel regard ? Ça me fait terriblement mal dans la poitrine et j'aimerais fermer les yeux fortement. Fais chier ! Et Livai baisse la tête en serrant des dents, puis marmonne une réponse presque indistincte :

« Pas la peine…C'est bon, j'ai compris. »

Alors ses muscles se détendent légèrement et je comprends qu'il va agir. Mais il ne fait que nous éviter et, attrapant ses chaussures dans le mouvement, il s'enfuit par la porte et saute dans l'escalier avec un terrible bruit de fracas qui se répercute longuement, alors que déjà le bruit furieux de ses pas dans la cage explose et rebondit sur tout les murs. Puis vient le silence, qui s'étire dans une grimace de son propre crû. Et que je déteste.

Je reste immobile, abasourdi par ce qu'il vient de se passer. C'est ma faute, non ? Pourquoi il a fallu que je m'énerve à un moment pareil ? Je lui ai dit des choses que je ne pense pas, du moins plus maintenant... Je plaque ma main contre mon front en grimaçant de regret et de douleur. Jean a refermé son portable sans passer d'appel et je sens ses yeux me brûler. Pourtant il ne dit rien et reste juste là, toujours à la même place, à l'embrasure de la porte entre le hall d'entrée et le salon. Moi, je n'ai rien à dire, j'ai juste le cerveau qui tourne à mille à l'heure et une migraine qui pointe le bout de son nez. Je soupire lourdement.

Le silence s'étire toujours plus et j'ai envie de lui foutre des coups de pieds au cul pour le faire dégager. Au silence, je veux dire. Et à Jean aussi, je dois l'avouer. Mais avec la pression relâchée et le contre-coup de l'adrénaline, je n'ai plus de force et me laisse tomber là où je suis, les fesses à terre. Je me frotte la nuque en soupirant derechef. Finalement je dévie ma main et commence à jouer avec un de mes piercings au visage alors que mon cerveau est toujours perdu dans un brouillard assommant.

« Eren...tu ne veux pas en parler ? » tente finalement Jean.

« Non. »

Mais il m'ignore et continue comme si je n'avais rien dit.

« Armin n'est pas au courant non plus hein ? Qu'est-ce qu'il t'a fait exactement, ce mec ? »

« Rien, il ne m'a rien fait... »

« C'est pas ce que tu semblais dire ! Il a l'air dangereux… C'est bien qu'il soit parti de lui-même mais il ne risque pas de revenir ? Je devrais peut-être quand même appeler les flics… »

« Ah ça ne t'inquiètes pas, il ne risque pas ! » je réponds d'un ton acerbe avant d'expirer d'impatience. « Il m'a rien fait bordel, il est juste un peu...sauvage, disons. Et encore, ça commençait à s'améliorer, c'est moi qui... »

« Merde, t'es con ou quoi ? C'est pas un chat bordel, c'est un homme adulte ! »

« Ta gueule, je sais ça ! Et puis de toute façon, qu'est-ce que t'en as à foutre de ce qu'il peut bien m'arriver ? » je m'énerve une fois de plus, piqué au vif.

Mais cette question me vrille l'estomac en me remémorant une voix grave me lancer la même réplique, d'un ton tout aussi rude. Je ne savais même pas quoi répondre à cet instant là. Sauf que Jean, lui, a apparemment quelque chose à répondre à ça :

« Merde on est pote depuis le primaire quand même ! Comment tu peux oser dire un truc pareil ? Tu sais le choc que ça m'a fait de voir cet inconnu au regard de tueur dans ton appart' ? Imagine si à ma place ça aurait été Armin ou même, et surtout, Mikasa ! »

« Il y aurait eu un bain de sang… » je ne peux m'empêcher de répondre en sentant, malgré tout, le coin de mes lèvres me tirer en les imaginant dans un combat des plus violents et bestiaux.

En fait, ça serait super flippant.

Jean rit doucement -nerveusement ?- en s'imaginant sûrement la même chose, puis après un moment de réflexion, il enlève ses chaussures pour passer devant moi et aller s'asseoir sur le sofa. J'hésite un instant mais me lève difficilement, manquant de me prendre dans mes propres pieds et de me vautrer, puis vais le rejoindre en me laissant tomber à l'opposé dans un autre soupir, las cette fois. Je crois que je ne réalise pas bien la situation, je sens que je n'arrive pas à réfléchir correctement, mais c'est peut-être mieux ainsi. Ce doit être la présence de Jean qui m'en empêche. Le silence reste encore un peu et je finis par trouver ça étrangement anormal. Je fronce les sourcils essayant de comprendre ce qu'il manque et Jean finit par dire, tout en regardant autour de lui :

« Et sinon, il est où le fameux chien ? Je suppose que c'est un vrai celui-là... »

Le chiot ! C'est ça le truc qui manque depuis le début ! Je saute hors du canapé et cours vers la buanderie, la seule porte fermée, sans compter la chambre de mon père. Je manque de glisser et tomber en dérapant sol contre chaussettes mais je me rattrape in extremis à la poignée visée. Je fais voler le battant de porte dans un claquement sourd : Bingo ! Le chiot aboie de bonheur et me saute dessus. Il rebondit sur mon poitrail, me faisant perdre l'équilibre en arrière, et atterrit sur le sol pour ensuite se diriger vers le salon. Puis il jappe une fois pour saluer le nouveau venu. Je grogne et me relève doucement, puis retourne moi aussi vers le sofa en frottant mon coccyx douloureux. Jean ricane en me voyant et je lui lance un regard noir avant de m'avachir comme tout à l'heure.

Jean attrape le chiot sous ses pattes avants et le porte à la hauteur de ses yeux en râlant qu'il est lourd. Pour toute réponse, l'animal grogne en montrant les crocs. Jean le recule en s'exclamant, surpris :

« Hola ! » puis il réfléchit un instant et, tout en ramenant le chien face à lui, il déclare « Je vais t'appeler Eren. »

« Quoi ? Toi aussi tu t'y mets ? » réagis-je au quart-de-tour.

« Hein ? Qui d'autre te l'a dit ? » et il semble soudainement comprendre et s'esclaffe « Il est peut-être sympa finalement, ce mec ! »

Je fulmine en repoussant au fond de moi l'amertume qui me ronge et finalement je lui lance violemment un coussin dans sa direction. Il lui arrive pile en pleine poire, ce qui stoppe son rire dans un « Gromph ! » bien stupide, lui faisant en même temps lâcher le chien qui se débattait. Bien fait. Il me relance le coussin mais je l'évite aisément et il va tomber paresseusement parterre à quelques mètres derrière moi, ce qui me fait ricaner de contentement. Jean hausse les épaules et regarde le chiot qui tourne dans la pièce, l'air songeur, pour finir par demander :

« Qu'est-ce qu'il foutait enfermé ? Tu le maltraites pas quand même ? »

« Non, c'est pas moi ! Je suppose que c'est Livai... Décidément, il ne le supporte pas... »

Je me mords la lèvre et ne dit plus rien. Je sens bien que je ferais mieux de ne pas me morfondre maintenant de ma propre connerie, alors je me concentre sur l'animal en ravalant la gène qui m'obstrue la trachée. Jean ne dit rien et enlève son manteau en feutre noir. Il porte un sweater bleu en dessous. Lui au moins, il a compris qu'on été en hiver. Ensuite, il regarde à nouveau autour de lui en réfléchissant, je crois.

« Ça me fait penser, depuis quand ton appart' est aussi nickel ? T'as embauché une femme de ménage, c'est pas possible que ça vienne de toi. »

« Oh ça, c'est aussi Livai... Tu verrais, il est super maniaque ! Surprenant pour un mec trouvé dans la rue entre les poubelles, hein ? »

Jean me fixe d'un air perplexe sans rien dire. Je réfléchis à quelle connerie j'aurais pu dire mais ne trouve rien de spécial, à part la manière plutôt enthousiaste dont j'ai dit cela alors que l'on vient de se disputer. Alors qu'il vient de s'enfuir.

À moins que je l'ai foutu dehors ? Cette idée me glace le sang mais je ne laisse rien paraître.

« Il est un peu bizarre quand même, ton Livai... » finit-il par dire avec un grand sourire, ce qui me ramène à moi.

« Il est super flippant, tu veux dire ! Des fois je me demande qui squatte chez qui, c'est pour dire ! » je m'exclame immédiatement.

Je prends finalement un air étonné puis baisse les yeux, me mordant à nouveau la lèvre inférieur pour m'éviter la peine de corriger mes phrases au passé. De toute manière, Jean comprend mon geste puisqu'il soupire simplement en passant une main nerveuse dans ses cheveux. On est pas doués pour communiquer mutuellement par la parole, les poings c'est un langage beaucoup plus simple. Mais la situation ne le permet pas, ou du moins, je ne m'en sens pas capable, claqué comme je me sens. Après un autre silence, il sort finalement, un sourire narquois laissant apparaître ses dents :

« ... T'es qu'un idiot suicidaire. »

« Et toi une tête de cheval. » je réponds du tac-au-tac.

« Oï tu veux te battre, bâtard ? »

« ... Non. La flemme. » hésité-je, parce que ça pourrait me changer les idées quand même. Et me défouler.

Je me laisse alors tomber en arrière contre l'accoudoir, la tête pendant dans le vide, le regard perdu dans le coin entre le mur et le plafond, flouté par le trop de lumière de la porte fenêtre derrière moi.

« Eren. » et je me crispe parce que déjà que je n'aime pas ce ton sérieux qui appelle aux sujets qui fâchent, mais en plus c'est Jean qui en est l'auteur « Tu te rends compte de la gravité de l'histoire ? »

Non, je ne me rends pas compte. De quoi parle-t-il ? Sûrement pas du fait que Livai s'est enfui par ma faute et que je risque de ne plus jamais le revoir. Sûrement pas de ce poids qui me compresse et qui risque fortement de me péter le sternum. Je reste obstinément interdit. Il inspire et continue :

« Qu'est-ce qui t'a pris, sérieusement ? »

« J'en sais rien. » et je me relève d'un coup avec les bras tendu, comme un zombie, pour atterrir les jambes croisées et les mains posées dessus, à nouveau face à Jean. « Mikasa et Armin ont dit que la solitude ne se supporte pas, au final. »

« Mais tu aurais simplement dû nous en parler. Ce que tu as fait est totalement inconscient. »

« Meeeerde mais c'est toi qui me fait la morale, sérieusement ? C'est Armin qui s'en occupe, d'habitude, tu sais, l'un des plus intelligent et mature d'entre nous. » je ne me retiens pas de railler.

« Mais il ne s'en doute même pas, comme tout le monde d'ailleurs ! Je n'aurais pas débarqué sans prévenir, je ne l'aurais même pas su ! Et qu'est-ce qui aurait bien pu t'arriver alors, sans qu'on ne sache rien ?! »

« Il ne me serait rien arrivé, bordel ! » je râle obstinément.

« Putain, ce que t'es vraiment con ! Tu veux pas comprendre hein ? Et bien reste donc dans ton ignorance, j'abandonne ! »

Et il se lève en attrapant ses affaires. Je soupire de résignation et finit par avouer :

« Je sais que... J'ai agit impulsivement. Enfin, tu me connais. Mais...il n'a pas un mauvais fond. La preuve, je suis en un seul morceau. Et puis d'abord, mon père est au courant. »

« Ah ! Ça, ça nous avance, tiens ! » lâche-t-il, sarcastique.

Ma mâchoire se crispe instantanément et Jean se rend compte de sa connerie parce qu'il se rassoit sans un mot, l'air penaud. Je regarde le chiot qui revient de la cuisine, les babines dégoulinantes d'eau et je me mets à angoisser que Jean va bien devoir partir quand même. Je considère toujours le chiot alors qu'il s'assoit face à nous en nous observant tout en se léchant la gueule. Une ombre passe dans mes yeux et ça s'entend aussi dans ma voix lorsque je commence à parler :

« Dis Jean... »

« Oui, tu peux le garder encore un peu. Ça ne presse pas. »

« ... Merci. »

J'attrape le chien qui jappe et me lèche le visage avant que je ne le pose entre mes jambes toujours croisées. J'ai le cœur et le crâne toujours aussi lourds, mais je me sens tout de même un peu allégé. J'hésite puis continue sur ma lancée :

« Alors comme ça… On est pote ? » mais je deviens soudainement réservé et ça se transforme en un murmure timide comme je ne voulais surtout pas, sûrement pas avec Jean !

Malgré moi, je me mets alors à rougir. Je me retiens de froncer les sourcils en fixant le chien que je caresse machinalement, légèrement agacé de l'angoisse qui m'enserre alors que sa réponse tarde à venir. Beurk, ça dégouline trop pour que ce soit sain là !

« ... Bah ouais... Bouffon ! » fait Jean maladroitement en détournant la tête alors que moi je la relève à sa réponse, et je le vois bien que ses oreilles rosissent.

Je ris de bon cœur. Tant pis si on a l'air de deux amoureux pas doués qui se déclarent. Je me rends compte que Jean c'est quand même un bon pote. Une bonne tête à claque aussi. Mais c'est vrai qu'on se connaît depuis presque aussi longtemps que je connais Armin et Mikasa, et même si on se fout tout le temps sur la gueule, on s'est pas lâché depuis tout ce temps.

Ce doit être ce qu'on appelle l'amour vache.

« N'empêche, je savais que tu étais bi, mais de là à être attiré par les vieux… » dit-il d'un air songeur.

« Qu'est-ce que tu me racontes, là ? T'es complètement con ou quoi ? je t'ai dit qu'il ne s'est rien passé ! » m'écris-je alors que je sens le sang sous ma peau dangereusement affluer vers mon visage.

« Ça va c'est bon, j'ai compris qu'il t'a rien fait ! Mais merde Eren, y'a pas besoin d'être Armin pour comprendre que t'as le béguin pour ce mec ! »

« N'importe quoi ! Ok il est super sexy mais ça n'a rien à voir ! Je l'ai pas recueillis pour ça ! »

« Ah. Ah. Ah. »

« Et comment un mec comme toi qui aime la même fille vainement depuis dix ans pourrait savoir hein ? »

« Bah justement ! Et la ferme avec ça ! » s'énerve-t-il alors en se relevant brusquement du canapé.

« C'est toi qui a commencé ! » je hurle en me levant à mon tour.

« Quoi? »

On s'arrête soudainement, gêné de cet éclat qui devient vraiment puéril. J'ai le ventre qui se met à gargouiller terriblement. Jean me regarde, interloqué et moi je marmonne, un peu honteux :

« Quoi ? Ça creuse toutes ces émotions… »


Finalement, Jean est rentré chez lui juste après. Je soupire, soulagé. Peut-être qu'on peut s'entendre plus de dix secondes finalement mais mieux vaut ne pas abuser non plus. Mais le soudain silence lourd et le froid dans l'appartement marche comme un électrochoc sur mon cerveau qui se remet alors en route, comme si il s'était jusqu'à maintenant mis en pause dans un déni total. Sûrement.

Car tout à coup, la culpabilité s'étend comme un poison infernal et remonte dans ma gorge alors que la scène se repasse sur mes rétines, encore et encore. Ce regard qui m'a brisé le cœur ne veut plus me lâcher, comme un fantôme vengeur qui me transperce la poitrine. Je n'aurais vraiment pas dû dire ces choses terriblement stupides, si j'avais été réfléchi, j'aurais juste dissuadé Jean d'appeler les flics, on se serait expliqué calmement et tout aurait été pour le mieux. Toujours un peu mieux que maintenant en tout cas. Je soupire une énième fois alors que j'ai l'impression que mon cerveau se tape contre les parois de mon crâne comme moi je le ferais contre un mur.

Et puis c'est douloureux dans ma poitrine, terriblement, et c'est encore pire que si on m'avait arraché un morceau du cœur : C'est tout l'organe qui m'est destitué et mon âme en agonise, si bien que je la sens bloquer et se gonfler de chagrin alors que je cherche à l'extraire par de lourds soupirs. Je prends le chiot dans mes bras dans l'espoir d'un minimum de réconfort et je me rends compte que cet animal n'a toujours pas de nom. Je vais juste le nommer Petit Chien, en attendant. Je le cale dans mes bras et il frotte son museau contre mon torse alors que je le caresse machinalement en le regardant faire.

Mes yeux me brûlent affreusement mais je n'arrive pas à pleurer. Je ne pleure plus depuis longtemps, ce qui rend la chose pire puisque ainsi mes sentiments ne peuvent déborder. Ils restent juste coincés dans mon œsophage sans possibilité de m'alléger. Et les soupirs n'aident pas vraiment, au final.

Pourtant, mon ventre grogne une fois de plus et le chiot jappe comme pour m'acquiescer. Je lui souris douloureusement et le lâche pour aller le nourrir. J'ouvre ensuite le frigo pour mon propre estomac mais une soudaine et violente envie de vomir me dissuade d'ingurgiter quoique ce soit. Je sens de la bile remonter dans ma gorge et décide de seulement boire de l'eau fraîche et d'aller me coucher, Petit chien sur mes talons.

Malgré l'animal coincé entre mes bras, je grelotte une bonne partie de la nuit.


Le lendemain, en arrivant au lycée, je déduis rapidement que Jean n'a rien dit aux autres. Il faudra que je pense à l'en remercier quand l'occasion se présentera. Je sais garder une bonne tête même quand ça ne va pas, à force de l'habitude je suppose. Enfin, je crois que je suis un peu plus à fleur de peau tout de même. D'ailleurs, mon répondant plus sanglant qu'à l'accoutumé envers Jean -quoi, on ne peut pas bien s'entendre tout les jours quand même!- a amené cet imbécile de Connie -LUI vraiment!- à me demander si je n'avais pas mes règles en ce moment. Sacha l'a frappé violemment à cette question.

Enfin, j'accumule les sentiments négatifs ces derniers temps...

« Mikasa est inquiète tu sais... » me dit Armin alors qu'on est sur le chemin du retour.

Oui, je sais. C'est un autre problème qui me met vraiment sur les nerfs même si il me donne une excuse pour mon irritation palpable. Un groupe de mecs n'arrête pas de me harceler depuis le début d'année. La première fois, j'ai dû hausser le ton pour calmer Mikasa qui était prête à les assassiner avant même qu'elle sache ce qu'ils veulent. En fait, c'est pour m'intégrer à leur bande, parce que je cogne dur et que j'ai "une bonne tête" qu'il semblerait. Ils veulent que je les aide dans leur petit trafique de drogue car j'ai le profil parfait surtout la partie "bonne tête", pour duper plus facilement. Sauf que moi, je refuse de toucher à ça, ils me dégoûtent rien qu'à l'idée du nombre de gens qu'ils ont dû détruire. Et puis j'ai vu Requiem For A Dream : ce film m'a marqué -je ne savais pas de quoi il parlait avant de l'avoir vu et ça m'a fait un choc- alors la drogue j'y toucherais jamais, même pas en rêve. Bref, ils m'ont encore apostrophé ce matin, Mikasa a dû le voir de loin. Je crois qu'il va falloir que je le leur explique mon refus de manière plus brutal si je veux qu'ils comprennent le message. Qu'est-ce qu'ils m'énervent…

Armin me regarde de ses grands yeux océans qui m'apaisent tant. Je me demande si c'est l'effet que fait l'océan, le vrai, l'immense. J'aimerais aller le voir un jour, voir la mer, mère de ces yeux si bleus. On avance sans rien dire et alors qu'on s'approche du carrefour où on tourne vers chez moi, je m'arrête. Il ne le remarque pas tout de suite et se stoppe à quelques pas puis se retourne vers moi, interrogateur.

« Pars devant, j'ai un truc à régler. » dis-je simplement, et pourtant dans ma voix vibre toute ma hargne et ma détermination.

Il hoche la tête :

« Tu es sûr que tu ne veux pas un coup de main ? »

Je m'en doutais, lui aussi les a remarqué. Je sais que dans cette question il demande si il doit appeler Mikasa en renfort. Je secoue la tête négativement :

« Non t'inquiètes, c'est trois fois rien. » et pars-là, je lui informe le nombre que je suppose.

On se sourit mutuellement dans un accord silencieux, même si je remarque immanquablement la lueur inquiète qu'il a toujours quand je me bagarre. Moi je m'en fiche, tant que je casse assez de dents et de nez pour qu'on évite de se frotter à moi ou d'emmerder mes amis. Et puis au fond ça tombe plutôt bien, il est tant que j'évacue tout ces sentiments négatifs que j'accumule depuis quelques jours. Armin me fait un dernier signe de la main et je sors une cigarette de mon paquet d'un geste expert, avant de sortir le briquet pour l'allumer, le temps qu'il disparaisse au loin.

Puis j'entends des pas et des silhouettes sortir de l'ombre juste derrière moi.

« Putain, le cliché... » ricané-je avec moi-même.

Je me retourne alors. Ils sont bien trois, comme toujours. Je ne sais pas si c'est parce qu'ils me sous-estiment ou si c'est pour me mettre en confiance. Que grand bien leur face, moi ça m'arrange ! Je sens que mon sang se met à bouillir alors que l'adrénaline s'empare de moi délicieusement. Mes muscles vibrent déjà, par anticipation. J'adore ça, il n'y a rien d'autre que l'adrénaline, m'empoisonnant petit à petit et me plongeant dans l'euphorie, pour que je me sente enfin vivant. C'est mon seul moyen de ressentir quelque chose depuis longtemps maintenant. Quoique je me rends compte que ce n'était plus vraiment la seule chose, récemment... Je repousse vivement mes pensées et fronce les sourcils pour me concentrer sur la situation présente. Je sens l'adrénaline couler doucement, mais c'est tout de même l'irritation qui domine. Je suis vraiment sur les nerfs, ils m'agacent à persister. Il est temps d'en finir.

« Yoh Jäger ! » me fait Tony, un mec élancé à peu près de ma taille et les cheveux ras, dans son éternel sur-vêt' blanc.

« J'ai dit au moins cent fois que je ne veux rien avoir à faire avec vous. Que dois-je faire pour que vous me lâchiez ? » je réponds d'un ton las mais lourd de menace.

Il fait mine de regarder sa main, puis ses ongles, tout en répondant d'un ton nonchalant :

« Oh je ne sais pas...genre, crever ? »

C'est le signal et je me jette sur lui à bras le corps afin de le projeter à terre. Pris par surprise, il atterrit sur le dos dans un grognement de douleur. Je me relève d'un bond afin de donner un crocher au trapu qui s'élance vers moi mais il me donne un coup de tête dans l'estomac et je vacille en arrière en crachant mes poumons. Putain, l'enfoiré. Le grand blond, aussi maigre que'un drogué, s'avance dans mon dos pour m'attraper mais je lui donne un violent coup de coude dans les côtes qui le fait hurler. Il m'arrache tout de même une poignée de cheveux au passage et je lui balance un coup de pied dans le bas-ventre pour le mettre à terre. Y'a pas à dire, ça fait du bien quand même de latter la petite merde. Je me sens sourire comme un dément alors que je me retourne.

Tony revient, plus furieux que jamais et s'élance pour me foutre un poing que j'évite de justesse. Ouah, j'ai flippé ! Dans le mouvement, j'attrape mécaniquement son bras encore tendu et tire, lui faisant perdre l'équilibre en avant, alors que je lève mon genou pour le lui loger dans le diaphragme. Il souffle dans l'étouffement d'un bruit de douleur alors que je lui donne un autre coup, de poing cette fois, dans la mâchoire qui le fait partir en arrière. Le grand blond arrive derrière moi en criant de rage et je tire encore le bras de Tony en me décalant pour qu'il atterrisse sur l'autre. Ils tombent tout les deux dans un bruit sourd en grognant. Mais le trapu -qui est juste un peu plus grand que moi- arrive sur mon flan gauche pour me flanquer un coup à la tempe. Tss, ça fait deux fois qu'il me frappe ! Sonné, j'atterris près des deux autres. Ils commencent à se relever alors je chope le crâne de Tony pour l'exploser sur le nez du blond. En espérant que ça les calme un moment.

Puis je me projette contre le troisième qui allait m'agripper l'épaule, mon pied droit crissant sur le bitume sous ma détente, et je lui balance mon poing dans le ventre alors qu'il se protège la tête en pensant que je frapperais là. Il se tord en deux et j'en profite pour lui donner un coup de genou dans la face, agrippant ses cheveux pour être sûr qu'il le sente passer. J'entends le grand blond se relever en poussant encore un cri. Il est con ou quoi ? Il pense pas que, qu'importe l'angle mort, il me donne sa position en faisant autant de tapage ? Pourtant j'ai pas le temps de réagir qu'il me donne un coup au menton -j'ai mal jugé la longueur de ses bras-, ce qui me fait perdre l'équilibre et chanceler en arrière. Je plis les genoux pour prendre un bon appui, je me protège la tête de son coup de pied digne d'un karatéka avec mes bras et m'avance en les relevant, lui faisant perdre l'équilibre en arrière. Je le chope alors par le froc et le balance -du mieux que je peux mais comme c'est un clou, ça va- sur le trapu déjà à moitié debout puis leur donne chacun un coup de pied dans l'estomac ou les côtes. Je remarque Tony qui se relève encore, sur ses avants bras, je lui redonne un violent coup de pied qui le soulève un peu avant de retomber au sol dans un concert de gémissements douloureux avec ses deux compères.

Mons souffle est erratique alors que je les jauge du regard, voir si ils vont revenir à la charge.

L'adrénaline retombe doucement alors que je respire profondément pour réguler mon souffle et mon rythme cardiaque. Je crache le sang qui m'empli la bouche, ma lèvre s'étant fendue contre mes dents sous le poing de l'autre enfoiré. Je crache ma clope en même temps, que j'ai mordu dans la bagarre et qui me dilue un goût amer dans ma salive, et dans le mouvement, je sens mes piercings à la lèvre m'élancer comme si ils s'étaient arrachés. Soudain, je vois une ombre me tomber dessus. Puis un bruit sourd et un choc terrible qui fait vibrer mon crâne et pulser le sang dans mes tempes. Putain, ça fait mal... Je lève douloureusement la tête -parce que je suis tombé à terre sous la violence du coup et la surprise-, le regard haineux et me rends compte que c'est un quatrième gars, avec une barre de fer. Il s'apprête à me donner un autre coup avec un ricanement de monsieur-je-suis-le-plus-fort mais je me protège de mon bras gauche en m'appuyant sur le droit afin de me relever. J'entends le fracas de la barre contre mon os et un instant mon ventre se tord d'angoisse à l'idée qu'il l'ait brisé. Apparemment non, je ne me roule pas parterre de douleur insoutenable et fulgurante. Mais peut-être que je devrais et que je ne le capte pas.

Je vois trouble, je sens que je vacille terriblement et je pousse un juron, celui que Livai avait dit en me plaquant au mur la première fois. Ça me fait sourire, même si c'est une autre douleur qui m'empoigne alors, plus profonde. Je sens un voile chaud couler sur mon arcade jusqu'à mon œil droit et je devine que c'est mon sang. Je ne me sens pas bien, je suis presque sûr que je n'ai plus assez de force pour prendre de l'élan et le frapper à la suite. Il s'avance, je jette un œil rapide aux autres qui se relèvent et s'approchent en clopinant, puis me jette sur lui dans une dernière tentative. Je le fais vaciller mais je ne tiens plus l'équilibre et il me repousse aisément pour me frapper à nouveau. Je tombe à terre et, ses enfoirés de potes le rejoignant, ils me donnent des coups en riant et exclamant des absurdités comme quoi je fais moins le malin ou je-ne-sais-quoi que je n'écoute pas, ou peut-être que je n'entends pas, en vérité.

Je gémis de douleur mais je me mords la langue pour m'empêcher de leur faire ce plaisir et je reste immobile, recroquevillé pour me protéger du mieux que je peux. De ce fait, ils se lassent rapidement et commence à s'éloigner en crachant dans ma direction. Gros dégueulasses. Même après qu'ils soient reparti, je reste prostré tel qu'ils m'ont laissé. J'appréhende un peu de bouger, je ne sens pas de douleur sourde pour l'instant, cela reste plutôt lourd dans mon corps amorphe, que je qualifie d'encore supportable. Je bouge seulement mon bras droit pour sortir mon potable dont l'écran est désormais fêlé -ce qui me fait fulminer encore plus-, et écrire un texto à Armin afin de lui dire que ça va, histoire qu'il n'est pas l'idée de faire demi-tour pour s'assurer que je vais bien. D'une parce que je ne veux pas prendre le risque qu'il croise ces connards mais aussi parce que je ne veux pas qu'il me voit dans cet état. Putain, quand j'y repense, ils étaient bien trois pour me mettre en confiance, pour me faire croire qu'ils me venaient en amis ou qu'ils me sous-estimaient, et ce pour que ce soit moi finalement qui les sous-estiment... J'ai été vraiment irréfléchi sur ce coup là. L'adrénaline est en chute libre et je commence à ressentir plus concrètement la douleur des coups encaissés. Ma tête me lance terriblement et je ne vois rien que du flou. Mais aussi une grande fatigue qui m'assomme totalement et alors que je commence à fermer mes yeux troublés, j'ai l'impression de croiser deux billes anthracites, ces yeux si obsédant.

Puis c'est le noir.


Moui. C'est pourri hein? Je m'excuserais bien mais bon je sais pas...mais je devine que c'est pas un truc qu'on va aimer ou attendre ici. Enfin, me tapez pas, notez que si ce chapitre est si long c'est pour réduire le temps d'attente pour le rabibochage (je spoile pas, c'est évident, tout ceci c'est juste pour en venir à de la guimauve à foison! *se gave de mashmallows*) Heu bon ok j'aurais pu éviter aussi mais c'est comme ça que ça m'est venu (ouais je sais j'en fais qu'à ma tête) et puis comme ça il se passe quelque chose, un peu(?)

En espérant que vous serrez toujours là au réveil d'Eren (à supposer douloureux ahah...)

Bye _O/