Bonjour, bonsoir !
Je reviens plus vite que prévu, car j'ai pris un peu trop d'avance, et que je n'aime pas ça. Il y a un décalage après avec ce que j'écris et ce que je poste, donc voici ce chapitre !
Merci, comme d'habitude à mes deux betas, Miiss et Marion, et à vous, pour vos commentaires encourageants, ElwennSnape, MissPeggy, Auriane07, et luffynette ! :)
Et comme vous m'avez dit que le résumé était bien, je le laisserai tel quel...
Sur ce, bonne lecture !
Chapitre 9 : Koldovstoretz
La matinée du lendemain se déroula de la même façon que la veille. Les membres du Conseils, et plus exceptionnellement l'un ou l'autre des spectateurs, débattaient de différentes questions, plus ou moins intéressantes pour un jeune sorcier de 14 ans : les centaures et autres créatures magiques mises en danger par les moldus ; une nouvelle drogue sur le marché noir sorcier; l'apparition de groupes anti-moldus ; la gestion de la très prochaine coupe du monde de Quidditch et bien d'autres cas.
Après le déjeuner, qui fut un simple sandwich préparé par Skeeny, en compagnie de son grand-père et de Selena dans leur loge, Ladi décida de retrouver son jeune ami. Il déambula une dizaine de minutes dans les couloirs proches de la salle du Conseil à sa recherche, et finit par le rejoindre, devant un escalier écroulé. L'enfant parut très heureux de le revoir et lui offrit son plus beau sourire. Comme la veille, ils jouèrent à différents jeux et les couloirs furent pendant un temps emplis du rire clair de Zoran.
Ils visitèrent les salles du niveau inférieur, en meilleur état que le reste de la cité. Les salles de bal, hormis la poussière, étaient bien conservées, avec leurs lustres de cristal, leurs immenses miroirs et leur riche carrelage au sol. Alors qu'ils se reposaient après une course-poursuite, Ladi sortit sa baguette et commença à métamorphoser de simples galets en papillons bleus qui voletèrent autour d'eux. Les yeux sombres de Zoran s'agrandirent d'émerveillement et pressa son ami de recommencer. L'enfant se releva et courut après les papillons métamorphosés avec une joie particulière. Ladi pensa à lui-même, lors de la révélation de Hagrid, émerveillé par le simple fait d'allumer une cheminée grâce à un parapluie rose.
Ils restèrent ensemble tout l'après-midi, et ne se séparèrent qu'à la fin du Conseil, qui s'acheva vers 20 heures. L'enfant parut extrêmement peiné à l'idée de devoir quitter son nouvel ami, mais finit par rejoindre une jeune dame qui fit un signe de tête poli à l'intention de Ladislas. Celui-ci rejoignit sa sœur, qui lisait dans le salon privé des Dumbledore, Sheshir sur les genoux, qui avait accepté de les accompagner pour ce deuxième jour.
Albus apparut à son tour, et sembla assez soulagé lorsqu'il apprit que ses deux petits-enfants n'avaient rien suivi du débat de l'après-midi. Les jumeaux échangèrent un regard surpris, mais finirent par hausser les épaules et se mirent en chemin pour rentrer au Domaine. Chaque famille avait sa propre cheminée, chacune disséminée dans le sanctuaire et il se trouvait que celle des Dumbledore étaient l'une des plus éloignées de la Salle du Conseil.
– Ça s'est globalement bien passé, non ? Lança Selena, alors qu'ils atteignaient l'arche qui leur permettrait de traverser la salle du puit.
– Disons qu'il y a eu des conseils plus tendus, admit Albus après un moment de réflexion. Mais les nouvelles n'augurent rien de bon pour la suite, je le crains…
– Tu parles des anti-moldus ?
– Entre autres… soupira le directeur de Poudlard. Cela fait quelques années maintenant que cette tendance monte, sans doute parce que nous reculons lentement face aux technologies des moldus. Les forêts qui protègent certaines espèces ont réduites de moitié et des villages entiers ont dû être évacués, à cause de l'installation de machines toxiques, ou de leurs radars, qui deviennent de plus en plus performants et dangereux pour nous.
– Les moldus peuvent nous repérer ? S'étonna Ladislas tandis qu'ils atteignaient le couloir qui les mènerait à la cheminée reliée au Domaine Dumbledore.
– Pas encore… Mais ils relèvent des fluctuations venant de l'utilisation de la magie. Je ne connais pas assez bien la technologie moldue, mais il ne fait aucun doute qu'il faudra bien un jour s'occuper de ce problème, sans quoi, nous serons découverts.
Ils arrivèrent dans la petite salle contenant la cheminée des Dumbledore, et après un dernier regard pour la cité souterraine, Ladislas rentra au Domaine. Ils mangèrent ensemble, parlant des vacances qui s'annonçaient courtes pour Ladislas, qui n'avait droit qu'à un mois. A minuit, seul Albus était encore debout, dans son bureau, ressassant ce qui avait été dit au Conseil au sujet de Tom Riddle…
Quelques heures plus tôt :
– Je pense que nous devrions aborder la question d'un mage noir qui nous a longtemps importuné, commença Albus, provoquant le silence complet de la Salle d'ordinaire parcourue de murmures.
– De qui parlez-vous ? Demanda Agazzi, un sourcil froncé, comme la plupart des membres du Conseil.
– De Tom Riddle, plus connu comme Lord Voldemort, annonça le directeur de Poudlard, déclenchant cette fois-ci une vague de chuchotements.
– Voldemort est mort, fit sèchement Narcissa Malfoy, son regard ancré dans celui de son mari, qui affichait un air soucieux.
– ll a disparu un certain temps, trop faible pour revenir, mais pas assez pour s'éteindre entièrement, contredit Albus, avec un calme contrôlé. L'an passé, il a essayé de voler la pierre philosophale de notre ami Flammel - il se tourna vers l'alchimiste, qui au côté de sa femme, siégeait au Conseil depuis sa création - et cette année, a contrôlé deux étudiants au travers d'un journal vieux de cinquante ans, pour ouvrir la Chambre des Secrets et blesser des nés-moldus. Il y a un mois, il a fini par tuer un jeune élève, et je pense, a réussi à retrouver forme humaine.
– Comment un simple journal pourrait faire ça ? Demanda avec curiosité le voisin de Dumbledore.
– J'ai déjà entendu parler d'affaires similaires, répondit un vieil homme ratatiné sur lui-même, et dont la réponse fit sourire cyniquement certains membres du Conseil. Cependant il lui faudra quelques temps pour retrouver sa puissance d'antan.
– C'est vrai que vous vous y connaissez, en matière de magie noire, se moqua sarcastiquement la mère de Blaise, provoquant le rire des membres du Conseil.
Le vieillard la fusilla du regard, mais resta silencieux. Agazzi esquissa lui-même un léger sourire narquois, avant de reprendre son sérieux :
– S'il est vraiment faible pour le moment, ce n'est pas l'une de nos priorités.
– Il s'agit tout de même de Lord Voldemort, rappela Albus, qui semblait être le seul à saisir la gravité de la situation.
– Tant qu'il restera dans l'ombre, nous ne pourrons rien faire. De plus, si même ses alliés ignorent où il se trouve, cela va être plus difficile encore pour nous.
Les regards convergèrent sur Lucius Malfoy qui offrit à tous une grimace méprisante :
– Je peux demander aux mangemorts mais…
– Vous pouvez dire amis, vous savez, coupa brusquement le voisin d'Albus, nous savons très bien à quel point vous vous êtes investis dans la mission que nous vous avions confié…
– Je garderai le terme mangemorts, se renfrogna un peu plus l'aristocrate blond. J'ai servi comme espion pendant plus de vingt ans pour le Conseil, un peu de reconnaissance serait la bienvenue.
– Un espion si doué, qu'on se demande encore à quel camp il appartient, répliqua l'autre homme, en montrant légèrement les dents.
– J'ai toujours… rétorqua Malfoy père avant d'être coupé par Agazzi qui s'impatientait.
– La question n'est pas là, trancha-t-il en fixant avec sévérité celui qui avait cherché l'ancien espion. Nous ne remettons pas en cause votre dévouement pour le Conseil.
– Nous nous interrogeons seulement sur quelques affaires sanglantes, souffla à mi-voix le voisin d'Albus, que personne hormis celui-ci n'entendit.
– Merci.
– Regardez du côté des mangemorts, l'un d'entre eux doit bien savoir quelque chose, le journal ne s'est pas retrouvé à Poudlard par sa simple volonté, ordonna Agazzi avant de passer à autre chose. Le sujet était clos.
Cependant, il ne l'était pas pour Albus. Si ce qu'il pensait était vrai, alors Voldemort reviendrait plus jeune, sous sa forme d'adolescent, ce qui n'augurait rien de bon. Certes, il n'oserait pas agir avant d'avoir repris des forces, mais lorsqu'il commencerait à bouger ses pions, il serait trop tard, de l'avis du mage blanc. Il soupira de nouveau, réfléchissant à ce qu'il pourrait faire pour ne pas répéter les mêmes erreurs.
Il ne voulait pas impliquer ses deux petits-enfants, et était secrètement soulagé qu'aucun des deux n'ait entendu cette partie du Conseil, spécialement Ladislas. C'est pourquoi, pendant le mois suivant, il n'évoqua jamais cette question avec les deux jumeaux.
Ces derniers profitèrent de ces vacances passées ensemble avec une joie toute particulière. Selena pouvait enfin avoir un camarade de jeu, autre qu'un chat et un elfe de maison, tandis que son frère avait une famille qui ne l'enfermait pas dans un placard à balais ou le houspillait à chaque geste de sa part.
Ils sortirent beaucoup dans le Domaine, profitant des températures chaudes du mois de juillet, mangeant sur la terrasse, avec pour le diner, des cours improvisés d'astronomie avec leur grand-père. Ils pratiquèrent également de nombreuses courses poursuites sur balais avec le tout nouveau vif d'or de Ladislas. Et même si Selena n'était pas douée pour voler, cela ne dérangeait pas son jumeau qui profitait de chaque instant partagé avec elle. De plus, il s'était même trouvé un autre adversaire en la personne de Levi. L'aigle s'amusait beaucoup à traquer la balle dorée, comme il l'aurait fait pour une proie et volait aussi rapidement et agilement que le Nimbus 2000 de Ladislas, faisant de lui un attrapeur redoutable.
Les deux jumeaux poursuivirent leur habitude de dormir dans la chambre de l'autre, après de longues discussions qui s'éternisaient parfois jusqu'à l'aube. Avec le temps, la chambre de Ladislas avait fini par se remplir d'affaires et d'autres. Un rebord d'une fenêtre était consacré à Levi, avec son perchoir en chêne blanc, et la cage qu'il occupait peu. La fenêtre restait toujours entre-ouverte pour donner de la liberté à son aigle, même si Ladi avait conscience qu'il ne pourrait pas garder cette pratique lorsque l'hiver viendrait avec le froid.
Ils visitèrent à plusieurs reprises l'allée marchande sorcière de Cologne, pour acheter les affaires de Selena, ainsi que des friandises pour Sheshir. Ce dernier partait souvent chasser dans les bois qui entouraient le Domaine et revenait de temps à autre une souris dans la gueule, avec laquelle il jouait un long temps avant de se décider à l'achever. Cette pratique répugnait quelque peu sa maîtresse, mais le chat ne voulait rien entendre, rappelant son statut de félin et l'instinct qui allait avec.
Albus les laissa quelques jours pour s'occuper de la paperasse de Poudlard qui s'était accumulée pendant son absence, mais cela ne sembla pas gêner outre mesure les jumeaux. Selena en profita même pour rendre visite à Gellert, une après-midi. Ladislas refusa de l'accompagner, encore gêné par la dernière visite à Nurmengard. Être seul au Domaine durant quelques heures lui permit de préparer ses affaires pour sa rentrée qui se rapprochait de jour en jour.
Le 31 juillet arriva trop vite aux yeux de tous, même de Skeeny qui éclata en sanglot à l'idée de se retrouver seul après ces six mois passés en la constante compagnie de Ladislas. Ce dernier tenta tant bien que mal de réconforter l'elfe de maison, avant de partir avec son grand-père pour l'ambassade de Russie à Berlin, en adressant un dernier sourire à sa sœur, qui lui avait fait promettre de lui écrire dès son arrivée. Il sortit du Domaine avec une énorme malle contenant toutes ses affaires, ainsi que la cage de Levi, ce dernier préférant se poser sur son épaule, soigneusement protégée.
Dans le hall de l'ambassade lui fut livré un gallion portant le sceau de l'école, qui s'avérait être un portoloin. Albus lui sourit doucement, les yeux légèrement embués :
– Tu feras attention à toi, fit-il, et si tu as un problème, quel qu'il soit, tu m'envoies Levi, d'accord ?
Ladislas acquiesça, un sourire amusé aux lèvres, bien qu'il soit ému. C'était la première fois que quelqu'un lui faisait ces recommandations.
– Et… continua Albus, avant de s'arrêter, peu sûr de ce qu'il voulait dire. Il allait reprendre lorsqu'il fut coupé par son petit-fils :
– Au revoir, Grand-père.
Le sourire de Ladi s'élargit lorsqu'il se rendit compte qu'il avait appelé Albus 'Grand-père', et ce pour la première fois. Albus s'en rendit compte, car il l'étreignit avec un nouveau sourire, avant de le lâcher et de se reculer pour permettre au portoloin de s'activer.
Pour le plus grand malheur du jeune Grindelwald, voyager avec un portoloin était très proche du transplanage. Il se retrouva donc par terre, le nez dans un tapis qu'il dû reconnaître, malgré sa honte, très confortable. Se relevant, grâce notamment à sa malle, il observa les alentours. Il avait atterri dans le bureau de la directrice de Koldovstoretz, Isadora Ozerov.
Celui-ci était de taille respectable, avec un impressionnant bureau en bois très clair, derrière lequel se trouvait la directrice même de l'école, que Ladislas reconnut immédiatement comme l'une des membres du Conseil. Ainsi, l'école Koldovstoretz était également liée au Conseil…
– Ah, Monsieur Grindelwald ! S'exclama énergiquement la directrice. Vous êtes à l'heure, parfait.
Ladi ne fit aucun commentaire, en contentant de l'observer. Elle était assez élancée, avec un visage accueillant. Ses yeux clairs le regardaient avec bienveillance et curiosité. Elle portait un tailleur immaculé, qui tranchait singulièrement avec sa chevelure d'ébène.
– Parfait, parfait, reprit-elle. Vous êtes le seul nouveau cette année, je vais donc pouvoir m'occuper de vous personnellement.
Elle lui fit signe d'approcher du vitrail derrière le bureau pour lui montrer l'étendue de l'école. Cette dernière était une ancienne abbaye, avec un cloître qui servait à présent de cour intérieure aux élèves, et une église réarrangée en réfectoire. Les pièces qui entouraient le cloître étaient des salles de cours simples.
Avait été ajouté à cette abbaye une immense serre pour la botanique, qui longeait tout un pan de l'enceinte qui encerclait la propriété de l'école, ainsi qu'une annexe avec différentes tours, dont l'une servait d'internat, tandis que des sous-sols avaient été creusés sous l'abbaye pour les cours de potions et d'alchimie.
La propriété se trouvait au nord de la Russie, au milieu de nulle part. Elle prenait plus précisément place sur un immense rocher plat, sur un flanc d'une montagne, à plusieurs centaines de mètres du sol. La vue des environs était incroyable, là où la nature avait gardé ses droits. Ladislas comprit immédiatement pourquoi l'école fermait pendant l'hiver. Il n'y avait rien pour la protéger des vents glacés ni de la neige qui devait former des couches de plus de trente centimètres.
– Nous accueillons 150 élèves chaque année, commença la directrice, alors qu'elle lui faisait visiter l'école. Au vu de ce petit nombre, nous encourageons, au contraire des autres écoles, l'entente entre étudiants.
Ladi se permit un petit rictus moqueur, Sheshir commençait à déteindre sur lui. Il doutait que les étudiants viennent naturellement à lui, mais avait bien le droit d'espérer.
– Une bonne manière de vous intégrer serait d'aider les plus jeunes que vous, continua l'adulte, imperturbable . J'ai bien entendu pris connaissance de vos résultats et vous paraissez briller en sortilèges et métamorphose. Je ne puis que vous conseiller de proposer votre aide à vos camarades.
– Je le ferai, promit Ladislas, en observant le réfectoire où ils venaient d'entrer. Il était bien moins grand que la Grande Salle, pour seulement 150 élèves, pensa-t-il en remarquant que chacune des tables était ronde et accueillait une dizaine de personnes.
– Vous trouverez votre emploi du temps, ainsi que votre uniforme dans votre chambre, que vous partagerez avec un camarade de votre promotion. Voici l'internat, présenta la directrice alors qu'ils arrivaient devant une tour de cinq étages. Chaque étage équivaut à une année, la vôtre est donc au troisième. Chambre 308, si je ne m'abuse.
L'air de rien, la visite avait duré une heure. La directrice lui avait montré les lieux de rassemblement importants, la cour intérieure où s'élevait un arbre semblable à celui de leur blason, et qui en ce mois de juillet présentait déjà des feuilles rouge sang, et les différentes salles auxquelles on accédait par le cloître. Le parc était assez dérisoire comparé à celui qu'il avait connu auparavant, et abritait une tourelle servant de volière. Les serres étaient similaires à celles de Poudlard contrairement aux sous-sols bien plus lumineux que les cachots de l'ancienne école de Ladislas.
Le jeune Grindelwald se fit la réflexion, alors qu'il montait l'escalier pour se rendre dans sa nouvelle chambre, que si chaque étage couvrait une année, alors il y avait une erreur dans ce que lui avait dit Ozerov, car la tour n'avait que cinq étages. Or, il y avait sept années d'apprentissage dans le système scolaire. Ou alors le niveau de Koldovstoretz permettait-il de passer plus tôt ses ASPICs, ce qui lui semblait peu plausible.
Il finit par atteindre le troisième étage et longea le couloir à la recherche de la chambre 308, qui s'avéra être celle au fond du couloir. Il toqua timidement à la porte et entendit une voix lui répondre. Poussant doucement la porte, il put observer à son aise sa nouvelle chambre.
Elle était plutôt spacieuse, avec une grande fenêtre donnant sur la cour intérieure. Deux lits prenaient place sur un côté de la pièce, séparés par une petite allée et deux tables de nuit. De l'autre côté, deux bureaux avaient été placés côte à côte, avec pour chacun une petite bibliothèque afin de pouvoir ranger les manuels. Enfin, une porte dans un coin donnait sur une petite salle de bain.
Tout à sa contemplation, Ladislas ne s'aperçut pas immédiatement de la présence de son nouveau colocataire, couché sur l'un des lits.
– Oh ! S'exclama ce dernier en se relevant énergiquement. Un nouveau ! J'aime les nouveaux ! Enchanté, moi, c'est Leonardo.
– Ladislas, répondit légèrement décontenancé ledit Ladislas.
Son nouveau colocataire avait une peau basanée, avec des cheveux bruns mi-long qu'il avait attaché dans un ruban jaune vif, qui détonnait sur le reste de sa tenue au teintes assez sobres. Il devait être italien, au vu de son prénom et de son accent.
– Je n'ai jamais eu de colocataire, continuait Leonardo, j'espère que ça va bien se passer… Je suis plutôt sympa, mais je parle beaucoup.
– Pas de problème, sourit Ladislas en s'approchant de sa malle qui avait été livrée dans sa chambre pendant sa visite avec la directrice.
– Ton aigle est à la volière, commenta son camarade de chambre en lui tendant une pile de vêtements, voici ton uniforme. Ton emploi du temps est sur le bureau.
– Merci, fit Ladislas en observant son nouvel uniforme. Il était blanc, avec des ornements argentés assez discrets, et une ceinture assez large bleu-azur qui pouvait accueillir la baguette et qui en son centre portait le blason de l'école finement ciselé dans l'argent. Pour les temps les plus froids, une cape avait été ajoutée, que Ladislas ne reconnut pas immédiatement du fait de sa forme assez particulière. Elle s'arrêtait à la hanche, et recouvrait l'épaule droite en plus du dos, tandis qu'un capuchon permettait de se couvrir la tête.
– Sympa notre uniforme, hein ? Nota Leonardo qui s'était rallongé sur son lit.
– Pas mal, approuva Ladislas, qui commença à déballer ses affaires. Il rangea tout de suite ses livres et manuels dans la bibliothèque, tout en écoutant son camarade :
– J'ai jeté un coup d'œil à ton emploi du temps qui est assez proche du mien, on a pris beaucoup d'option en commun. Sauf Occlumencie, mon père m'a dit que je n'y arriverais pas, qu'il fallait trop de concentration et de calme et surtout, qu'il fallait se taire… Et de toutes façon, je préfère prendre Alchimie.
– Alchimie ? J'ai failli le prendre… Tu me montreras ce que vous faites ? Demanda Ladislas avec curiosité.
– Bien sûr !
Ils échangèrent un regard complice, tandis que Ladi se mettait à remplir la moitié de l'armoire de ses vêtements, laissant le reste à Leonardo, qui ne semblait pas vouloir bouger de son lit. Il finit de s'installer tout en continuant de converser avec son nouveau camarade de chambre et, il l'espérait, son nouvel ami.
Et nous voici à Koldovstoretz... Comment avez trouvé la description de cette école ? J'espère que ça vous a plu, puisque les prochains chapitres sont globalement centré sur l'école (assez logique). Comme il n'y a pas beaucoup de détails pour l'instant sur pottermore ou wikipotter, j'ai laissé place à mon imagination.
Enfin bref, l'air de rien, nous sommes au chapitre 10 ! Il a bien changé Harry depuis le début, non ? J'avais pensé écrire un petit bonus pour fêter ça (en plus des 100 followers, merci beaucoup !). Du coup, si vous voulez quelque chose en particuliers, sur l'enfance de Selena, ou la relation Gellert/Albus, enfin bref, quelque chose que je puisse écrire, n'hésitez pas à proposer en commentaire, pour ce petit bonus (je ne sais pas encore quand je le sortirai, mais en tout cas, le chapitre suivant sort vendredi, comme d'habitude !)
Bonne semaine !
