Chapitre 10

Minuit ouvrit lentement les yeux pour regarder un plafond entièrement brûler. La jeune fille se redressa tellement vite du lit sur lequel elle était, qu'elle eût le tournis, après quelques minutes, celui-ci disparut et elle pût observer l'endroit où elle se trouvait.

Un lit baldaquin deux place aux draps noirs, une double porte en chêne à la droite du lit, un bureau remplit de papier et autres juste à côté, un pouf poire sur le sol accompagné de quelques dossiers et de manette de console, une petite armoire en face du lit avec un écran plat juste au-dessus (accrochée au mur), une fenêtre sur rail à la gauche du lit et elle trouva ça étrange qu'elle soit ouverte.

« Bordel, ils m'ont tout de même ramené. Râla l'adolescente. »

Elle sortit des draps noirs, posa ses pieds doucement sur le sol, se leva et marcha jusqu'à la fenêtre en s'aidant du mur. Une fois au niveau de celle-ci, elle prit la poignée et commença à la tirée pour la fermée mais s'arrêta en remarquant qu'elle chose au sol, elle s'abaissa doucement et regarda les cendres se trouvant au rebord de sa fenêtre en repassant toutes les personnes fumeur de son entourage.

« Je pensais que ta chambre était l'endroit où on te faisait les injections. Déclara une voix la faisant sursauter.

- Nan, la pièce où vous m'avez trouvé, est un laboratoire spécialement conçu pour protéger les gens de mes pouvoirs, c'est ici ma vraie prison. Dit-elle en se relevant.

- Je n'appellerais pas ça une prison mais plus un palace.

- Les premiers temps oui, mais passe ta vie là-dedans sans pouvoir sortir et ça ne ressemble plus du tout à un palace.

- Et il te donne la paperasse à faire. Déclara l'homme en regardant la tonne de papier sur le bureau.

- Plus des affaires de disparition, des déclarations de viols possible et des petites recherches personnelles. Rectifia la jeune fille.

- Viol possible ? Demanda l'homme surprit.

- Tu verrais le nombre de fausse plainte de viol tout ça pour qu'un ou qu'une quelconque ex aille en prison, tu t'en sors plus, crois-moi. Dit-elle en s'asseyant sur son lit.

- Ça représente quoi habituellement dans ce tas ? Demanda-t-il en pointant la tonne de papier.

- La moitié parfois moins. Dit l'adolescente en secouant la main désintéressée.

- Ah.

- Dis-moi Mikoto, pourquoi tu es là ? Demanda la jeune fille.

- Je m'assure qu'ils ne te fassent rien.

- Je suis surveiller par des caméras H24 ! Comment-tu veux qu'il m'arrive quelque chose ! S'exclama la jeune fille en montrant les murs de sa chambre dans de grand geste.

- Alors pourquoi il y a des chaînes sur les coins de ton lit ? Demanda Mikoto avec suspicion.

- C'est-à-dire que... Commença Minuit. »

Alors que la jeune fille allait se justifier, un coup à la porte l'interrompit et Fushimi rentra avec un chariot rempli de nourriture.

« Service de restauration. Déclara Fushimi en rentrant.

- Enfin, je croyais que tu n'arriverais jamais. Fit la jeune fille en marchant vers le chariot.

- Estomac sur patte. Rigola Fushimi.

- Jche t'emeche ! Déclara Minuit la bouche pleine.

- Quoi ? Demanda le garçon entrain de rire à moitié.

- J'ai dit : "je t'emmerde !". Répéta la jeune fille après avoir avalée.

- Je t'aime aussi. Répondit Fushimi alors qu'elle lui tirait la langue. »

Mikoto regarda l'échange entre les personnes tranquillement dans son coin avant que Minuit se tourne vers lui et lui fit un geste de la main pour qu'il approche, ce qu'il fit sans trop de problème.

« Quoi ?

- Sers-toi ! S'exclama la jeune fille en désignant le chariot de nourriture avec ses mains.

-...

- Oh aller ! Il y a assez de nourriture pour au moins dix personnes là-dessus. Exagéra la jeune fille. Et je ne peux pas tout manger toute seule, je vous rappelle que je suis une fille.

- Et il est où le rapport ? Demanda Fushimi en s'appuyant sur la poignée du chariot.

- Ben il est dans le fait que je ne dois pas prendre poids ou il faudrait que je me mette au régime. Répondit l'adolescente. Faut déjà que je mis mette maintenant sinon comment voulez-vous que je garde un ventre si plat après ? Continua-t-elle en tapant sur son estomac.

- Depuis quand tu te soucis de ton poids ? Demanda encore Fushimi septique.

- Euh... Bonne question !

- Je crois que c'est plus une excuse pour me faire manger. Interrompit Mikoto.

- Tout à fait ! S'exclama l'adolescente. Tu vois, lui il comprend. Fit-elle à Fushimi. Et de toute façon, toi t'es un grand gaillard et tu as besoin de beaucoup de vitamines et de protéines pour rester en pleine forte et de rester en bonne santé. Continua-t-elle en tapant rapidement l'estomac de Mikoto.

- En bonne santé ? Rigola Fushimi. Il se bousille les poumons en fumant comment veux-tu qu'il arrive à rester en bonne santé !?

- Pas faux. C'est une habitude qu'il faut arrêter. Fit Minuit avec une voix sévère. Et en plus en étant plein de protéines et vitamines, tu arrêteras de siester.

- Quand j'ai sommeil, je dors. Fit le Troisième Roi en haussant les épaules.

- Veux pas savoir ! Fit-elle en essayant de garder son rire. Maintenant tu manges et c'est non négociable.

- Ce que Minuit, Minuit l'obtient. Déclara Fushimi.

- Et toi aussi tu manges. Ajouta la jeune fille en s'adressant au membre du clan bleu. »

Fushimi regarda Minuit puis commença à manger tout comme Mikoto. L'adolescente attrapa une des bouteilles poser et alla se s'assoir à tailleur sur le pouf poire en commençant à feuilleter les dossiers en face d'elle. Mikoto observa la jeune fille tranquillement avec de regarder Fushimi.

« Elle mange toujours aussi peu ? Chuchota le Troisième Roi en désignant la jeune fille d'un signe de la tête.

- Je l'ignore. Répondit de la même façon Fushimi en causant les épaules.

- Comment ça ? Demanda le plus vieux, interrogateur.

- Habituellement, c'est un des hommes gardant la porte de sa chambre qui lui emmène ses repas.

- Alors pourquoi c'est toi qui t'en es chargé aujourd'hui ?

- Il n'y a pas longtemps, elle les a tous envoyé à l'hôpital salement amochés.

- Il s'est passé quelque chose en particulier ?

- Pas à ce que je sache mais il faut avouer qu'elle se confie très peu aux gens. Fit Fushimi en gardant le regard braqué sur elle. En tout cas elle ne veut rien me dire au sujet de cette "accident".

- Pourquoi elle se confierait aux gens qu'ils l'enferment comme un animal ? Faudrait être bête. Fit Mikoto avec un ton de reproche. »

Fushimi regarda son ancien roi avec surprise pour plusieurs raisons : 1) il a parlé plus que d'habitude et de 2) il a pris la défense de quelqu'un de complètement étranger à lui.

Mikoto attrapa un bol de ramen et vint s'assoir tranquillement à côté de la jeune fille puis lui tendit le bol.

« Non merci. Fit poliment la jeune fille.

- T'es en pleine croissance, faut que tu manges. Fit le Troisième Roi.

- Plus faim.

- Tu as à peine mangé. Remarqua l'homme.

- Ça me suffit amplement. Répondit la jeune fille.

- Cherche pas, elle est trop têtue pour entendre raison. Intervint Fushimi.

- Toi, on ne t'a rien demandé. Fit Minuit d'un ton agressif et en relevant la tête. Et je t'assure que ça me va parfaitement la quantité que j'ai mangé. Rassura la jeune fille au Troisième Roi. »

Mikoto tenait toujours le bol de ramen dans sa direction ce qui fit soupirer l'adolescente de résignation et qui prit le bol et les baguettes et commença à manger tout en lisant. Fushimi regarda l'action faite par la jeune fille avec étonnement, lui, qui avait tant de mal à la convaincre à faire quelque chose allant à l'encontre des principes de Minuit, se faisait battre par un roi qui ne connait rien de la jeune fille.

Quand Minuit eut fini son bol, elle se leva, le posa sur le chariot puis retourna s'assoir alors que Mikoto s'allongea tranquillement au sol, les bras derrière la tête.

Fushimi attrapa le chariot et s'en alla tranquillement en refermant les doubles portes.

« Interdiction de siester. Fit doucement Minuit quelques minutes après le départ de Fushimi.

- Y'a rien d'autre à faire.

- Tu n'as qu'à partir.

- Et leur donner l'occasion de recommencer ? Commença le Troisième Roi en ouvrant un œil. Hors de question. Finit-il en refermant son œil.

- Pourquoi tu te préoccupes de moi ? Demanda la jeune fille confuse.

- Va savoir. Fit-il en haussant les épaules. C'est peut-être parce que tu n'as pas eu peur de nous et que les membres du clan t'apprécient. »

Minuit observa l'homme à ses côtés puis se leva et se dirigea vers son lit. Elle attrapa un oreiller, se dirigea ensuite vers son armoire et prit une couverture. Elle retourna vers Mikoto et se pencha au-dessus de lui.

« Ça sera plus confortable avec ça, non ? Demanda-t-elle en lui tendant son oreiller. »

Mikoto ouvrit les yeux pour voir la jeune fille lui tendre un oreiller noir. Il enleva sa main gauche de sous sa tête pour attraper l'oreiller et installa celui-ci sous sa tête en faisant un signe de remerciement à Minuit.

La jeune fille reprit sa place à ses côtés, la couverture sur ses jambes, et recommença à lire ses dossiers.

Alors qu'elle eut fini de lire tous les dossiers au sol, la jeune fille les rassembla, les ramassa, se leva et les posa sur le bureau avant de prendre un nouveau tas. C'est quand elle revint sur ses pas qu'elle vit que Mikoto c'était endormi, en secouant la tête Minuit attrapa la couverture et lui mit doucement et en s'installant sur son pouf elle glissa ses pieds en-dessous de l'autre partie de la couverture qui n'était pas occupé par Mikoto.

Quelques heures après le déjeuner, Fushimi retourna vers la chambre de Minuit pour emmener la jeune fille faire un tour dehors. Il frappa comme à chaque fois et quand il ouvrit les portes, il découvrit Minuit endormi sur le sol au côté de Mikoto. Elle utilisait le bras gauche de l'homme comme cousin, la couverture se trouvait juste en-dessous de son menton, le bras droit de Mikoto entoura la taille de Minuit au-dessus des couvertures et le dos de la jeune fille collé au torse de l'homme. En voyant que les rayons du soleil s'approchèrent des deux personnes endormis, Fushimi s'approcha de la fenêtre et ferma le volet pour ne laisser que des petites bandes de lumière au sol. Après ça il sortit le plus calmement et ferma le plus silencieusement possible les portes, les laissant enfin se reposer tranquillement.