Note de June : HEY ! Voici un nouveau chapitre pour Unmasked. Blackout me l'a passé il y a plusieurs jours déjà mais avec mon job d'été je suis très peu sur l'ordi en ce moment, donc excusez moi pour l'attente !

NOTE DE L'AUTEURE :

Bien le bonjour!

Voilà le chapitre 10... Hum... J'suis désolée d'avance. Me tuez pas. Je posterais rapidement le chapitre 11 parce que... Enfin, en lisant, vous allez comprendre x)

Donc... J'ai pas grand chose à dire, mais comme j'suis d'humeur nostalgique ce soir, je tiens à remercier particulièrement ma biatch préférée, parce que, même si je trouve toujours que mes fics sont loin d'être top, j'aurais jamais commencé à poster ça sans elle, donc... Merci à toi. J'te kiffe grave.

Je suis sur une autre fiction en ce moment, je tiens à vous le préciser, mais... C'est complètement inventés. Les personnages sortent de mon imagination, même les deux principaux. Donc, faites moi signe si vous voulez la lire!

Voilààà, côté reviews:

Poplove: Hmmm... Que dire? T'es l'une des premières à poster une review à chaque sortie de chapitre. Et à chaque fois, c'est que pour des compliments... T'es super beaucoup géniale, merci beaucoup!

Krushnik Bleu: Moi, je sais pourquoi elle t'as mordu la bête, tu pues tellement qu'elle t'as pris pour un bouc. J'te déteste, j'te hais, j'veux plus te voir dans mon champ de vision. Tu m'répugnes, tu m'dégoûtes, à chaque fois que j'te vois, j'ai envie d'vomir (Tu peux faire un tub!)

Ylena: Oui, clairement, ce chapitre est vraiment très ressemblant, et je m'en excuse! Mais, j'ai vraiment essayé de l'écrire sous un autre angle. Merci pour cette review!

AVE.


UNMASKED

Chapitre 10 : First, you dream. Then, you die.

Jeudi 6 mars.

Quelques semaines étaient passées depuis sa dernière séance avec Will Graham. Celui-ci avait annulé les deux rencontres suivantes à la dernière minute, devant se rendre à une formation. Cela ne l'enchantait pas le moins du monde, parce qu'il avait l'impression d'abandonner tous ses patients. D'autant plus qu'il n'en avait pas besoin, de cette formation. Il avait été embêté d'annuler toutes les séances de ces deux semaines, mais plus particulièrement celles avec Matt. Parce qu'il savait que l'adolescent avait besoin de lui. Il savait qu'il était plus mal que jamais. Mais, il savait surtout qu'il était le seul au courant de ses problèmes. Will n'avait pas hésité et avait appelé Matthew pour le prévenir. Celui-ci avait accusé le coup sans rien dire, car il ne voulait pas laisser trahir son émotion, son désarroi. Mais à peine avait t-il décroché qu'une nouvelle crise de tremblements s'était emparé de lui. Car en fin de compte, le fait que quelqu'un soit au courant de tout ce qui le poussait vers le bas, vers le fond de ce précipice, avait un côté rassurant. Il savait qu'il pouvait compter sur Will pour trouver cette solution. La solution qu'il tente de trouver depuis maintenant plusieurs années. Il avait déposé tous ses espoirs dans ce jeune psychologue de 30 ans mais celui-ci semblait l'abandonner lui aussi.

Mais Matthew avait suivi les conseils que Will lui avait donné au téléphone. Il avait gardé la tête haute, et avait fait semblant durant ces deux dernières semaines que toutes ces insultes ne le touchaient pas, que toutes ces critiques lui passaient au dessus de la tête.

Seulement, n'obtenant plus de réactions de la part de Matthew, les gens s'étaient montrés de plus en plus cruels, les critiques de plus en plus violentes, les élèves le poussaient à bout, au bout de tout, au point d'empêcher Matthew de dormir la nuit, par la simple peur de se réveiller le matin, et de devoir affronter une nouvelle journée dans cet enfer qui ne semblait ne pas vouloir s'éloigner de lui, qui semblait vouloir l'étouffer, l'oppresser, jusqu'à lui faire perdre son souffle, jusqu'à ce qu'il se noie dans ses larmes. Bien sûr, Matthew avait tenté de se battre, de passer à travers, mais chaque jour le poussait un peu plus vers le bas. A chaque insulte, la gorge de Matt se serre. A chaque critique, son corps se crispe de douleur. A chaque ricanement, la gêne l'envahit. A chaque plaisanterie, un mal de ventre violent surgit, et Matthew se précipite aux toilettes pour rendre son petit-déjeuner. C'était devenu habituel, comme une routine. Certains, comme Dan, depuis le début, viennent en aide à Matthew, essaient de lui parler, tentent de raisonner les faiseurs de troubles, l'aident à se relever quand la situation dégénère et que Matthew tombe sous les coups que lui adressent ses « camarades ».

Les crises d'angoisses, de tremblements devenaient fréquentes, comme parti de son quotidien. Certaines étaient tellement violentes que Matthew devait s'asseoir pour tenter de se calmer. Mais cela ne faisait qu'encourager ses camarades à continuer, à élaborer de nouveau plan pour empirer l'état du brun. Car on aimait ça, voir le jeune adolescent perdre pied, détruire le « PD dépressif » petit à petit. Cela devenait un jeu, un jeu qui recommence chaque matin. L'objectif du jeu pour Matthew est simplement de rester en vie. De tenir tête.

Ne-voient ils donc pas que leur haine est en train de tuer à petit feu un jeune adolescent de moins de 20 ans ? Ne remarquent t-ils donc pas que la situation dégénère ? Se rendent t-ils seulement compte de la portée que peuvent avoir leurs actes, leurs gestes, leurs paroles, leurs mots blessants ? Ne voient t-ils donc pas la tournure que prennent les choses ? En ont t-ils au moins quelque chose à faire ?

Mais jusqu'où vont t-ils aller ?

Enfermé dans cette salle de bain, Matthew s'est laissé glissé contre le mur pour venir s'asseoir sur le carrelage glacé de la pièce. Il soupire et ressent une vive douleur aux niveaux des côtes. Dû probablement aux coups qu'il a reçu après les cours par trois types de sa classe. Ces derniers prenant bien soin d'emmener Matthew dans un endroit très peu fréquenté pour éviter que quelqu'un ne les surprenne, mais surtout pour que personne ne vienne en aide à Matthew. Pour que celui-ci se plie et crie de douleur par la violence de l'attaque. Celui-ci était resté inconscient quelques temps sur le trottoir, et avait fini par puiser toutes les forces qui lui restaient pour se lever et rentrer chez lui en titubant. Dès que le brun fut arrivé à sa destination, il s'était enfermé dans cette salle de bain pour dégager le goût métallique et ferreux du sang de sa bouche, ainsi que par peur d'être surpris par son frère, ou sa mère. Puis, il s'était rappelé que son frère finissait les cours très tard le vendredi, et que sa mère était occupé par une réunion, et qu'elle ne rentrait que tard ce soir. Il était seul pour un bon bout de temps.

Doucement, il déboutonna sa chemise, et grimaça en constatant les bleus qui se formaient déjà des blessures reçues plus tôt dans la journée. Le simple fait de respirer convenablement représentait un effort pour Matthew. Il n'avait plus la force de parler, il n'avait plus la force de faire quoique ce soit. Un sourire ironique vient se former sur son visage, et se transforme en un rire anxieux, un rire nerveux, qui devient bien vite une grimace, la douleur se faisant ressentir une nouvelle fois. La situation est hors de contrôle. Matthew est fatigué. Éreinté. Il a mal, si mal. Il voudrait partir. Partir loin. Aussi loin que possible. Fuir cette vie qui ne lui convient plus. Qu'il ne supporte plus. Et commencer une nouvelle vie. Recommencer à zéro. Et tout oublier.

Matthew baisse les yeux, et son regard dévie sur un rasoir, sûrement tombé du lavabo. Il le prend des mains, et s'apprête à le reposer sur ce dernier, mais celui-ci stoppe soudainement son geste, et ramène le rasoir contre lui. Ses yeux font la navette entre cette lame coupante et son poignet.

Arrête de faire n'importe quoi, Matthew, et ta famille ?

Matthew soupire de résignation devant une telle pensée. Il n'arrive pas à croire qu'il en arrive à penser que tout serait peut être mieux sans lui. Il ne peut pas faire subir ça à sa mère. Il ne peut pas faire subir ça à son frère. Eux n'ont rien avoir avec ça. Eux n'ont rien fait pour qu'il en arrive là. Il se sent lâche, égoïste. Mais, au fond, la vie ne serait t-elle pas plus facile pour eux s'il disparaissait ? Ils n'auront plus à subir son silence, son mal être. Il ne posera plus de problèmes à personne.

Non, Matthew, tu peux encore relever la tête et surmonter toute cette merde. Comme tu l'as toujours fait.

Matthew relève la tête jusqu'à ce qu'elle frôle le mur sur lequel il est adossé. Il plonge son regard vers le plafond, comme si cela pouvait l'aider à avoir une révélation. A trouver quelque chose de positif dans sa vie. Toutes ces années, il a su surmonter la solitude, les critiques, les insultes, il a su faire face à tout ça. Il a su garder la tête haute, et contrôler ses émotions. Il a su ignorer tous ces gens. Mais aujourd'hui, Matthew n'en peut plus. Ils sont trop forts, et il est faible. Tellement faible. Ils sont beaucoup trop nombreux. Et il est seul. Alors pourquoi résister ? Pourquoi faire semblant plus longtemps ? Peut être qu'ils ont raison, au final ? Il a attrapé un putain de virus, une putain de maladie incurable : L'homosexualité.

C'était peut être ça, la solution dont Will parlait ? La solution à tous tes problèmes ?

Elle était peut être là, la sortie. L'issue de secours. Après tout, tout semblait le mener à cette unique échappatoire. Oui car pour Matthew, c'est finalement un geste de délivrance. Il n'aura plus à souffrir. Il n'aura plus à supporter cet harcèlement continuel. Et peut être qu'une vie meilleure l'attend ? Peut être que la mort n'est qu'un passage pour un futur plus gai, peut être qu'elle est juste une simple barrière pour un avenir plus réjouissant ? Des larmes dévalent le long des joues de Matthew, mais il se sent comme libéré d'un poids énorme, comme si tout ça lui paraissait comme évident, au final. Ses lèvres tremblent de rage, de désespoir, son corps entier se met à trembler quand il prend cette lame dans ses mains et l'approche dangereusement contre ses veines.

Game over.

Non loin de là, sur le toit d'une usine désaffecté, un jeune adolescent blond observe le paysage de Teignmouth, une cigarette à la main. Il soupire et écrase le mégot de cigarettes sur le béton. Il passe une main dans ses cheveux, et ne répond pas à sa mère qui l'appelle pour la troisième fois depuis une bonne heure.

Il a l'habitude de venir ici quand il se sent mal, quand un coup de blues survient, quand les choses dérapent, quand il a envie d'être seul et veut se plonger dans ses réflexions.

Cet adolescent se sent coupable. Coupable de l'avoir abandonné au moment où il avait le plus besoin de lui. Coupable de l'avoir laissé tout seul, de l'avoir laissé dans la merde.

Depuis quelques temps, le blond ne dit plus grand chose non plus. Il n'a plus cet éternel sourire aux lèvres qui le caractérisait si bien. Il ne rit plus aux conneries de ses potes. Parce qu'il a mal. Tellement mal. Il souffre de cette distance que l'adolescent a élaboré avec lui. Il souffre de son absence. Il a été injuste, lâche, et vulgaire. Il le sait. Il voudrait s'excuser, encore une fois. Et lui dire. Lui dire qu'il n'est pas seul. Qu'il n'est plus seul. Lui dire qu'il veut l'aider.

Mais l'écoutera t-il seulement ?

Dom se lève brusquement en recevant à nouveau un coup de fil de sa mère. Il se redresse et sort son paquet de cigarettes de sa poche, en prend une, et l'allume. Il inspire un grand coup d'air frais, et se dirige vers l'issue de secours, avant de descendre les escaliers des nombreux étages de ce bâtiment. Il sort de ce dernier, et ressert son écharpe, le vent venant fouetter son visage. Il marche d'un pas nonchalant et entame sa demie heure de marche qui le sépare de sa maison.

Au loin, il peut entendre une alarme d'ambulance retentir, et Dominic ne peut s'empêcher, comme à son habitude, d'espérer que cette dernière arrivera à temps pour sauver cette personne en danger...


Note de June : J'espère que vous êtes pas noyées dans vos larmes. Perso je viens de relire ce chapitre avec Unintended en fond, vive l'ambiance MDRR
BREF. Reviews, tendresse & chocolats, bisous toussa toussa pour Blackout !
LOVE U SO MUCH BITCHIE !

Ah oui et... YLENA ! Qui es-tu ma chère ? Tes reviews nous font énormément plaisir mais comme tu n'as un compte ni sur Skyorck ni sur FF un voile mystérieux se cache derrière ton prénom ! :B N'hésites pas à nous donner quelques informations banales sur toi la prochaine fois ! :D

PLEINS DE LOVE ET CONTINUEZ DE VOUS PRELASSER DEVANT DES FANFICTIONS BANDES DE LARVES !

June & Blackout