The Screamers Fr

Coucou mes chéries,

Bon alors à part une personne, le nouveau personnage vous a beaucoup plu vu le nombre de reviews géniales que j'ai reçu, alors un IMMENSE merci à toutes pour votre soutien, vous êtes extra !

Merci aussi et plein, plein de bisous aux filles de TF et à mes TPA que j'adore !!!

Remerciements aux non-inscrites :

Mimie30 : Coucou Miss, j'ai vraiment adoré ta review et je suis super contente de pouvoir te faire rire. Bon tu préfères Edward, je préfère Rob…on peut s'arranger,lol. Merci énormément et à bientôt. Bisous.

Flow : Contente que le chapitre et la surprise t'aient plu même si ce n'était pas Emmett. Pour la tension sexuelle, ca monte , ca monte et ca finira par exploser mais quand ? Merci pour tes reviews et voilà la suite. Gros bisous.

Séverine : Rob n'est pas trop sexy que pour les nerfs d'Edward^^. Merci de ta fidélité. Bises.

PrincetonGirl818 : Merci beaucoup de me suivre. Bises.

Mélusine : Pourquoi tu dis déjà aujourd'hui ? J'ai absolument aucun planning de postage, je marche qu'au feeling. Tu auras tes réponses dans ce chapitre, t'en fais pas , je veux pas que tu partes dans un asile par ma faute^^. Voila le chapitre, merci pour tout et gros bisous.

Mimia : Et oui, ça commence à chauffer ! La réponse à ta question dans ce chapitre. Merci pour tes reviews. Bisous.

Clzmznce : Hello et bienvenue !!! Contente que la rencontre t'ait plu et de t'avoir fait rire, voilà la suite. Merci pour ta review. Bises.

Nancy : C'est bien, je suis fière de toi !!! Merci pour ta fidélité. Bisous.

Caro : Hello et bienvenue ! Merci pour tes reviews et ton enthousiasme.

Séverine : Merci beaucoup pour ta fidélité ma belle. Bises.

Nanichérie : Coucou et bienvenue !!! Yessss ! Une vraie accroc ! Merci beaucoup pour le compliment et pour ta review, tu m'as fait super plaisir. Gros bisous.

Shaly : Bienvenue !! Déjà fan ??? Wahou. Merci pour tout. Bisous.

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Disclaimer :

Les personnages appartiennent à et l'histoire à KiyaRaven, je ne fais que traduire.

Chapitre 10 :L' After Party

Edward POV.

La musique résonnait. Le public criait.

« Veuillez remercier Edward Cullen !! »

Les cris s'intensifièrent. Rob passa son bras autour de mes épaules et fît un signe de la main vers les autres musiciens autour de nous. Je vis Bella et Alice au premier rang, criant et applaudissant. J'essayai de continuer de sourire pendant que des gens m'enlaçaient et me soufflaient leurs félicitations.

J'entendis à peine Rob se pencher et dire, « Putain de beau boulot, mec. Vraiment. »

Après ce qui me sembla durer une éternité, la musique s'arrêta. Les conversations fusaient et m'entouraient mais je les évitai toutes. Je marmonnai mes félicitations à Rob et au reste de l'équipe, et m'éloignai vers ma loge, claquant la porte derrière moi quand je me laissai tomber dans le fauteuil.

Bon. J'ai besoin de fumer tout un semi remorque de cigarettes, de boire un alcool foutrement fort, et de m'injecter n'importe quelle drogue merdique en baisant la groupie désespérée la plus proche.

J'attrapai ma tête entre mes mains et me tirai les cheveux alors que j'essayai de calmer le cinglé en moi qui martelait les parois de mon cerveau.

Putain qu'est ce qui cloche chez moi ?

Tu es jaloux, idiot.

De quoi. Rob et Bella ? Rien ne s'est passé, nom de Dieu. Ils ne faisaient que parler.

Vraiment ? Alors pourquoi est ce que tu es si à cran ?

Je me hérissais en repensant à la manière dont ils avaient plaisanté ensemble comme si ils étaient de vieux amis. C'était comme si ils avaient une connexion instantanée. Seigneur, elle et moi nous battions comme chiens et chats depuis des jours, mais elle et Rob ? On aurait dit qu'ils étaient les meilleurs amis du monde depuis toujours, et ça ma mettait hors de moi.

Comment ose-t-elle avoir une connexion avec quelqu'un d'autre que toi, hein, Cullen ? Ca suffit, salope égoïste. C'est vrai, elle avait vécu sans amis pendant des années, et maintenant elle t'a toi, Alice, ET le Rosbeef ? Quelle goinfre.

Je me relevai violemment de ma chaise et m'observai dans le miroir.

Tu es un fils de pute stupide, arrogant et égoïste Cullen.

Ouais, et bien, je ne te donnerai aucun argument à ce sujet.

Il y eût un coup frappé à la porte, puis Alice déboula, me plaquant presque au sol par la violence de son étreinte.

« TU AS ETE FORMIDAAAAAABLE ! » s'exclama-t-elle joyeusement et je lui souriais malgré moi. Elle relâcha sa prise étouffante et posa ses mains de chaque coté de mon visage. « Mon Dieu, Edward, je sais que je peux être une garce de temps en temps, et je SAIS que des fois tu penses à toutes les façons dont tu pourrais me tuer et faire disparaître mon corps, mais ce soir… ce soir c'est la raison pour laquelle je fais ce que je fais. Pour que les gens puissent voir à quel point tu es FABULEUX. » Elle me prît de nouveau dans ses bras et m'embrassa sur la joue. « Oh, je t'aime, mon cher frère, talentueux et exceptionnel ! »

Je la serrai fort contre moi et murmurai, « Merci Alice. »

« Je dois y aller et bavarder avec les représentants de la maison de disques qui sont venus ce soir, mais je te retrouve vite. »

Alors que je la regardai franchir la porte, je remarquai Bella. Elle était debout dans le couloir, en me regardant.

Ma respiration se bloqua dans ma gorge alors qu'elle marchait vers moi.

Mon Dieu, elle est magnifique.

Mon cœur tambourinait inconfortablement dans ma poitrine. Toute ma colère et ma peur s'envolèrent en même temps qu'elle s'approchait de moi. Le fou partît et s'assît tranquillement dans un coin, et pour la première fois de la journée, je me sentais… sous contrôle.

Elle s'arrêta en face de moi, le plus magnifique des sourires sur son visage. C'était un mélange de fierté, de désir et de quelque chose d'autre qui comprimait douloureusement mes poumons. Elle sourît et à ce moment là, je me sentis tellement indigne d'elle.

« Hey, » souffla-t-elle, et la pression dans ma poitrine s'évapora instantanément.

« Hey, toi. »

Elle glissa ses bras autour de ma taille et fît un pas vers moi, soupirant tranquillement en reposant sa tête contre mon torse. Je l'entourai de mes bras et l'attirai plus prés, fermant les yeux et savourant son enivrante proximité.

Si j'étais frappé par la foudre maintenant, je mourrais en homme heureux.

Bien trop tôt, elle se recula et leva les yeux vers mon visage. « Cullen, ce soir…tu… as été… plutôt bien. »

Je riais et plissai les yeux vers elle. « JUSTE plutôt bien ? »

Elle essaya de retenir un sourire. « Ok, ok… tu as été…au dessus de la moyenne. »

« Oh, alors je suis passé de bien à au dessus de la moyenne ? »

« Agréable ? »

« S'il te plaît… »

« Oh je sais ! Tu as été très… sympa. »

Je levai le regard et grognai. « Achève moi maintenant. » Je la tirai contre moi et lui lançai mon regard le plus brûlant. « Swan, tu étouffes mon égo, là. En tant que ma publiciste et fausse petite amie, n'es tu pas supposée vanter mes mérites ? »

« Et bien, » dît elle à voix basse, soutenant mon regard du sien, « J'envisageai de te dire que je pensais que tu étais le plus incroyablement talentueux, le plus outrageusement beau et l'homme le plus sexy sur lequel j'aie jamais posé les yeux, mais je me suis dit que de telles louanges te monteraient directement à la tête. »

J'inspirai difficilement alors que mon corps réagissait à sa voix et à ses mots.

Je gémissais, « Tu n'aurais pas eu complètement tort. »

Ses yeux descendirent le long de mon visage et se posèrent sur ma bouche. Mes mains s'enfouirent dans ses cheveux pendant qu'elle se pressait contre moi. Je fermai les yeux et combattais ce besoin irrépressible de la plaquer contre le mur et de la ravager de mon mieux.

« Oh, au nom du ciel, vous deux, est ce que vous n'apprenez jamais ? »

Je levai les yeux pour voir Alice figée dans l'embrasure de la porte, une expression de dégoût sur le visage. Elle se faufila entre nous et nous écarta.

Seigneur, elle était costaud.

« Combien de fois dois je le dire ? PAS DE TOUCHER ! Est-ce que vous voulez tous les deux exploser à cause de tensions sexuelles non assouvies ? Parce que ce sera le cas, vous savez. Cette connerie est dangereuse. Merde ! »

Bella et moi nous regardions par-dessus la tête d'Alice et soupirâmes.

Dieu te bénisse Alice.

« Maintenant, Edward, » dît elle sur son ton `je-vais-vous-dire-quoi-faire-et-je-ne-considèrerai-pas-non-comme-une-réponse'. Je bouillonnai intérieurement. « Les représentants de la maison de disques aimeraient t'inviter à boire un verre pour te féliciter pour ta performance de ce soir, alors remets toi les idées en place et allons y. »

Bella me regarda. « Mais on ne va pas à l'After Party ? »

Brusquement, la tête de Rob apparût derrière la porte. « Salut vous, » -les têtes de Bella et Alice se retournèrent simultanément- « vous avez aimé le spectacle ? »

Alice l'enveloppa de ses bras et le serra. Les yeux de Rob s'écarquillèrent légèrement.

« Bon sang, Alice, » siffla-t-il, « t'as mangé tes épinards, chérie ? »

Alice se recula et sembla penaude. « Beau boulot, Rob, » dît elle avec sincérité.

Bella s'avança et le prît chaleureusement dans ses bras. Le taré se leva et grogna doucement.

« Tu étais super, Pattinson, » dît elle enthousiaste. « J'ai été un peu déçue qu'il ne soit pas question de la tête d'orgasme, mais je suppose que tu ne peux pas satisfaire tout le monde en même temps. »

Il rît et passa sa main dans ses cheveux.

« Bella, j'avais pensé y faire référence, juste pour toi, mais je ne voulais pas être connu pour ce petit tour, tu vois ? Je veux être respecté pour mon esprit et mon talent, pas seulement parce que j'ai une putain de belle gueule quand je jouis. »

Bella acquiesça sérieusement. « Je comprends. Nul homme ne peut survivre seul à une tête d'orgasme. »

Il lui sourît effrontément. Le fou se mît à rire amèrement.

Ils ont une vraie connexion, Cullen, pas vrai ? Tu ferais mieux de regarder ou tu mets les pieds . C'est différent de ce que tu partages avec elle, mais c'est quand même là. Qu'est ce que tu vas faire ?

Rob vint vers moi et me tapa l'épaule. « Et toi… bordel, Edward, tu as mis le feu ce soir ! » Plus que tu ne le crois. « C'est vrai, je SAVAIS que tu serais génial, mais putain, c'était foutrement impressionnant ! »

Je bâillonnai le cinglé et lui envoyai un coup de pieds dans les parties.

« Merci, Rob, ça signifie beaucoup pour moi. Tu étais foutrement excellent toi aussi. Ce sketch avec les pom-pom girls était à mourir de rire. »

Il acquiesça et me fît un sourire en coin, « Ouais, j'aime bien un peu d'encouragements. » Il regarda les filles. « Alors , on va à la soirée ? »

Alice vint vers nous et me saisît le bras.

« D'abord, je dois emmener Pantalon Futé ici présent, serrer quelques mains, mais pourquoi est ce que Bella et toi ne partiriez pas devant et on vous retrouve là bas d'ici peu ? »

Le fou mît un coup de poing dans le mur.

Putain qu'est ce que fout ta sœur ? Est-ce qu'elle ESSAYE de te torturer ?

Rob se tourna vers Bella et fronça les sourcils.

« Mademoiselle Swan ? » dît il galamment. « Me feriez vous l'honneur d'assister à cette soirée avec moi ? » Il s'inclina devant elle. Le cinglé leva les yeux au ciel.

Quel con.

« Et bien, oui, Mr Tête d'Orgasme, » dît elle avec le pire accent anglais que j'aie entendu, « oui, véritablement plus qu'enchantée de rejoindre ce lieu de bonheur et d'hilarité infinis. » Elle se retourna pour me regarder et me sourît alors qu'ils franchissaient la porte. « On se voit plus tard. Soyez pas trop longs, d'accord ? »

Le taré faisait les cent pas.

Tu peux miser là-dessus. Je ne vais pas te laisser seule avec ce trou du cul une seconde de plus que nécessaire.

J'attrapai le bras d'Alice et la trainai rapidement le long du couloir.

« Alice, je te dis ça maintenant pour que tu ne me fasses pas un caca nerveux plus tard. Un verre – et on s'en va. »

Elle me regarda en plissant les yeux alors que ses minuscules jambes galopaient pour rester à mon niveau.

« Bon sang, Edward, n'importe qui penserait que tu es pressé d'aller quelque part. »

Je râlai et la portai pratiquement le reste du trajet.

***

Au moment où nous quittions le bar pour l'After Party, Alice n'essayait même plus de me retenir. Je traversai le hall de l'hôtel en courant et déboulai sur la terrasse du jardin où se déroulait la soirée. Le taré marmonnait silencieusement dans l'angle, traumatisé à la possibilité que Bella et Rob étaient quelque part se récitant des répliques des Monthy Python et riant tellement que leurs vêtements en seraient tombés.

J'analysai rapidement la foule. Je ne les voyais pas.

Pas bon signe Cullen.

Je dévalai les escaliers et tombai sur Lorne Michaels.

« Hey, Edward ! Super show, mec – vraiment époustouflant ! » Ouais, ouais – dégages de mon chemin ! « Et Pattinson était à mourir de rire. » Bella le pense sûrement aussi. Je vais la TUER si elle rigole sans ses fringues.

« Lorne, aurais tu vu mon amie Bella ? » demandai je désespérément. Il se renfrogna. « Tu sais, petite brune, yeux marrons – qui jure comme un camionneur avec un syndrome de Tourette ? »

Ses yeux s'illuminèrent de compréhension.

« Oh oui, la petite amie de Pattinson ? » *furie* « Je crois que je les ai vu par là bas, près du bar. »

Je marmonnai des remerciements et fendais la foule. Enfin, je les vis. Ils avaient tous les deux la tête en arrière, à force de rire – bien sûr. Le cinglé se dressa sur ses orteils pour avoir une meilleure vue.

Oh merci, Seigneur.

Leurs vêtements étaient toujours à la bonne place. J'essayai de remettre un sourire naturel sur mon visage en me dirigeant vers eux.

Bella se retourna et me vît. Elle fronça les sourcils.

« Bon Dieu, Cullen, tu vas bien ? T'as l'air constipé. » *double furie*

« Je suis en pleine forme, Bella et comment vas-tu ? Robert… »

Rob me sourît chaleureusement. « Cullen, laisse moi te commander à boire. Qu'est ce que tu prends ? »

« Triple rhum Coca merci. » Bella me mît un coude dans le torse. « Juste un Coca, merci. »

Rob regarda Bella. « Et pour toi, Miss Swan ? »

« Non, merci Pattsy. » Elle ne vient PAS de l'appeler Pattsy ! « Je crois que je ferais mieux de ralentir ou je vais passer la nuit aux toilettes. » Continues de boire. Tu ne seras plus en état de l'appeler Pattsy si t'es dans les toilettes pour femmes et tu n'essaieras pas de m'empêcher de le battre à mort avec une saucisse cocktail.

Le minuscule brin de logique toujours en service dans mon cerveau inondé de jalousie essayait de me faire revenir à la raison.

Okkkkkk….c'est le moment de prendre un calmant. Tu deviens sérieusement dérangé…

TU ES dérangé !!!

et plus que légèrement immature.

Je laissai échapper un sourire de frustration. Bella me regarda. « Cullen, qu'est ce qui tourne pas rond chez toi ? »

Dis lui. La vérité. Pas une de tes conneries pour préserver ton foutu sens de l'honneur.

Lui dire quoi ? Que je suis jaloux ? Que ça me rend dingue de la voir avec un autre homme, peu importe si c'est innocent. Que je suis amoureux d'elle ?

Ooh. Concentrons nous sur la dernière phrase. Tu l'es ?

Mon Dieu, je sais pas. J'ai jamais été amoureux.

Est-ce que tu as déjà ressenti ce que tu ressens pour Bella auparavant ?

Non…

Alors, y a des chances…

Mes pensées furent interrompues par l'apparition de Rob près de nous qui me tendît ma boisson. Bella me fixait toujours mais elle décida de laisser tomber.

« Ok les garçons, je vais jusqu'aux toilettes. Vous n'allez nulle part, d'accord ? »

Alors qu'elle me dépassait, j'aurais pu jurer l'avoir entendu marmonner quelque chose qui ressemblait fortement à , « Je vous en prie Seigneur, pendant mon absence, ne les laissez pas fusionner en une seule et même personne. »

Je prenais une gorgée de mon Coca et remarquai que Rob regardait autour de nous à la dérobée.

« Alors, Edward, ça te dirait qu'on s'éclipse, vite fait ? »

Je clignai des yeux.

« Je te demande pardon ? »

Il sourît et dît, « Est-ce que ça te dirait de venir te taper un fag (N/T :pédé ou clope)avec moi ? On peut pas faire ça ici apparemment, vu qu'ils ont décrété que c'était illégal, mais il y a un endroit juste à l'angle où on peut aller. »

Mon esprit luttait pour comprendre.

Est-ce que Pattinson venait de me draguer là ? Mon Dieu !

« Ecoutes, Rob, » dîs je prudemment. « Je…euh…ne fais pas vraiment ce genre de choses… »

Il plissa les yeux. « Ah bon ? Je croyais. Je me suis trompé. »

Je fus soudain ravi et horrifié en même temps. Ravi parce que de toute évidence Pattsy était de l'autre bord et par conséquent, n'avait aucune intention de se taper ma fausse petite-amie, et horrifié parce qu'apparemment j'étais une cible qui faisait sonner son radar spécial gay.

J'aurais dû me rendre compte qu'il était de l'autre côté de la barrière. Aucun vrai mec ne peut être aussi canon et sentir aussi bon.

Es tu SUR de ne pas être gay ?

Vas te faire foutre.

Rob commença à fouiller dans ses poches.

« Bon, tu veux venir me tenir compagnie, pendant que je fais ça vite fait ? »

Putain, ce mec lâche pas l'affaire !

Il trouva enfin ce qu'il cherchait et sortît un paquet de cigarettes.

La compréhension arriva jusqu'à mon cerveau et me frappa violemment.

Oh…une fag (N/T :clope)…ouiiii. Foutues ambiguïtés anglaises.

Tout à coup, je fus soulagé et horrifié. Soulagé que Rob ne pense pas que je jouais dans l'autre équipe, et horrifié par le fait que voir Bella rire à poils avec ce clown soit toujours une possibilité fortement envisageable.

Je fixai le paquet de cigarettes. Le taré regardait partout pour vérifier que personne ne nous observait.

Juste une, ça ira. Personne n'aura à le savoir. Ca pourrait être notre vilain petit secret.

Je fermai les yeux et tentai de faire abstraction de sa voix tentatrice.

« Euh…on devrait pas attendre que Bella revienne ? » dis je, essayant désespérément de garder mon self-control.

Rob désigna le haut des escaliers où Bella et Alice avaient une conversation animée.

« Je pense qu'elles en ont pour un moment, mon pote, » dît il en riant.

« Bien, alors, » dis je simplement, « allons y. »

Je suivis Rob qui traversait un patio sur le côté de la terrasse. Le fou souriait avec dédain à l'idée de sa victoire.

Ouiiiiii !

Je ressentis le besoin de me justifier.

Je ne vais PAS fumer, d'accord ? Je vais simplement regarder le Rosbeef fumer et si jamais je respire sa fumée quelques secondes alors ce ne sera pas volontaire.

Le taré se moqua. Quoi qu'il en soit, Cullen.

Nous atteignîmes la cour et je remarquai qu'une allée couverte menait jusqu'à la rue. Rob porta une cigarette à sa bouche et l'alluma. Alors qu'il expirait, je me rapprochai, avide de cette douce odeur.

Tandis que ce parfum familier atteignait mes narines, j'inspirai profondément, fermant les yeux alors qu'un petit gémissement s'échappait de ma bouche.

« Euh… Edward ? »

Mes yeux s'écarquillèrent et je vis Rob me dévisager avec inquiétude.

« Si tu en veux une, mec, j'en ai plein. »

Il me tendît le paquet ouvert et mon cœur s'emballa. Je jetai un coup d'œil, lourd de désir à ces élégants tubes blancs disposés dans l'étui en carton argenté. Le cinglé commença à frapper une tasse métallique contre les barreaux de sa cage.

Il me hurla dessus, « Que voulons nous ?! Des CIGARETTES ! Quand les voulons nous ?! MAINTENANT ! »

Je passai mes doigts dans mes cheveux et poussai un autre gémissement.

« Je ne devrais vraiment pas, j'essaye d'arrêter, » dis je sur un ton pathétique.

Rob acquiesça.

« Oh, bon, c'est bien pour toi, mec. J'ai jamais vraiment réussi à arrêter, mais j'aimerais bien. Foutue d'habitude malsaine. »

Il se mît à refermer le paquet. Je lui arrachai vivement des mains et le rouvris.

« Oh, bordel, Pattinson, arrête ton baratin, tu veux ? Tu m'as convaincu. »

J'attrapai rapidement une cigarette et la plaçai entre mes lèvres. Je regardai Rob, dans l'attente. Il semblait nerveux.

« Edward, t'es sûr de vouloir faire ça ? »

Le fou l'incendiait derrière mes yeux et je dus résister contre l'envie de coller une droite dans le joli petit nez du Rosbeef. Je le fixai et parlai, le précieux tube coincé entre mes dents serrées.

« La ferme Rob, et allume cette foutue cigarette. »

Il haussa les épaules et appuya sur le briquet. J'inspirai intensément.

Oh Seigneur.

Ma gorge brûla. Mes yeux s'embuèrent. Une légère vague de nausée envahit mon estomac.

Oh chère nicotine, comme tu m'as manqué ! Si le Paradis était en feu et rempli de goudron destructeur de cellules, ça aurait ce goût là.

Je recrachai la fumée et sentis instantanément le cinglé me masser les épaules.

Alors, ça va pas mieux maintenant ? VOILA pourquoi tu devrais m'écouter plus souvent. Je te donne ce que tu veux. Ce dont tu as BESOIN. Alors arrête de lutter contre moi, Cullen, et on sera tous les deux bien plus heureux.

Je l'ignorai. Je lui accordai cette petite victoire, mais ça allait être l'exception, pas la règle. Rob et moi fumions en silence pendant quelques instants, savourant chacun ces quelques moments de répit avec notre addiction.

Il se retourna vers moi, subitement animé.

« Hey, ça te dirait qu'on descende la rue pour prendre un journal ? Il devrait y avoir une critique de Little Ashes aujourd'hui et j'aimerais l'envoyer à ma mère. »

Je tirai de nouveau sur la cigarette et laissai ressortir la fumée avec délice.

« Bien sûr, Rob. »

J'irai n'importe où avec toi en ce moment, mon cher fournisseur de fumée divine.

Nous descendîmes l'allée couverte jusqu'à la rue. Il y avait une épicerie plus loin, au bout du pâté de maison et nous commençâmes à marcher dans cette direction.

« Et, Edward, » dît Rob, en hésitant, « qu'est ce qui se passe entre toi et Bella ? »

Je tirai sur ma cigarette.

Ca c'est une très bonne question mon ami British. Si je savais ce qui se passe, ou même si je savais des bribes de ce qui se passe, je ne passerais pas la plupart de mon temps à être obsédé par elle et à traiter mon pénis comme un jouet en caoutchouc.

Je soupirai.

« Bella et moi…c'est…compliqué, » avouai je.

Rob me regarda.

« Alors vous sortez ensemble ? »

Je secouai la tête.

« Non. Sans aucun doute, pas de sorties. »

« De la baise ? »

Le fou leva le regard. J'aimerais…

« Non plus. »

Rob me regarda en plissant les yeux, « Alors , bordel, qu'est ce qu'il y a entre vous ? Vous êtes juste amis ? »

Le taré gloussa pour lui-même.

On POURRAIT être amis avec des avantages si cet imbécile en avait une paire.

« Rob, si il y a une chose que je sais, c'est que nous ne sommes pas seulement amis. »

Il titra sur sa cigarette.

« Alors vous êtes quoi ? »

Je soupirai.

« Rob, Bella et moi…on a ce…truc. Elle est la seule personne que j'ai rencontrée qui puisse me calmer et m'énerver en même temps, tu vois ? Elle est incroyablement chiante, elle a des opinions incroyables et c'est la personne la plus drôle que je connaisse. Elle est… » Magnifique ? Têtue ? Irrécupérable ? La femme que tu aimes ?- « …elle est… Bella. »

Rob ricana en expirant et jeta sa cigarette dans le caniveau le plus proche. Mes yeux se tournèrent vers lui alors que je faisais de même.

« Quoi ? » demandai je sur la défensive.

« Mec, tu es coooooomplètement accroc. »

J'acquiesçai et soufflai.

« Je sais. »

Nous nous remîmes à marcher. « Et toi, Pattinson ? T'as une copine ? »

S'il vous plaît, qu'il dise oui, ou je devrais l'abattre la prochaine fois qu'il s'approchera de ma femme.

« Non. Je viens juste de rompre avec quelqu'un. »

« Ah ouais ? Elle était comment ? »

« Elle était belle. Intelligente. Pleine d'esprit. »

« Donc de toute évidence, trop bien pour toi. »

Il rît,« Complètement. En fait, elle ressemblait beaucoup à Bella. »

Le cinglé montra les dents. Il vient de dire QUOI là ?

Rob me lança un coup d'œil et commença à rire.

« Bon sang, Cullen, restes calme. On dirait que tu veux me tuer. »

J'essayai de me calmer. Il me tapa l'épaule et me proposa une autre cigarette. J'en pris une et il l'alluma rapidement.

« Ecoutes, je ne vais pas te mentir et te dire que je ne trouve pas Bella attirante, parce que c'est le cas. Elle est incroyable, et si elle ne te regardait pas comme si tu étais le centre de l'Univers, alors je tenterais désespérément de lui faire perdre la tête… » le taré se mît à grogner pour défendre son territoire - « …mais je vois qu'il y a un lien particulier entre vous deux et je ne ferais rien pour compromettre ça. »

Nous nous arrêtâmes devant l'épicerie et Rob ouvrît la porte. Il se tourna vers moi.

« Mais sache ça- à la seconde où tu déconnes avec cette fille- la chasse est ouverte, » dît il en souriant.

Je secouai la tête et riais.

« Achètes ton putain de journal, Pattinson, avant que je t'en colle une. »

Il rigola et entra dans le magasin.

Je fumai tranquillement en attendant.

J'aimais bien le Rosbeef, et j'étais à la fois outragé et respectueux de son honnêteté. Ca me confortait à penser à quel point Bella était exceptionnelle. Même si je ne faisais jamais rien d'autre de bien pour le restant de mes jours, je dirais à Bella ce que je ressentais pour elle, et consacrerai chaque instant à la rendre heureuse. Je regardai la cigarette dans ma main, et inexplicablement, je n'en avais tout à coup plus envie.

Je la jetai alors que Rob sortait de la boutique. Il avait ouvert son journal et fronçait les yeux gravement. Je me penchai vers lui et lisais la critique par-dessus son épaule.

Oh. Pas bon.

Il ferma le journal en vitesse et le jeta à la poubelle.

« Et bien, » dît il doucement, « devine , je vais pas envoyer celui là à ma mère en fin de compte. »

Je lui mis une tape dans le dos.

« T'en fais pas, mec. Les critiques savent pas de quoi ils parlent. »

Nous nous remîmes en marche vers l'hôtel.

« Ouais, c'est facile pour toi de dire ça, Cullen, » dît il en riant, « tu n'as jamais eu une mauvaise critique de ta vie. »

J'acquiesçai sagement.

« Complètement d'accord. »

Nous venions juste de commencer à rire quand nous l'entendîmes.

« Oh merde ! C'est Edward Cullen là bas ?! »

« OH MON DIEU, oui, c'est lui. Il est avec RPATTZ ? C'est pas vrai !!!! »

« AAAAHHHHH ! Vite, avant qu'on les perde !! »

« AAAAAHHHHHHHHH ! EDWAAAAAAAAARD ! ROBEEEEEEEEERT !! »

Rob et moi nous regardâmes horrifiés.

« Criardes, » dîmes nous en même temps.

Le hurlement s'intensifia alors que nous tournions et descendions la rue en courant.

***

« Je crois qu'on les a semées, » murmura Rob, essayant de reprendre son souffle.

Je jetai un coup d'œil depuis l'arrière de la benne à ordures derrière laquelle nous étions accroupis. L'ironie de notre situation ne m'était pas inconnue.

Je les entendais toujours au loin.

« Attendons encore quelques minutes, juste pour être sûrs, » haletai je.

Mes poumons étaient en feu et mon pouls battait la chamade. Je levais les yeux vers Rob. Il paraissait vraiment pâle. Ses yeux étaient fermés et sa respiration était dangereusement sifflante.

« Rob, » marmonnai je, paniqué, « tu vas bien ? »

Il ouvrît les yeux et me dévisagea.

« Mec, les Criardes me terrifient foutrement… et il faut vraiment que j'arrête la clope. »

Je hochai la tête et dis , « Je sais ce que tu ressens. »

Il referma les yeux et appuya son dos contre le mur.

« Edward ? »

« Ouais ? »

« On peut y aller maintenant ? J'ai vraiment envie de pisser. »

J'écoutai attentivement. Les voix se rapprochaient encore.

« Ils ont disparu par ici… »

« Bon Dieu, Amy, si tu t'étais pas arrêtée pour remettre du rouge à lèvres, on les aurait rattrapés ! »

« La ferme, Mel ! J'allais pas rencontrer les deux mecs les plus sexys sur Terre sans la bonne dose de gloss, non ?!! »

« Bien, tu vas pas les rencontrer du tout maintenant, idiote ! Ils sont partis !! »

« Ils doivent être par là. Continuez de chercher !! »

Je passai mes doigts dans mes cheveux et remarquai que Rob en faisait autant.

« Encore quelques minutes, Rob et elles vont renoncer, ok ? »

Il se tortilla de malaise. « Je crois pas que je pourrai tenir aussi longtemps, mec. »

« Bon, » je regardai autour de nous, « si tu peux vraiment pas te retenir, t'as qu'à pisser là, » dis je en lui montrant une grille au milieu du bitume, à quelques centimètres de là, « je monte la garde. »

Il se leva et se précipita vers la grille. J'entendis sa braguette descendre et il soupira de satisfaction en se soulageant. Je surveillai l'angle de la rue alors que j'attendais qu'il finisse… et attendais… et attendais…et attendais.

« Merde, Pattinson, » dis je impressionné, « t'as bu combien ? »

« Qu'est ce que tu veux que je te dise, Edward ? » dît il en riant, « j'ai une vessie gigantesque. »

Il termina , enfin, et je l'entendis jurer à voix basse.

« Qu'est ce qu'il y a ? » demandai je doucement.

« Ma putain de braguette est coincée. »

« Alors décoinces la. »

« Brillante idée, Cullen, pourquoi n'y ai-je pas pensé. » Je pouvais l'entendre râler de frustration. « Bouge…espèce…fils de pute… »

Je regardai vers lui. Il était penché sur sa braguette et à chaque fois qu'il tirait dessus d'un coup sec, il sursautait.

Je grognai et éclatai de rire. Il me lança un regard noir par-dessus son épaule.

« Ouais, ouais…très marrant. Est-ce que tu pourrais s'il te plaît venir par ici et m'aider ? »

Je riais encore plus fort.

« Pattinson, il est hors de question que je mette mes mains à cet endroit là, d'accord ? Je connais ta réputation, mec. Je pourrais attraper n'importe quels affreux microbes. »

Il me fusilla du regard et sautilla encore en tirant sur sa fermeture éclair.

« CULLEN ! Amène ton cul ici tout de suite ou je te mets un coup de pied dans les couilles ! »

Je me levai, toujours en ricanant et marchai vers lui. Je me penchai pour voir ce qu'il se passait.

« Ta chemise est coincée dedans, abruti, » gloussai je.

Il tira sur sa chemise. Elle ne bougea pas.

« Putain ! C'est coincé, j'arrive pas à la sortir. »

« Oh, bon Dieu, laisse moi le faire. Il faut d'abord la tirer vers le bas. » Je m'agenouillai face à lui et essayai de baisser la fermeture éclair. Elle s'entêtait à refuser de bouger. « Non, parfaitement bloqué. »

C'est à ce moment là, alors que j'étais à genoux avec ma main agrippant fermement l'avant du pantalon de Rob, qu'un déluge de flashs s'abattît sur nous, remplissant l'allée sombre d'une explosion de lumière. Rob et moi nous regardâmes horrifiés pour voir un paparazzo, mitraillant comme si sa vie en dépendait.

Il souriait comme un psychopathe.

« Oh, les garçons, » souffla-t-il, extatique, « je suis troooop content d'avoir surpris ces filles qui vous cherchaient. Vous venez de faire démarrer ma CARRIERE ! »

Il quitta vivement la ruelle.

Rob et moi nous regardâmes et grondâmes.

C'était mauvais. C'était TRES mauvais.

***

« Putain, putain, putain, putain… » répétait Rob à voix basse alors que nous marchions vers l'hôtel. « Mon manager va encore me fusiller quand elle va entendre ça. » Il glissa rageusement ses mains dans ses poches.

« Relax, Rob, »plaisantai je. « Y a des choses pires dans la vie que d'être surpris dans une ruelle avec une célèbre Rock Star qui a l'air de … » Ma voix se brisa.

Merde, c'est ce que les gens vont penser, c'est ça ?

« Quelle réputation, » dît Rob amèrement.

Mon cerveau bouillonnait. « Euh… tu aurais pu te faire sucer par un parfait inconnu ? »

Il se mît à rire. « Ah, putain, Cullen. Tant qu'à faire mon coming out, je suis content que ce soit avec toi. T'es un putain de beau gosse. »

Je lui sourîs. « Toi aussi, Pattsy. »

Nous étions tous les deux en train de rire quand nous entrâmes dans le hall de l'hôtel.

« Ok, on retourne à la soirée comme si de rien n'était, » dîs je sûr de moi. Je ne pouvais même pas imaginer ce que serait la réaction d'Alice quand ces photos paraitraient. Peut être que si je prenais une assurance vie pour elle maintenant, je pourrais bien nettoyer quand sa tête exploserait.

Je gigotai comme une fille quand Alice vint se planter face à moi.

« PUTAIN, t'étais où, Edward ? » ragea-t-elle. « Tout le monde t'a cherché ! »

Rob et moi nous regardâmes. Alice me fixa en plissant les yeux.

« Edward ? » dît elle sur un ton menaçant, « Tu as l'air coupable…et malade… et un peu heureux. » Elle haleta et me frappa violemment dans la poitrine. Merde ! « T'as fumé ! »

Je baissai les yeux.

Piégé.

« Tu es un type, vraiment, vraiment stupide ! Après tout ce que tu as traversé la semaine dernière. Comment as-tu pu ? »

Mon esprit fusait dans tous les sens, cherchant péniblement une excuse. Je pointai le doigt vers Pattinson.

« Il m'a forcé, Alice ! Tout est de sa faute. »

Rob leva les mains en l'air. « Hé allez… je lui ai juste donné le flingue. Il a pressé la détente tout seul. »

L'intensité du regard inquisiteur d' Alice passa à Defcon 4*alors qu'elle nous scrutait tous les deux. Rob pleurnicha silencieusement.

« Y a –t-il autre chose que vous vouliez me dire, les garçons ? » demanda-t-elle, menaçante.

Rob et moi nous jetions de discrets coups d'œil, les yeux emplis de peur. Je secouai imperceptiblement la tête, et sans un mot, un accord fût passé entre nous. Nous nous retournâmes vers la minuscule casse-couilles en face de nous.

« Non, Alice, » marmonnâmes nous en chœur.

Elle nous dévisagea encore quelques secondes avant de me cramponner le bras comme dans un étau.

Bordel ! Aïe !

« Bien, tu viens avec moi, comme ça tu pourras remercier les producteurs et l'équipe avant que tout le monde ne rentre chez soi. A plus tard, Rob, »cria-t-elle en m' entraînant à travers la foule.

« Bye chéri, » lança-t-il. « Je te vois tout à l'heure. Toi aussi, Alice. »

Je l'entendais rire tout seul alors que nous éloignions.

Couillon.

***

Une heure et demie plus tard, Alice m'avait libéré pour bonne conduite, et je recherchai Bella dans cette masse. J'avais décidé de lui dire ce que je ressentais – pas de conneries, pas de baratin. Rien que la vérité – j'étais amoureux d'elle.

Mon Dieu, rien que de m'imaginer le lui dire faisait bondir mon cœur hors de ma poitrine.

Je crois qu'une part de moi avait toujours su que j'étais amoureux d'elle, depuis le moment où je l'avais rencontré dans cette ruelle sordide. Personne ne m'avait jamais fait ressentir ce que je ressentais pour elle. La manière dont ses yeux me pénétraient, la manière qu'elle avait de me faire rire en toute circonstance, le fait qu'elle me donne envie de tuer chaque personne qui avait pu la faire souffrir, la manière qu'elle avait de mettre le feu à mon corps d'un simple regard – elle était la femme avec laquelle j'étais censé être, j'en étais sûr, et pour une fois dans ma vie, je n'allais PAS foirer ça.

Quand je la vis enfin, mon cœur s'effondra. Elle était avec Rob. Ils étaient assis à l'autre bout de la terrasse, à l'écart de tout le monde. Ils étaient assis sur un banc en pierre et leurs têtes étaient proches l'une de l'autre. Ils ne riaient pas.

J'arrêtai de respirer.

Je fis un pas derrière un énorme pot de fleurs et les regardai, ma respiration devenait erratique alors que mon esprit était pris dans un tourbillon de pensées toxiques. Le cinglé regardait aussi et je sentais sa colère courir dans mes veines.

Ils se regardaient dans les yeux. Rob parlait doucement. Bella secouait la tête et se penchait vers lui, essayant de lui expliquer quelque chose. Rob lui prît la main et Bella soupira.

Bella, s'il te plaît, ne fais pas ça.

Je sentis l'émotion me monter dans la gorge. Je déglutissais difficilement et reprenais ma respiration avec peine.

Est-ce que je signifie tellement peu à tes yeux que tu te jettes au cou du premier connard avec une belle gueule qui passe ?

Je sentis une douleur atroce dans ma poitrine en réalisant pour la première fois que Bella pourrait, en fait, ne pas nourrir pour moi les mêmes sentiments que ceux que j'éprouvais pour elle. Le fou commença à se taper la tête contre un mur.

Bella…s'il te plaît…lève toi et éloigne toi. Bella baissa les yeux. Elle ne s'éloigna pas. Rob..allez, mec, s'il te plaît…écarte toi d'elle. T'as dit que tu ne ferais pas ça. Je croyais que t'étais mon ami. Le taré émît un petit rire sarcastique. Les épaules de Bella s'affaissèrent. Rob se courba et toucha son visage. Le taré était fou furieux.

TU N'ES QU'UN PUTAIN D'ENFOIRE, PATTINSON !! TU AS PROMIS QUE TU NE TE METTRAIS PAS ENTRE NOUS ! T' ES UN PUTAIN D' HOMME MORT !!

J'essayai désespérément de me calmer mais le cinglé était trop puissant, et mes poings se crispèrent alors que le fou prévoyait de casser la petite gueule parfaite du Rosbeef. Je marchai vers eux, la furie envahissant mon esprit et faisant bouillir mon sang. Chaque muscle de mon corps était tendu et mes dents serrées vicieusement.

Soudain, ma progression meurtrière fût interrompue par une grande blonde glamour qui se dressa devant moi.

« Edward ? » susurra-t-il d'une voix sexy.

Le cinglé était quelque peu distrait. Son regard allait de l'homme mort avec Bella à la blonde face à lui.

Euuuuh…eanie, meanie, minie, mo…

« Edward ? C'est moi… Rosalie…tu te rappelles ? »

Le fou louchait sur la superbe blonde et la reconnaissance dissipa la colère noire.

Rosalie…ouiiii.

On avait couché ensemble il y a environ un an, juste avant que je ne rentre en désintox pour la troisième fois. On avait fait un incroyable marathon du sexe qui avait duré trois jours, alimenté par une copieuse dose de téquila et de cocaïne.

Elle me regarda en plissant les yeux, et se mordît les lèvres. « Tu te rappelles de moi, non, Edward ? »

Ma rage s'était évaporée et fus soudain remplacée par de la peur. La partie saine et raisonnable de mon cerveau se réveilla et commença à ramper pour se cacher.

Edward, éloignes toi de cette fille, MAINTENANT !

Elle fît un pas vers moi. Je reculai d'un pas.

« Est-ce que tu te souviens de notre week end, Edward ? Toutes les choses qu'on a faites ensemble ? »

Le cinglé commença à se tripoter et je devins dur aussitôt.

Dis lui que tu ne te rappelles pas et dégage de là.

« Je me rappelle, » dis je d'une voix étranglée. Elle continuait d'avancer. Je retournai derrière le pot de fleurs et elle se pressa contre moi.

« On pourrait reprendre où on en était restés. Mon appartement est juste au coin… »

Je jetai un coup d'œil vers Bella. Rob la tenait dans ses bras et lui caressait les cheveux.

Putain d'enculé !

Je regardai de nouveau la bombe sexuelle en face de moi. Son visage était très proche maintenant et je pouvais sentir son haleine chargée d'alcool murmurer contre mes lèvres. Le fou gémît quand elle se pencha et posa ses doigts sur la ligne de ma mâchoire.

Cullen, il faut que ça s'arrête. Tu veux pas de cette clocharde, tu veux Bella. Bats toi pour elle, nom de Dieu !!

J'inspirai profondément et retirai la main de la blonde de mon visage.

« Désolé, Rosalie, » dis je doucement, « je vois quelqu'un. »

Ses yeux clignèrent de douleur, avant que la colère ne s'y installe.

« Tu vois quelqu'un ? » cracha-t-elle, hargneuse, « Cullen, je veux pas une foutue bague de fiançailles, j'ai juste envie que tu me baises ! »

Elle attrapa brutalement l'arrière de ma tête et abaissa mes lèvres sur les siennes. Sa langue força la barrière jusqu'à ma bouche alors que j'essayai d'échapper à son emprise. J'empoignai sa main de derrière ma tête et la balançai, l'écartant de moi avec un peu trop de force.

« Non ! » haletai je.

J'expirai et la regardai furieusement.

« Non. »

Je relâchai ses mains et la contournai. « Au revoir, Rosalie, » dis je sèchement.

Alors que je me retournai pour m'éloigner, je vis l'arrière de la tête de Bella qui partait précipitamment. Je levai les yeux pour voir Rob qui se tenait à quelques centimètres de là, me regardant avec déception.

Non, non, NON !

Je me tournai et vis Bella disparaître dans le hall de l'hôtel alors que Rob soupirait à côté de moi.

« Cullen, t'es une tête de gland de premier ordre, tu le sais ça ? »

Je fis volte face et la furie m'envahît de nouveau.

« Et toi alors, Pattinson ? » crachai je rageusement. « Tu m'as servi tes salades sur comment tu nous trouvais connectés Bella et moi, et ensuite j'arrive ici et je te trouve à rôder autour de la femme pour laquelle tu SAIS que j'ai des sentiments. Alors PUTAIN, c'est quoi ça ? »

Il passa ses doigts dans se cheveux nerveusement.

« C'est ça que tu penses avoir vu ? » demanda-t-il. « Cullen, Bella me disait à quel point c'était dur de rester éloignée de toi, à quel point ça la tuait de ne pas être avec toi comme elle le voulait désespérément. Je lui assurais que tu ressentais la même chose, espèce d'ABRUTI ! Je PENSAI que je te rendais service !! » Ma respiration se bloqua. « Ensuite, on s'est retournés et on a t'a vu lécher une mystérieuse blonde ?! Alors PUTAIN, c'est quoi ça ? ! »

Mes joues rougirent de honte alors que je me pinçai le nez et grognai bruyamment.

« Je ne la léchai pas…elle m'a attrapé…j'essayai de la repousser. »

J'entendis Rob souffler.

« Malheureusement, Cullen, ça ne ressemblait pas vraiment à ça. » Je le regardai et pus voir de la pitié dans ses yeux. « Tu devrais peut être aller essayer de retrouver Bella.. » Il me regarda avec compassion. « Ca craint d'être toi, mec. »

J'avalai la bile qui était brusquement montée dans ma gorge et partis en courant vers les escaliers. Je poussai violemment des gens sur les côtés, ne prêtant aucune attention aux obscénités qu'ils m'adressaient à voix basse. Je remarquai vaguement le visage choqué d'Alice alors que je la dépassai dans ma course.

Je passai comme une flèche dans le hall et déboulai dans la nuit, m'arrêtant pour regarder frénétiquement, à la recherche de la moindre trace de Bella. J'enfouissais rageusement mes doigts dans mes cheveux en observant la rue de tous les côtés. Je finissais par apercevoir une tignasse de cheveux bruns loin à ma gauche et me précipitai vers elle.

Alors que je m'approchai, je vis sa démarche déterminée.

« Bella ! »

Elle m'ignora et accéléra. Je me mis à courir plus vite.

« Bella, arrête ! »

Elle commença à courir, faisant un écart vers une rue latérale.

Putain !

Je mis toute l'énergie qu'il me restait pour piquer un sprint derrière elle, réduisant l'écart entre nous. J'empoignai son bras et l'attirai contre moi.

« Bella, » haletai je, « s'il te plaît… laisse moi t'expliquer. »

Elle fît volte face et m'asséna une gifle magistrale. Tout mon oxygène m'abandonna. Je la regardai, surpris. Son regard était meurtrier et rempli de douleur. J'aspirai un peu d'air et ouvris la bouche pour parler. Elle se balança et me frappa encore – plus fort.

Bon Dieu ! Ca fait vachement mal !

J'attrapai ses deux mains et la plaquai contre le mur le plus proche, pressant mon corps contre le sien.

« Est-ce que tu pourrais S'IL TE PLAIT arrêter de me taper dessus, » sifflai je. Elle se débattît violemment sous moi. Son visage était rouge de colère et ses mâchoires étaient crispées.

« PUTAIN, lâche moi, Cullen ! » hurla-t-elle.

Je posai ses mains contre le mur et la poussai encore plus fort contre celui-ci.

« Pas avant que tu te calmes et que tu écoutes ce que j'ai à te dire. »

« Pourquoi je devrais ? » dît elle hargneusement. « Je doute vraiment que tu puisses m'expliquer pourquoi Barbie Sac-à-Foutre te léchait les amygdales ! »

Elle grogna et essaya de se libérer les mains. Je reposai tout le poids de mon corps contre le sien et sentis l'air s'échapper de ses poumons. Ses yeux m'incendiaient et voir sa souffrance et sa déception me comprima la poitrine.

« Ecoutes, Swan, » dîs je tristement. « accorde moi juste un instant, ok ? Je sais ce que tu dois ressentir… »

Elle me coupa.

« Je t'ai vu, Cullen, » cracha-t-elle.

Elle baissa les yeux, la gêne et la trahison marquant ses traits.

« Je t'ai vu et mon putain de cerveau a implosé parce que je pensais, bêtement, que toi et moi, on avait quelque chose… de spécial. » Sa respiration était saccadée et me cœur se fendît en minuscules morceaux. « Je t'ai vu accroché à ce maudit mannequin de Victoria's Secret et j'ai pété les plombs. J'ai pris sur moi pour m'éloigner et ne pas te tabasser. » Elle leva de nouveau les yeux vers moi et cette lueur meurtrière brillait encore dans ses yeux. « La seule fois où j'ai ressenti quelque chose de SEMBLABLE à ça, c'était la nuit où j'ai pratiquement tué Phil, et laisse moi te dire, si j'avais eu une batte de base ball ce soir, on ne serait PAS en train d'avoir cette conversation. »

Elle poussa un râle menaçant et commença à se débattre avec une nouvelle vigueur.

« Alors, recule, salaud ! » cria-t-elle, en se ruant contre moi. « Tu n'as pas IDEE à quel point je me sens mal ! »

« Je SAIS comment tu te sens ! » hurlai je en luttant pour la maintenir. « Bella, tu ne sais pas quel genre d'Enfer j'ai traversé depuis le moment ou tu as rencontré Pattinson aujourd'hui ! »

La résistance diminuait tandis qu'elle me regardait rapidement, la confusion se lisant sur son visage. Je serrai les dents et décidai de lui prouver à quel point j'allais vraiment mal.

« Est-ce que tu sais ce que c'était pour moi de vous regarder tous les deux ensemble ?! Pour commencer, tu le regardais comme si il était un foutu Dieu Grec tombé du ciel ! Il t'a laissé sans voix, Swan, et je ne te connais pas depuis si longtemps que ça, mais je croyais honnêtement que c'était foutrement impossible ! Mais tu l'étais, muette d'étonnement à cause du beau Rosbeef ! PUIS, vous avez commencé tous les deux à vous donner la réplique de ce putain de sketch comique comme si vous vous connaissiez depuis toujours… tu l'appelles par son nom de famille… il t'a fait te TORTILLER, nom de Dieu, pendant que tu lui parlais de sa TETE D'ORGASME ! Bella, j'ai cru que j'étais mort et que j'étais allé en Enfer, parce que j'ai pas compris comment je pouvais ressentir autant de colère ,de douleur, de jalousie et de PEUR en étant toujours vivant ! A chaque fois que tu le regardais, je voulais m'arracher les yeux. A chaque fois que tu le touchais, je voulais le déchiqueter… et quand je vous ai vu tous les deux sur la terrasse…parlant… vous touchant…intimement… j'ai disjoncté ! Je n'ai jamais autant voulu faire mal à quelqu'un que j'ai voulu faire souffrir Pattinson ce soir… pour avoir été avec toi quand je ne l'étais pas… pour te toucher quand je ne le pouvais pas. Je suis devenu FOU FURIEUX Bella, et si Rosalie ne s'était pas pointée devant moi quand elle l'a fait, alors notre ami Rob serait aux Urgences à l'heure qu'il est !!! »

Je haletai bruyamment alors que mon pouls battait à tout rompre. Je le regardai dans l'attente d'une réaction. Elle avait arrêté de se débattre et sa bouche était restée grande ouverte. J'attendais qu'elle dise quelque chose… n'importe quoi.

Oh merde, je l'avais finalement poussée à bout. J'avais laissé sortir toute ma folie et elle avait pris peur devant son énormité.

Je la relâchai et la posai délicatement sur ses pieds. Ses yeux semblèrent soudain frappés par ce que j'avais dit et elle me gifla encore.

Nom de Dieu !

« Est-ce que tu pourrais S'IL TE PLAIT arrêter de faire ça ! » criai je. Elle était déchaînée, frappant mon visage et mon torse avec la férocité d'un chat sauvage.

« AIE ! BELLA… bordel… ARRETE CA !! »

J'attrapai ses poignets et la poussai de nouveau contre le mur avant qu'elle ne puisse faire plus de dégâts. Elle serra les dents et grogna, essayant désespérément de me repousser.

Mon Dieu, elle est magnifique quand elle est furieuse.

Je devins immédiatement dur comme la pierre, et étouffai un gémissement.

« Tu es vraiment un des hommes les plus STUPIDES que j'aie rencontré ! » lança-t-elle, amèrement. « Tu vois tout et tu comprends RIEN ! » Elle arrêta de se débattre un peu et j'écartai mon pelvis de son corps. « Tu crois que je craquais pour Pattinson ? Mon Dieu, quel imbécile ! La seule raison pour laquelle il m'a coupé la parole c'est parce qu'il TE ressemble tellement ! Son visage, ses cheveux, ses foutues mains !!Vous pourriez être frères tous les deux, nom de Dieu ! La principale différence c'est que quand je suis avec LUI, je peux me comporter normalement. Mon corps ne me trahit pas en me criant de le toucher et d'être touchée. Je peux lui parler sans être obsédée par le besoin de le goûter et de lui plaire. Alors oui, CA me change vachement par rapport à être avec toi !! »

Elle recommença à se débattre et je pressais toute la longueur de mon corps et de mon érection contre elle. Ses yeux s'écarquillèrent et elle haleta.

Je fermai les yeux et tentai de reprendre mon souffle.

Quand je les ouvris, elle me fixait, ses yeux assombris par le désir.

« Et tu crois qu'IL me fait me tortiller ? Quand il parlait de sa tête d'orgasme, la seule chose à laquelle je pensais était le nombre de fois ou j'avais imaginé TA tête d'orgasme pendant que je me caressai frénétiquement pour évacuer une FRACTION de la tension sexuelle que je ressens parce que je n'ai jamais vu ta VRAIE tête d'orgasme ! »

Je tremblai en entendant ses mots et essayai de contrôler mon rythme cardiaque qui s'emballait.

Elle appuya son dos contre le mur et ferma les yeux, soupirant profondément. Je vis ses paupières se presser l'une contre l'autre et un regard douloureux troubla ses traits. Quand elle ouvrît les yeux, un éclatant regard horrifié se propagea sur son visage alors qu'elle me regardait, incrédule.

« Et c'est pour CA que tu léchais la gueule de la pouffiasse blonde ? Parce que tu croyais que je fantasmais sur Rob ? Pour me faire réagir ? Pour me faire mal ? » J'ouvris la bouche pour répondre mais je fus coupé par le retour de la violence de sa lutte. « Tu n'es qu'un pauvre ENCULE pathétique !! »

Elle me poussa de toute ses forces, mais je la contrai, nous précipitant rapidement tous les deux contre le mur, appuyant de tout mon poids. L'air s'échappait de nos poumons et pendant une seconde nous fûmes tous les deux trop essoufflés pour parler.

Finalement, j'inspirai de manière inégale.

« Bella, » dis je derrière mes dents, « je ne l'ai pas embrassée …elle m'a embrassée. » Je retirai légèrement mon poids d'elle et la sentis suffoquer pour reprendre son souffle. Son regard fougueux ne quitta jamais le mien. « Si tu avais attendu une seconde de plus avant de disparaître, tu m'aurais vu la repousser, brutalement. »

Elle tira de nouveau sur ses mains et je détendais ma prise, fixant ses yeux, essayant désespérément de lui communiquer la sincérité de mes paroles.

« Elle fait partie de mon passé, Bella, d'un temps ou baiser à tout va et être défoncé me suffisait. Mais c'était il y a longtemps, avant la désintox, avant que je ne débarque dans cette ruelle et que je te rencontre. Maintenant, j'ai besoin de plus. Tu m'as fait en vouloir PLUS. »

J'écartai mon corps du sien et elle parût presque déçue à la perte de ce contact.

Je soupirai et continuai, « Bon Dieu, Bella, elle aurait pu danser nue devant moi en me faisant la danse du `baise-moi-sauvagement-sans-aucune-complication-ou-conséquence', et je m'en serais foutu tout autant. La seule chose à laquelle je pense c'est toi – toi la furie foutrement emmerdante, magnifique et sensuelle à en crever. »

Elle cligna des yeux en me regardant et son expression changea, de la confusion et de l'incertitude inondaient son visage. Je commençai à caresser ses doigts avec les miens, mettant autant de tendresse et de sincérité que possible dans ce contact.

Mon cœur se comprima en rassemblant presque assez d'air pour murmurer, « S'il te plaît crois moi, Bella. C'est toi que je veux. Pas elle. »Elle dégagea sa main droite et la leva pour me gifler à nouveau. Je l'attrapai et la posai sur ma poitrine, la pressant contre mon cœur tambourinant.

« Bella… » soufflai je en relâchant son autre main et en croisant ses doigts aux miens, « …dis que tu me crois. »

Elle cligna des yeux pendant que sa respiration s'accélérait. Le feu brûlait toujours dans ses yeux, mais son visage s'était adouci. Elle cherchait mon visage.

« Tu mens, » dît elle doucement.

Je la fixai également avec sincérité.

« Non. »

La main sur mon torse se crispa, me serrant à travers ma chemise. Je fermai les yeux et sifflai.

« Cullen, est ce que tu sais ce que ça m'a fait de te voir avec elle ? » marmonna-t-elle. Son autre main quitta la mienne et toucha mon visage. « J'ai cru que ma tête allait exploser. » Elle dessina le contour de mon oreille et plongea ses doigts dans mes cheveux. Mes yeux s'ouvrirent en grand et je savais qu'ils étaient noirs de désir.

Je me nourrissais de l'expression de son visage. Elle était intense, et passionnée, et ça m'excitait au possible.

Elle était jalouse. Sauvagement jalouse. Aussi follement possessive vis-à-vis de moi que je l'étais vis-à-vis d'elle.

Mon cœur revint à la vie dans ma poitrine et je grognai de plaisir. Les yeux de Bella s'illuminèrent en l'entendant et elle tira rageusement sur mes cheveux, me faisant tressaillir. Elle tira mon visage vers elle de sorte à ce qu'il soit juste au dessus du sien, son haleine fraîche balayait mon visage. Je sentais son incroyable odeur et je plaquai inconsciemment mon érection lancinante contre elle. Elle inspira bruyamment et me fixa avec un regard intense.

« Si JAMAIS tu me fais ressentir ça encore une fois, Cullen, » dît elle, sur un ton menaçant, « je te le ferai payer. Tu me comprends ? »

Je me penchai en avant, ma bouche planant juste au dessus de la sienne, soufflant dans la sienne. Nous haletions tous les deux alors que nos yeux s'analysaient avidement. Elle tira mes cheveux à nouveau, me faisant gémir.

« Tu me comprends, Cullen ? » murmura-t-elle.

J'enfouissais mes mains dans ses cheveux.

« Oui, Bella, » grognai je en perdant le contrôle, « je comprends. »

Incapable de me retenir plus longtemps, je plaquai ma bouche sur la sienne, l'écrasant avidement et aspirant sa douceur. Elle gémît quand je poussai ma langue dans sa bouche et faisais descendre mes mains le long de son dos.

Seigneur.

Chaque parcelle de mon corps explosait à la vie, crépitant de mon besoin d'elle, incapable de se rassasier de son contact, de son goût.

Je savourai et vénérai chaque muscle et chaque courbe, mes mains parcourant ses bras, son dos, sa taille et ses hanches, avide de la sentir et qu'elle me sente.

Quand j'atteignis ses fesses, je les pris en coupe rudement et les serrai. Elle gémît et releva sa jambe, l'enroulant autour de ma hanche en inclinant son bassin contre le mien.

Oh, putain !

Je m'écartai et tentai de reprendre mon souffle en sentant la chaleur humide de son intimité contre mon érection plus dure que le marbre, incapable de comprendre le pouvoir animal que son corps avait sur le mien. Je suffoquai et saisissais ses deux jambes pour les nouer autour de ma taille, m'écrasant avec acharnement contre elle, ressentant ce besoin irrépressible d 'être aussi près d'elle que je le pouvais. Elle haleta et posa sa bouche dans mon cou, m'embrassant avec ferveur, ses dents et sa langue me rendant complètement fou. Ses mains erraient sur mes bras et mon torse, laissant chaque muscle qu'elle effleurait contracté.

Je commençai à me frotter contre elle, à un rythme soutenu, alors qu'elle aspirait mon cou et mon oreille, grognant bruyamment pendant que je sentais une immanquable pression monter en moi.

« Oh, mon Dieu… Edward, » marmonna-t-elle tandis que j'avais presque perdu l'esprit grâce au plaisir qui inondait mon corps en l'entendant prononcer mon prénom.

« Bella, » parvins je à articuler, « je suis désolé si je t'ai fait du mal. »

Je l'embrassai passionnément, en continuant de me frotter contre elle. Je fis descendre ma langue le long de son cou et elle rejeta sa tête en arrière, me laissant déguster le goût sucré-salé de sa peau. Mes mains exploraient son corps voluptueux, elle vibrait sous mon toucher, gémissant, murmurant et s'agrippant fiévreusement à moi.

« Tu es tout pour moi, » marmonnai je contre sa gorge, « je ne sais pas ce que je ferais si je te perdais. »

« Edward…mon Dieu, j'ai besoin de toi…toujours… » Elle gémît et se colla encore plus fort contre moi, frictionnant son entre jambe de haut en bas contre ma longueur. « Oh, bordel, Edward ! Je ne suis pas encore assez proche de toi ! »

Elle agrippa encore mes cheveux violemment et m'attira contre sa bouche. Nous gémissions tous les deux quand nos langues se rencontraient et que nos corps poursuivaient leur rythme endiablé.

« Mon Dieu, Bella, » haletai je en m'arrachant à ses lèvres, « je t'aime tellement. »

Soudainement, le temps s'arrêta.

Nous avions tous les deux cessés de respirer.

Elle s'écarta et me dévisagea, la surprise et le choc étaient inscrits sur son visage alors qu' elle haletait difficilement. Mes yeux recherchaient les siens. Ma propre respiration résonnait dans mes oreilles et le silence s'éternisa quelques secondes.

Merde, dis quelque chose, Swan…s'il te plaît.

Sa bouche s'ouvrît et se referma, ses sourcils étaient froncés. Elle détacha ses jambes de ma taille, et je la reposai au sol à contre cœur, mon corps hurla de frustration quand elle recula d'un pas.

Elle s'appuya contre le mur, sa respiration était saccadée.

S'il te plaît, Bella, parle moi…

Je m'inclinai vers elle et posai mes mains de chaque côté de sa tête, l'obligeant à me regarder dans les yeux.

Elle cligna des yeux et secoua la tête comme si elle essayait de mettre de l'ordre à ses pensées.

« Pardon, Cullen, que viens tu de dire ? »

Je riais doucement et me penchai plus près d'elle, surplombant son visage.

« Je suis amoureux de toi, Swan, » murmurai je, mon cœur explosant au bonheur inexplicable que m'apportait le son de ces quelques mots.

La partie raisonnable de mon cerveau se recroquevilla dans un coin, attendant sa réaction.

Elle se crispa.

Oh-oh. Ca sent pas bon.

Elle rageait en essayant de trouver les bons mots.

« Tu es…quoi ? Qu'est ce que tu veux dire ? Tu es a…quoi ?C'est quoi ce bordel ?! Tu peux pas être `amoureux' de moi, Cullen. Bon sang, tu me connais à peine ! Je suis chiante…et…et… tu es un trou du cul…et… c'est juste impossible…que tu… » Elle fît la grimace et se frotta les yeux rageusement. « C'EST JUSTE ABSOLUEMENT IMPOSSIBLE SUR CETTE FICHUE TERRE QUE L'HOMME DE MES REVES SOIT FOUTREMENT AMOUREUX DE MOI, D'ACCORD ?! »

Mon cœur fît un bond et défaillît, alors qu'elle suffoquait, je me penchai pour ôter ses mains de son visage. Elle résista, alors je me mis à embrasser ses mains avec tendresse, mes lèvres caressant délicatement sa peau chaude, pour lui prouver que ce que je disais était la vérité.

Elle gémît.

Lentement, ses mains tombèrent de son visage et je déposai mes lèvres sur les siennes, l'embrassant avec dévotion, amoureusement, savourant la douceur de ses lèvres, le goût sucré de sa langue. J'inhalai son parfum et poussai un soupir de pur extase, m'écartant juste assez pour pouvoir la regarder dans les yeux. Ils étaient embués de larmes.

« Oh, mon Dieu, Bella, non… »

Je l'attirai contre mon torse et l'enveloppai de mes bras, la tenant contre moi alors qu'elle sanglotait doucement, inconscient du fait que mes propres larmes avaient commencé à couler.

« Bella, je t'en prie…Je suis désolé. Quoi que j'aie fait, je suis désolé. » J'enfouissais mon visage dans ses cheveux pendant que ses bras se croisaient derrière ma nuque et me serraient. « Ma magnifique Bella, » susurrai je, « je suis désolé. »

Elle se recula tout à coup et me tapa le bras.

« Tu peux vraiment l'être, Cullen ! » cracha-t-elle, la colère toujours présente dans ses yeux encore humides. « Comment oses tu ? »

Je la regardai, perplexe.

« Comment oses tu me sauver de ma vie dans la rue et m'emmener vivre avec toi dans ton luxueux loft ?! »

Elle commença à cogner mon torse, violemment, ce qui me fît reculer.

« Comment oses tu me traiter avec décence et respect et me permettre de passer du temps avec ta sœur exceptionnelle ? Comment oses tu changer ma vie de tellement de manières que je ne pourrais jamais te le RENDRE, peu importe si j'essaie de toutes mes forces. Et finalement, comment OSES tu tomber amoureux de moi quand tu sais que je ne pourrais au grand JAMAIS être à la hauteur de tout ce que tu me donnes !! »

Nous avions atteint l'autre côté de la ruelle et mon dos heurta le mur avec un bruit sourd. Elle m'observa.

Je haussais les épaules.

« Sincèrement Swan, si tu ne voulais pas que je tombe amoureux de toi alors t'aurais pas dû être une femme si foutrement incroyable. Tu peux t'en prendre qu'à toi. »

Les extrémités de sa bouche se relevèrent, elle s'avança et toucha ma joue avec tendresse, ses doigts effleurant ma mâchoire pendant que je fermai les yeux et soupirai. Je sentis sa bouche se presser délicatement contre la mienne, je passai mes bras autour d'elle et la ramenai contre moi. Nos lèvres bougeaient contre celles de l'autre langoureusement, faisant progressivement monter la chaleur. Je grognai et plongeai ma langue dans sa bouche, elle la lécha sensuellement, rendant mon érection encore plus dure quand je la plaquai contre elle. Elle haleta et s'écarta, et un couinement pathétique s'échappa de mes lèvres à la perte de ce contact.

Sans ajouter un mot, elle attrapa ma main et me tira avec force hors de l'allée, déboulant avec détermination dans la rue et hélant un taxi. Elle ouvrît rapidement la porte et me poussa à l'intérieur, en marmonnant l'adresse de notre hôtel au chauffeur avant de ramener mon visage contre le sien, et de ravager ma bouche avec une toute nouvelle férocité.

Je gémissais et la repoussais.

« Swan, » haletai je, « qu'est ce que tu fais ? »

Elle revint à l'assaut avec sa langue avant de répondre, haletant et suffoquant. « Je te ramène à notre appartement, Cullen, où je vais te faire voir la tête de Dieu et oublier ton propre nom. »

Son regard était vrillé au mien et l'électricité entre nous était presque douloureuse.

Je baissais légèrement les épaules en tentant de respirer.

« D'accord. »

Elle tira mes cheveux brusquement et me dévora de nouveau, gémissant dans ma bouche alors que mes mains descendaient sur ses seins et que mes doigts jouaient avec ses mamelons durcis. Elle grogna mon nom et ma verge devint extrêmement douloureuse, impatiente d'être en elle, de sentir sa chaleur m'entourer.

Elle se recula, enfin, les lèvres enflées et rougies, ses yeux me mettant le feu de telle sorte que cela rendait ma respiration presque impossible. Elle haleta et posa ses doigts sur mes lèvres, en traçant délicatement le contour de cette peau tendre pendant que mes yeux étaient plongés dans les siens.

« Quoi qu'il en soit, Cullen, » dît elle avec le regard le plus spectaculaire que j'aie jamais vu sur son visage, « je suis amoureuse de toi aussi. Au cas ou tu te poses la question. »

Mon cœur explosa à ses mots. Je pris son visage en coupe dans mes mains et traçai le contour de ses traits sublimes, mon sang bouillonnait dans mes veines alors que tout ce qui en ce monde n'était pas Bella disparaissait.

Je fus ramené à la réalité quand le taxi s'arrêta. Je jetai une liasse de billets au chauffeur et emmenai rapidement Bella dans le bâtiment.

Je mis un coup de poing au bouton de l'ascenseur impatiemment, et quand il arriva , je récupérai Bella et la poussai à l'intérieur de la cabine, la clouant à la paroi et plongeant dans son cou, suçotant sa chair délicate tel un affamé pendant qu' elle tirait sauvagement sur mes cheveux et gémissait bruyamment. Sans prévenir, elle se pencha et empoigna mon érection à travers mon jeans, faisant ma tête partir en arrière alors que grognai de plaisir.

Bien trop tôt et vraiment pas assez tôt, les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et je jetai Bella sur mon épaule, courant tout le long du couloir jusqu'à notre porte. Je tâtonnai dans mon porte feuille à la recherche de la carte magnétique et l'introduisais maladroitement dans l'emplacement, essayant de maîtriser mes doigts tremblants et mes hormones déchaînées. J'ouvris finalement la porte en grand et courrai vers ma chambre , empoignant le cul de Bella qui se balançait.

En arrivant dans le salon, je poussai un cri strident avant de m'arrêter soudainement.

Alice se tenait au milieu de la pièce, ses mains sur ses hanches.

Je cessai de respirer et reposai Bella délicatement sur ses pieds, l'entendant reprendre une respiration saccadée à la vue d'Alice.

« Que se passe-t-il, les enfants ? » demanda Alice sur un ton plus qu'inquiétant.

Mon cerveau tentait de fonctionner. Tout mon sang était actuellement occupé ailleurs, à maintenir mon érection extrêmement dure et douloureuse.

Je regardai Bella. Elle me regarda aussi, et je pus lire l'effort qu'elle faisait de ne pas me toucher sur son visage. Elle baissa les yeux vers mon membre et gémît doucement.

Soudain, je vis ses yeux se charger de détermination et elle se retourna vers Alice.

« Alice, » dît elle d'une voix confiante qui rendît ma queue encore plus dure, « Edward est amoureux de moi et je suis amoureuse de lui. Maintenant, je vais me jeter sauvagement et bruyamment sur lui dans cette chambre, alors à moins que tu ne veuilles être traumatisée à vie par les cris de ton frère jouissant puissamment encore et encore, je te suggèrerais grandement de sortir pendant deux heures. »

Bella saisît fermement ma main et m'entraîna vers la chambre. Je remarquai à peine le regard plus que surpris d'Alice quand nous la dépassâmes.

« Tu ferais mieux de prévoir trois ou quatre heures, » lui lançai je par-dessus mon épaule alors que je claquai la porte de la chambre et prenais Bella dans mes bras.

*Defcon 4: niveau d'alerte militaire américaine.

Note de l'auteur :

Il semblerait que le prochain chapitre s'annonce torride…

Vous feriez mieux de prévoir des culottes de rechange.

Note de la traductrice :

J'espère que ce chapitre vous a plu, dites moi ce que vous en pensez , il m'a donné du mal.

A bientôt.

Gros bisous.

Vanessa