Auteur : Avec -presque- le record de blagues de mauvais goût, j'ai nommé, votre sadique Hinatou-chan.

Disclaimer : Kishimoto-sama me tuerait si il savait ce que je fais à Naruto et ses copains… En passant, ils lui appartiennent, je n'ai même pas un bout de vêtements T.T

Notes : 1. Encore un petit chapitre qui j'espère vous fera suer, vous indignera… bref, vous fera pimenter vos reviews ! J'aime beaucoup que l'on réagisse sur ma fic, même si je déplore qu'il y ai si peu de commentaires T.T (2 lecteurs, c'est bien peu, et ça laisse sur sa faim autant que le petit mot « à suivre… » au bas d'une page)

2. Laissez-moi donc m'occuper de cette chère Hanabi, je vous assure que vous ne le regretterez pas… vous avez déjà vu mon esprit machiavélique et morbide à l'œuvre.

3. Pour finir, je ne ferais que m'excuser encore du terrible retard… mais j'avais un brevet blanc à passer entre autres choses et… je vous ennuie c'est ça ? Qu'est-ce qu'on s'en fout de ma vie ! Voilà la suiiiite ! ^O^

Affronte ce monde d'illusions,

et lis ce chapitre où tout n'est que mensonges…

28e jour, 12h35, appartement de Naruto

Complètement effaré, Naruto laissa tomber la photographie. Ironie du sort, un petit vent frais s'infiltra subrepticement dans la pièce, empêchant le papier d'atteindre le sol. Il avait visiblement un autre destin. Celui d'atterrir aux pieds d'une jeune fille qui se serait bien passée d'avoir une telle vision…Émergeant un peu de sa torpeur, elle jeta un regard sur la photo. Elle n'aurait jamais dû. Rien n'aurait dû jamais se passer comme ça. C'était la fin. La fin de la gentille Hinata, la fin de la petite vie tranquille du village de Konoha, la fin de Kurenai…

-Se…

Ses lèvres se figèrent sur une expression horrifiée. Elle fixa quelques instants le sol avant de se relever péniblement. Elle trébucha, tomba à genoux. Un long silence s'ensuivit, Naruto la regardant tristement, dévoré par la culpabilité d'avoir lâché ce simple bout de papier. Il avait le sentiment que ce simple geste l'avait éloignée de lui pour toujours. Et Shizune qui ne savait que faire. Elle trouvait ce spectacle affligeant. La frêle kunoichi finit par se redresser, s'aidant de ses mains. Elle passa à quelques centimètres à peine du ninja blond, lentement, comme dans un film au ralenti. Celui-ci baissa les yeux, n'osant pas croiser son regard. Il ne la sentit même pas frôler sa peau, mais il crut percevoir en risquant un œil un petit sourire triste se dessiner imperceptiblement sur sa bouche crispée. Lorsque enfin il se décida à relever la tête, elle avait disparu. Envolée, la petite colombe. Alors, quand il fut sur qu'elle ne reviendrait pas, il se tourna vers le village et hurla de désespoir.

-Hinataaa !

28e jour, 12h40, dans une petite rue de Konoha

Les yeux écarquillés, il se redressa. Ce cri. Il était presque sur d'avoir reconnu la voix de Naruto. Pourquoi ? C'était vraiment étrange. L'idée d'une hallucination lui vint à l'esprit, mais il n'avait encore rien pris de la journée. L'effet de manque alors ? Ça ne lui était pourtant jamais arrivé depuis qu'il avait commencé il y a six mois… Il regarda à ses pieds le petit tas de poudre blanchâtre qui commençait à noircir au contact de la saleté de la rue. C'était crétin de l'avoir laissé tomber comme ça, mais le soleil l'avait étourdi. Il se dit qu'il aurait fallu la consommer avant qu'elle ne parte en poussière -ce qu'elle était déjà, en y réfléchissant-, mais il ne pouvait pas laisser son esprit douter. Et si Naruto était attaqué et qu'il mourait ? Il ne se le pardonnerait jamais. Naruto n'avait pas crié sans raison, c'était impossible, il devait y avoir un problème. Un problème si grave qu'il se sentait désemparé… Malgré tout, il hésitait encore. Entre Snifer ou aider Naruto. Entre s'enfuir ou rester. S'occuper de soi ou s'occuper de lui. Quel choix devait-il prendre ? Naruto avait toujours été là pour lui. Il lui avait appris ses premières techniques, ils avaient faits ensemble les quatre cents coups… C'est là qu'il avait vraiment compris le sens de se battre.

«Si tu veux devenir hokage… il faudra d'abord me battre.»

Sous le chaud soleil de midi, Konohamaru se redressa péniblement. Le temps d'un soupir et il ne restait au pied du vieux bâtiment désaffecté plus qu'un petit tas de poudre grisâtre oscillant au gré du vent.

28e jour, 12h40, prison de Konoha

Le visage appuyé entre les lourds barreaux de fer, l'œil éteint et les mains blanchies à force de serrer le mince coutelas qu'elle maintenait à l'abri des regards hargneux des ninjas gardiens, la jeune fille dressa l'oreille. Ce cri. Cette plainte, plutôt. Elle l'aurait reconnu entre mille. Ce garçon qui avait partagé sa vie… Un souvenir plus douloureux refit surface, celui du départ de Sasuke. Elle avait eu le sentiment de se retrouver seule, abandonnée de tous, comme si les regards s'étaient détournés d'elle en même temps que de lui. Et puis, Naruto, le seul encore à croire au potentiel retour, était parti à son tour. Elle s'était retrouvée dans un village qui n'avait plus aucun attrait à ses yeux, fatiguée de voir les rues de Konoha vides de jeune blond énergique et beau brun ténébreux se battant pour des futilités comme ils avaient l'habitude de le faire. Son quotidien ainsi chamboulé, elle n'avait pu faire face à la vague de désespoir qui avait surgi de nulle part. Après avoir voulu en finir avec cette vie insupportable, on lui avait fait suivre une « thérapie » . Thérapie mon cul, ouais. C'était exactement ce qu'elle avait pensé en sortant de derrière ces interminables murs immaculés entourés de grandes barrières aux pics acérés. Une vraie prison, bien pire que celle où elle se trouvait en ce moment. C'était à ça qu'elle avait songé toute l'après-midi, jusqu'à ce que ce cri la délivre de sa torpeur. Cette douleur qu'elle avait perçue était bien infime à ces yeux, mais elle n'avait pu éviter la vague de remords la submerger. Levant les yeux vers la petite fenêtre, elle regarda le ciel étonnamment bleu. Un bruit de clé se fit soudain entendre et elle se retourna vers le couloir. Tsunade approchait, accompagnée d'un garde. Elle s'arrêta devant sa cellule et la toisa d'un regard dur.

-Écoutes-moi bien, jeune fille. J'ai réussi à obtenir du conseil, sur la demande insistante de Naruto, ta libération.

Elle se tut quelques secondes, comme pour laisser le temps à la kunoichi d'absorber ces paroles.

-Cependant, il y a certaines conditions.

Évidemment. Pourquoi auraient-ils laissé sortir une meurtrière sans aucunes limites ? Elle baissa les yeux, fatiguée avant même d'avoir entendu l'énoncé de ce qu'on allait l'obliger à faire.

-Étant reconnu que tu es psychologiquement instable, le conseil a décidé que tu devrais être suivie par un psychiatre au moins trois fois par semaine.

Elle lui tendit un petit bout de papier. Sakura le fourra dans sa poche sans le lire.

-Et j'ai une mauvaise nouvelle… il a été décrété que, trop faible psychologiquement, tu ne pourras plus être ninja. Tu n'as pas, ou plus, les qualités requises pour endurer le dur monde des ninjas. Mais je suis sûre que tu pourras vivre une belle vie, même sans ça.

D'un regard vide, la jeune fille contempla l'hokage comme si elle se demandait ce qu'elle faisait là. Essayant d'éviter ce regard dénué de toute émotion qui la mettait mal à l'aise, la célèbre sennin fit un geste au garde pour qu'il ouvre la porte.

-Tu es libre maintenant, murmura-t-elle d'une voix faible.

28e jour, 13h30, forêt de Konoha

Ils couraient maintenant depuis un bon moment. Le vent bruissait entre les feuilles et faisait tant de bruit que leur passage était presque étouffé. Il jeta un regard inquiet derrière lui. Un mélange de culpabilité et de terreur le submergeait, étreignant son cœur dans sa poitrine.

-Tu as remarqué sa présence toi aussi ?

Sursautant, il se retourna vers la petite fille qui sautait à présent à un rythme effréné. Quelle présence ?

-On dirait bien que ma chère grande sœur a reçu notre petit cadeau. Et maintenant qu'elle nous a retrouvés, il est tant de finir le travail.

Un sourire sadique passa sur son visage, rendant toute sa personne encore plus laide. Avisant une petite clairière à flanc de falaise, elle ralentit, puis stoppa complètement.

-Ici, ce sera parfait.

Satisfaite, elle se tourna vers Sasuke.

-Il va y avoir du monde à mon avis, dans très peu de temps.

Après un temps passé à le dévisager, elle reprit avec un ton désinvolte.

-Tu dois être content, tu vas revoir tes deux copains. Ça fait longtemps non ? Nous allons bien nous amuser…

Il déglutit péniblement. La soirée s'achèverait dans un bain de sang, il en était certain. Mais le sien, ou celui de ceux qu'il avait côtoyés pendant tant de temps ?

28e jour, 13h15, appartement de Naruto

Le visage grave, Konohamaru contemplait Naruto. Celui-ci, triste et désappointé, était effondré sur une chaise.

-Et tu ne sais pas où elle est partie ?

-Si. Elle est partie tuer sa sœur.

Le jeune ninja explosa.

-Mais enfin ! Hinata ne pourrait pas faire ça !

-Tu n'as pas vu ses yeux… à ce moment-là, quand elle l'a vu…

La voix du jeune homme se brisa. C'était visiblement trop dur d'en parler. Dépité, le jeune garçon attrapa la chaise qui se trouvait à côté et s'affala dessus. Après un long silence bercé par la mélodie de la rue, il se risqua enfin à poser la question qui lui brûlait les lèvres.

-Et maintenant… Qu'est-ce que tu vas faire ?

Il ne répondit pas. En réalité, il savait très bien ce qu'il devait faire. Mais l'idée même de son projet semblait vouloir éviter son cerveau, comme pour l'empêcher de se lever et de partir.

-Tu ne crois pas qu'on devrait… la chercher ?

Lentement, les yeux du blondinet reprirent de leur couleur. C'était bon. Il n'aurait su dire pourquoi, mais la porte de son esprit s'était rouverte d'un coup, comme si quelque un était entré en la brisant d'un coup de pied.

-On se barre de là.

-Quoi ?

Sans répondre, Naruto disparut dans un nuage de fumée. Surpris, son ami hésita quelques secondes avant de le suivre, gueulant pour se donner un peu de contenance.

-Attends-moi ! Narutooooo !

Dans un coin sombre, à seulement un mur de là, une jeune fille prit son envol, suivant les deux compères dans leur course.

28e jour, 13h31, forêt de Konoha

Je te hais. Voilà tout ce à quoi elle pouvait penser en ce moment présent. C'était vers elle, vers ce démon qui avait poussé au sein de ce qu'elle chérissait le plus, qu'étaient tournées toutes ces pensées. Elle était dans un tel état de fureur, glacée jusque dans sa chair, qu'elle ne voyait même plus les arbres qui se dressaient sur sa route. Seule l'image que lui renvoyait son byakugan était présente dans ses yeux. Le dos d'une fillette aux longs cheveux noirs. Elle ne sentait même pas la présence des trois silhouettes qui se pressaient derrière elle, ni de celle qui accompagnait sa stupide petite sœur. Elle ne voulait qu'une seule et unique chose : faire disparaître la source de sa fureur au plus vite. Aussi, c'est avec un sourire indescriptible qu'elle la vit s'arrêter. Elle accéléra le pas, pressée d'en finir, excitée pour une raison qu'elle-même ne connaissait pas.

Lorsqu'elle atteignit enfin la clairière, tous l'avaient rejoint.

-Tiens, mais il me semble qu'il y a plus de monde que ce que j'avais prévu… bah, on ne fera que s'amuser un peu plus. Pas vrai Sasuke ?

En entendant son prénom, le ninja détourna la tête. Sakura, silencieuse, pâlit légèrement en voyant ce spectacle. Les yeux aveuglés de colère, Hinata ne prêta aucune attention aux autres.

-Oh ! J'allais oublier… Avant de commencer, il me reste une chose à faire.

Elle sortit un kunai de sa poche et, avant que tous aient eut le temps de dire ouf , transperça la poitrine de Sasuke. Un flot de sang jaillit et se répandit dans l'herbe fraîche Les yeux écarquillés, le jeune homme regarda sa main couverte du précieux liquide rouge avant de tomber lourdement en avant sur le sol. Un instant le silence retomba, glacial. Puis le hurlement de Sakura déchira l'air.

-Sasukeeeeeeeeeeeeee !

Elle se mit à courir vers le corps inerte, des larmes plein les yeux. Hanabi, un sourire suffisant dessiné sur ses lèvres, essuya la lame avant de la ranger. La jeune fille aux cheveux roses regarda le cadavre, puis son étui à kunai. Pourquoi vivre ? Pourquoi rester dans ce monde si il n'y était plus ? Les yeux humides et gonflés, elle empoigna une de ses armes et, lentement, elle se l'enfonça dans le ventre. Un peu surprise par la douleur, elle hoqueta avant de se blottir près du corps encore tiède de l'homme qu'elle aimait tant. La petite meurtrière élargit d'avantage son sourire avant de déclarer :

-Et bien, voilà au moins une chose de faite…

Des éclairs jaillissants des yeux, Hinata considéra longuement sa sœur.

-Cette fois, tu en as trop fait. Tu vas crever sale monstre.

Le calme dont elle avait fait preuve en disant ses mots était incroyablement terrifiant. Elle avait fait montre d'une rage sourde, si terrible qu'elle en devenait malsaine. Naruto n'en revenait pas. Hinata ? Malsaine ? Si on lui avait dit cela en d'autres circonstances, il en aurait rit ou peut-être bien aurait-il été choqué mais là, c'était vraiment… les mots lui manquaient.

Ignorant les paroles de la jeune fille, Hanabi fixait le petit ninja qui avait fidèlement suivi son ami sans trop savoir dans quoi il se jetait.

-Konohamaru, qu'est-ce que tu fais là ?

Il sursauta, tétanisé par les yeux blancs de la petite fille. Assurée de sa surpuissance, celle-ci continua.

-Tu es venu aider ton côpain ? Ou tu es peut-être venu pour faire de la figuration ? Après tout, tu es tellement insignifiant… Tu ne sers à rien.

-Qu.. Qu'est-ce que tu racontes ?

Il avait pâlit.

-Oh, mais c'est qu'il a peur la fi-fils à son grand-père ? Ah, j'oubliais qu'il est mort… Il a crevé comme un rat et t'as rien fait pour l'aider. Enfin, c'est ce que tu fais toujours, non ?

-Non ! Jamais… je…

Elle le regarda froidement avant de l'interrompre.

-Pourtant tu étais caché, je me trompe ? Tu t'étais caché dans un trou loin des combats pendant que tout le monde se battait, comme un couard, ou plutôt comme le lâcheur que tu es.

-C'est faux…

-Pfff, cesse de te mentir, ça ne te servira à rien. Tu es faible, et ça, tout le monde le pense. Tu n'atteindras jamais ton rêve, et tu crèveras comme ton feu grand-père. Hahahaha, que tu es bête ! Tu croyais vraiment qu'il suffisait de faire des efforts pour qu'on te mange dans la main ?! Mais regarde toi ! Tu ne te dégoûtes pas toi-même ? Regarde, tu as en face de tes yeux nus ce que tu es devenu ! Un pauvre, pauvre petit dealer qui finira sa vie au fond d'un caniveau !

Les yeux si grands qu'ils auraient pu avaler la planète entière, il s'agenouilla lentement, par à coups, dans l'herbe grasse. Tremblant de tous ses membres, il regardait droits devant lui, perdu dans des tourments que lui chuchotaient sûrement des choses affreuses. Naruto avait suivi l'altercation -si c'en était bien une- sans pouvoir rien faire. Pourquoi ? Pourquoi son cerveau avait refusé de venir au secours de son ami ? Pourquoi rien ne se passait normalement depuis qu'il était revenu au village ? Alors qu'il était perdu dans ses pensées, la meurtrière s'avança vers lui, poing en avant. Mais sa sœur fut plus rapide qu'elle et l'empoigna avec force.

-Urg ! Qu.. Qu'est-ce que tu fais ?!

Raide comme un piquet, Hinata ne disait rien. Le regard figé sur le petit être qu'elle tenait à présent à bout de bras, elle ne desserrait pas ses lèvres.

-Ah, je vois… Tu veux protéger ton chériiii ?

-Ch… chéri ? fit le concerné, éberlué.

-Oh, tu ne lui a pas encore dit ? Remarque tu es tellement timide, hein ? Tu n'arrive même pas à faire deux pas sur la scène, alors comment pourrais-tu faire ceux qui te séparent de ce crétin ? Tu es encore plus lâche que Konohamaru. Quel honte pour notre clan ! Ça ne m'étonne pas que père aie voulu se débarrasser de toi : tu ne vaux rien.

-Tais-toi.

-Tu n'es qu'un déchet pour l'humanité toute entière !

-Tais-toi !

-Crois-tu seulement qu'une seule personne en ce monde aie besoin de ta présence ?

-Tais-toiiiiiiii !

Mue par une fureur sans limite, elle traîna sa sœur jusqu'au pied de la falaise. Des larmes roulaient le long de ses joues tandis qu'elle scrutait les profondeurs des ténèbres

Le cou toujours emprisonné par la poigne de fer de sa sœur, Hanabi ricana.

-Pourquoi pleure-tu, nee-san ? Je croyais que tu étais contente de me supprimer ?

Un sourire naquit lentement sur le visage de la jeune fille.

-Ne crois pas que je pleure ta mort prochaine. Non, je pleure de dépit. Le dépit de ne pouvoir te faire plus souffrir.

Un soupçon de peur alluma alors la pupille sans couleur de la petite fille. Elle avait compris à quel point sa sœur était sérieuse, et elle venait seulement de réaliser qu'elle allait vraiment s'écraser sur ces rochers pointus qui la menaçaient au fond du gouffre.

-Tu ne peux pas me tuer…, souffla-t-elle, je suis ta sœur, tu seras condamnée pour meurtre !

-Tu n'es plus ma sœur depuis que tu as touché à ma famille.

Remplie de haine, tout son être vibrait d'une colère aveuglante. Il semblait que rien ne pourrait l'empêcher de lâcher ce petit être maintenant sans défense, de le laisser se démembrer contre les pics qui se dressaient en bas de cette falaise monstrueuse.

-Non… non, arrête ! Tu ne peux pas, que… que pensera le clan de toi ? Il te reniera, il te reniera, tu m'entends ?!

Prise de folie, la jeune meurtrière avait pris une couleur violette et se débattait comme un beau diable pour essayer de s'échapper, griffant et mordant ce qu'elle pouvait. Hinata cracha, comme pour lui dire de se taire. Elle n'était plus la même.

-Le clan m'a déjà renié. Mais moi, je l'aime, je l'adore bien qu'il m'ait ignorée, méprisée, abandonnée, dégoûtée…

Un petit voile de tristesse passa devant ses yeux, rappelant l'ancienne kunoichi douce et sensible qu'elle était. Naruto, qui observait la scène accroupi près du corps inerte de Sasuke et de celui agonisant de Sakura, soupira doucement. Il se leva en chancelant et articula avec effort.

-Hinata… je t'en supplie… remet-la sur la terre ferme, elle sera jugée…

Elle lui adressa un regard dur avant de répliquer d'une voix morne.

-Pardon. J'aurais aimé que tu comprennes… Oui, j'aurais tant aimé, Naruto-kun…

La scène se passa comme au ralenti pour les grands yeux écarquillés du jeune homme. Lentement, doigt après doigt, Hinata lâcha le col d'Hanabi. Celle-ci, le regard empli de terreur, proféra des mots qu'il n'entendit pas. La jeune fille, les yeux vides, regarda tomber le corps. Un bruit étrange résonna funèbre ment, enrobant la campagne environnante d'une atmosphère glauque. C'était un espèce de « schkloug », comme si des os s'étaient brisés avant de s'enfoncer dans du liquide. Transpirant, le ninja blond se traîna vers le bord du gouffre. Sur un roc anormalement pointu, des rivières de sang glissaient vers les eaux noires qui semblaient avoir déjà emporté le frêle petit corps au loin. Se sentant mal, il s'agenouilla et expulsa son déjeuner. Une fois soulagé, il jeta un œil vers son amie. Celle-ci, étrangement blanche, ferma lentement les yeux et tomba en arrière. Il eut à peine le temps de se lever et de courir vers elle pour la rattraper. Il la regarda longuement, le regard inexpressif. Sakura, toujours sanglotante, ne se décidait pas à mourir et Konohamaru gémissait replié dans un coin. Quel spectacle affligeant. Et elle, toute seule dans ses bras, les yeux fermés, comme pour refuser de le regarder. Il leva alors avec lenteur son visage vers le ciel grisâtre.

-Pff… quelle journée pourrie.


Alors ? J'en conviens que j'ai encore beaucoup à apprendre, mais quand même... ça vous a plu ? Je sais, toujours aussi sadique, mais je qsuppose qu'on ne change pas les gens, hein ?

Quoiqu'il en soit, j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ce chapitre, et j'espère que vous en prendrez aussi à le lire !

Reviews please ?