Salut à tous !

Je vois les vacances se raccourcirent et je me dis que j'attendrai jamais le but que je m'était fixé. Dans ma tête le quinzième chapitre devait sortir à la fin de l'été mais le temps ma rattrapé. J'ai tellement de chose à raconter que je rajoute des chapitres à cette fiction ! En tout cas ce chapitre sort et j'espère qu'il vous plaira !

Bonne lecture :)


Chapitre 10

Les cheveux aux vent, Iris appréciait cette brise. Les pieds se balançant dangereusement au dessus de l'eau, elle chantonnait. Il y a quelques heures, elle quittait le Moby Dick pour sa réplique mais en plus petit. La quatrième flotte se dirigeait vers l'endroit où se trouvait la huitième division. Elle pensait à la femme toujours endormie sur l'île qu'ils avaient quitté en début d'après midi. Elle ne s'était pas réveillée. Soucieuse de son état, la pirate avait laissé un escargophone pour elle. Elle fixa un point loin devant elle. L'océan était calme. Le vent soufflait assez fort pour les porter vite auprès de leurs amis. Elle n'avait pas encore rencontrer le commandant de la huitième flotte. Elle espérait qu'il ne soit ni comme Satch, pervers dans l'âme, ni comme Ace, abruti et casse cou et encore moins comme Marco. Ils en avaient pour deux jours de bateau. Excité à l'idée d'aller en mission, Iris ne supporterait pas cette attente. Elle voulait vite montrait de quoi elle était capable à Satch. Pour qu'il puisse le rapporter à Marco. Celui-ci prétendait qu'à part être râleuse et désobéissante, elle ne servait à rien.

- Tu vas voir piaf de malheur. Je vais te prouver que je peux être utile, marmonna t-elle.

Elle tapa dans son poing gauche avec sa main droite. Oui elle lui montrerait. D'un mouvement habile, elle se tourna et posa ses pied sur le pont. Elle aller devoir tuer le temps. D'un pas lent, elle se dirigea vers les cuisines. C'est bien connu, manger fait passe le temps !

Sur le Moby Dick

Rosa assise contre le mat, tentait tant bien que mal de noter leurs aventures sur un petit carnet. Mais elle n'y arrivait pas. Iris. Elle était parti en mission. Elle faisait confiance à Satch pour la protéger mais connaissant la nature curieuse et insouciante de son amie, la jeune femme se faisait du souci. Elle aurai pu protester, dire à Iris de rester avec elle mais ça n'aurait rien changé. Elle serait quand même partie. Elle referma son calepin et posa sa tête contre le pilier de bois. Elle tenta de faire le vide dans son esprit mais rien à faire. Elle s'inquiétait. Elle était d'une nature protectrice, c'était plus fort qu'elle. Pourtant Iris était une adulte. Irresponsable mais une adulte. Elle savait se débrouiller seule. Elle l'avait toujours fait avant leur rencontre. Rosa sourit en pensant à la première fois où elle avait parlé à la brune.

- Qui es tu ? Pourquoi tu es pourchassé par des pirates ? Avait demandé Rosa.

- On s'en fout ! Planque moi et je te donnerai de l'argent.

- Mais …

- Écoutes Mademoiselle l'inconnu, j'ai pas le temps de parler. Alors si tu veux pas m'aider je trouverai une autre cachette !

- Suis moi.

Et elle l'avait caché, prenant le risque de mettre sa famille en danger. Les pirates n'avaient rien soupçonnés. Ils avaient fini par lâcher l'affaire au bout de quelques heures et la rebelle avait pu sortir et se présenter convenablement. Depuis, elles ne se quittaient plus. Elle voyageaient ensembles depuis trois ans maintenant. Voguant sur l'océan, essayant d'atteindre leur but. Elles avaient gagnées en puissance avec le temps. Un jour, elle avait mangé un fruit du démon. Et la voilà, devenue maîtresse des plantes carnivores. Ça lui plaisait. Elle ne s'en plaignait pas. Toujours les yeux fermés, elle se revoyait en train de s'entraîner sur une île déserte avec pour seule compagnie la jeune femme brune. Ce jour la, Iris avait faillit être digérer par une de ses plantes dont elle avait perdu le contrôle. La cadette avait trouvé ça drôle mais Rosa n'avait pas du tout rit.

- J'ai cru que j'allais y passer ! rigolait la brune.

- Et tu dis ça en rigolant ?! Tu me désespère Iris.

- J'ai rien c'est le principal ! Avoue que se faire manger par une plante carnivore c'est pas commun comme mort !

Le vent glissa sur sa peau, la faisant rouvrir les paupières. Une légère brise s'était installée mais elle trouvait ça agréable. Ace entra soudainement dans son champ de vision. Elle lui sourit et il vint s'asseoir à ses cotés. Une pomme à moitié entamée se trouvait dans ses mains. Il avala le morceau du fruit qu'il mâchait et parla :

- J'peux te poser une question ?

- Je t'en prit, lui sourit Rosa.

- D'où tu viens ? Et Iris ?

Rosa regarda le commandant. Aucun d'entre eux n'avaient poser de questions par apport au passé des deux femmes mais elle se doutait bien que la question allait être posée un jour. Remuant son crayon entre ses doigts, elle répondit calmement.

- Je viens de Grand Line. De l'île Bleue. Et Iris vient de South Blue.

- L'île Bleue ?

- Oui, la majorité des gens ont les cheveux bleus. Le sable est bleu lui aussi.

- Du sable bleu ?! Whoua génial !

- Oui, rigola la jeune femme.

C'était une des particularité de l'île. Le sable bleu. Il était d'une beauté inégalée. Doux et fin. Les plages s'étendaient à perte de vue et on n'osait pas y marchait dessus, de peur de détruire ce havre de paix. Les gens avaient eux aussi les cheveux bleus. De tout les bleus possible. Les nuances étaient étonnantes. Personne ne pouvait imaginer qu'une telle gradation de bleu existait. Rosa sourit en attrapant une de ses mèches. Un bleu qu'elle qualifiait d'électrique. Pas flashy mais qui attire l'œil. Ace sourit en la voyant faire.

- Et Iris ?

- Elle vient de South Blue. Je ne sais pas le nom de son île.

- Ah. Et tu as une famille ? Questionna le brun ne sachant pas quoi demander d'autre.

- Oui.

Oui. Elle en avait une. En voyant le regard insistant d'Ace, elle lui dit qu'elle avait une mère et un frère. Sa mère était quelqu'un de très doux et d'extrêmement protecteur. Rosa savait qu'elle tenait d'elle ce coté bienfaiteur. Son jeune frère, Gally aimait les histoires de pirates, d'aventures, de trésors. Maintenant qu'elle était devenue pirate, elle n'aurait aucun mal à lui raconter les récits qu'il aimait entendre. Penser à sa famille la fît sourire. C'était pour eux et aussi pour elle qu'elle s'était lancée dans ce voyage.

Le brun vit son sourire disparaître et un regard sans vie s'installa dans ses yeux gris. Il y avait une part d'ombre, il le savait. Il s'en doutait. Au début de leur rencontre, elle et Iris avaient dit qu'elles ne portaient pas la Marine et le Gouvernement Mondial dans leurs cœurs. Il devait y avoir une raison. Mais il ne forcerait pas son amie à raconter ce qu'elle cache. Ace bougea un peu, faisant sortir la bleue de sa torpeur. Elle raconta alors que sa première rencontre avec Iris , avait vu le jour grâce à des pirates qui la pourchassait. Ace éclata de rire en s'imaginant la jeune femme poursuivie par une horde de pirates. Rosa lui expliqua qu'elle leur avait volé de l'argent pour survivre. Et comme elle n'était pas une experte dans la discrétion, elle s'était fait prendre la main dans le sac. Le manipulateur de flamme rigola encore plus. Heureusement que la concernée n'était pas là, sinon elle lui ferait regretté de s'être moqué d'elle.

- J'en peux plus ! S'esclaffa Ace.

- Et depuis ce jour, on ne s'est jamais séparés, finit Rosa, amusé par le rire de son ami.

- Je vois. Donc vous voyageait depuis Grand Line. Comment est ce que vous êtes arrivé dans le Nouveau Monde ?

- Clandestinement.

Depuis qu'elles étaient partis de l'île Bleue, elles voyageaient comme clandestines. Elles n'avaient pas assez d'argent pour se payer un bateau et surtout aucune des deux ne savaient naviguer. D'île en île, elles attendaient qu'un bateau parte et elles se faufilaient en douce à l'intérieur et descendaient au prochain bout de terre. Impressionné, Ace laissa échapper un sifflement. Dans un sourire, Rosa lui dit que c'était plus facile pour elles.

- Pourquoi est-ce que vous voyagez ?

C'était inévitable. Il fallait bien qu'il pose cette question. Son visage se ferma. Elle sentait qu'Ace avait envie de savoir mais elle, avait-elle assez confiance en son commandant pour lui raconter la raison de leur voyage ? Elle n'aimait pas raconter sa vie. Surtout son passé.

- Euh... si tu ne veux pas me le dire, je comprendrais, se rattrapa Ace, en voyant son attitude fermé.

- Non c'est bon. Je vais te raconter.

Il faisait grand beau sur l'île Bleue. Un soleil radieux réchauffait les habitants de l'île. La chaleur devenait étouffante plus l'après-midi avançait. Rosa avait dix ans. Son frère en avait quatre. La petite fille jouait avec ses poupées, profitant du soleil. Sa mère, assise sur une chaise, surveillait Gally qui jouait un peu plus loin. Du fil et des aiguilles en main, elle cousait. Leur maison était près de la côte et on pouvait apercevoir l'étendue bleue que formait l'océan. Gally s'était mis en tête d'attraper toute les sauterelles qu'il voyait. Il en porta une à la bouche mais elle sauta et retrouva sa liberté. C'est par cette magnifique journée que Rosa aperçut un navire au loin. Elle ne s'en préoccupa pas plus, ses poupées étant beaucoup plus intéressantes. C'est alors qu'elle vit un homme s'approcher de la maison. Elle sauta sur ses pieds et courût dans sa direction.

- PAPA !

- Bonjours jeune demoiselle ! Tu vas bien ?

Rosa rigola d'un rire franc et suivit son père à l'intérieur. Gally pris place sur les genoux de son géniteur. Rosa se lava les mains et apporta à son père une boisson. Il la bût d'un trait et ébouriffa les cheveux bleu clairs de son fils. Il le posa à terre et dit à la petite fille de surveiller son frère, le tant qu'il parle à leur mère.

Rosa obtempéra et ne sût ce que son père dit à sa mère, de l'autre coté de la porte mais elle entendit très bien un sanglot étouffé. Ne se posant pas plus de questions, elle joua avec son frère jusqu'à ce que ses parents sortent. C'est au beau milieu de la nuit que Rosa se réveilla. Alertée par des pas dans la maison elle se leva. Elle vit des ombres passer devant sa fenêtre et d'un pas non rassuré, regarda le jardin.

Des soldats. En blanc et bleu. Des fusils dans leurs bras. Inquiète, elle se précipita dans le salon. Sa mère tenait Gally dans les bras et tentait de répondre aux questions que lui posait un homme. Mais les hoquets provoquaient par les larmes sur ses joues la faisait bégayer. Le petit garçon dormait malgré les cris de tous ces hommes. Et soudain, un soldat entra et hurla qu'ils l'avaient retrouvé. Sa mère émit un cri qu'elle étouffa avec sa main encore libre.

- Maman !

D'un bond la fillette se retrouva collé à sa mère en demandant ce qui ce passait. Seul un sanglot lui revint. C'est la qu'elle l'entendit. Un cri. Celui de son père. Elle se précipita dehors et aperçut son paternel entouré d'une horde de soldats dont un qui lui tenait les mains dans le dos. Sa mère la rejoint sur le pas de la porte. Un ordre de la part de leur commandant et son père se fit traîner malgré lui. Il envoyait des regards par dessus son épaule sans arrêter de se débattre. Il criait qu'il n'avait rien fait et de le laisser partir. Rosa voulût aller l'aider mais sa mère la retint par la main. Ils l'emmenaient. Son père se faisait emmener.

- PAPA !

D'un geste tremblant, Rosa remit une mèche derrière son oreille. Elle regardait au sol et ses lèvres tremblotaient. Elle se les pinça pour stopper ce chevrotement.

- Plus tard, j'ai appris qu'il avait été arrêté pour tromperie envers la Marine et aide aux pirates . Il aurai mentit aux Marines sur l'emplacement de certains pirates. Il en aurai indiqué un faux pour sauver un équipage. Et il aurai envoyer la Marine, dans une île dangereuse.

Ace la regarda. Il n'avait pas besoin de demander pourquoi elle parcourait les mers. Une vengeance. Il posa sa main sut l'avant bras de son amie. Ce geste calma Rosa, qui arrêta de trembler. Il ne voulait pas parler, de peur de dire une bêtise. C'était sa spécialité, mettre les pieds dans le plat. Il savait qu'en posant des questions, il aurait droit à des révélations mais il ne voulait pas qu'elle se sente mal après. Elle le rassura d'un regard et avoua qu'à part Iris, personne ne connaissait son passé. Il jura de ne rien dire aux autres. Rosa remarqua alors sa main toujours posait sur son bras. Elle sourit instinctivement et ses joues prirent une teinte rosée. Elle retira son bras et le commandant posa son coude sur l'un de ses genoux. Sa main vint s'appuyer sur son menton et il fixa la jeune femme. Elle fini son récit en disant qu'après cet épisode, elle ne revit jamais son père. Elle grandit sans lui ainsi que Gally. Le petit ne gardait que de rares souvenirs de son géniteur. Et il y trois ans, elle avait pris la mer après sa rencontre avec Iris.

- Et Iris ? C'est quoi son histoire ?

- Je pense qu'il vaut mieux que ce soit elle qui t'en parle.

- Mouais... alors racontes moi des trucs drôle sur elle que je puisse me foutre d'elle à son retour ! Ricana le commandant.

D'un sourire amusée et avec sa bonne humeur retrouvé grâce à son commandant, l'aînée des deux jeune femmes, raconta quelques aventures d'elle et d'Iris. Dans l'ombre du mat, un homme blond décroisa les bras et sortit discrètement de sa cachette. Une expression neutre sur le visage,il se demanda qu'elle était le passé de la brune.

Du coté de la quatrième flotte

- Iris ! cria Satch. Je t'en pris arrête !

La jeune femme ricana. Du bout de ses doigts, elle tenait une photo de son commandant. Elle avait trouvé un appareil photo dans la cabine du cuisinier et l'avait mitraillé pour s'amuser. Elle avait réussi à prendre une photo compromettante pour le roux. Lui avec une cuillère en bois à la main, torse nu, en train de chanter dans son micro improvisé, en plein milieu de la cuisine. Un flash et hop ! Iris se retrouvait avec un objet de chantage dans la main.

- Je ne la montre à personne si tu ne dis rien à personne.

Il ne devait surtout pas ouvrir la bouche à propos d'une conversation. Enfin ce n'en était pas vraiment une. Iris avait passé la moitié de la soirée à parler du commandant de la première flotte. De ce blond odieux. De cet ananas, avait elle cité. Une fois son monologue fini, son commandant avait voulût rire et avait dit à sa jeune recrue, qu'elle devait être folle de lui pour en parler ainsi. Sauf qu'au lieu de lui démontrer que sa théorie était fausse, elle s'était empourprait jusqu'à la racine des cheveux. C'est en voyant ses joues rouges comme un piment, qu'il se mit à rire en répétant qu'elle était amoureuse. La jeune femme s'était repris et avait hurlé qu'il délirait. Et pour qu'il se taise à jamais sur cet incident, elle sortit la photo et lui mit sous le nez. Et nous revoilà à la situation du début.

- Je dirai rien mais brûles moi cette photo !

- Pas question, je la garde ! On se sait jamais. Elle pourrait me resservir pour une autre fois.

Le cuisinier bondit sur la jeune femme pour essayer de récupérer cet immondice. Mais l'ayant vu venir, elle se décala, et sous les yeux du roux, elle plaça son outil de chantage dans son tee-shirt. Elle lui tira la langue, déclarant qu si il venait la chercher, il perdait sa main. D'un signe de tête et dans un sourire vainqueur, elle partit se coucher. Choqué de l'endroit où elle avait placé la photo, Satch mit longtemps à réagir. Dépité de ne pas avoir récupérer l'image, il tenta toute la nuit, de trouver un plan pour la récupérer des griffes de cette énergumène.