Hermione ouvrit paisiblement les yeux et sentit de douces caresses sur ses hanches, qui remontèrent lentement jusqu'à son ventre. Cette sensation était délicieuse, la jeune femme savourait ce moment d'intimité avec Ron. Elle fixa le grand roux, ce dernier lui souriait amoureusement, sensible à la peau nue de la femme allongée à ses côtés. Elle referma les yeux, au comble du bonheur, quand elle perçut que les caresses de Ron étaient plus fortes, comme si ses mains souhaitaient traverser la douce peau de la jeune femme. Hermione continua de s'en délecter, appréciant cette pression plus forte.

Elle rouvrit néanmoins les yeux, et découvrit avec stupéfaction le fin visage d'un garçon à la chevelure blonde, Drago Malefoy. Le regard amoureux de Ron avait laissé place à un regard de feu, à la fois emplis de haine et de regret.

Les mains de Malefoy se firent davantage pressantes, remontant jusqu'à la nuque de la Gryffondor, oscillant entre tendres caresses et vive ardeur. Soudain elle suffoqua. La main du garçon resserrait le cou d'Hermione, tel un étau puissant, prêt à l'étrangler.

Elle chercha à se relever, sans succès, elle était comme paralysée, seuls ses yeux sortirent de leurs orbites. La jeune femme parcourut des yeux l'immense pièce sombre et entrevit vaguement un somptueux miroir posé dans un endroit éloigné. N'ayant plus la force de projeter son regard aussi loin et sentant qu'elle allait perdre conscience, elle lança un dernier regard à son meurtrier. Ce n'était plus Drago Malefoy, c'est avec surprise qu'elle reconnut…

- Aaah ! s'écria Hermione en se relevant brusquement.

La jeune femme se réveilla violemment, tremblante et dégoulinante de sueur. Son cœur continuait de battre à cent à l'heure, c'est pourquoi elle essaya de calmer ses spasmes nerveux. De toute évidence, la jeune lionne venait de faire un bien terrible cauchemar, cependant, elle était incapable de s'en souvenir, ne ressentant qu'une certaine panique.

Hermione jeta un regard au dehors et observa le croissant de lune, qui à présent était haut dans le ciel. La femme brune chercha du regard Drago, et comprit qu'il avait dû se coucher dans une autre pièce de la maison, ce qui était plus logique que de dormir au pied du lit d'Hermione

Elle allait se recoucher quand elle entendit un grincement suspect au rez-de-chaussée.

« Allons Hermione, cette vieille maison grince depuis des heures, ce n'est rien du tout, c'est à cause du rêve c'est tout… » pensa-t-elle avec force.

Elle s'allongea lentement, le corps en éveil prête se défendre en cas d'attaque, et ferma posément ses paupières. Le bruit d'une vitre qui se brise raisonna lugubrement dans le domaine. D'un bond, Hermione s'extirpa de son lit et s'enfonça dans le sombre couloir, enfin elle essaya de quitter la chambre, sans résultat. Le sort de Malefoy projeta une fois de plus la jeune fille à travers la chambre. Se relevant péniblement, les fesses endolories, elle s'approcha de l'embrasure de la porte, agacée de ne pas pouvoir en sortir. La jeune fille inspira profondément et hurla :

- MALEFOY ! MALEFOY ! VIENS ICIIIII ! DEBOUUUUT !

L'étudiante s'égosilla cinq bonnes minutes avant de voir Drago surgir devant elle, visiblement de très très mauvaise humeur.

- Tu es folle ? mugit-il d'une voix cassée. Pourquoi tu hurles à la mort idiote ?

- J'ai entendu un bruit louche en bas, répondit-elle.

- Et alors ? demanda-t-il, exaspéré.

- Alors ça peut être n'importe qui ! Un chat, un chien, un tueur ou un détraqué, s'exclama la jeune fille.

- Et qu'est-ce que tu veux que ça me foute au juste ?

- Va voir, ordonna-t-elle, autoritaire.

- J'ai rien entendu moi ! rétorqua le garçon, pas encore bien réveillé. C'est toi qui a entendu un bruit bizarre, vas-y !

- J'aimerais bien, mais je suis coincée ici, soupira-t-elle en couvant la pièce de ses bras.

Le jeune homme s'éloigna de la jeune fille et susurra lentement, un sourire provocateur peint sur ses lèvres pleines :

- Tu me prends pour un con Granger, pas mal ta tactique pour que je te libère.

- Mais par Merlin, tu es vraiment stupide ! J'ai bel et bien ent….

Elle s'interrompit brutalement, percevant de lourds pas gravir les marches du 1er étage. Drago était tout aussi aux aguets, ne doutant plus des dires de la jeune femme. L'individu était en train d'arpenter le 1er étage, et une fois qu'il en aurait fait le tour, il s'attaquerait au second étage, celui où Hermione et Drago se trouvaient. Hermione s'aperçut alors qu'elle était tétanisée, ce qui était totalement absurde, ayant vécu de pires angoisses par le passé, ce n'était les pas d'un homme qui allait l'effrayer. Néanmoins, cette nouvelle présence l'inquiétait, après tout, quel homme sain d'esprit visiterait la Cabane Hurlante en pleine nuit ?

Drago s'approcha des escaliers, à pas furtifs, espérant entrevoir l'individu. Cependant, à chacun de ses pas, le sol se mit à grincer, comme s'il souhaitait réellement que l'étrange personne s'aperçoive de la présence des deux jeunes gens.

- Chut ! Tu fais trop de bruit en marchant ! chuchota vivement Hermione.

- Tu plaisantes ? Tu hurlais depuis cinq minutes sans t'arrêter ! S'il ne t'a pas entendu, tu crois qu'il va m'entendre marcher ? répliqua le jeune homme irrité.

Hermione dû reconnaitre, que pour une fois, Drago n'avait pas tort. Il est vrai que de crier, alors qu'elle soupçonnait la présence d'une tierce personne, n'avait pas été son idée la plus brillante.

- Malefoy ! Libère-moi ! Tout ça a assez duré, je te promets de te libérer tout de suite après, murmura-t-elle, cherchant à le convaincre. Imagine que ce soit un dangereux sorcier... Tu ne peux pas rester bloquer dans cette foutue baraque et moi dans cette chambre !

Hermione vit que Malefoy réfléchissait à toute allure. S'il la libérait, ce serait admettre que la fille était plus coriace que lui, mais s'il la gardait enfermé, il serait lui aussi bloqué dans la maison, en compagnie d'un individu, de toute évidence, pas très clair.

- Très bien très bien ! souffla-t-il, je te libère !

Et d'un geste fluide, il dégaina sa baguette, la brandit en direction d'Hermione et formula ces quelques mots :

- Advitam Prisoniera...

Il baissa alors sa baguette, ronchon d'avoir libérer l'autre le premier. Quand à Hermione, elle s'avança lentement vers la porte, et tendit avec une extrême délicatesse son pied en dehors de la pièce, se crispant à l'idée de faire un énième vol plané dans les airs. Elle reposa son pied sur le plancher et... rien ! Aucune secousse, le sort était bel et bien levé !

- A ton tour maintenant Granger ! lança-t-il sèchement.

Hermione se posta devant le grand garçon, leva sa baguette et récita la formule à son tour. Après tout, une parole n'est qu'une parole...

Une fois tous deux libérés, Hermione décida de descendre au 1er étage, cette dernière préférait surprendre l'intrus plutôt que d'être surprise, cela la rassurait. Elle descendit minutieusement les marches une par une, baguette en main, prête à se défendre en cas de problème urgent. Elle continua de descendre quand elle sentit une ombre derrière elle.

D'un bond elle fit volte-face, mais dans sa véhémence, elle perdit l'équilibre et tomba en arrière. La jeune femme ferma les yeux, anticipant la douleur vivace qu'elle allait ressentir, quand elle comprit qu'elle n'était pas tombée, une main la retenait.

Interdite, elle ouvrit les yeux et vit Malefoy, qui la retenait d'une main, visiblement agacé d'être en compagnie d'une telle gaffeuse, ce qu'Hermione Granger n'était jamais... En temps normal ! En la voyant tomber, et sans même réfléchir à son geste, Drago la retint d'une main, agrippant le pull de la jeune femme avant qu'elle ne touche les marches de l'escalier. Le bras tendu par le poids de la femme brune, il l'attira contre lui, sentant que le tissu de la Gryffondor glissait entre ses longs doigts.

Projetée ainsi contre le torse du Serpentard, la belle jeune fille oublia instantanément la présence d'un être étrange dans la maison, trop abasourdie d'avoir le visage collé à la poitrine du jeune homme. Mais ce moment étrange ne dura pas plus de deux secondes, tous deux régissant pile au même moment. Malefoy la repoussa violement alors qu'Hermione fit de même de son côté. Et c'est sans un regard pour le grand blond, qu'elle lui demanda méchamment :

- Pourquoi me suis-tu ?

- Je ne vais pas rester en haut comme un crétin, je préfère connaitre l'identité du mec, répondit-il d'un ton évident.

Hermione en eu le souffle coupé. Drago n'avait pas changé, il restait un gosse braillard, vulgaire, capricieux et narcissique. Néanmoins, de nouvelles facettes de sa personnalité commençaient à apparaitre aux yeux de la jeune fille. Pour commencer, sa méchanceté infantile à son égard s'était transformée en une haine agressive. Puis, second point, Drago Malefoy allait à la rencontre du danger, ou en tout cas, de l'inattendu, et cela c'était une véritable surprise pour la Gryffondor.

- Bon allez dégage, tu me déranges, grogna-t-il en passant devant elle, la tête haute.

Nouvelle surprise, Malefoy prenait maintenant place devant Hermione, prenant tous les risques à la place de la jeune femme. Toujours hébétée, Hermione le suivit d'un pas léger dans le couloir du 1er étage, suivant les bruits de pas perçus dans la chambre la plus éloignée. Tout en marchant derrière Drago, Hermione l'observa. Jamais elle n'avait vu ce visage impassible sur Drago, sachant qu'il allait peut-être faire face à de potentiels ennuis.

La jeune femme ne put s'empêcher de se dire que finalement il avait peut-être mûri, que ses souffrances passées l'avaient un tout petit peu changer, quand elle prit conscience que Drago marchait, la baguette abaissée le long de son corps.

La Serpentard risquait de se faire attaquer à tout moment, mais il n'était pas en posture de défense, sachant pertinemment que si on l'attaquait, il n'aurait jamais le temps de redresser sa baguette pour se protéger. Hermione était effarée d'un tel comportement négligeant, ce n'était plus du courage mais de la témérité. Elle allait lui en faire la remarque, quand une remarque du garçon lui revint à la mémoire...

- Ce que j'y ai vu petite sang de bourbe, était bien pire que la mort elle-même.

Drago Malefoy n'avait donc plus peur de mourir ? Ou pire ? Désirait-il que la mort vienne l'attraper, pour qu'il puisse rejoindre son défunt père. Hermione secoua la tête, songeant que jamais Drago ne voudrait chercher la mort, alors qu'il avait tout fait, justement pour lui échapper.

Doucement, les deux étudiants s'approchèrent de la porte, cette dernière étant fermée, Drago l'entrouvrit lentement, essayant au maximum d'atténuer les grincements. Tous deux pénétrèrent furtivement dans la pièce et distinguèrent un grand homme massif, l'individu en question leur tournait le dos, trop occupé à fouiller un vieux coffre abîmé. Hermione observa alors l'accoutrement de l'homme en question, elle vit qu'il portait une large veste grise, trouée par endroits et chaussait des… sandales ? Oui, c'étaient bel et bien des sandales, en plein mois de novembre. Ses longs cheveux gris hirsutes tombaient sur ses larges épaules, épaules courbées dû à sa fouille.

Hermione vit Drago braquer sa baguette vers l'étrange homme, de toute évidence prêt à en découdre, et tonna d'une voix forte :

- Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici en pleine nuit ?

La grand homme sursauta et se retourna vivement. Et d'un seul coup, toute la crainte et d'Hermione s'évapora. L'homme qui se présentait devant elle était un vieillard, certainement sans domicile fixe, de plus il semblait ne pas avoir toute sa tête. Puisqu'en effet, ce dernier possédait un tout petit pigeon dans une des nombreuses poches de sa grande veste, l'étrange homme cherchait divers insectes afin de le nourrir. Sans savoir pourquoi, ce vieil homme ému la jeune fille, c'est pourquoi elle s'approcha de l'homme, qui était visiblement tétanisé par la peur.

- Je… Je suis désolé, je ne pensais pas déranger quelqu'un…, bredouilla le vieillard.

- Ne vous inquiétez pas Monsieur, nous ne voulions pas vous faire peur, assura la jeune femme d'un ton très doux, nous étions surpris de savoir que nous n'étions pas seuls.

- Je peux partir si vous le souhaitez ?

- Non non, restez, cette cabane n'appartient à personne, affirma la Gryffondor, touchée par la maladresse du vieil homme.

A présent, l'homme paraissait beaucoup moins grand et massif, Hermione avait même l'impression qu'il allait se faire engloutir par son propre manteau, bien trop large pour lui. Heureux de ne pas se faire chasser de son refuge d'infortune, l'étrange homme gratifia la jeune femme d'un sourire chaleureux, malgré quelques dents manquantes.

Sans réfléchir, n'écoutant que son cœur, la femme brune raccommoda les vêtements usés du vieil homme à l'aide d'une formule magique.

- Oh merci gentille mademoiselle, s'écria-t-il, surpris de tant de générosité.

- Ce n'est rien, dit-elle dans un sourire.

- Bien au contraire ! C'est beaucoup pour moi ! Si seulement je n'étais pas si sénile, je pourrais me souvenir de l'endroit où j'ai égaré ma propre baguette… Quoique je ne saurais même plus comment m'en servir…, murmura-t-il, davantage pour lui-même que pour Hermione.

- Pfff….

Hermione se retourna et observa Drago. Ce dernier semblait déconcerté devant la scène qui se déroulait sous ses yeux. Le jeune homme s'était attendu à quelque chose de plus palpitant qu'un vieux sénile nourrissant son oiseau. Sans même un regard pour le visiteur, il tourna les talons, prêt à sortir de la maison et transplaner aux portes de Poudlard. Le Serptentard descendit les marches quatre à quatre, parcourant le rez-de-chaussée à la recherche de la porte lui permettant de sortir d'ici. Il ne préférait pas transplaner directement de la cabane, Rogue lui avait confié que cette baraque lugubre possédait un certain pouvoir obscur. Le garçon aperçut la porte, il s'en approcha et tenta de l'ouvrir, sans succès, la porte était bloquée de l'extérieur. Impatient de sortir de la bâtisse, Drago s'éloigna de quelques pas, prêt à faire exploser la porte avec un bon petit sort. Il allait formuler le sortilège quand Hermione se posta devant lui, la mine effarouchée.

- Tu aurais au moins pu t'excuser de l'avoir menacer ! s'exclama la petite femme.

- M'excuser ? Granger, tu me connais depuis huit ans, et tu penses que moi, je présente mes excuses à autrui ? demanda-t-il, sarcastique.

- Il y a un début à tout !

- Laisse-moi prendre l'air, petite sang de bourbe, je suis fatigué de l'atmosphère suffocante de cette maison, soupira-t-il avant de détruire la porte de la Cabane Hurlante et d'en sortir en grandes enjambées.

- Quel gros nul…, souffla Hermione, les mains sur les hanches.

A présent seule au rez-de-chaussée, la jeune femme s'apprêta à sortir rejoindre Drago quand elle entendit des pas derrière elle. Elle pensait faire face au gentil vieillard, tout sourire, quand elle sentit une main se plaquer violemment contre sa bouche, l'empêchant ainsi de crier. L'homme posté derrière elle, serra la fine taille de la jeune fille de son autre bras, pour qu'elle ne puisse ni s'enfuir, ni chercher sa baguette. Terrorisée, la Gryffondir aperçut un poignard sortir de la manche de son agresseur, la lame s'approchant dangereusement de l'abdomen de la jeune femme. A présent, Hermione en était certaine, elle allait mourir, son rêve allait se réaliser cette nuit même. Et la seule chose qu'elle sentirait avant de sombrer dans les ténèbres, serait le souffle chaud de son meurtrier sur sa nuque.

- SECTUMSEMPRA !

- PROTEGO !

Hermione sentit l'étreinte puissante de son agresseur se desserrer. L'homme en question avait bondit en arrière, baguette à la main, se protégeant ainsi de… Drago ? Hermione n'en crut pas ses yeux. Drago Malefoy était au pas de la porte, s'apprêtant à lancer à un autre sort quand l'agresseur masqué s'exclama dans un grognement :

- Petit Drago… Ce n'est pas pour tout de suite…

Sur ces mots, l'homme massif cagoulé s'évapora dans un souffle. Hermione, encore vacillante, d'avoir échappé de si peu à la mort, encore une fois, fixa le Serpentard, sans comprendre :

- Pourquoi tu as fait ça ?

- Je vais avoir assez d'ennuis, juste à cause de ce soir, je n'allais pas me pointer à l'école et dire qu'en plus tu étais morte ! Mon avenir à Poudlard m'importe plus que ta mort, Granger, répondit-il, le regard froid, le visage fermé.

- MONSIEUR MALEFOY ET MADEMOISELLE GRANGER SONT PRIÉS DE SORTIR TOUT DE SUITE DE LA CABANE HURLANTE !

Les deux étudiantes sursautèrent en entendant la voix puissante de la directrice McGonagall résonner dans tout le domaine. C'est la mine sombre et la démarche traînante qu'ils se rendirent tous deux à l'extérieur, et découvrirent avec peur et reconnaissance, le professeur McGonagall, accompagnée d'Harry, Ron et Pansy, les seuls élèves qui avaient dû s'apercevoir de leur absence.

- Et bien, je pense que vous allez passer une sale nuit, s'exclama une toute petite voix derrière eux.

Cette fois-ci c'était bien le vieillard qui se tenait derrière eux, à l'embrasure de la porte, visiblement amusé de cette situation.

- Ne vous inquiétez pas, leur chuchota-t-il en leur lançant un regard complice, je vais vous couvrir.

Il s'élança alors en direction du professeur et lui dit :

- Vous devez être la mère de la jeune fille, ne vous inquiétez pas, ils ne faisaient rien de mal, mais vous savez… C'est de leur âge, l'amour et tout…

Le vieil homme se retourna une dernière fois pour saluer les deux jeunes gens, ces derniers étaient encore trop sous le choc des dires du vieil homme pour pouvoir répondre, quand il transplana, certainement sans l'avoir fait exprès.

- Et bien, après l'amour, les désillusions ! s'écria McGonagall, visiblement amusée de l'expression déconfite de ses élèves. Retrouvez-moi devant l'école.

McGonagall transplana la première, suivi de près par Pansy, puis par Harry et Ron, tous deux visiblement désolés que leur amie se soit retrouvée avec Malefoy toute une nuit.

Drago allait faire de même quand il sentit qu'Hermione lui tenait le bras.

- Qu'est-ce que tu fiches ? grommela-t-il.

- La marque, il avait la marque des ténèbres, je l'ai vu sur son avant-bras pendant qu'il me bâillonnait la bouche de sa main.

- Qui ça ?

- L'agresseur ! cria-t-elle paniquée.

Une goutte de sueur perla sur le front du jeune homme. La simple évocation de cette marque ravivait de trop douloureux souvenirs.

- Ne parle pas de ce qui s'est passé ! ordonna la jeune femme, ne souhaitant pas aggraver davantage la situation en effrayant la directrice.

- Comme tu veux, lâcha-t-il avant de transplaner, pressé de quitter la jeune femme.

Se retrouvant seule sur le seuil, Hermione jeta un dernier coup d'œil à l'imposante maison délabrée, songeant qu'une fois de plus, la Cabane Hurlante lui avait réservé une nuit bien étrange. Puis elle transplana, prête à recevoir une punition exemplaire.

Et voilà la fin de leur première nuit ensemble ! Le prochain chapitre marquera un tournant super important dans leur histoire, c'est d'ailleurs un de mes chapitre préférés ! Merci pour vos gentilles reviews, n'hésitez pas à m'en laisser plein plein plein =)