8

À Volterra

« Les clans sont en train d'arriver mes frères. Cela est on ne peut plus rassurant pour nous et pour la suite des évènements », s'enthousiasma Aro.

« En espérant qu'il n'y aura pas de traître parmi eux, je me ferais une joie de les démembrer plusieurs fois d'affilée », répliqua Caïus.

Marcus et leurs femmes restaient silencieux. Ils attendaient, simplement. Les gardes faisaient des rondes, humant la ville sous toutes les coutures pour éviter l'entrée des Irokois et prévenir de l'arrivée des clans volontaires pour se battre contre ces derniers.

Les anciens étaient déjà là depuis un moment : même les Roumains, Stephan et Vladimir. Ils ont longuement argumenté leur position, même ayant certains griefs contre les Volturis, ils ne voulaient plus d'Irokois sur la surface de la planète. Le vieux Marius, grand blond du nord, était là également, avec Louis le brun timide et Armand. Armand… le bel adolescent de 17 ans au corps d'homme, les cheveux bouclés auburn, étaient avec deux humains : Sybelle et Benji, qu'il ne quitterait pour rien au monde. Athénodora, l'ex-femme de Marius et toute aussi âgée, avait fait le déplacement, comme Santino, le brun ténébreux, trapu et sauvage. **

Le clan Dénali et Cullen étaient arrivés hier. Aro fut plus qu'enthousiaste : il tapa des mains longuement avec des acclamations dans toutes les langues. Même si Caïus voulu qu'Aro touche les deux clans comme le reste des visiteurs, afin d'être persuadé que personne ne jouait de mauvais tours, Aro apprécia la croissance de Renesmée et plus encore :

« Et vos amis poilus sont-ils en sécurité ? Car les Irokois attaquent à peu près tout et n'importe quoi.»

« Ils sont prévenus de ce qu'il se passe, mais ils se sont montrés le moins possible ces derniers temps, pour éviter les menaces et un éventuel massacre en règle », confirma Carlisle pendant que Renesmée lui montrait les avances des Irokois avec leurs humains (voir Chap' 4). Aro était certes cruel, mais malgré le passé, il a toujours apprécié Carlisle et était autant intrigué par la jeune hybride. Si en plus il pouvait bénéficier des pouvoirs de ce clan, que demander de plus ? Le clan Dénali resta froid et hautain, en voulant toujours aux Volturis pour la mort de leur sœur.

Le clan Egyptien arrivèrent peu après les Américains : Amun râlait tout son soûl et balançait à tout bout de champs que si un seul membre de son clan périssait, tout le monde le payerai dans la douleur ceci, même s'il voyait bien l'utilité du massacre pur et simple de ces Irokois. Il avait également un humain avec lui, futur vampire. Il se battait bien et avait une grande gueule, cet Antony. Tia et Benjamin furent simplement heureux de retrouver leurs connaissances.

S'ensuivaient les amazones. Puis des nomades comme Peter et Charlotte, mais beaucoup s'étaient joints à l'ennemi, malheureusement, comme le clan Russe et deux clans Asiatiques.

Ne manquaient plus qu'à l'appel : le clan de Siohban, les Irlandais, qui arrivera demain. Et le clan barbare Breton d'Elarik devrait arriver le surlendemain avec une humaine à chiens. Et ils attendraient encore un peu pour voir si d'autres se déplacerait jusqu'à eux, puis ils parleraient stratégies. Alistair peut-être ? Arthur O'Brian ?

Pour le moment, tout se passait bien : les vampires attendaient, s'occupaient dans la grande bibliothèque, stockaient le sang qu'ils avaient pu récupérer au cas où, préparaient les chambres, pendant que les gardes Volturis tournaient encore et encore.

Puis tout se passa très vite : Démétri conversait de sa journée avec son maitre, quand il se figea. Il huma l'air avec un air agacé : il sentait les deux prêtres serviteurs d'Aro plus intensément que d'habitude. Le plus grand traqueur au monde feula puissamment et couru à l'extérieur pendant que Caïus hurlait ses ordres. Tous les vampires du château furent dans l'immense salle d'accueil pour connaître la raison de cette agitation.

… …

Démétri, Félix et les jumeaux couraient le plus rapidement possible jusqu'à Montebradoni : ils devaient faire vite et faire attention au soleil qui n'était pas encore couché. Ils escaladèrent le muret du presbytère et rentrèrent en trombe dans l'habitation.

Terrible tragédie : l'intérieur du bâtiment était ravagé et les prêtres gisaient dans leur sang, en pleine transformation vampirique. Ils n'hurlaient pas encore, luttant contre la douleur. Le père Ernesto était à deux doigts de perdre connaissance sous la brulure, mais le père Vitor était encore légèrement conscient : ses yeux croisèrent ceux de Félix qui s'approchaient et le prêtre gémit quelques paroles :

« Protégez ma fille, je vous en supplie, protégez-la contre ces monstres, s'il vous plait…»

Il lutta encore pour parler, expliquer l'idée qu'il avait en tête, mais il perdit connaissance. Le père Ernesto commençait à gémir de douleur en se tordant dans tous les sens. Félix réagit alors :

« Il faut les emmener tout de suite, il n'y a pas une seule seconde à perdre. Démétri, tu reconnais l'odeur ? »

Le Démétri en question se retourna vivement, en colère :

« Il n'y a aucune odeur, rien. Même dans les environs.»

Alec et Jane ne trouvèrent rien de plus aux étages. Les hurlements prenant de l'ampleur, Félix et Démétri se chargèrent des prêtres et ils repartirent aussi vite. Cela ne leur prit que quelques minutes pour retrouver Volterra, en étouffant les cris des deux futurs vampires. Si les vampires du monde respectaient bien une chose, c'était la douleur de la transformation.

Ils pénétrèrent dans le château et retournèrent dans la salle où tout le monde s'était figé. Aro était déjà devant les corps tremblants et gémissant de ses deux serviteurs, pendant que ses gardes lui expliquaient les faits :

« Nous les avons retrouvé à terre chez eux, dans un début de transformation. Aucune odeur, absolument rien dans parages »

« Le père Vitor a juste eu le temps de s'inquiéter pour « sa fille » comme il dit, je ne sais pas si son esprit a déliré ou s'il y a un autre problème qui suit »

Aro prit alors la main du père en question. Passant outre les pensées souffrantes du prêtre, il regarda les minutes précédant l'attaque :

Les prêtres revenait d'un moment de méditation dans la petite église à côté du presbytère et préparaient leurs pâtes faites maison quand un homme, vampire, descendit de l'étage. Il avait les yeux rouges éclatants et il avait déjà pris sa décision. Les deux pères n'avaient rien eu le temps de dire.

« Navré, leur dit-il, j'ai des ordres… » Il attrapa le père Ernesto, le mordit et le lâcha en deux secondes.

Aro vit l'horreur que ressentait le père Vitor a ressenti à ce moment.

« Pourquoi le mordrez-vous donc ? »

« C'est de bonne guerre et vous êtes des pions. Vous connaissez les Volturis et il se trouve qu'on se balance de petites farces de temps à autre », ria le vampire inconnu. Puis son rire se figea… Il huma l'air : « Tiens, tiens, y'a une autre personne dans les parages ? Une… femme ? Chez vous ? » Déclara-t-il ahuri.

« … » Le père Vitor savait qu'il n'y pouvait y avoir qu'une seule odeur de femme ici. Sa petite Orphée. Il ne dira pas un seul mot, mais jamais il n'aurait pensé qu'elle pu avoir des problèmes de cette manière.

« Répondez… » Le vampire châtain se faisait menaçant, mais le père Vitor ne changerait pas d'avis.

« Je ne dirais pas un mot sur cette enfant »

L'homme puissant aux yeux rouges le pris par le bras et le tordit, le vieux prêtre se retrouva à genoux par terre, dans un cri.

« Si tu ne dis rien, tu souffriras tant et plus » le prévint-il

« La mort ne fait que me rapprocher de Dieu et les Volturis vous retrouveront » contra le prêtre.

« Pour Dieu, je ne sais pas. Mais pour les vieux de Volterra, ça m'étonnerait, je n'ai pas d'odeur »

Le vampire le lâcha, alla prendre une écharpe où l'odeur de la fille stagnait.

« Vous inquiétez pas. On la trouvera sans vous. Ce sera plus long, mais tant pis. Bonne chance »

Et il le mordit violemment à la gorge.

Puis le chef Volturi chercha dans les souvenirs du prêtre cette Orphée, bien qu'il s'en fiche un peu. Il vit une jeune fille : très jeune et perdue demandant pour la première fois de l'aide aux deux hommes, presque dix ans en arrière.

Cette jeune fille quelques années plus tard, avec une masse de cheveux impressionnantes, noir, rouge et orange. Une jeune fille avec deux loups blancs et un chien. Il ne prit pas le temps de tout contempler : les deux hommes souffraient le martyre.

Aro expira longuement en relâchant la main du vieil homme.

« Alors ? » Cria Caïus, impatient et en colère.

« Le vampire qui les a attaqués n'a pas d'odeur. C'est sa capacité. D'après ce que j'ai vu, il a pris un textile contenant une odeur féminine qui l'intéressait pour la trouver et nous ennuyer je suppose, comme pour nos deux prêtres. Cependant, je pense que cette enfant est l'humaine dont Elarik m'a parlé. Drôle de coïncidence.»

« En attendant, nous devrions déjà mettre les prêtres dans un endroit approprié » Signala Marcus.

« Nous n'allons pas nous encombrer de nouveau-nés en pleine période de conflit ! » S'indigna Caïus.

« Mes frères, du calme. Et ne soyons pas ingrats, Caïus : ces deux hommes nous sont fidèles depuis plus de vingt ans et ne nous ont jamais déçu ! Nous nous devons de leur faire une place et nous verrons bien comment ils s'adaptent. Et ils feront leur choix. Ce sont des prêtres et personne ne dit que cette vie leur conviendra. Peut-être demanderont-ils la mort. Mais je ne sais pas… »

Plus personne autour ne faisait le moindre bruit, cette histoire ne regardait après tout que les Volturis.

« Heidi, prépare la chambre consacrée aux transformations et installez-y nos prêtres. Félix, prévient Elarik de ce qu'il vient de se passer. Nous ne savons pas ce qu'il en est de cette humaine, je doute qu'elle soit au courant de notre existence, les prêtres ne lui ont rien dit. Mais sait-on jamais : les Irokois n'ont-ils pas utilisé des humains pour soudoyer certains d'entre nous ? »

… …

… …

Orphée préparait ses affaires. Du moins ses vêtements. Qu'allait-elle faire du reste ? Elle aurait dû poser la question, mais elle n'y avait pas pensé. Sa voiture ? Ses bouquins ? Son piano ?

Elle ne savait pas beaucoup joué. En fait elle avait appris étant petite, puis avait arrêté. Puis avait repris. Quand elle jouait s'était toujours triste. Et là, elle n'était pas triste mais mélancolique. Inquiète. Ce mauvais pressentiment ne la quittait pas. Mais elle jouait simplement, pas comme une grande pianiste, loin de là, mais c'était comme le chant : elle transportait son univers avec elle. Beaucoup de gens oubliaient que chanter ou faire de la musique envoyait des ondes. Les ondes sont énergies. Et Orphée manipule les énergies, vous l'aurez compris. Mais Orphée… elle n'est jamais tranquille. Sven était à sa fenêtre ouverte et la regardait avec un sourire de dandy. Elle lui en colle une ou pas ? Pour une fois, « Cerbère » est calme…

« Tu tombes bien », lui fit-elle remarquer.

« J'aime beaucoup les femmes, mais j'ai pour principe de ne jamais faire leurs bagages, navré. »

Elle leva les yeux au ciel et répliqua : « Tu préfères surement leur faire des bleus j'imagine, ou pire ».

Il enjamba la fenêtre, lui pris la main et l'embrassa délicatement. « Crois-moi, je suis tout à fait confus pour ces marques » lui souffla-t-il avec un regard de braise.

Et là vous vous dites : Orphée a le contrôle, comme d'habitude. Bah non. Elle ne s'y attendait pas du tout et elle rougit comme un coquelicot. Par réflexe, elle analysa les sentiments de l'homme blond en le regardant, sourcils froncés.

« Menteur »

Et il eu un petit rire avec une voix grave, comme s'il avait été pris en pleine connerie et qu'il n'en avait strictement rien à foutre. Vous le croyez vous, que Sven soit presque plus flippant qu'Elarik ?

Elarik était la bête, le mâle, le monstre bestial qui se faufile partout. On voyait qu'il n'était pas tendre et qu'il se fichait royalement des autres. Tout en lui était animal. Sven pouvait paraître absolument adorable, attentionné, charmeur mais non, il ne l'était pas : ce n'est qu'une façade pour mieux vous surprendre et vous avoir. Et ça, c'est perturbant.

« Au fait, ça te dérange si je te tutoie ? » Demanda-t-elle.

« Si je ne l'avais pas permis, tu le saurais déjà », lui répondit-il admirant sa bibliothèque.

« Je m'en doute… Et je suppose que tu ne venais pas seulement pour m'écouter jouer du piano ? »

« mhmm… » Fait-il pensif. Il regardait les titres sur les tranches des livres qui apparaissaient devant lui, la tête penchée et les bras derrière le dos.

Ayant attendu trente secondes beaucoup trop longue à son goût, elle entreprit de vider ses tiroirs de ses vêtements essentiels. Elle prit son téléphone portable et son ordinateur, puis…

« Pas la peine de prendre ça » Décréta le Sven.

« Et pourquoi ça ? »

« Parce que tu n'auras pas le droit aux contacts extérieurs en étant à Volterra. Simple précaution. »

Elle rit puis voyant ses gros yeux, elle se dit qu'il fallait bien lui expliquer que des contacts, elle n'en avait pas. À part Julien, mais c'était fini à présent.

« Je n'ai aucun contact », commença-t-elle amère en retirant la carte Sim de son téléphone, la brisant. « Et je tiens à avoir mon ordinateur portable, c'est sentimental ».

« Si j'aime tant les femmes, c'est parce qu'elle s'accroche à tout avec passion. Seulement là, je ne vois pas le rapport,… »

« Parce qu'il y a une partie de ma vie dans cet ordinateur »

« Montre », dit le vampire en s'approchant.

« Non »

« Soit tu me montres, soit tu ne l'emmènes pas. Soit,… », menaça-t-il avec un sourire, faisant un pas de plus.

Elle soupira, vaincue et blasée. « Sinon quoi ? »

« Soit je l'écrase »

Elle pose l'ordinateur alors l'ordinateur sur le lit en marmonnant, le prépara à l'inspection de Monsieur Police Vampire. Il s'allongea sur le ventre et parcouru les dossiers et fichiers à une vitesse faramineuse. Voyant qu'il ne lui montrait plus aucune attention, elle s'alluma une beedie et continua ses bagages.

« Est-ce qu'il y a autre chose que je ne dois pas emmener ? »

Silence. . Trou duc'…

« Tu éviteras de fumer trop souvent. C'est une odeur désagréable. »

« Pas de clopes, pas d'ordi, pas de portable… Pas d'alcool et pas de sexe non plus, je suppose ? »

« Alcool non, mais le sexe… » Sven la regarda et explosa de rire.

« Que Dieu me garde d'avoir à faire à la dernière option » Répondit-elle, en rangeant sa valise avec des gestes brusques.

« Pour une jeune fille qui danse à moitié nue tous les soirs devant une armée d'homme… ça me parait complètement ridicule de dire cela »

« La fille a juste trouvé un moyen facile d'avoir de l'argent sans trop se casser la tête. Les hommes sont si… naïfs. Pour le sexe, saches que je ne me donne pas à n'importe qui. Question de principes. Et sinon, quelles odeurs vous dérangent, que je sache un peu ce que je peux faire ou ne pas faire. »

« Evite de t'asperger de parfum, de mettre des laques et des produits synthétiques dans tes magnifiques cheveux, d'utiliser trop de déodorant, d'encrasser tes poumons avec tes cigarettes, et tout se passera bien. Et évite de te mettre dans les odeurs de cuisine. Surtout du genre friture. » Lâcha-t-il d'une traite. « Dis-moi, tes bouquins te servent-ils à quelque chose ? » Continu-t-il en lançant un regard à la partie ésotérisme.

Elle hésita, failli blanchir mais se reprit. « En grande partie, je dirais oui. »

Il ne la lâchait pas de ses yeux rouges, cherchant le sens de sa phrase. « Tu crois à toutes ses conneries ? »

« Je croyais au spirituel, paranormal et aux capacités psychiques avant de croire aux vampires. » Aïe, j'ai été un peu trop agressive, sur le coup.

Mais il ria simplement et quitta l'ordinateur. « Tu as beaucoup voyagé, on dirait. Et tu as un talent certain pour la photographie et la peinture. C'est magnifique de voir qu'il existe encore des personnes instruites à cette époque. » Il était à deux centimètres de son visage. Et lui murmura : « En fait, j'étais juste venu exaucer ta dernière volonté. »

Elle soupira longuement, puis alla vers son lit. Elle hésitait. Elle avait demandé à Elarik, s'il voulait bien garder un de ses coffres.

« Respectez-vous quelque chose en ce bas monde ? » Il ouvrit des yeux ronds, ne comprenant pas ou elle voulait en venir. Orphée continua donc :

« Je ne veux pas que ce coffre soit ouvert. Je suis persuadée qu'il ne le restera pas bien longtemps » Elle ne le regardait pas, en parlant. Elle tira le coffre de sous son lit, découvrit son bras gauche et en retira une clef. Le coffre s'ouvrit en cliquetant. Sven découvrit de petites toiles peintes et les développements des photographies présentes sur l'ordinateur. Il comprit que dans cette malle se trouvait ce qu'elle avait de plus cher. Elle perdait sa vie, en allant avec eux. Ça aussi, les vampires le respectait : changer d vie n'est facile pour personne. Alors il eu un élan de bonté :

« Si tu y tiens tant, pourquoi ne l'emmènes-tu pas ? »

« Et j'le met où ? Je ne sais déjà pas comment on va partir d'ici, ni ce que je vais faire là-bas »

« On part en voiture, les trajets en avion nous ennuient : il y a trop d'attente et de changement entre les vols. On prendra ta voiture et celle de Falko. Tu peux mettre ce que tu veux dans la tienne. Pour ce qui est de ce que tu vas faire là-bas, Elarik te l'a dit : tu restes avec lui, ou avec l'un d'entre nous. Point. »

Il repassa par la fenêtre et elle ne le vit plus.

Comment se faire emmerder pour rien ? Appelez Sven, le blondinet dandy.

Heureusement qu'elle avait pu avoir un ou deux renseignements.

Les chiens avait été des anges, alors elle leur donna une petite friandise pour les récompenser en leur caressant l'encolure. Puis elle se remit à sa valise, restant attentive à ce qu'il se passait au dehors. Elle n'avait pas envie de se faire embêter une nouvelle fois. Et encore moins de rougir. Elle percevait des changements et des mouvements d'énergies inhabituelles, mais c'était lointain, comme un nuage noir sur la ville que l'on voit arriver de loin. Etrange, mais elle ne fit pas plus attention.

Une heure plus tard, elle avait fini. Elle prit juste son manteau et son écharpe qui reposait dans l'entrée et se cogna à sa grosse boite de cocktail Molotov. Et là elle tilt : ces présences au loin, plus si loin que ça d'ailleurs, étaient des vampires. Elarik lui avait dit que les Irokois avaient attaqués certains clans. Serait-ce le tour de son vampire ? Alors si c'était le cas, pourquoi elle se sentait visée ? Pourquoi leurs auras se tournaient vers sa petite personne ?

Elle ne réfléchit pas plus longtemps : elle enfila une veste à capuche, prit un sac à dos bandoulière, mis la poche sur son ventre et y mit trois ou quatre cocktails en appelant ses chiens. Son zippo en main, ils sortirent tous en trombe, elle ne ferma même pas la porte, pour décamper vers la forêt.

Orphée devait absolument avoir ces créatures au plus proche d'elle pour pouvoir se défendre avec ses bouteilles d'essence : la vitesse des vampires n'était plus à lui prouver. Elle arriverait à en toucher un, si jamais elle arrivait à allumer une bouteille à temps. Mais elle se rendit compte d'une erreur de sa part : il n'y avait un vampire derrière elle, mais plusieurs. Elle n'aurait jamais le temps d'allumer quoique ce soit avec une horde de créatures sanguinaires à ses trousses. Alors elle fit la seule chose de vraiment utile : elle se trouvait à une heure du château d'Elarik mais les chiens étaient plus rapides.

« Elarik, Cerbère ! Cherche Elarik ! Va chercher ! »

Et la meute s'élança le plus vite possible.

Un quart d'heure plus tard, les présences qui la suivaient se firent sentir dans la forêt. Orphée courait toujours, à bout de souffle. Elle prépara son zippo * et pria pour qu'elle ne se fasse pas cramer toute seule.

… …

* Zippo : briquet à essence.

** Ce sont des personnages des bouqins d'Anne Rice que je vous conseille vivement ! Ne me parlez pas des films, j'ai détesté.

… …

Musique : La mélodie au piano d'Orphée : La Chute – Yann Tiersen

… …

Réponses à vos reviews :

Jeliza : contente de te revoir ! Il a eu son numéro en laissant son clan farfouiller dans l'appart' d'Orphée. Attention, attention, Elarik ne s'attache pas à elle… )

Mai : N'oublions pas qu'Orphée a une patience hors du commun. Mais chez les volturis, ça sera surement doucement mémorable. Contente que le dernier chap' te plaise ^^

Eve-Wolf : non, Sven ne te sentira pas les cheveux sensuellement.

Shoukiie : Bienvenue parmi les foldingues ! J'espère que tu passeras souvent nous voir ^^ Je me sens seule au milieu de ces acharnées !

Zod'a : haaaa les vampires et leurs proies… toute une histoire. C'est surtout pour cela qu'il l'aime… Regarde pas True blood : le plus vieux des vampires dans la première saison : ERIK, ressemble à Jean-Paul ROUVE dans le film « RRRrrrr » XD POUAHAHAHAHA

Carole : Peuh ! MON Adam avec des dreads… J'te pardonne. Elarik est possessif oui, mais nous c'est la même chose : tu crois que je laisse trainer mon mec et mon pot de nutella partout ? Folle ! Pour Eric portman, voir commentaire du dessus. ^^

Liliane : heu,… Merci !

AhxNahiss : Ha oui, el' sait être doux pour mieux frapper après. Moi aussi, je l'aime… Pour le mauvais pressentiment tu as eu ta réponse je crois ^^ Et je te répondrais comme à Mai : Orphée a une patience d'ange ! Mais ça ne durera plus longtemps…

Laissez des commentaires ou je fais crever Elarik et Sven…

Et Eric portman.

MOUAHAHAHA