Et voilà le nouveau chapitre !!

Bonne lecture !!

Kiss kiss

Djinn

PS : Merci à heronary pour sa review.


Chapitre X : Surprises

Ginny avait demandé à ce qu'on sorte le champagne pour fêter le départ de Cynthia, mais il lui avait semblé qu'à part Audrey, les autres trouvaient ça déplacé. Cela ne les avait pas empêchées d'effectuer une danse de la victoire dans le salon quand la voiture de la mère de Cynthia avait démarré.

Avec difficulté, Ron avait réussi à emmener Harry faire un tour. A coup de sorts, Hermione, Tonks et Remus avaient installé décoration. Audrey et Ginny observaient avec amusement les choses voler et s'installer, les meubles se déplacer. La rousse avait un petit pincement, parce qu'elle ne pouvait pas encore utiliser la magie.

Elles retournèrent en cuisine pour vérifier la cuisson des diffèrent gâteaux, mais Molly Weasley veillait au grain. En désespoir de cause, elles sortirent dans le jardin pour prendre l'air.

« Quelque chose ne va pas petite Ginny ? demanda Audrey. »

« Tout va pour le mieux, assura la sorcière. »

« En manque de baiser ? »

« Peut-être... »

Audrey l'observa et s'apprêtait à rajouter quelque chose, quand des éclats de rire les firent sursauter. Harry et Ron revenaient dans le jardin. Elles échangèrent un regard alarmé, Ron paraissait désespéré, il ne savait que faire pour écarter son ami de la maison.

Audrey regarda Ginny, celle-ci accrocha le regard de son frère qui hocha la tête. La brune voyait bien que quelque chose se tramait mais ne savait à quoi s'attendre...

« Je suis pressée de revoir Liandro, chuchota-t-elle à sa voisine, quand je penses que j'étais à deux doigts de l'embrasser quand ce grand crétin est arrivé ! »

« Et bah le grand crétin est très heureux d'être arrivé à point nommé ! gronda Ron après une micro seconde d'hésitation. »

« Je commence à en avoir assez que tu me pourrisses la vie Ron ! Je suis suffisamment grande pour savoir ce que je fais !! »

Audrey admirait l'exercice avec un gros doute, était-ce réellement feint ?

« Parce ce que tu vas me dire que cet espèce d'idiot arrogant de musicos est bien pour toi ? tonna le roux. »

« C'est toi qui vas me donner la leçon ! Monsieur Je-bave-devant-une-pétasse-sans-cervelle !! »

« Arrête avec ça, Ginny ! Tu ne connais pas suffisamment Cynthia pour la juger ! »

« Certes ! Audrey ?! »

Elle sentit les regard converger vers elle. Elle leva les mains en signe de défense, si elle voulait assuré le coup, il valait mieux rentrer en cuisine pour prévenir les autres.

« Ne me mêler pas à vos histoires, ok, dit-elle doucement, moi je rentre. »

Elle commença à reculer alors qu'Harry lui envoyait un regard de détresse. Elle écarta les main et lui souffla un "Ce sont tes amis !" qu'il parut peu apprécier.

Pendant ce temps, là, Ginny et Ron continuait à s'énerver. Soudain une tirade figea tout le monde et même Audrey s'arrêta alors qu'elle refermait la porte derrière elle. Ron venait d'asséner le coup de grâce à sa soeur :

« Je ne permettrais pas que ma soeur se transforme en traînée ! »

Harry recula de trois bon pas, Ginny était sans voix, haletante, cherchant à reprendre ses esprits face à cette assommante insulte.

Elle arma sa main et gifla son frère avec force. Le claquement résonna derrière les maisons. Ginny tenta de retrouver son souffle, mais ne parvint pas à trouver une quelconque répartie bien sentie.

Après un dernier regard pour son frère les yeux emplis de larmes, elle s'enfuit en courant du jardin. La petite porte en bois claqua derrière elle.

Harry regarda Ron complètement stupéfait. Le roux évita son regard, visiblement très mal à l'aise.

« Tu crois pas que tu y a été un peu fort ? demanda le brun. »

« Je... Je sais pas ce qui m'a pris..., avoua son ami. »

« Je vais essayer de la retrouver... »

Harry quitta le jardin sur les traces de Ginny, Ron se laissa tomber au sol, la tête entre les mains.

Audrey laissa passer quelques instant pour être sûre qu'Harry ne revenait pas. Elle alla s'asseoir à côté de Ron.

« Ça va aller ? demanda-t-elle. »

« Je devais trouver quelque chose de percutant, souffla-t-il, quelque chose qui mette en branle le côté chevaleresque d'Harry... J'ai eu la main lourde non ? »

Il releva la tête pour regarder Audrey. Une splendide trace rouge munie de cinq doigts s'étalait sur sa joue.

« Elle aussi je te rassure, sourit-elle. »

Il porta la main à son visage et soupira.

« Ça faisait plusieurs jours qu'elle en avait envie... Je crois que je me suis pris toute la rage accumulée... »

« Tu t'es comporté comme le plus parfait des imbéciles avec elle depuis que vous êtes là, remarqua Audrey. »

« Non, je me comporte comme le plus parfait des imbéciles depuis que les garçons ce sont aperçus de son existence, avoua-t-il. »

Elle rit et posa une main sur son épaule.

« Aller, allons voir s'il y a du travail pour nous à l'intérieur, autant se rendre utile, ça nous changera les idées. »

Il acquiesça et ils rentrèrent dans la maison.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Ginny serra les poings, certes elle voulait que ça paraisse crédible, mais Ron n'y avait pas été de main morte. Etait-ce réellement un jeu ou y avait-il un fond de vérité ? Elle appuya sa tête contre un tronc et laissa échapper un grognement qui ressemblait beaucoup au feulement d'un fauve en colère.

« En colère petite tigresse ? »

« Harry, c'est pas drôle ! »

Elle se laissa glisser au bas du tronc en soupirant, il s'installa à côté d'elle.

« Il ne pensais pas ce qu'il disait, remarqua-t-il. »

« Harry, j'ai envie de parler de tout sauf de ça, ok ! coupa-t-elle. »

Il écarta les mains en signe d'apaisement. Elle lui jeta un coup d'oeil de biais, elle se sentait mal à l'aise, elle lui mentait éhontément.

« Tu m'as l'air sacrément soucieuse, remarqua-t-il. »

Elle haussa les épaules.

« Les choses sont trop lourdes en ce moment... »

Elle réfléchit, il fallait qu'elle lui change les idées. Un oiseau poussait des trilles joyeuses au-dessus de leurs têtes, la rivière chantait à quelques pas. La rivière !

Ginny eut un sourire mutin et se leva. Elle tira la langue et partit en courant. Perplexe Harry la suivit, mais la perdit vite de vue. Au détour d'un buisson, il se prit une giclée d'eau en plein visage. Il crachota quelques instants en entendant un rire clair et joyeux. Il ouvrit les yeux et s'essuya d'un revers de manche.

Il croisa le regard pétillant de Ginny qui avait ôter ses chaussures. Ses jambes dénudées par son short étaient trempées, ses longs cheveux s'agitaient derrière elle tandis qu'elle riait.

« Ah ouais ! Tu veux jouer à ça ! »

Il sortit sa baguette et l'agita dans sa direction. L'eau se souleva avant de se rabattre sur elle. Son short kaki et son débardeur noir lui collèrent à la peau, ses cheveux se plaquèrent à son dos et son visage.

« Tricheur ! hurla-t-elle. J'ai pas le droit d'utiliser la magie, moi ! »

Il rit et rangea sa baguette. Mal lui en pris, car elle se jeta sur lui pour le faire plonger dans l'eau. Il ressortit pour prendre une grande goulée d'air, mais il en eut à peine le temps qu'elle le replongeait déjà sous l'eau. Il parvint enfin à reprendre pied et se mit debout, crachotant, toussant et haletant.

Le rire de Ginny roulait entre les arbres, accompagné par le chant des oiseaux. Elle s'était éloigné de lui dès qu'il s'était mis debout. Il était trempé, ses vêtements lourds d'eau le gênait et ses chaussures semblaient collées aux pierres qui tapissaient le fond de la rivière.

Il se tourna vers Ginny qui l'observait avec un air mutin, le soleil enflammait ses cheveux roux et son rire faisait étinceler ses yeux. En cet instant, il la trouva infiniment belle. Elle, la petite soeur de son meilleur ami. Comment ne s'en était-il pas aperçu plus tôt ?

« T'es une traîtresse ! lança-t-il en glissant ses lunettes dans sa poche. »

« Moi ! T'es pas un peu gonflé ! s'écria-t-elle. Qui a utilisé sa baguette contre quelqu'un de désarmé ? »

« Moi ! s'exclama-t-il. »

Il sortit à nouveau sa baguette et elle se retrouva à nouveau plongée dans l'eau. Quand elle en sortit, il était derrière elle et l'attrapa par la taille pour l'immobiliser.

« Tu te rends ? »

« Dans tes rêves Potter ! cracha-t-elle avec colère. »

Mais elle ne put garder son sérieux et explosa de rire. Harry se mit à la chatouiller, redoublement son hilarité. En se tordant dans tous les sens, Ginny parvint à lui rendre la pareille.

Quelques minutes plus tard, haletant et trempés, ils se faisait dorer, étendus côte à côte sur l'herbe verte. Harry se redressa sur un coude et observa son amie. Elle avait lâché ses cheveux pour qu'ils sèchent plus vite, les laissant former une corolle autour de sa tête comme une gigantesque couronne de cuivre étincelant. Sa respiration sacadée soulevait et abaissait sa poitrine... Il détourna les yeux mal à l'aise.

Son visage dont les yeux clos cachaient deux lacs pétillants de malice était serein. Sa bouche rosée aux lèvres charnues s'étirait en un sourire joyeux et paisible...

Harry détourna à nouveau les yeux. Il ne se comprenait plus. Jamais jusqu'ici, il n'avait resentit pareil sentiment pour la jeune fille, mais la veille, quand il l'avait vu danser, ses longs cheveux balançant derrière elle, pleine de joie et d'énergie... Quand il avait vu les yeux de tous ces autres garçons sur elle, ces invitations à danser, ces propositions de boire un verre... Et pire que tout, quand il l'avait vue s'eclipser avec le batteur du groupe, il avait cru devenir fou. Heureusement, personne ne l'avait vu faire remarquer l'absence prolongée de Ginny à son frère, ni lui faire ingurgiter tout cet alcool pour le rendre malade, il savait parfaitement que son meilleur ami ne le supportait pas...

Il reporta son attention sur Ginny. Il remarqua sa peau blanche frissonner sous la caresse des brins d'herbe.

Avec un petit sourire, il s'empara d'un brin et commença par l'effleurer au niveau du poignet. Ginny frissonna et remua un peu la main, le sourire d'Harry se fit plus franc.

Il recommença son manège plusieurs fois jusqu'à ce que Ginny essaye de chasser un insecte inexistant avec son autre main. Il retint son rire et continua, cette fois plus haut, juste au creux du coude. Elle réessaya son mouvement de main.

Il remonta encore au niveau de l'épaule... Mais cette fois-ci, Ginny ne réagit pas. Perplexe il réitéra.

Soudain, la poigne de Ginny se referma sur sa main. Avec une rapidité surprenante, il se retrouva avec le bras bloqué au-dessus de la tête et la rousse à califourchon sur lui.

« Dis donc Potter ! s'exclama-t-elle. Tu me prends pour qui ! »

« J'vois pas du tout de quoi tu parles, fit-il avec une innocence. »

« Harry, j'ai grandi avec 6 frères, remarqua-t-elle, alors arrête de me prendre pour une imbécile... »

Il éclata de rire et Ginny ne tarda pas à se joindre à lui. Harry en profita pour reprendre le dessus.

Ginny prit une teinte écarlate. Ça ne se passait absolument pas comme prévu. Elle devait le détourner de la maison, mais elle sentait les choses lui échapper. Le regard qu'avait Harry en cet instant était si intense qu'elle se sentit frémir. Il était si proche aussi... Si proche qu'elle sentait son souffle sur ses lèvres.

Les choses se figèrent. Le chant de la rivière et des oiseaux semblaient s'être tu. La caresse du vent ne faisait plus frémir son épiderme. Le bourdonnement des insectes s'était éteint. Il n'y avait rien d'autre que le regard émeraude sans lunette. Son coeur qui battait à tout rompre, à moins que ce ne fut celui d'Harry qui cognait contre elle. Son souffle resta bloqué quelque part dans sa gorge.

Un million de pensées traversèrent son esprit. La première fois qu'elle avait vu Harry... Ses premiers émois... Les années d'ignorance... Le début de l'amitié et toujours son coeur qui battait quand elle croisait son regard... Puis l'habitude... Cho... Cynthia... Et maintenant Liandro...

Les lèvres d'Harry frôlaient les siennes. Quelque chose sonna dans sa tête : des topazes se superposèrent aux émeraudes... Ginny détourna la tête. Harry se figea et roula sur le côté pour s'écarter d'elle.

Le monde se remit en marche, les oiseaux semblèrent chanter plus fort, la rivière grondait et la brise les caressa à nouveau. Ginny frissonna. Elle ne savait si c'était vraiment à cause de la fraîcheur et de ses vêtements mouillés, mais essaya de s'en convaincre.

Un malaise s'installa. Tous deux restaient silencieux, allonger côte à côte dans l'herbe. Mais le moment n'était ni joyeux ni serein, ils étaient tendus et gênés.

Finalement, Ginny se releva et fit quelques pas. Elle frissonnait, mais cette fois clairement de froid. Quelques nuages s'étaient interposés face au soleil et la brise sur ses vêtements mouillés la frigorifiait.

Soudain elle sentit une douce chaleur l'envelopper. Elle se retourna et constata qu'Harry s'était relevé lui aussi. Il avait remis ses lunettes et sorti sa baguette.

« Merci, murmura-t-elle. »

Il sourit et haussa les épaules. Elle le regarda s'approcher mal à l'aise. Il posa ses mains sur sa taille et déposa un baiser sur son front.

« On ferait bien de rentrer, qu'en penses-tu ? »

Elle consulta sa montre et hocha la tête. Tous les préparatifs devaient être terminés, les sorts d'illusions en place et les organisateurs partis. Ils pouvaient rentrer.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

« Ça ne va pas, lança Hermione. »

Elle posa sa main sur l'épaule de Ginny qui finissait de se maquiller.

« Pardon. »

« Qu'est-ce qui ne va pas ? »

« Tout va absolument bien, assura la rousse, à part que je pense que je ferais mieux d'acheter du mascara waterproof... »

Elle avait dit ça d'un ton léger, mais Hermione et Audrey échangèrent un regard entendu.

« Ginny, lança Hermione sur un ton sans réplique. »

Elle les regarda toutes les deux dans le miroir. Il était clair qu'elles attendaient une réponse, Ginny ne pourrait pas y couper.

« Harry a essayé de m'embrasser, dit-elle d'une toute petite voix. »

Le silence accueillit cette réplique. Hermione alla s'asseoir sur son lit, elle n'en revenait pas. Harry avait le chic pour mettre tout sans dessus dessous. Depuis des années Ginny faisait son possible pour qu'il la remarque, et quand enfin elle abandonnait l'idée, ouvrant son coeur à d'autre, il prenait conscience de ce qu'elle était.

« Tu dis qu'il a essayé, remarqua Audrey, donc tu l'as repoussé. »

« En quelque sorte... Je me suis détournée... »

« Tu ne voulais pas l'embrasser ? demanda Hermione. »

« J'en sais rien... Je sais plus en fait... Merde ! Si j'en avais envie, mais j'ai pensé à Liandro... Hier soir... J'avais... - elle soupira - J'avais tellement envie de l'embrasser lui-aussi... »

Elle se leva brusquement et alla s'appuyer contre la vitre observant le jardin sur lequel le soleil déclinait doucement. Son esprit était dans un désordre monstrueux.

Le matin-même, elle aurait pu dire sans problème où elle en était.

Si Harry lui faisait encore de l'effet, c'était avec Liandro qu'elle voulait être, c'était peut-être un peu prématuré, mais elle voulait vraiment apprendre à le connaître.

Mais maintenant...

Maintenant, elle ne savait plus rien, elle ne savait plus pour lequel son coeur battait le plus fort... Le moment qu'elle avait passé avec Harry était si parfait... Enfin jusqu'à ce quel le rompe. Le fait qu'elle ait détourné la tête était une preuve en soi, non ? Penser à Liandro au moment où il allait l'embrasser était un signe ?

Ginny se prit la tête dans les mains en gémissant. Peut-être, mais Harry était son premier amour, celui qui avait toujours fait battre son coeur. Aujourd'hui elle avait presque 16 ans ! Ce n'était plus comme quand elle en avait 11... Mais ses sentiments aussi avait évolué pour Harry...

« Arrêtes ! Ginny, arrêtes ! »

Elle prit conscience que quelqu'un la tirait en arrière. Elle se tourna perplexe vers Audrey.

« Tu étais en train de te taper la tête contre la vitre, remarqua celle-ci avec inquiétude. »

Ginny partit d'un rire sans joie.

« Je suis ridicule... »

« Je ne trouve pas, sourit Hermione, je pense plutôt que les garçons ont décidé de te rendre folle... »

Elles rirent toutes les trois.

« Pour l'instant, ne prend aucune décision, lança Audrey. Tu passes du temps avec chacun d'eux, en gardant les distances, et tu voies ce que ton coeur te dit... »

« Bonne idée... A ceci près : si j'ai repoussé Harry, c'est Ron qui nous a coupé avec Liandro... Je lui justifie comment ce revirement ? Déjà qu'il doit parfois me prendre pour une folle... »

« Peut-être que la soirée avec Harry va t'éclairer sur tes sentiments. »

La rousse regarda Hermione avant de hausser les épaules. Elle paraissait moyennement convaincu.

« Bon et si on descendait, les arrivées vont bientôt commencer ! s'exclama Hermione. »

« Bah, c'est à dire que... »

Les sorcières se retournèrent vers Audrey pour constater qu'elle était toujours en sous-vêtements. Hermione soupira avec lassitude, elle semblait habituée.

« Tu ferais mieux de descendre Ginny, je vais presser la débile qui me sert d'amie. »

« Hey ! Tu sais ce qu'elle te dis la débile ! »

« Audrey, si tu n'es pas prête dans 8 minutes je te fais descendre en l'état ! »

« J'aimerais bien voir ça ! grommela la brune en fouillant dans son sac. »

« Tu paries ? demanda sournoisement Hermione en caressant sa baguette. »

Audrey se tourna vers elle effarée, Ginny rirait aux éclats.

« Tu oserais pas user de magie sur moi ! »

« Tu vérifieras par toi-même dans 8 minutes ! s'exclama Hermione avec un sourire sadique. »

Audrey lui envoya un regard noir avant d'aller s'enfermer dans la salle de bain. Hermione se joignit au rire de la rousse.

« T'as raté une belle carrière chez Serpentard ! remarqua celle-ci. »

La brune haussa les épaules et continua à rire, Ginny sortit.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Pour une surprise, ça avait été une surprise ! Colin avait fait une photo d'anthologie : le Survivant se ramassant dans les escaliers !

Harry les descendait en courant, bougonnant après Ron - et son estomac - qui ne l'avait pas attendu, quand toutes les lumières s'étaient allumées d'un coup et qu'un choeur joyeux avait hurlé un "Bon Anniversaire !" tonitruant. Sans oublier l'explosion de serpentins et autres joyeusetés préparés par les jumeaux Weasley...

Harry avait fait un tel bond en arrière qu'il avait perdu l'équilibre et avait terminé sa descente sur les fesses sous le crépitement du flash de Colin Crivey. Plusieurs personnes s'étaient empressées de commander les précieux clichés.

Harry était tellement sidéré par cette fête qu'il n'avait pas pris ombrage des rebuffades à propos de sa chute. S'il avait été ravi de la journée de son anniversaire, cette fête dépassait toutes ses espérances. Jamais de sa vie il n'avait osé rêver un tel événement.

« Alors content de ta soirée ? »

Il se tourna vers Ginny et lui fit un superbe sourire.

« Et comment ! répondit-il. Comment vous avez fait pour tout organiser sans que je m'en aperçoive ? »

« Avec deux Granger, une tribu de Weasley, un loup-garou et une métamorphomage, je vois pas comment tu pouvais t'apercevoir de quoi que ce soit. »

Il réfléchit un moment puis plongea dans ses yeux.

« Ôtes-moi d'un doute, commença-t-il. La dispute avec Ron... »

Elle détourna la tête pour regarder les autres danser.

« Oui ? »

« C'était du pipeau ? demanda-t-il sans la quitter des yeux. »

« J'suis obligée de répondre tout de suite ou... »

Il ne lui laissa pas le temps de finir, il l'attrapa par la taille et la colla au mur en la chatouillant.

« Espèce de salle petite peste, rit-il. »

Elle riait elle aussi tout en essayant de se débattre, mais il était définitivement plus fort qu'elle.

« Je suis... pas... la... seule... coupable ! se défendit-elle »

« Oui, mais la seule que j'ai sous la main ! »

Il ne cessait de la chatouiller, elle se débattait mollement, s'étouffant à moitié.

Brusquement, il s'écarta d'elle et cessa de la regarder. Ginny perplexe cessa de rire immédiatement. Elle chercha ses yeux, mais il s'enfuit littéralement devant elle. Elle voulut le rattrapper, mais Dean lui saisit la main et l'emmena danser...

Hermione suivit Harry dans la cuisine, elle avait tout vu depuis le canapé. Il était assis comme l'autre matin, sauf que cette fois-ci, il avait la tête entre les mains.

Elle s'assit sur la chaise à côté de lui, il lui tournait le dos. Elle attendit en silence qu'il réagisse, qu'il énonce son problème. Cela ne tarda pas, sans la regarder, lança d'une voix morne :

« J'ai raté le coche, hein ? »

Elle ne répondit pas et attendit encore, il n'avait pas tout dit.

« Avec Ginny, j'ai tout raté..., soupira-t-il. Je dois admettre que je me suis comporté comme un abruti avec elle. »

Elle ne dit toujours rien, cela avait le don d'énerver Harry, mais elle préférait le laisser se débrouiller seul. Sur ce coup là, il avait été assez horrible... A lui de s'en rendre compte.

« Bon d'accord, quand Cynthia était là, j'étais un vrai salopard... Et je n'ai aucune excuse... »

Elle ne dit toujours rien, un petit sourire aux lèvres. Il se retourna brusquement dans un mouvement d'humeur.

« Bon sang, Hermione dit quelque chose ! »

Le petit sourire qu'elle arborait sembla profondément déplaire au jeune homme.

« Tu m'aides ou tu te payes ma tête ? »

« Que veux-tu que je te dise ? demanda-t-elle. Harry, cela fait des années qu'elle t'aime, elle a tout accepté de ta part, elle a même été ton amie, tu ne peux le nier... Quand vous êtes venus ici... Tu l'as humiliée... »

Il soupira et enfouie sa tête dans ses mains.

« Elle t'a pardonné, rappela-t-elle, sûrement parce qu'elle t'aime, mais aussi parce c'est Ginny. C'est sa nature profonde. Mais maintenant, elle a rencontré quelqu'un d'autre... »

« Je sais... »

« Mais tu la troubles encore, admit-elle. »

« Tu n'as pas l'air d'apprécier, remarqua-t-il. »

« Elle est perdue Harry, et cela me déplaît, avoua-t-elle. »

« Tu préfères que je prennes mes distances ? »

« Je n'ai pas dit ça... Mais ne la brusque pas, laisse la faire son choix... »

Le silence revint. Il regarda longuement son amie qui gardait un air sérieux. Il soupira et posa le front sur la table.

« Reviens à la fête, c'est pour toi tout ça ! »

Il releva la tête et lui offrit un pauvre sourire. Elle sortit.

« Je suis un grand crétin, souffla-t-il pour lui-même. »

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« Ohoh ! Sterenn, regarde qui est là ! »

La femme tourna la tête et repéra sans mal le bel homme aux cheveux et yeux sombres qui attiraient bien des regards. Elle ne fit aucun geste, se contentant de l'admirer sans retenue ni discrétion. Il était magnifique. Un jean ajusté clair, une chemise bleu nuit et une veste de cuir noire.

Il finit par la repérer et resta immobile quelques instants, comme conscient de son examen. Quand leurs regards se croisèrent, il se mit en marche vers elle sans la lâcher une seconde. Il fendait la foule des danseurs et des buveurs sans faire le moindre détour. Nul ne le bousculait, c'était comme si les gens s'écartaient instinctivement. Il avait un maintien sûr et fier.

« Je l'avais pas bien vu dans la rue l'autre jour, mais il est carrément classe ! s'exclama Clara. »

« Oui, et il est carrément charmant pour ne rien gâcher, sourit Sterenn. »

Elles rirent et il arriva devant elle.

« Mesdames, salua-t-il en leur faisant à chacune un baisemain. »

Clara sourit et se pencha vers son amie.

« Si tu le trouves plus à ton goût, je prend la suite, murmura-t-elle à son oreille. »

« Bas les pattes la croqueuse d'homme, répondit-elle. »

Après avoir ôté sa veste, il s'installa confortablement sur le pouf le plus proche de Sterenn, semblant complètement à son aise. Elle plongea dans ses yeux sombres. La soirée commençait bien...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

« Vous êtes un bon danseur, lança Sterenn essoufflée. »

« Je vous retourne le compliment, sourit-il. »

« C'est plus que bien danser ! s'exclama Clara qui venait de les rejoindre à leur table. Votre tango a enflammé la salle ! »

Sterenn rougit jusqu'à la racine des cheveux et s'empressa d'avaler une gorgée de son cocktail.

« Puis-je vous inviter à danser ? demanda une voix masculine derrière elle. »

Elle sourit quand elle vit son cavalier s'assombrir.

« Avec plaisir, Thomas, sourit-elle. »

Elle se leva et saisit la main de son son ami d'enfance, il disparurent sur la piste.

« Cela faisait un moment que l'on ne t'avait pas vu, remarqua-t-il. »

« Les gens ont tendance à penser que je suis toujours en veuvage, je trouve leurs airs sinistres refroidissant, exliqua-t-elle. »

Il hocha la tête.

« Qui est-ce ? demanda-t-il en montrant leur table du menton. »

« Il habite pas très loin de chez moi. »

« Mais encore... »

« J'ai eu l'occasion de le rencontrer plusieurs fois, continua-t-elle avec légèreté. »

Thomas la regarda avec un sourire très doux.

« Il te plaît ? »

« Je... - elle soupira. Je ne sais pas... »

« Cela fait trois ans... Ne te sens pas coupable, Sterenn. Il n'aurait pas voulu... »

« Je n'en suis pas là, coupa-t-elle, je le connais à peine ! »

« Certes, mais ne t'empêches pas de le connaître, contra-t-il. »

Elle sourit et acquiesça. Avec Clara et Poppy, l'une de ses belles-soeurs, Thomas était une des rares personnes avec qui elle gardait un bon contact depuis le décès de son époux.

« La danse est fini, je te ramène, sourit-il. Si tu pouvais lui expliquer que je ne suis qu'un ami, cela m'arrangerait... Si un regard pouvait tuer, je ne serais déjà plus de ce monde... »

Elle rit.

« Tu exagères, Tom ! »

« Absolument pas, douce amie... Ne sous-estime pas ton pouvoir sur les hommes, lança-t-il avec emphase. »

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

« J'ai beaucoup aimé cette soirée, dit-il doucement. »

Cette voix grave la fit frissonner. Elle lui sourit, presque timidement.

« Moi aussi, répondit-elle d'une petite voix. »

La lune éclairait à peine le parking dans son cache-cache avec les nuages. Le fond de l'air était tiède, seul une petite brise intermittente venait les rafraîchir.

Ils s'étaient arrêtés à côté de la voiture de Sterenn, un taxi attendait un peu plus loin. Sterenn l'observa sous l'éclat de la lune, Clara avait raison, il n'était pas à proprement parler beau, mais il avait beaucoup de charme et de classe. Le silence s'étendit encore quelques instants. Un silence attentif, comme lorsque quelqu'un s'apprête à parler. Ce qui était d'ailleurs le cas, puisqu'après avoir plongé dans ses yeux, il lui demanda :

« Serait-ce mal venu de vous inviter à dîner mardi soir ? »

Il n'y avait pas trace d'hésitation dans sa voix, pas de doute. Son regard pénétrant la faisait frémir, en cet instant elle se sentait infiniment vivante et... désirable... Ce qui ne lui était pas arrivé depuis des années.

« Absolument pas, dit-elle d'une voix sûre. A quelle heure dois-je me tenir prête ? »

« Je passerais vous prendre à 19h. »

Elle sourit et détourna les yeux, fouillant son sac pour trouver ses clés.

« Bonne nuit, douce Sterenn, murmura-t-il en se penchant vers elle. »

Quand il lui fit la bise, son dernier baiser échoua bien plus prêt de la commissure des lèvres que la décence ne l'autorisait. Sterenn bénit l'absence de lumière qui dissimula la rougeur de ses joues...

« Bonne nuit, bel inconnu, souffla-t-elle à son tour. »

Après un dernier sourire, elle monta dans sa voiture, lui dans son taxi...

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

La fête était terminée, Harry ne s'était pas amusé ainsi depuis très longtemps. On aurait dit une des fêtes d'après match de Gryffondor. Sauf qu'il y avait tous les Weasley et beaucoup de membres de l'AD... Mais de la même manière, il n'y avait aucun adulte - personne de sensé ne pouvait considérer même Bill Weasley comme un adulte lors de ce genre d'événement.

Tous fut ranger en quelques sorts et chacun rentra chez soit. L'alcool avait été proscrit, mais vu l'état de tous, Hermione avait soupçonné les jumeaux Weasley d'avoir trafiqué quelque chose, mais elle n'avait ni l'envie ne le courage de s'y attaquer. Finalement, même les Weasley partirent.

Hermione finit par avoir pitié de Ron et l'aida à monter les escaliers. Le rouquin titubait et manqua de les faire tomber au moins cinq fois. Audrey hésita un moment, puis s'éclipsa à son tour.

Il était presque trois heures du matin et Sterenn n'était pas rentrée.

Les lumières étaient toutes éteintes, seul le feu et la lune éclairait la salon. Harry regarda Ginny, allongée sur le tapis les yeux dans les flammes et les mains perdues dans la fourrure de Pattenrond qui ronronnait sur son ventre.

Il se leva et alla se coucher à ses côtés. Il repensait aux paroles d'Hermione, Ginny n'était pas insensible à lui... Il avait donc encore une chance. Il fallait qu'il la saisissent maintenant.

Il resta à l'observer quelques minutes en appuie sur un coude. Son chignon à moitié défait avait la couleur du cuivre sous les flammes. Le feu jouait sur son visage paisible, un jeu d'ombre et de lumière...

Elle ouvrit doucement les yeux et lui sourit. C'était un sourire à la fois timide et serein.

Harry déglutit. Lentement, il releva sa main et lui caressa le visage. Elle ferma les yeux à son contact. Il parcourut la ligne de sa mâchoire, remonta sur front, effleura ses paupières puis son nez, avant de gagner ses lèvres. Elle les entrouvrit doucement les yeux toujours clos. Harry les caressa d'un doigts, puis laissa sa main vagabonder sur sa gorge.

Elle ouvrit les yeux, leurs regards s'affrontèrent...

Il se pencha vers elle et ses lèvres parcoururent le même chemin que sa main. Il les posa sur sa mâchoire... Son front... Ses paupières... Entre chaque baiser aussi léger qu'un souffle de vent, il replongeait dans les orbes scintillantes qui ne le lâchaient pas...

Le nez fut la cible suivante. Leurs regards s'affrontèrent... Leurs lèvres se frôlèrent...


Alors baiser or not baiser ?? Vous aimeriez savoir hein !

Rendez-vous au prochain chapitre ! ;-)

Kiss kiss