Bonjour à tou(te)s !

Je remercie tout d'abord mes super revieweuses ainsi que les lecteurs qui ont fait des ajouts en favoris/alertes. Vous êtes géniaux, merci beaucoup !

Je déplore toutefois qu'il n'y ait pas davantage de personnes qui me laissent leur avis d'autant plus en considération du fait que les « statistiques lecteurs » ne baissent pas, bien au contraire… :/ D'ailleurs, je vous remercie tous d'être toujours plus nombreux à venir lire cette fic' ! Ça me fait super plaisir !

Comme toujours, je remercie également mon petit fizwizbiz adoré, HesseS pour ses corrections !

Donc… aujourd'hui : le chapitre 9. Un chapitre où vous allez découvrir comment va évoluer la relation entre Hermione et Drago après leur soirée à Poudlard et, surtout, après leur rapprochement...

J'espère qu'il vous plaira et vous donnera envie de m'écrire un petit mot à la fin :).

Bonne lecture à vous et à tout à l'heure pour le blabla final ^^.

Seule l'histoire m'appartient, le reste appartient à JKR.


Chapitre 9 : Un pas en avant, deux pas en arrière

Près de dix jours s'étaient écoulés et Hermione n'avait pas adressé une seule parole à Malefoy. Lorsqu'ils se croisaient dans les couloirs du Ministère ou bien aux réunions du Conseil, ils s'ignoraient et personne ne décrochait un mot.

Or, après la soirée qu'ils avaient passé à Poudlard, la jeune femme s'était attendue à ce que le blond soit sans cesse sur son dos. Cependant, ce week-end semblait n'être une parenthèse au cours de laquelle leurs rapports s'étaient améliorés, mais rien de plus.

Pourtant, elle avait été presque certaine que Malefoy avait eu envie de l'embrasser, ce fameux soir. Il s'était montré très doux et une lueur de désir avait brillé dans ses pupilles avant qu'il ne transplane. Seulement, devant son manque flagrant d'attention depuis ce jour, Hermione avait fini par croire qu'elle avait mal interprété les signaux du blond et n'en était pas insatisfaite.

Il l'horripilait toujours autant et elle n'avait absolument pas envie de se rapprocher de lui. Bien qu'elle du reconnaître que sa nouvelle personnalité était mille fois plus agréable que l'ancienne. Sans compter l'odeur du jeune homme qui la déstabilisait à chaque fois.

En rentrant chez elle, elle s'était rapidement débarrassée de ses vêtements, imprégnés de son parfum, et les avait lavés dès le lendemain en se demandant franchement ce qui lui était passé par la tête pour qu'elle ait eu envie d'enfiler sa veste. Elle se demandait surtout ce qui lui avait pris, lui, de soudainement devenir si tendre avec elle et de lui faire des compliments.

Toutefois, ses questions avaient été bien vite chassées de son esprit lorsqu'elle s'était rendu compte que, pour Malefoy, elle était devenue aussi intéressante qu'une plante en pot. Les premiers jours, elle s'en était sentie franchement soulagée. Elle n'avait pas compris leur soudain rapprochement et le fait qu'ils s'éloignent aussi rapidement prouvait que cela ne signifiait rien.

Cependant, elle se rendait compte que Malefoy était plus ou moins le seul contact humain qu'elle avait, hormis Mr et Mrs Weasley, Ginny et Harry, et cela lui manquait.

Oui, elle osait avouer que discuter avec Malefoy lui manquait… en quelque sorte. Enfin, on ne pouvait pas réellement appeler cela des discussions, puisqu'ils passaient la plupart de leur temps à s'irriter mutuellement, mais cela permettait tout de même à la jeune femme d'échanger avec un autre être humain et de se changer un peu les idées. Après tout, la semaine qu'elle avait passé à se rapprocher de lui avait été une période où elle avait été beaucoup moins triste et renfermée sur elle-même.

Néanmoins, elle n'oserait jamais l'avouer au Serpentard et ne voulait pas faire le premier pas vers lui.

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Drago, quant à lui, ne savait pas vraiment où il en était. Lorsqu'il était rentré chez lui, après la soirée à Poudlard, il avait été un peu perturbé par ce qu'il avait failli faire – autrement dit embrasser Granger – mais était tout de même satisfait. Il avait réussi à passer un peu de temps avec elle et ne s'était (presque) pas énervé. Ce qui était, pour lui, un exploit étant donné que la Gryffondor semblait être née pour cela. Il ressentait toujours une violente attirance pour elle et se félicitait d'avoir franchi une étape de plus dans la réalisation de son « plan ».

Le Serpentard avait même été très étonné de constater qu'elle ne le repoussait pas autant qu'il l'avait d'abord envisagé. Après tout, elle avait d'elle-même porté son vêtement et ne l'avait pas éconduit lorsqu'il s'était approché d'elle pour lui relever le menton. Il ne savait pas si elle l'avait également ressenti, mais lorsque leur peau était entrée en contact, la sensation de chaleur était réapparue.

Le fait qu'elle ne l'ait pas repoussé prouvait donc qu'elle ne le détestait pas autant qu'elle pouvait le prétendre.

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Drago décida donc de tester la jeune femme. Il n'allait plus lui adresser la parole ni même la regarder et il verrait bien jusqu'à quand elle tiendrait.

C'était donc fort de cette résolution qu'il avait passé plus d'une semaine dans une totale indifférence. Néanmoins, le blond se détestait un peu plus chaque jour pour avoir eu cette stupide idée. Il détestait encore plus Granger pour ne pas lui prêter la moindre attention. Le pire fut qu'elle ne semblait même pas être déçue ou quoique ce soit. Non, elle passait devant lui comme s'il avait été une tapisserie tout à fait banale et ne tournait même pas la tête dans sa direction.

Bon, il ne s'était pas attendu à ce qu'elle soit triste, mais quand même... Après tout, il lui avait fait visiter son ancien dortoir et l'avait emmenée dans un endroit qui signifiait beaucoup pour lui. Est-ce que cela ne comptait pas un minimum pour elle ?!

Une pensée détestable s'insinua alors dans l'esprit du Serpentard. Peut-être l'avait-elle tout simplement mené à la baguette et le haïssait finalement toujours.

Cette idée fit son chemin et Drago se renfrogna encore plus, décidant même de faire tout ce qui était en son pouvoir pour ne plus la croiser dans les couloirs du Ministère.

Le pire dans tout ça, était qu'il rêvait d'elle. Elle n'était plus uniquement un fantasme qui se manifestait lorsqu'il avait trop bu. Non, il fallait que son corps parfait vienne également hanter ses songes. Lorsque Drago se réveillait le matin, après avoir passé une moitié de sa nuit à se représenter Granger dans son lit et l'autre moitié à rêver que Voldemort torturait sa famille, il était irrémédiablement de très mauvaise humeur.

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Cela faisait à présent dix jours qu'il n'avait pas adressé la parole à la Gryffondor et, aussi douloureuse que cette pensée fut à formuler, il dut se rendre à l'évidence, son contact lui manquait.

Cependant, il se voyait mal débarquer et échanger avec elle comme si de rien était. Il avait un semblant de fierté tout de même !

En plus, il avait envie de l'énerver autant qu'elle même l'avait fait en l'évitant. L'opportunité lui fut offerte le jour même. C'était le dix-huit juillet et cela faisait plus d'une semaine qu'on avait demandé à Drago de se charger d'un dossier, au combien ennuyeux, concernant un regroupement de sorciers qui vendaient des objets ensorcelés à des moldus. Il devait récupérer les pièces à convictions et s'occuper des témoignages, ainsi que des dépositions des accusés, avant de présenter tout ceci au Magenmagot pour qu'il puisse ouvrir le procès. En relisant une énième fois le rapport du Service de détournement de l'artisanat moldu, qui avait servi de base pour l'accusation, Drago remarqua une chose qui lui avait auparavant échappé. Il avait été rédigé par « Miss Hermione Granger ».

Une ampoule sembla illuminer son esprit. Il se saisit de l'un des minuscules parchemins qui servaient à envoyer des notes de service et écrivit une seule et unique phrase tandis qu'un sourire malicieux prenait place sur ses lèvres. Il allait lui faire payer son manque d'attention.

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Hermione feuilletait le nouveau dossier que Perkins lui avait confié, regrettant de ne pas pouvoir elle aussi aller sur le terrain, lorsqu'une note de service se posa sur un coin de son bureau. Elle la décacheta et lut :

« Granger, je dois te parler, rejoins-moi dans mon bureau.

D. Malefoy »

La jeune femme releva la tête, un peu étonnée et surtout très agacée. Malefoy s'était enfin décidé à lui reparler et il lui envoyait une note de service pour la prévenir. Quel goujat ! En plus, c'était à elle de se déplacer. Non mais elle croyait rêver ! Finalement, elle avait eu raison, il était, de toute évidence, toujours un « con prétentieux ».

Elle n'allait certainement pas se faire rabaisser par ce serpent de malheur sous prétexte que Monsieur avait décrété que ce jour-là était celui où elle avait le droit à son attention, alors qu'il ne la lui avait pas accordée depuis une dizaine de jours.

C'est donc d'une démarche colérique qu'elle se rendit à son bureau lorsque son heure de pause fut arrivée.

Elle toqua à la porte avec brutalité et entra sans même qu'il lui en ait donné la permission.

Elle balaya la pièce des yeux et sa colère sembla redoubler. Malefoy écrivait quelque chose, assis à son bureau et ne lui prêtait pas la moindre attention.

Prenant sur elle pour ne pas franchir les quelques mètres qui les séparait et lui mettre une gifle dont il se souviendrait toute sa vie elle lui aboya seulement :

- Je suis là Malefoy, alors parle !

Il prit tout son temps pour reposer sa plume, replier le parchemin sur lequel il venait d'écrire et s'asseoir plus confortablement dans son fauteuil. Enfin, il daigna relever la tête et Hermione croisa ses iris gris où une lueur d'amusement était clairement visible.

Alors en plus, il se foutait d'elle !

}{

Granger semblait au bord de la crise de nerfs et cela ravissait Drago. Ses yeux lançaient des éclairs et ses traits étaient si sévères qu'ils en auraient fait pâlir la vieille McGonagall. Un sourire s'étira sur ses lèvres minces.

- Pourquoi tu t'excites comme ça, Granger ? Tu viens de te rendre compte que Potter était un dégénéré ?

- Ta gueule, Malefoy, et je ne vois pas ce que Harry vient faire là-dedans !

- Rien, mais je ne l'ai pas insulté depuis longtemps alors... Il ne faut pas perdre les bonnes habitudes, tu comprends ?

Elle ne répondit rien et ne bougea pas d'un pouce mais Drago sentait qu'elle aurait tout aussi bien pu lui lancer un sortilège particulièrement cuisant ou même le frapper, encore une fois. Granger était devenue si violente ces derniers temps.

Cela dit, il ne fit rien pour la calmer. Après tout, elle l'avait cherché. Elle n'avait qu'à pas l'ignorer comme s'il n'avait été qu'une crasse sur sa chaussure.

- Bon, puisque je vois que tu n'es clairement pas sensible à mes blagues je vais te dire pourquoi je t'ai demandé de venir.

- Viens en au fait !

Drago patienta encore quelques instants, prenant le temps de repositionner une plume sur son bureau. Il savait parfaitement qu'à la minute où il le lui dirait, elle deviendrait incontrôlable. Tout simplement parce qu'il savait qu'elle n'aurait jamais envisagé la possibilité qu'il la convoque pour autre chose que pour s'excuser de l'avoir ignorée. Ce qu'il n'avait certainement pas l'intention de faire.

- Il me faut le rapport sur l'affaire de la bande organisée qui sévit à l'encontre des moldus.

Granger resta interdite quelques secondes, cette information devant monter doucement vers son cerveau.

- Quoi ?

- Je m'occupe de cette affaire et ton rapport a été perdu, il m'en faut un nouveau.

- Perdu ?!

- Oui, perdu.

- Tu dis n'importe quoi, on ne peut pas perdre un rapport comme ça.

- ...

- Je suis sûre que tu l'as fait exprès !

- Non...

Il venait tout juste d'inventer ce mensonge absurde et il savait que si la rumeur mentionnant que Drago Malefoy perdait des pièces de dossier s'ébruitait, d'autres soucis se profileraient à l'horizon. D'autant plus que le rapport en question se trouvait en ce moment même dans l'un des tiroirs de son bureau. Vu la tête que la Gryffondor tirait à ce moment-là, il lui aurait mentit vingt fois supplémentaires si nécessaire.

- Retrouve-le ! J'y ait passé trois jours, je ne vais pas recommencer.

- Ce n'est absolument pas mon problème, déclara-t-il calmement.

- Connard !

}{

Hermione était furieuse. Cette fouine de Malefoy avait perdu son travail et, en plus, il ne semblait absolument pas enclin à s'excuser. Une envie de meurtre la saisit soudainement. Si elle pouvait refermer ses mains autour de son cou d'imbécile, elle se sentirait beaucoup mieux. Au lieu de cela, elle lui asséna une insulte et lui lança son regard le plus noir. Le Serpentard, lui, ne semblait absolument pas déstabilisé et elle avait encore plus envie de l'étouffer.

- Et tu me fais venir pour ça ?!

Elle savait qu'elle n'aurait pas dû dire cela, mais plus rien ne la retenait.

- Eh bien oui, Granger, tu pensais que je t'avais demandé de venir pour te dire quoi ? demanda le blond d'une voix candide.

- Pour rien !

- Roh ! Allez, Granger, dis-moi, je sais que tu en meurs d'envie...

Il jouait clairement avec elle et elle le détestait pour cela.

- Oh je ne sais pas moi, peut-être pour t'excuser ?!

- M'excuser, Granger ? M'excuser de quoi ?

- Tu sais parfaitement de quoi !

- Non pas vraiment.

- Si !

- Non.

- SI !

- Non.

Elle ne se tenait plus qu'à un mètre de son bureau, debout comme une furie tandis que lui demeurait toujours aussi impassible.

- Tu m'évites ! cracha-t-elle.

- Oui.

La réponse de Malefoy la surprit tellement que sa bouche s'entrebâilla. Elle la referma toutefois vivement et lui lança un regard courroucé :

- Parce qu'en plus, tu ne nies pas ?

- Je ne vois pas pourquoi je nierais, Granger. Je t'évite, c'est un fait.

- Mais-mais pourquoi ?

Elle était tellement furieuse contre lui que sa voix en tremblait.

- Et toi, Granger, pourquoi tu m'évites ?

- Je ne t'évite pas.

Malefoy s'esclaffa d'un rire sans joie.

- Moi, au moins, j'ai l'honnêteté de le reconnaître.

- Ta gueule !

- Ça ne me dit pas pourquoi tu m'évites, Granger.

Merlin, comment avait-il fait pour retourner la situation et lui faire des reproches à elle ?

- Ce n'était pas à moi de revenir vers toi !

}{

La scène que lui faisait Granger allait au-delà de ses espérances et Drago s'en délectait. Elle ressemblait à une véritable lionne en cet instant et il sentit son désir refaire surface.

- Ah bon et pourquoi cela ? demanda-t-il.

- Et bien parce que ce n'est pas moi qui viens toujours vers toi !

- Et ?

- Et rien du tout, c'est toi qui m'a évitée en premier.

- Tu te rends compte à quel point tu t'exprimes comme une gamine, Granger ?

- Va te faire...

- Ok, c'est bon j'ai compris l'idée, la coupa Drago, irrité.

Hormis l'insulter, elle ne disait pas grand-chose de particulièrement constructif.

- Je ne comprends pas pourquoi tu n'es pas venue me parler plus tôt, si je te manquais tant que ça, Granger, l'attaqua-t-il.

- Qu...Quoi ?! Tu ne me manques absolument pas, Malefoy !

- Alors pourquoi me fais-tu une scène parce que je ne t'ai pas parlé depuis dix jours ?

Il sentait qu'il la poussait dans ses retranchements et que cela ne finirait pas sur une note positive mais il n'en avait plus rien à faire. Granger se foutait clairement de lui. Elle osait lui faire des reproches parce qu'il ne revenait pas vers elle mais lorsqu'il la mettait en face de ses propres agissements, elle faisait l'autruche. En plus, elle ne voulait pas admettre qu'il lui avait, en quelque sorte, manqué.

A cette pensée, une douce chaleur s'empara de son corps mais son agacement contre la jeune femme était tel qu'il songea que cela était une réaction parfaitement normale.

- C'est toi qui fais tout pour te rapprocher de moi, Malefoy ! N'inverse pas les rôles, beugla la jeune femme.

Alors ça, c'était la meilleure de l'année. Comme si elle l'avait, une fois, repoussé ?! Elle se voilait vraiment la face !

Drago était vraiment énervé maintenant et ce fût sûrement pour cela qu'il lui cracha :

- Comme si j'en avait quelque chose à foutre de toi, Granger ?! Tu n'es qu'une gamine, une Miss-je-sais-tout, qui ne fait que de pleurer parce qu'elle a plein de petits malheurs dans sa vie ! Et toi, tu sors de Gryffondor ?! Je pense qu'il faudrait mettre le Choixpeau à la retraite parce qu'il ne sait clairement plus ce qu'il fait ! Tu n'as aucun courage, Granger, tu restes là à te morfondre comme une idiote, à me faire chier alors que je m'en tape complètement !

Le Serpentard regretta immédiatement ses paroles en voyant le visage défait de la jeune femme mais il n'avait pas pu se retenir. Encore une fois, elle l'avait poussé à bout et il n'avait pas pu faire autrement que de lui balancer des insultes à la figure.

}{

Hermione avait l'impression d'avoir reçu une gifle monumentale. Les propos de Malefoy s'incrustaient en elle, comme marqués au fer rouge et elle sentit immédiatement ses yeux s'embuer.

Comment avait-il pu lui dire des choses aussi haineuses ?! Jamais – et pourtant Merlin savait que c'était arrivé de nombreuses fois – il ne l'avait autant choquée. Jamais elle n'aurait pu penser que quelqu'un aurait des mots aussi blessants à son encontre.

La jeune femme était restée immobile, comme pétrifiée par ce qu'elle venait d'entendre, pendant quelques secondes mais reprit bien vite l'usage de ses membres et surtout de la parole.

- Je te hais Malefoy ! hurla-t-elle.

Puis elle tourna les talons en claquant la porte derrière elle.

Heureusement, il ne lui restait qu'une heure trente de travail et elle pourrait bientôt rentrer au Terrier pour se réfugier dans son lit et pleurer, en espérant ne pas croiser ce salopard de Malefoy sur le chemin du retour.

}{

Ce dernier, quant à lui, n'en menait pas large. Il avait été plus qu'irrité par le comportement de la jeune femme mais il s'en voulait terriblement de ce qu'il lui avait dit. En plus, il lui avait mentit tout au long de sa tirade puisqu'il en pensait tout l'inverse. Et quand elle avait claqué la porte de son bureau, il avait eu l'impression de recevoir une gifle en pleine figure. Il fallait se rendre à l'évidence, elle ne lui adresserait plus jamais la parole.

« Pff, bon débarras, elle n'avait qu'à pas être aussi bornée », pensa-t-il dans un sursaut de fierté.

OoOoOoO

Comme Hermione l'avait prédit, à peine eut-elle posé les pieds dans l'ancienne chambre de Ginny qu'elle se jeta sous les couvertures et pleura. Elle pleura pendant ce qui lui sembla des heures, jusqu'à ce que de petits coups soient donnés contre la porte.

Elle sécha rapidement ses larmes d'un revers de manche, mais les traces rouges qui s'étalaient sur son visage n'auraient trompé personne.

- Entrez, grommela-t-elle d'une voix pâteuse.

C'était Mrs Weasley.

- Hermione, ma chérie, tu n'es pas descendue pour le repas alors j'ai pensé t'apporter de quoi ...

Sa phrase resta en suspend lorsqu'elle avisa la jeune femme qui se trouvait devant elle. Elle posa prestement son plateau sur le bureau et se précipita sur elle.

- Hermione, ma chérie ! Que se passe-t-il ?

- Ri...rien, articula Hermione tandis qu'un nouveau sanglot la reprenait.

Merlin ! Elle se serait giflée pour être aussi faible.

- Es-tu blessée ? Tu as mal quelque part ? demanda Mrs Weasley, de plus en plus inquiète.

Oui, elle avait mal au cœur. Il lui semblait encore plus en miette qu'auparavant et cela lui donnait envie de vomir.

- Non.

Molly la prit dans ses bras comme elle le put, Hermione s'étant enfoncée la tête dans ses propres bras, et la berça doucement.

- Ça va aller ma chérie. Là, là calme-toi, murmura-t-elle en lui caressant le dos.

- Ils... ils me manquent te... tellement ! articula la Gryffondor dans un sanglot.

- Je sais, Hermione, je sais. À moi aussi ils me manquent.

}{

Molly berça la jeune femme jusqu'à ce qu'elle tombe de fatigue. Elle saisit un mouchoir sur la table de chevet et essuya ses larmes puis reprit son plateau et ferma la porte.

Elle avait laissé la nourriture au cas où sa belle-fille aurait faim dans la nuit.

La matriarche redescendit dans la cuisine et nota immédiatement le regard perplexe de son époux.

- Ça recommence ? demanda-t-il sans autre préambule.

Molly prit le temps de reposer le plateau à sa place et se retourna vers Arthur.

- Oui...

- Merlin ! Je pensais vraiment que ça lui était passé. Elle semblait aller beaucoup mieux depuis quelques semaines.

- Je sais, Arthur. Je ne sais plus quoi faire pour l'aider !

Sa voix se brisa et une larme coula sur sa joue. Molly faisait tout ce qui était en son pouvoir pour aider sa belle-fille mais elle ne pouvait pas non plus ne pas céder à sa propre tristesse qui l'accablait tout autant.

Arthur se leva de sa chaise, s'avança vers elle et la prit dans ses bras.

- Moi non plus, Molly. Peut-être faudrait-il faire appel à un Psychomage.

- Jamais elle n'acceptera ! Et puis je ne suis pas sûre que ce soit ce dont elle ait besoin. Il va lui reparler de R..., de tu-sais-qui et cela va encore plus la miner. Non, moi je pense qu'elle a besoin de se changer les idées.

- C'est vrai que cela avait semblé lui faire du bien de sortir avec son amie, l'autre jour et même d'aller à Poudlard.

- Oui.

- ...

- Tu penses que c'est parce qu'elle vit avec nous et dans cette maison qu'elle n'arrive pas à passer à autre chose ? reprit pensivement Mr Weasley.

- Je pense que oui, en partie, dit Mme Weasley, peinée.

- Si seulement elle n'avait pas donné tout l'argent à cet orphelinat et que nous étions plus riches. Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour elle, elle est notre dernier lien avec... lui.

- Je sais Arthur. Oh, il me manque tellement ! Et Rose aussi !

Elle s'était mise à pleurer franchement maintenant et seules les paroles réconfortantes de son mari parvinrent à l'apaiser.

- Chut Molly, calme-toi, ça va aller, chut.

- Si je pouvais faire payer ce rat de Malefoy ! s'agaça-t-elle.

Son mari la repoussa légèrement et planta son regard dans le sien.

- Regarde-moi, Molly. Ça ne les ramènera pas d'accord ? Ils sont morts et il faut que nous fassions notre deuil maintenant.

Sa femme ronchonna.

- Molly ? Que dirait Ron s'il te voyait en ce moment ? Et Rose se demanderait sûrement pourquoi sa grand-mère, d'habitude si joyeuse, se morfond maintenant toute la journée.

Ses paroles semblèrent faire mouche et Molly reprit quelque peu contenance.

- Et puis, tu sais, tes autres enfants, ainsi que tes petits-enfants, te réclament. Percy et Ginny ne font que de me demander comment tu vas et s'inquiètent pour toi. Eux aussi ont beaucoup de peine. Sans compter que Ginny est au plus mal avec sa grossesse.

- Ginny ? balbutia sa mère.

- Oui.

Molly sentit la tristesse l'envahir de nouveau. C'était vrai qu'elle n'avait pas pensé à ses autres enfants depuis bien longtemps et elle se sentit honteuse. Elle était une terrible mère ! En plus sa fille avait besoin d'elle alors qu'elle restait là à se morfondre.

Arthur reprit la parole.

- Je vais donner sa journée à Hermione, demain et je pense que vous devriez toutes les deux rendre visite à Ginny, proposa-t-il en suivant le cours des pensées de sa femme.

- Oui, merci Arthur.

Elle se blottit une nouvelle fois dans les bras de son mari avant que celui-ci annonce qu'il était grand temps d'aller se coucher.

OoOoOoO

Scorpius patientait dans la cuisine lorsqu'il entendit la porte d'entrée claquer. Il savait que cela n'augurait rien de bon mais il ferma tout de même son « Livre des sorts et enchantements (niveau 1) » et quitta la pièce. Il s'approchait du salon lorsqu'il vit son père monter les marches de l'escalier quatre et quatre avant de l'entendre refermer violemment la porte de sa chambre.

L'enfant n'était pas inquiet, il arrivait souvent à son père d'avoir des accès de colère. Néanmoins il était un peu curieux de savoir ce qui l'avait mis dans cet état-là.

Il repartit donc en direction des cuisines en attendant que Drago se calme.

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Une heure plus tard et après un bref souper, il monta lui-même l'escalier, un plateau débordant des mets préférés de son père entre les mains. Il dut déposer le plateau au sol pour pouvoir toquer à la porte. Il envisagea la possibilité que son père se soit endormi et ne lui réponde jamais mais la porte s'ouvrit assez rapidement.

Visiblement, le blond ne s'attendait pas à trouver son fils avec toutes ces victuailles car il resta interdit un court instant.

- Qu'est-ce que tu veux ?

- Je t'apporte à manger, répondit Scorpius en désignant le plateau du menton.

- Pourquoi ?

- Parce que tu n'es pas venu manger avec moi.

- Tu veux surtout savoir pourquoi je suis rentré énervé, à mon avis, répliqua Drago.

L'enfant essaya de garder un visage impassible mais il sentit ses joues s'empourprer. Il lui semblait que son père avait toujours deux longueurs d'avance sur lui.

- Je... Euh, commença-t-il.

- C'est bon, entre.

Drago se dégagea de devant la porte et son fils ne se fit pas prier pour entrer, non sans avoir, au préalable, récupéré le plateau. Il installa celui-ci sur le lit du Serpentard et remplit deux verres de jus de citrouille.

Il en tendit un à son père mais celui-ci préféra s'intéresser de près à une mini tourte au poulet qu'avait préparé Micky.

Après l'avoir engloutie en quelques bouchées, il se retourna vers Scorpius.

- Je me répète, qu'est-ce que tu veux ? demanda Drago d'une voix calme.

Le met semblait avoir eu quelque peu raison de sa mauvaise humeur.

- Je voulais... je voulais te demander si je pouvais faire quelque chose pour toi..., répondit le gamin d'une petite voix.

- Faire quelque chose pour moi ?

Le Serpentard venait de lever un sourcil interrogateur.

- Oui, je t'ai entendu rentrer et tu avais l'air très énervé.

- C'était le cas.

- Et pourquoi ? osa demander son fils.

Son père mit quelques secondes avant de lui répondre, un voile de tristesse assombrissant son visage et il n'en fallut pas plus à Scorpius pour comprendre de quoi il retournait.

- Pour rien.

Scorpius ne savait pas s'il devait être franc avec son père. Ce dernier sembla remarquer – comme toujours – qu'il lui cachait quelque chose puisqu'il lui intima de s'expliquer.

- Bah c'est à dire que... tu as la même tête que l'autre jour.

- Pardon ? fit le Serpentard sans comprendre.

- Tu as fait la même tête que l'autre jour, quand tu es venu dans ma chambre, tenta timidement d'expliquer le gamin.

}{

Drago mit quelques secondes avant de comprendre où son fils voulait en venir.

Puis, il fut comme frappé par un éclair et s'empourpra instinctivement. Il avait compris qu'il s'était encore brouillé avec Granger. Comment avait-il fait ? Il n'en savait rien. Enfin, d'après son fils, il avait une « tête post engueulade avec Granger ». Ce qui était totalement ridicule.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, répliqua-t-il d'un ton dégagé.

Sa réponse n'eut apparemment pas l'effet escompté puisque le gamin lâcha un petit rire.

- Si, tu vois parfaitement, Papa.

Drago sentait que son calme était plus que précaire et préféra se resservir une mini tourte. Après une gorgée de jus de citrouille, il osa enfin regarder son fils dans les yeux.

- Comment tu sais ?

- Tu as cette tête, la même que l'autre fois !

- Mais enfin, qu'est-ce qu'elle a ma tête ?

- Tu as cet air tout triste et coupable, on dirait que tu viens de tuer quelqu'un ! précisa l'enfant qui s'agaçait.

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Scorpius regretta tout de suite ce qu'il venait de dire. Il n'aurait jamais dû comparer son père à un meurtrier.

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Drago, lui, était bien plus absorbé par le début de la phrase. Alors comme ça il avait l'air triste ? Et même coupable ? Non mais qu'est-ce que Granger lui avait fait ?! Lui qui était pourtant passé maître dans l'art de dissimuler ses émotions. Toutefois, celui qui venait de lui en faire la remarque était son fils et ils avaient passé tellement de temps ensemble que ce dernier avait peut-être fini par apprendre à lire derrière son masque d'impassibilité. Oui, c'était sûrement ça ! Cependant, quelque chose le dérangeait bien plus. Scorpius lui avait mentionné qu'il lui trouvait l'air coupable, ce qui était plutôt vrai puisque Drago avait regretté tout le reste de la journée les paroles qu'il avait prononcées. Par contre, il avait aussi mentionné qu'il lui semblait triste. Ça, ce n'était pas possible. Il ne pouvait pas être triste. Il était Drago Malefoy, par Merlin !

En plus, il ne pouvait pas être triste à cause de Granger. Non, cela ne collait pas. Il se sentait coupable de ce qu'il lui avait dit mais ça s'arrêtait là.

Néanmoins, une petite voix lui rappela innocemment ce qu'il avait ressenti lorsqu'elle lui avait dit qu'elle le haïssait... De la peine. Oui, il avait été peiné qu'elle ressente de nouveau de la haine envers lui. Ce qui l'affligeait d'autant plus était le fait qu'elle ait dit cela à cause de lui. S'il n'avait pas déversé toute sa colère sur elle en l'insultant plus que de raison et en lui disant toutes ces atrocités, elle ne penserait pas cela en ce moment.

Il savait qu'elle ne le haïssait plus depuis quelques temps. Il doutait même qu'elle le considère encore comme étant coupable des meurtres qui avaient touchés sa famille. Par ailleurs, n'avait-elle pas été peinée qu'il ne lui adresse plus la parole pendant près de deux semaines ? La Gryffondor avait eu beau détourner la question, il savait pertinemment que c'était pour cela qu'elle était venue dans son bureau.

Il se maudissait à présent pour avoir eu cette stupide idée. Il aurait juste pu mettre sa fierté de côté pour une fois et aller s'excuser de l'avoir ignorée. Non, il ne se serait pas excusé, il ne fallait pas, non plus, prendre un cheval pour un Hippogriffe ! Seulement, il aurait au moins essayé de renouer le contact. Contact qui lui manquait.

Maintenant, avec son comportement de débile congénital, il avait tout gâché. Parfois il ne valait définitivement pas mieux que Potter. Cette pensée lui fit l'effet d'une gifle et il se reprit : non, il valait, quoiqu'il arrive, toujours mieux que St Potter.

Voyant que son fils était inquiet devant son manque de réaction il lâcha simplement :

- Je crois que j'ai encore tout gâché.

}{

Scorpius c'était attendu à ce que son père démente, lui hurle dessus pour l'avoir analysé ou bien encore ne dise plus rien, mais certainement pas qu'il avoue son erreur.

- Comment ça, Papa ? demanda l'enfant, inquiet.

Si son père lui disait cela, c'est qu'il avait forcément fait quelque chose de grave.

- J'ai encore dit des trucs méchants Scorp'...

- Papa ! s'indigna l'enfant.

- Quoi ?! Elle n'avait qu'à pas m'agacer comme ça, aussi !

- Mais ce n'est pas une raison ! s'indigna-t-il.

- Tu ne veux pas savoir ce que j'ai dit ?

- Non. Tu sais, ça ne me plaît pas du tout, tout ça, dit-il en faisant un geste vague de la main, désignant la situation actuelle. Tu m'avais promis que tu ferais un effort avec cette dame, Papa !

- Absolument pas. Je t'ai promis d'aller m'excuser, pas de faire des efforts vis-à-vis de Granger.

Scorpius resta silencieux quelques instants.

- Pourquoi tu la détestes ?

- Comment ça ?

- Bah je vois bien qu'il y a autre chose entre toi et cette dame que seulement ce qui s'est passé entre nos deux familles. Je ne suis pas idiot, tu sais...

.

Son père ne répondit pas semblant surpris par ses propos. Son fils interpréta son silence comme un assentiment et reprit :

- Tu étais amoureux d'elle ?

- Qu... QUOI ?! s'écria Drago en manquant de s'étouffer avec une fraise.

- Je ne savais pas, Papa... se lamenta l'enfant.

- Mais je n'ai jamais été amoureux de Granger ! tonna Drago.

- Ah bon, alors pourquoi tu es tout bizarre quand on parle d'elle ?

- JE NE SUIS PAS TOUT BIZARRE ! Et arrête avec tes questions !

.

Scorpius prit lui-même un fruit et croqua dedans, perdu dans ses pensées. Même si son père n'était pas amoureux de cette « Granger » il était évident qu'ils avaient un passé commun. Il savait également qu'ils avaient été ensemble à Poudlard, mais il ne savait pas ce qui avait pu se passer. Se promettant de mettre tout cela au clair une prochaine fois, il reporta son attention sur Drago qui semblait encore plus mal qu'avant.

- Bon, il va falloir que tu t'excuses, Papa.

- Tu ne pourrais pas me dire quelque chose que je ne sais pas ?

Scorpius soupira. Parfois son père pouvait être tellement aigri.

- Comment tu veux faire ? demanda-t-il plutôt.

- Sais pas, c'est toi la tête pensante dans cette famille.

Tellement aigri et capable de faire un compliment déguisé deux secondes plus tard.

- Tu pourrais juste t'excuser ? Comme l'autre fois, proposa l'enfant.

- Non Scorp', crois-moi, après ce que j'ai dit il faudra faire beaucoup mieux que ça.

Le gamin nota que son père avait une nouvelle fois le regard fuyant. Il était clairement très mal à l'aise par rapport à son comportement.

- Donc tu penses qu'elle ne voudra pas te parler ?

- Non.

- Envoie-lui une lettre alors !

C'était, pour lui, la meilleure chance que son père avait de lui faire comprendre qu'il était désolé.

- Je n'écris jamais Scorp' !

- Bah justement...

- Et tu veux que je lui mette quoi dans cette fichue lettre ? « Je suis désolé, tu veux bien me reparler, s'il-te-plaît » signé Drago Malefoy ? En plus de ne pas me pardonner, elle me rira au nez, répliqua Drago avec aigreur.

Scorpius ne pensait vraiment pas que son père tenait à ce point à ce que cette jeune femme le pardonne. Malgré ce qu'il disait, il devait quand même l'apprécier. Cependant, il avait clairement besoin de conseils pour faire preuve de délicatesse.

Parce qu'il avait lu dans un de ses romans qu'il fallait faire preuve de délicatesse et de sincérité lorsqu'on présentait ses excuses.

- Mais non, Papa ! Il faut faire de jolies phrases, avec de jolis mots. Enfin tu vois quoi ?!

Drago afficha une moue de dégoût.

- Je ne sais pas faire ça, moi.

- ...

- Bon et si j'essaye de faire cette lettre correctement, tu penses que ça suffira ?

- Sais pas. Je ne suis pas à sa place et je ne sais même pas ce que tu lui as dit.

Le Serpentard soupira de lassitude. Il semblait véritablement désemparé. Scorpius eut alors une idée.

- Et pourquoi tu ne l'inviterais pas au restaurant ?

- Quoi ?! s'exclama son père, les yeux exorbités.

- Bah quoi, j'ai lu dans un livre que c'est ce que les gens faisaient.

- Il faut vraiment que je fasse plus attention à ce que tu lis, toi !

- Pff.

Scorpius attrapa une nouvelle fraise et la mit entièrement dans sa bouche. Cette idée de restaurant lui semblait bonne mais il ne savait pas si la dame accepterait et même si son père mettrait suffisamment sa fierté de côté pour oser le lui proposer, ou même s'il en avait envie.

- Je pense qu'il est l'heure d'aller au lit, jeune homme.

- Mais Papa...

- Quoi ?

- La lettre !

- Je m'en occuperais tout seul plus tard, allez viens, je t'accompagne.

.

Scorpius ne pipa mot. Son père n'avait que très rarement ce genre d'attention envers lui et il n'allait certainement pas chercher à le froisser maintenant.

}{

Après avoir bordé son fils et lui avoir promis, au moins une bonne centaine de fois, qu'il mettrait tout son art poétique au service de l'écriture de cette – maudite – lettre, Drago regagna sa propre chambre.

Micky y était déjà passée et avait retiré le plateau de nourriture. Il put donc directement s'allonger sur son lit.

L'idée de son fils n'était pas mauvaise. Il savait que Granger apprécierait qu'il ait pris son temps pour lui écrire ses excuses. Pourtant, il ne savait pas si cela suffirait. Après tout, elle pourrait juste brûler la lettre en voyant de qui elle était signée.

Pourtant, il devait prendre le risque. Il se sentait suffisamment mal comme cela et si jamais Granger refusait ses excuses, il aurait au moins sa conscience pour lui.

.

Il se releva donc et prit la direction de son bureau.

Il était presque vingt-deux heures mais il ne pouvait pas repousser l'écriture de la lettre au lendemain, s'il voulait arriver à s'endormir.

Il s'assit donc devant son majestueux bureau, attrapa un parchemin, trempa sa plume dans l'encre et la tint quelques secondes en l'air avant de commencer à écrire.

Il ne lui fallut pas moins de deux heures pour arriver à la terminer tant ses pensées se bousculaient dans son esprit. Et il avait, surtout, ressenti le manque flagrant de pratique.

Ce fut donc après avoir recommencé cinq fois, effacé bon nombre de mots pour les remplacer par des « plus jolis » et osé mettre sa fierté de côté que Drago consentit enfin à reposer sa plume.

.

Quelques minutes plus tard, il se dirigeait vers sa volière personnelle – qui ne lui servait presque à rien étant donné qu'il n'écrivait jamais – et attachait sa lettre à la pâte d'un hibou Grand-Duc.

Se sentant légèrement mieux, Drago repartit en direction du Manoir en se disant qu'il avait bien mérité un petit verre de Whisky Pur Feu après tous les efforts qu'il venait de fournir.


Avouez que Scorpius est A.D.O.R.A.B.L.E ! Tandis que Drago et Hermione sont insupportables... ;)

J'espère que vous ne m'en voudrez pas trop pour avoir, une nouvelle fois, « envenimé » leur relation, mais bon... tout n'est pas rose, guimauve et fizwizbiz dans la vie !

Alors rendez-vous dimanche avec... la lettre de Drago ! Et la réaction de notre Gryffondor préférée ! Quant à moi, j'attends vos retours avec beaucoup d'impatience ! :)

Kisses et à très bientôt !

Chalusse