Chapitre 9 : Désespoir
Mac se réveilla péniblement et ignora le mal de tête qui la martelait. Reprenant peu à peu ses esprits, elle s'adossa contre le mur et ouvrit péniblement les yeux, découvrant qu'elle était dans une quasi-totalité obscurité. Elle se frotta l'arrière de la nuque qui était douloureux et se décida à se mettre sur ses deux pieds, ne serait-ce que pour étirer ses membres endoloris.
Tant bien que mal, elle réussit à se mettre debout et tâta à l'aveuglette tout ce qui pouvait bien l'entourer.
Après une inspection rapide de la pièce, elle conclut qu'il n'y avait rien entre ses quatre murs, ne fusse que sa propre présence.
Rien ne filtrait de l'extérieur. Pas un seul bruit. Aveuglée par l'obscurité de l'endroit où elle était faite prisonnière, Mac se concentra essentiellement sur son ouïe, mais même ce sens ne lui servait à rien. Tout était tristement calme.
Elle resta près de la porte en métal qu'elle avait découvert alors qu'elle avançait les mains devant elle, à la recherche par la découverte du moindre obstacle.
Fatiguée, elle se laissa glisser contre la porte et une longue attente commença pour elle.
D'après Mac, deux heures passèrent avant qu'un bruit de l'autre côté de la porte ne se fasse entendre. Elle se remit rapidement sur ses pieds et recula alors que le bruit d'une clé insérée dans une serrure brisa définitivement le silence qui l'entourait depuis son réveil.
La porte métallique s'ouvrit finalement et la carrure d'un homme apparut. Mac plissa les yeux, incommodés par la lumière du couloir qui faisait dos à son geôlier. Il s'avança dans la pièce, une arme au poing.
_Déshabille-toi !
Mac recula jusqu'au fond de la pièce et se mit en position défensive comme le lui avait appris le corps des marines, alors que l'homme avançait toujours dans sa direction. Il s'arrêta à quelques pas de la jeune femme et lui lâcha un sourire qui glaça le sang de Mac.
Mais bien décidée, à ne pas répondre aux demandes de l'homme, elle serra les poings et attendit le moindre geste de l'homme.
Mais il ne semblait pas être prêt à patienter et chargea son arme avant de mettre Mac en joue.
_Je ne le répèterais pas une seconde fois
Résolue, Mac commença à déboutonner sa chemise. Elle se mordit la lèvre alors qu'elle retirait ses chaussures. Le chemisier ouvert, elle le fit descendre de ces épaules.
_Pas de gestes brusques.
Un second homme pénétra à ce moment là dans la pièce, alors qu'elle retirait son pantalon. Il vint se positionner à côté de son collègue et jeta un œil quelque peu gourmant à Mac. Il jeta le reste de ces vêtements aux pieds des deux hommes et croisa les bras sur sa poitrine.
_Le soutif
Sentant une boule se former au creux de son estomac, Mac dégrafa lentement son soutien-gorge qu'elle jeta sur la pile de ses autres vêtements. Seulement vêtue de sa culotte, elle tenta de cacher au mieux sa poitrine. Elle priait intérieurement qu'on ne lui demande pas de retirer la dernière parcelle de tissu qu'elle portait.
Avec soulagement, l'homme qui venait d'arriver attrapa ses vêtements et les jeta à l'extérieur de la cellule. Il sortit alors des menottes de sa poche arrière et s'approcha de Mac.
_Retourne-toi
Sans rien dire, elle obéit et elle se mit face au mur, luttant contre les larmes qui lui piquaient les yeux. Elle n'avait aucune idée des intentions des deux hommes et son instinct de femme prenait doucement le dessus. La panique la submergeait alors que l'homme s'approchait d'elle. Elle pouvait sentir son souffle dans son cou et sans plus de ménagement, il lui attrapa les poignets qu'il menotta dans le dos.
Alors le long supplice de Mac commença. En plus des menottes, le ravisseur sortit un bandeau de sa poche et banda les yeux de la jeune femme, assez fort pour qu'elle ne puisse pas l'enlever.
Il sourit en sentant le léger tremblement de sa prisonnière. Profitant de son avantage, il laissa ses mains courir le long du corps de la jeune femme qui trembla de plus bel.
Mac serrait les dents pour ne pas se mettre à crier, certaine que les deux hommes n'attendaient que cela. Les larmes s'étaient mises à couler sur ses joues, bien contre sa volonté. Mais la peur panique que les deux hommes n'abusent d'elle ne voulait pas la quitter.
Elle pouvait sentir les mains de son geôlier courir le long de sa colonne vertébrale et s'attarder sur la chute de ses reins. Une des mains jouaient dangereusement avec l'élastique de sa culotte. Totalement à sa merci, Mac se laissait faire, suppliant intérieurement pour que la torture prenne rapidement fin.
Comme si ces prières avaient été entendues, les deux hommes sortirent finalement de la pièce, la laissant à nouveau seule. Mac s'autorisa à respirer alors que le cliquetis de la serrure lui faisait comprendre qu'on l'enfermait. Comme si elle pouvait aller bien loin.
Isolée, les mains menottées, les yeux bandés et presque nue, Mac laissa sortir un long gémissement de douleur physique et morale.
Elle aurait aimé ne pas se fier à son instinct qui ne cessait de lui crier de plus en plus fort que ses jours étaient désormais comptés.
