BrockBuck mon Stony

Auteur : Angelscythe

Genre : Romance, mystère, action, noir (toujours du nouar), shonen-ai

Couple : BrockBuck (ou WinterBones mais j'aime bien BrockBuck) et Stony.

Disclaimers : Tous les personnages appartiennent à Joe Simon, Jack Kirby, Larry Lieber, Don Heck et Stan Lee (ça fait beaucoup de monde ça) hormis la petite Maggie.

Note : Cette fic est la base d'une idée/défi de ma Sailor Sweety-fourniseuse d'idée de base entreprise adorée.


Chapitre 10 : Remises à zéro

Malibu, Californie

Appuyant son dos contre le dossier confortable de son fauteuil. Il vérifia le prototype de sa nouvelle invention puis tendit la main vers les constantes de sa petite famille de cette façon presque nerveuse. Steve lui avait dit qu'il partait à la tour Stark sans lui avoir annoncé plus de choses ce qui était absolument anormal.

Il ne dirait pas qu'ils ne se cachaient absolument rien, ce serait un honteux mensonge, mais il ne risquait pas de lui dissimuler ce qu'il faisait. Ce n'était pas dans les habitudes de Steve d'aller rejoindre Pepper. D'accord, sa plus vieille amie était morte il y a peu et son meilleur ami faisait la Une de tous les journaux mais niveau amitié, il pouvait compter sur Sam et Natasha pour pallier.

Quoique… Tony n'aurait donné cet honneur qu'à Falcon, malgré les arguments de la rousse.

- JARVIS, appelle Pepper.

- Tout de suite, Monsieur.

Tony se leva de son siège et regarda les constantes de Steve avant de grimper les escaliers.

Il sortit de sa pièce de travail et sourit en voyant sa fille chérie jouer au ballon avec l'Iron Nurse. Steve pourrait possiblement avoir une crise cardiaque de voir sa précieuse princesse sortir des codes des années trente mais puisqu'ils avaient céder à la danse, il pourrait le blondinet à fermer les yeux sur le sujet.

- Daddy !

- Tu m'as manqué, ma chérie.

La petite courut vers lui.

- C'est rare que vous me parliez comme ça, Tony. Mais j'en suis ravie.

Stark souleva sa fille dans ses bras.

- Bonjour, Pepper.

- Peppy ! Funny soir ? Demanda-t-elle avec toute sa naïveté d'enfant.

- Une conversation non professionnelle ? Pepper ! Se moqua Tony.

- Oooh ?

L'homme serra sa fille contre lui et fit signe à l'Iron Nurse de lui donner le ballon de football.

- Je vous contactais au sujet de Rogers. Il est arrivé chez vous ?

- Je suis sûre que vous avez déjà la réponse. Mais oui, il est arrivé sain et sauf.

Tony poussa la porte et posa son ballon sur le sol avant de faire de même pour Maggie. Qui donna un grand coup dans la balle. Avantage d'avoir un immense programme qui lançait des conversations absolument partout. Ça ne provoquait l'interruption d'aucune activité.

Ou presque.

- Je peux savoir ce qu'il fait ?

Il réceptionna la balle pour la renvoyer vers sa gamine qui sauta dessus avec allégresse.

- Il est en réunion.

- À la tour Stark ?

Mais il devait faire très attention à ce qu'il disait puisque Maggie pouvait tout entendre.

Il s'accroupit pour recevoir le ballon que lui envoyait sa petite.

- Que ferait-il à la tour ? Il n'a rien à y faire.

Il jeta la balle à Maggie et la vit s'enfuir en courant. Il la surveilla d'un œil, s'en voulant d'être toujours débordé de travail et de ne jamais pouvoir s'occuper d'elle ses derniers temps. Elle n'était pas habituée à ça. Il ne voulait pas être comme…

- St… Rogers, se reprit Pepper, m'a demandé de ne rien dire. Mais il aura bientôt fini. Je vous recontacterai. Au revoir Maggie.

- Au'voir, Peppiiiiie !

La communication s'acheva d'une façon que Tony ne pouvait que trouver suspecte. On lui cachait quelque chose et ça l'agaçait au plus haut point.

- JARVIS prépare un jet immédiatement. Ordonna-t-il. Ma chérie, vient, on va aller à New York.

- Neige ?

- Eh oui ! Il y en a beaucoup à New York. Tu es tellement intelligente ! Gagatisa-t-il, un peu trop, en attrapant sa fille sous les aisselles pour la soulever et la lever dans les airs.

Elle agita les bras en riant.

- Je te ferais une belle boule à neige comme ça tu auras ta neige dans ta chambre.

Il jeta un regard vers la gadoue dans la partie du jardin qui se couvrait de poudreuse dès que sa fille le souhaitait. Ou presque.

- Ouiiiiii ! Merci daddyyyy !

Tony lui posa un baiser sur la joue ce qui fit rire la petite à cause de sa barbe.

- Monsieur, votre jet est prêt.

À ses mots annoncés par JARVIS, Tony sut qu'il était l'heure de rejoindre son amant pour le tuer de ses propres mains. Ou de découvrir ses cachoteries, dans un premier temps.

New York, New York

Assis dans une des nombreuses salles de réunion de la tour Stark, et se demandant bien par quelle magie ce genre de pièces existait dans ce bâtiment, Steve était complétement perdu. Peut-être, ou plutôt sans doute, parce que c'était la première fois qu'il voyait Bucky pleurer. Ça avait plutôt été l'inverse… Et il se retrouvait incapable d'agir. Est-ce qu'il devait se lever pour le prendre dans ses bras ? Est-ce qu'il souhaitait le contraire ?

Il finit par se lever, incapable de le voir comme ça plus longtemps, et s'assit à son côté pour le prendre dans ses bras et lui frotter l'épaule.

- Bucky…

Il s'était mis à pleurer lorsqu'il avait eu fini son compte rendu, lorsqu'il avait parlé de cette femme, du sérum, des bébés et puis lorsqu'il avait mentionné Brock, il avait éclaté en sanglot.

- Bucky, tout va bien se passer.

- Bien se passer ? Il est parti ! Protesta le brun en serrant ses mains sur le paquet de cigarette dans sa main.

- Il est peut-être…

- Il est parti. Renifla Bucky. Il m'a laissé et il est parti.

Steve le resserra contre lui, lui frottant doucement l'épaule.

- Il reviendra. Il t'aime.

- On n'a pas arrêté de se disputer. Chaque instant… Depuis que mes idées se sont remises en place. Depuis que le fait de tuer purement et simplement m'insupporte, depuis que je suis différent.

- Mais tu es fantastique. Argumenta Steve.

- Ce n'est pas son avis. Rétorqua Bucky en pressant son front contre son épaule.

Malgré tous ses efforts, il ne pouvait rien faire contre ses larmes. Ça devait forcément être dû aux hormones qui affluaient dans son corps. Il l'espérait, en tout cas. Il porta sa main à son ventre à moitié couvert et dont les vêtements étaient encore rigide du froid.

Dehors, il neigeait de gros flocons mais ça n'avait aucun sens.

Il comprenait pourquoi Brock était parti et ça lui faisait encore plus mal. Bien sûr qu'il était différent mais le tueur sans âme, sans pensée qui n'aimait que lui, il était encore là. Il le sentait à cette façon de s'accrocher à ce paquet de cigarette, à cette inquiétude qui le rongeait parce que Rumlow était quelque part et que ses blessures étaient toujours à vif.

Ce qu'il lui reprochait le plus, c'était qu'il ne lui avait même pas donné une chance.

Juste parce qu'ils s'étaient disputés pendant six heures ? Bon, c'était beaucoup, mais il n'y avait pas que ça !

Il n'y avait vraiment pas que ça.

Il pressa sa main contre son ventre et se moucha dans la manche de son manteau.

- Tiens.

Bucky remercia vaguement Steve et se moucha dans le mouchoir qu'il lui tendait. C'était déjà mieux, en effet.

- Cette femme… Elle avait l'air d'être plutôt douée.

- Tu veux qu'elle le retrouve ?

- Non. Je devrais lui donner mes enfants en échange. C'est hors de question.

Le Soldat de l'Hiver donna un petit coup sur le pectoral de son ami.

- Je pensais à toi. Si elle apprend pour toi et Maggie.

- C'est possible mais j'en doute. On a gardé ça secret et officiellement, Maggie est adoptée. Elle n'aurait aucune preuve et je n'en parle qu'à des personnes de confiances.

- Elle pourrait être ici.

- Tout est vérifié trop souvent. Je doute qu'elle sache quoi que ce soit. Lui dit Steve dans un sourire.

- Génial, personne ne saura que j'ai pleuré. Dit-il en se mouchant une nouvelle fois.

Il afficha un petit sourire en serrant le tissu dans sa main.

Steve le resserra.

- Je vais m'arranger avec Tony, tout va se régler. On protégera tes enfants et on réglera ce problème de… cette femme.

- Qu'est-ce que tu en sais ? À t'entendre parler, il ne me porte pas dans son cœur.

Le Capitaine se frotta le crâne. Il n'allait pas lui dire que Tony était jaloux et il ne voulait pas déclencher de nouvelles larmes en rappelant qu'il avait été l'arme d'HYDRA.

- Il me porte dans son cœur. Et si ça peut aider nos enfants.

- Ou les mettre dans l'embarras parce que cette femme veut les miens.

- On répète la dispute avec Tony, là ? Parce que j'aurais besoin d'argument alors si tu pouvais m'en souffler ?

- On va y arriver. Mais je ne veux pas te faire défaut.

- Ne t'inquiète pas. Tu es mon Bucky, je ne vais pas te laisser tomber.

Le brun leva les yeux vers lui et Steve ne comprit son erreur que lorsqu'il se retrouva à câliner un mercenaire sanglotant dans ses bras.

µµµ

Brock donna des billets à une vendeuse qui les échangea contre deux paquets de cigarettes. L'homme de la remercia pas et s'éloigna en ouvrant son portefeuille. Il avait encore tout leur argent. Il n'aurait pas dû le prendre. Il aurait dû le laisser à Bucky pour qu'il puisse en faire usage.

Il vida un des paquets de cigarettes dans sa poche pour y mettre tout son argent, billets ou pièces, et ses cartes. Il voulut ajouter une photographie mais la garda précautionneusement. Il écrivit le nom « artiste » sur le paquet puis repartit vers la tour Stark, faisant attention à n'être surpris par personne avant de jeter le paquet dans la boîte aux lettres de la tour par sa fenêtre ouverte.

Il en profita pour lever les yeux et essayer de deviner où est-ce qu'il pouvait être dans les étages. Il avait juste envie de rentrer dans le bâtiment et d'aller le chercher, de le prendre dans ses bras, de l'embrasser et de s'excuser. Mais il fallait croire qu'il était terriblement lâche.

Il redémarra la voiture et s'éloigna, repartant droit vers Washington.

Il n'arrivait pas à se faire à l'idée que son artiste et Bucky s'étaient emmêlés. Bien sûr, le voir plein de vie et lui répondre au tac au tac l'enivrait de joie, bien sûr il aimait le serrer dans ses bras et l'embrasser, caresser son ventre où grandissait leurs bébés mais… Mais ils n'avaient plus rien en commun. Il ne pouvait plus le protéger, ils n'avaient plus la même âme de tueur, ils ne s'en remettaient plus l'un à l'autre…

Il détestait tout ce qui les éloignait et sa lâcheté par-dessus tout.

Il tira une cigarette avec nervosité et l'alluma, donnant un coup dans le volant pour s'engager sur la grande voie.

Un crissement de pneu retentit violemment et juste après, la taule vibra. Il se crispa et sentit le métal rentrer dans sa cuisse, le sang napper sa peau alors que sa tête cognait violemment l'airbag.

Il n'eut pas le temps de faire le moindre geste qu'il entendit la porte s'ouvrir. Il se redressa péniblement pour voir l'étrange femme, portant un fouet à la main alors qu'elle avait arrêté toute la circulation.

- Bonjour, Crossbones. Je cherche ton petit ami.

- Ah… Pas de chances. On s'est quitté en mauvais termes. Je dois vous remercier. Je ne sais pas où il est.

Arquant son dos, il s'appuya contre le dossier de son fauteuil et tira sur sa cigarette.

- Peut-être que si je t'attrape et que je te torture, il accourra comme un petit chien.

- Vous n'êtes pas au courant des derniers évènements ? Il a du mordant maintenant…

Rumlow recracha la fumée.

- Et à bien y réfléchir : j'adore ça.

La femme se pencha sur lui.

- On verra bien, alors.