Béta : HourtoNote.

Bonne lecture.


Derek patientait, le temps que Ray Marty arrive, assis sur un des sièges de fortune à l'entrée du bâtiment. Il était calme alors que pour le fils du sheriff installé à ses côtés c'était tout l'inverse. Le jeune homme n'était pas tant énervé par le chauffeur de poids lourd qui ne semblait pas décidé à arriver, que par le comportement du loup qui était toujours sans explications.

Et Stiles n'aimait pas ne pas savoir ce qu'il prenait au loup, mais surtout ne pas savoir ce que Billy avait bien put lui dire à son sujet pour faire changer d'avis l'autre grincheux. L'inconnue ce n'était pas son truc, il devait tenir ça de son père.

Tu peux te calmer deux minutes, grogna Derek en fixant le jeune homme et sa jambe qui tremblait tellement au point de lui casser les oreilles

Le jeune homme soupira au moins le plus vieux avait repris un comportement plus habituel. Venant de lui.

Tu sais ce qui me calmerais, savoir ce que Billy à bien put te dire pour que tu te comportes ainsi.

Stiles n'abandonnait pas, il voulait savoir et sa mère en était témoin il ne trouverait pas le repos tant qu'il n'aurait pas le fin mot de cette histoire. Mais Derek ne semblait pas décidé à répondre favorablement à son désir.

Le loup se contentait de lui sourire. Ils reprenaient enfin une relation normale, Stiles se comportait à nouveaux comme le gamin puéril qui cherchait par tous les moyens à lui faire cracher le morceau sur n'importe quoi. Et ça Derek, aimait plutôt bien, il ne faudrait jamais que le jeune homme changes.

Non mais allez, fait pas ton grincheux, déclara Stiles limite en commençant à le supplier. Tu sais que techniquement je suis ton supérieur, tu me dois obéissance, dit-il telle une dernière carte dans sa manche.

Mais ça ne fonctionna pas, du moins pas tout de suite. Ce ne fut qu'après un petit instant de silence que le loup se décida à quand même lui donner un semblant de réponse. Les yeux de chien battue de Stiles était efficace, pas aussi irrésistible que ceux d'Isaac, mais pas loin.

Il m'a dit que tu leur apporte beaucoup, dit-il calmement, je veux voir si c'est vrai.

Ça avait été le cas au début de la journée mais maintenant c'était juste qu'il était impressionné. Surtout que même avec le professionnalisme dont faisait preuve le plus jeune, il restait lui-même. Toujours une petit remarque sarcastique et non dénuer d'humour pour clore ou même commencer une discussion. Ça lui avait manqué. Il avait honte d'avoir gâché la session de la vielle de son one man show en boudant, mais ça il ne l'avouerait jamais, surtout pas au fils du sheriff.

D'accord, se dit Stiles, depuis quand ce loup s'intéresse à lui ? En tout cas plus comme le petit humain à qui il fallait toujours sauver la vie, histoire d'avoir bonne conscience. Mais comme la personne la plus importante au sein de son boulot. Cependant depuis quand il était la personne la plus importante de son boulot, il se faisait réprimander toutes les semaines. Dans tous les cas, il n'était pas le pire, Martin c'était tous les deux jours.

Comment ça je leur apporte beaucoup ? A cause de moi trois supers ex-agents de la CIA travaillent maintenant comme technicien de surface. ET ILS SONT HEUREUX DE L'ETRE !

La dernière phrase, le jeune homme l'avait hurlé au point que la secrétaire à l'accueil se mit à le réprimander du regard. Derek en souriait presque, en fait il en souriait presque mais il ne fallait pas que le plus jeune le sache, alors. Après avoir retrouvé son calme le plus rapidement possible, il tourna la tête « l'expression du grincheux », comme devait se dire le fils du sheriff, sur le visage. Et il haussa un sourcil.

Moi non plus je ne vois pas ce qu'ils te trouvent, grogna-t-il.

Tiens revoilà monsieur grognon, s'exclama Stiles.

Puis il marmonna un truc, lança quelque hypothèse comme quoi il suffirait que Stiles l'hyperactif laisse place à Stiles le professionnel pour que Derek le grincheux aille se faire voir ailleurs. Ça a l'air simple comme ça mais ça lui avait pris plusieurs minutes pour se dire cela. Un peu trop longtemps, le loup avait fini par décrocher. Oui le jeune homme lui avait manqué mais pas à ce point. Donc Hale n'écoutait pas, c'est pour ça qu'il manqua de peu de sursauter quand le fils du sheriff changea brusquement de sujet.

Donc on a probablement à faire à un collectionneur de sirènes, déclara-t-il.

Derek le fixa du regard l'air de ne pas comprendre. Stiles esquissa un léger sourire. Bah quoi, c'est lui qui voulait qu'il fasse preuve de sérieux et de professionnalisme, d'après sa théorie.

J'ai déjà eu à faire à un collectionneur des choses surnaturelles et bien entendue ces dernières se sont échappés. Ça n'avait pas était beau à voir.

Le jeune homme tremblait de la tête au pied comme pour chasser un mauvais souvenir ou une mauvaise pensée. Et ça essayait d'être professionnel pensa le loup.

Bien, on fait quoi alors ? demanda-t-il.

Pas la moindre idée, s'exclama le plus jeune avec son ton habituelle.

Derek le regarda sans arriver à déterminer si le jeune homme blaguait au non. Mais au vue du sourire crispé, il ne blaguait pas.

Désolé d'habitude je dois juste m'occuper d'un monstre qui mange/ tue/ pétrifie/ envoie dans une autre dimension/ endors dans un sommeil éternelle ses victimes parce qu'ils ont profaner/dérobé/invoquer/se badigeonné de sauce super délice pour monstre. C'est simple il faut jusque que je trouve quel monstre c'est pour ensuite le capturer/ neutraliser/ protéger/ libérer/ exorciser.

Il s'arrêta net, voyant que le loup n'avait pas détourné le regard. Il devait probablement se demander s'il pouvait se permettre le plaquer contre un mur et de le menacer de lui arracher la gorge avec les dents, devant public. C'est peut être signe qu'il devait arrêter de tergiverser et entrer dans le vif du sujet. Mais parler de ce qui le tracassait avec le grincheux, c'est plutôt extrême.

Mais la seule raison qui pousserait une sirène à tuer, c'est d'avoir un mobile, déclara-t-il. Je sais ce n'est pas une vrai raison, mais c'est comme ça elle tue parce qu'elles ont une raison. Sauf les sirènes des mers du sud, qui bouffe les marins comme nous on bouffe des chocolats, se reprit le jeune. C'est pour ça qu'on les surnomme « vampires des mers ».

Derek soupira un chouïa en tachant d'être discret, il savait bien que si Stiles le remarquait il allait en attendre parler pendant un moment bien trop interminable pour lui. Cela ne faisait nul doute que le jeune homme essayait de lui dire ce qui l'inquiétait dans cette histoire. Mais par contre il était obligé d'enrober ça de trucs sans intérêt.

C'est une enquête criminelle, s'exclama le jeune homme sans se rendre compte que le loup n'écoutait qu'à moitié. C'est trop compliquer pour moi.

Le plus vieux tourna brusquement la tête vers le jeune agent du Centre. Il avait bien dit ce qu'il pensait qu'il avait dit. Derek haussa un sourcil d'incompréhension, depuis quand c'est trop compliquer pour lui. On parle de Stiles Stilinski tout de même, où était-il allé chercher cette idée ?

Quoi, lança le fils du sheriff en voyant que le loup était en train de le fixer avec un visage beaucoup plus expressif que d'habitude sans toutefois dire quoi que ce soit. Ne me dit pas que tu vas faire ton Scott et me dire que j'en suis capable bien que je sois qu'humain. Regard ce qu'il est arrivé les fois au j'ai voulu me mêler des enquêtes de mon père, termina-t-il en pensant à la recherche d'une certaine moitié de corps et à la morsure de Scott qui en avait suivi.

Le loup soupira cette fois-ci sans se cacher. Il n'avait jamais compris pourquoi le jeune homme avait si peu confiance en lui. Même maintenant avec son travail, où il est doué même M.O.M l'avait reconnue et ceux même alors qu'elle l'enguirlandait. Stiles n'avait toujours pas confiance en lui. Mais ce n'était pas au loup de lui prouver qu'il pouvait avoir confiance en lui-même. Ce n'est pas son rôle, il n'était que le grincheux. Ouais, mais s'il restait comme ça, il n'allait pas avancer, il était obligé de faire quelque chose, de dire quelque chose.

Stiles, t'es le seul gamin que je connais qui avait un panneau pour les enquêtes dans sa chambre, commença-t-il à dire.

Ce n'est pas parce que je suis le seul gamin que tu connais, ajouta Stiles interrompant ainsi le loup. Bien sûr mise à part Scott, Liam, Isaac, Jackson, Lydia, Hayden, Mason, Danny, Ethan, Brett, ta sœurs et Alli…

Stiles préféra se stopper, il allait aborder la liste des noms difficile à prononcer. Ce n'était pas le bon moment. Et puis bon, Derek était en train de le fixer avec son regard « interrompe moi encore et je t'égorge » à moins que ce soit le « Et après tu te plains que je ne dis jamais rien ». Il avait un peu perdu la main semble-t-il.

Stiles, si tu n'avais pas été là, la moitié des noms que tu viens de citer ne serait plus de ce monde.

Le fils du sheriff leva les yeux, si c'est pour dire des âneries pareilles, le loup pouvait rester silencieux, il avait sa bénédiction.

Tu n'as pas d'autres phrases toutes faites à déclamer, s'exprima-t-il en haussant le ton. C'est sûr que se faire malmener par un grand père ou posséder par renard machiavélique ça a vraiment changé la donne. Mais pas dans le bon sens, ajouta-t-il en marmonnant.

Derek grogna, forcement il a fallu que ça lui tombe dessus, il n'aurait pas pu craquer devant Scott plutôt que lui. Il ne sait pas y faire avec ces choses-là. Faire les discours réconfortants ce n'était pas son truc. Il était même plus que novice dans le domaine.

Et puis j'oubliais la fois, où j'ai tué une chimère alors que Donovan aurait pu nous aider à comprendre les manigances de Théo avant que la situation soit désastreuse. Ça oui, ça à dut sauver des vies.

Ça suffit, s'exprima soudainement le loup en posant ses mains sur les genoux du jeune homme dans l'objectif de le rendre immobile et qu'il ne le coupe pas dans son élan. Ta fait des erreurs, mais t'était un gamin maintenant t'es un agent du Centre. Et c'est eux qu'y ton proposé un poste, parce qu'il on vue que tu es quelqu'un de fiable, de confiance….

Stiles resta bouche bée alors que le grincheux était en train de débité son monologue. Derek Hale était en train de monologuer, le fils du sheriff n'en croyait pas ses yeux, ni ses oreilles. Il était mort c'est ça, une crise cardiaque alors qu'ils attendaient le chauffeur de poids lord. C'était la seul explication plausible. Pourtant ça faisait un bien fou !

Quelqu'un sur qui on peut compter qu'importe la situation, continua le loup sans faire attention au garçon.

En fait si, il faisait attention même un peu trop. Sans s'en rendre compte, il s'était beaucoup rapproché de Stiles, il avait son visage à quelque centimètre du sien.

T'es aussi quelqu'un de… dit-il en comblant encore la distance entre eux, il ne pouvait s'en empêcher c'était comme un besoin.

Le loup ne savait plus quoi dire, la situation commençait à le rendre nerveux. Mais il n'était pas le seul à ne pas savoir quoi dire, c'était aussi le cas de Stiles, pour une fois. Avoir les lèvres du loup si près de lui qu'il pouvait percevoir sa respiration ne lui permettait pas de rester concentré. Ils se reprochèrent encore un peu sans savoir pourquoi et puis brusquement Derek bougea et quitta la pièce au pas de course.

Le loup était partie tellement vite que c'est limite si Stiles ne tomba pas en avant, il lui fallut quelque instant avant qu'il reprenne clairement ses esprits. C'est lui ou il avait l'impression qu'ils avaient failli s'embrasser avec le grincheux. Est-ce qu'il avait vraiment voulu que le Derek l'embrasse ? Ça c'était le genre de question à laquelle il n'arrivait pas à trouver de réponse.

C'est fou, quand ça le concernait lui, la plus part du temps il n'arrivait pas à émettre la moindre petite hypothèse farfelue. Alors que quand ça concernait les autres, c'est un carnaval de théorie plus extravagante les unes que les autres. En parlant des autres, est-ce que Derek allait bien ? Non parce si lui avait peut-être, il pensait bien peut être, voulu qu'ils s'embrassent, quand était-il du loup. Ils étaient bien deux dans cette histoire.

Stiles aurait pu passer des heures à se demander ce qu'il n'allait pas chez le plus vieux pour qu'il ait envie de rouler une pelle au petit hyperactif qu'il était. Ça aurait été le cas, si malgré qu'il soit un pauvre et pathétique humain, il n'ait pas un certain égo plus ou moins développé. Alors le fait que Derek se soit enfuit en courant sans prévenir, lui restait un peu en travers de la gorge.

Concernant le comportement du loup, Stiles ne voyait que deux explications logiques. Premièrement Billy ne s'était pas contenter de discuter avec le grincheux et aurait utilisé un de ses bidules truc extraterrestre, croyant bien faire. Ce ne serait pas si étonnant que ça de la part du directeur adjoint. Ça aurait retourné le cerveau de Derek au point que celui aurait des envies délirantes, comme vouloir embrasser le fils du sheriff, mais l'absurdité de la chose l'aurait comme débloqué des effets du machin chose d'un autre monde.

Deuxièmement, le loup avait des sentiments pour lui et rêvait de lui rouler la pelle mais il a pris peur alors que son rêve était sur le point de se produire. Non ce n'est n'importe quoi, Derek Hale ayant des sentiments pour lui, c'était comme croire qu'il neigerait en août. Quoiqu'avec le réchauffement climatique, il n'y a plus de saison alors qui sait. Non, c'était vraiment une idée des plus saugrenues, c'était forcément la première hypothèse qui était la bonne. Il fallait vraiment que Billy cesse de se mêler des affaires des autres.

Ou alors, Derek avait brusquement quitté la pièce parce qu'avec sa super ouïe de loup il avait entendue Ray Marty monter dans son camion pour s'enfuir avec. C'était une conclusion qu'on pouvait tirer en entendant le camion démarrer brusquement sous l'exclamation des autres personnes présente. C'est vrai que ça répondait qu'à une partie des questions que se posait Stiles. Il ne comprenait toujours pas pourquoi Derek avait voulu l'embrassé, mais pour l'instant il ne pouvait s'en occuper, leur suspect principal cherchait à s'enfuir.

Stiles sortir en trombe du bâtiment admiratif des transports Antoine quelques secondes après le loup. Il aperçue ce dernier se mettre à courir à la suite du camion, mais il ne put pas le faire très longtemps. C'est vrai qu'avec ses pouvoirs de loup il pouvait aisément se mettre à la poursuite de Marty, mais c'était attirer l'attention de tout le monde. Et puis c'est surtout sous sa forme complète de loup qu'il était le plus rapide. La meilleure solution restait de rejoindre la jeep le plus vite possible pour rattraper le camion.

Sauf que Stiles après la surprise de voire Ray s'échapper, ne semblait pas préoccuper par la situation. Il laissait à Saint-Claire le temps d'expliquer qu'il avait juste voulu prévenir Marty que la police voulait le voir, c'était son ami après tout. Mais Ray avait paniqué et accouru vers son camion dès qu'il lui avait parlé. Il avait surement peur qu'il y est des preuves contre lui dedans, se dit le fils du sheriff.

Derek s'impatientait près de la jeep en grognant, c'est une blague. C'est sûr qu'il avait de quoi douter de son utilité s'il se comportait toujours comme ça pendant ses enquêtes. Après un instant interminable pour Derek, le fils du sheriff vint le rejoindre.

Je retire ce que je t'ai dit, s'exclama le loup en rentrant dans la jeep, t'es pas quelqu'un de fiable.

Peut-être mais au moins j'ai pensé à cette éventualité et donc j'ai mis un traceur sur le camion au cas où, dit-il en montrant son Chronoscan, où on pouvait voir un point clignoté sur un schéma de la ville.

Derek sourit, plus ou moins, tout en émettant son grognement caractéristique. Il avait oublié que le fils du sheriff aimait bien se foutre de sa gueule de loup mal léché. C'était peut-être le moyen que le jeune homme avait pour survoler le malaise dû à la situation de tout à l'heure. Lui se contentait de grogner.

Ils suivirent le camion en silence et avec une distance respectable pour ne pas se faire repérer. Ray croyant qu'il n'était pas suivit, c'était calmé et suivait les limitations de vitesse alors qu'il prenait la direction de la sortie de la ville. Mais le chauffeur de poids lourd n'était pas le seul à voir son taux d'adrénaline baissé, c'était aussi le cas de Derek et Stiles. Et maintenant que leur stresse et la nervosité étaient retombés et le silence régnant dans l'habitacle, il n'était plus qu'une question de temps avant qu'ils abordent un certain sujet, il était sur le bout de leur langue. Mais aucun d'eux ne voulait l'aborder, mais il y en avait un qui risquait de craquer bien assez tôt.

Derek voulait à tout prix éviter ça, ce n'était qu'un moment d'égarement. Et puis il devait se concentrer sur l'affaire tenta-t-il de se persuader. Il fallait donc briser le silence et si c'était Stiles qui le faisait ça allait être pour parler du sujet qu'il ne fallait pas aborder. C'était donc à lui de le faire, mais il allait probablement faire son grincheux, comme disait le plus jeune.

Il lui fallut plusieurs minutes avant qu'il agisse. Ils se retrouvaient sur une petit route déserte qui longeait la coté et d'après le GPS allait finir par serpenter dans la forêt. Elle devait ne pas être fréquentée tous les jours et il n'était donc qu'une question de temps avant qu'ils se fassent repérer. Ils devaient donc se dépêcher de le rattraper avant que Ray comprenne qu'il était suivit, il trouverait bien une solution pour disparaitre. En tout cas ça donnait une bonne raison au loup de briser ce silence gênant.

Tu ne veux pas accélérer, s'exclama-t-il. Il va finir par nous échapper.

Aucun risque, je lui ais mit un traqueur, s'offusqua le fils du sheriff. Et je veux voir où il va nous emmener.

Stiles, tu sais comme moi que qui que ce soit qui est derrière ça, il tuera Ray dès qu'il saura qu'on a pu remonter jusqu'à lui, déclara le loup. On doit l'arrêter et lui faire cracher le morceau.

Ah ouais, lança le plus jeune en commençant à hausser le ton, et s'il sait qu'on a attrapé le chauffeur, IL va se tirer. Fait qu'on trouve où IL se cache.

Mais on ne sait même pas qui IL est, s'offusqua le plus vieux.

Bon, d'accord Stiles essayait de se montrer professionnel mais ce n'est pas pourtant qu'il devait se montrer inconscient, pensa le loup. Ils se mirent à se disputer en oubliant qu'il filait un suspect. Stiles avait l'impression qu'ils étaient un vieux couple. Qu'est-ce qu'il aurait aimé n'être qu'un spectateur, ensuite il aurait pu taquiner le loup sans retenue. Mais bon forcément, il semblerait que ce soit qu'avec lui que le plus vieux aime se disputer.

C'est moi le professionnel je te rappelle, hurla-t-il. Toi tout ce que tu connais au affaire criminel c'est ton oncle ou les filles que tu te tape. Ou encore les séries à la télé, mais tu n'as pas la télé, ajouta-t-il en se rendant compte qu'il était peut-être allé trop loin.

Cependant Derek ne semblait pas lui en tenir rigueur. Le loup aurait très bien pu lui lancer qu'il y avait aussi la fois où c'était lui le criminel à arrêter. Il y avait pensé mais ne l'avait pas fait. Il n'était pas à ce point en colère contre le jeune homme. Bizarrement il y avait quelque chose de réconfortant, limite agréable à se disputer avec Stiles Stilinski. Et puis c'était carrément amusant de voir le fils du sheriff tenter de se rattraper parce qu'il eut une parole malheureuse. Il en aurait presque rit, si Stiles n'avait pas aggravé la situation en… crevant un pneu.

Bah maintenant on va avoir du mal à le rattraper, grogna Derek alors que la jeep s'immobilisait au milieu de la route déserte.

L'agent ne dit rien, ou plus tôt marmonna un truc incompréhensible en allant voir l'étendue des dégâts. Derek sorti à son tour du véhicule en claquant fermement la portière. Bon pour le professionnalisme, on y repassera. Il regarda tout autour de lui, voyant qu'il était comme seul au monde, il se décida à jouer la dernière carte qu'il avait dans sa manche. Il s'élança dans la direction du camion en se déshabillant avant de se transformer complètement en loup. Se servant de son flair pour suivre Ray Marty, il n'entendit pas Stiles hurler son nom.

Bon au moins il s'investi, s'exprima-t-il. Voyant que Derek ne faisait pas attention à lui, il activa sa montre.

Hale courait entre les arbres, comme la route serpentait à cause du relief ça allait être plus rapide de couper à travers champs, si on peut dire. Et puis, courir à quatre pattes ça lui vidait la tête de manière phénoménale. Sous sa forme de loup c'était comme si tous ses problèmes s'était envolé, comme s'il ne ressentait plus les mêmes choses ou pas de la même manière. L'incendie, ses ex-psychopathes ce n'était pas aussi grave que quand il était un homme. Et la bonne nouvelle c'est que ça marchait aussi avec un certain jeune humain qui lui accaparait les pensées depuis quelques jours. Quoi qu'il continuait toujours à penser à lui. Non mais, si cet idiot l'avait écouté depuis le début, ils n'en seraient pas là.

Il aperçue le camion roulant à une allure normal quoique que la conduite semblait un peu nerveuse, un peu on amont de sa position. Il augmentait donc la longueur de sa foulé pour le dépasser complétement dans le but de lui couper la route plus loin. En tout cas il n'avait pas l'impression que Ray Marty avait remarqué qu'il était suivit. Tout un coup une moto surgit à ses côtés, au plutôt tomba en faisant un léger dérapage à ses côtés. Stiles lui sourit à travers la visière de son casque.

C'était pour le fils du sheriff trop drôle, de voir un loup ouvrit la gueule presque aussi large qu'un poisson. Passée la surprise le loup se recentrait sur sa course au côté du jeune homme. Stiles ne pouvait s'empêcher de sourire, alors qu'il courait/roulait au même rythme, il manquait plus que la bande son de Royal Canin et se serait parfait.

Après plusieurs minutes, ils débouchèrent sur la route quelque mètre devant le camion. En quelque seconde Stiles prit une décision, ce n'était pas son plan au départ mais peut être que Derek avait raison.

Chronoscan activé : mode filex.

Le loup reprit forme humaine alors que Stiles se retrouva à nouveaux avec son bâton lanceur de filet.

Tu penses vraiment qu'un filet va le stopper.

Ça immobiles tout sortes de trucs, mais ça ne lance pas que des filets, répondit le fils du sheriff en pointant le virage devant eux où allait déboucher le camion-citerne d'une seconde à l'autre.

La seconde suivante, Ray apparue dans le champ de vision, il tourna le volant comme un dingue pour les contourner. Stiles tira un tissu transparent où apparaissait quelque étincelle électrique, le tissus tomba sur le monteur le coupant net et le camion s'arrêta brusquement, manquant de faire rencontrer le volant au front du chauffeur.

Bon j'espère qu'il aurait des trucs à nous apprendre et qu'il ne criera pas sur tous les toits qu'il s'est fait arrêter par un type gauler comme un dieu grec ayant la queue à l'air.

En fin de compte il avait suivi le plan de Derek alors Stiles tenait à avoir le dernier mot.