Me revoilà !

N'oubliez pas de me dire ce que vous en avez pensé, en attendant, bonne lecture !


Chapitre X :

Ma Faiblesse

Malheureusement pour Madelyn, les vacances se terminèrent à une allure folle. Elle n'avait cessé de recevoir des demandes de rencontre d'un certain Skeeter. Elle avait beau l'avoir envoyé paître de nombreuses fois, il revenait toujours à la charge. Et quand, en allant rendre visite à Becky, il l'avait accostée dans la rue, elle l'avait de nouveau repoussé. Mauvais, il avait seulement renchéri qu'elle ne pourrait jamais éviter la confrontation pour le restant de ses jours et qu'il l'aurait à l'œil. Maddy en avait frissonné d'appréhension. Comment peut-on être friand de potins au point de vouloir détruire la vie des autres ? Elle avait toujours adoré les ragots, elle s'en délectait, même, mais maintenant qu'elle en était la cible, elle se jura de ne plus jamais y trouver un quelconque divertissement.

Sa mère l'accompagnait alors jusque sur le voie 9 3/4 , de même que Becky, sa mère et son frère. Leurs problèmes familiaux ne s'étaient toujours pas arrangés, pis, les grands-parents paternels de Rebecca songeait à la fiancer à Cédalion Crabbe, une espèce de baleine immonde complètement stupide à qui on avait jamais réussi à faire prononcer le mot expelliarmus. Mais apparemment, les Crabbe n'étant pas très regardant sur la "pureté" du sang, pourvu que l'argent efface les quelques moldus de l'arbre généalogique de Rebecca.

- Ca va ? s'enquit doucement Maddy en posant une main réconfortante sur l'épaule de son amie.

- Je suis entrain de détester mon père…Je l'adorais et maintenant, il y a des nuits où je voudrais qu'il meure, lui aussi, juste pour être sûre que cette abomination n'arrivera jamais…Tu te rends compte, vouloir la mort de mon propre père ?

- Il est certainement entrain de laisser ses parents ruiner ta vie, alors tu sais, d'un côté, c'est compréhensible…

- Ma mère lui a envoyé les papiers du divorce en lui disant que s'il continuait à vouloir régir ma vie et celle de Raphaël - étant donné qu'il semble que Rachelle soit consentante - , elle n'hésiterait pas à les signer…

- Comment il a réagit ?

- Elle les a envoyés hier soir…Aucune réponse pour le moment.

- Je suis sûre que tout s'arrangera ! mentit Maddy. À vrai dire, elle était plutôt pessimiste quant à l'issue de cette histoire. Tout ce qu'elle espérait, c'était que sa meilleure s'en sortirait indemne et que Rachelle recouvrerait la raison.

- Rachelle ! s'exclama la mère des jumelles, faisant se retourner les têtes des deux jeunes filles.

Rachelle était méconnaissable. Maddy aurait juré qu'elle imitait Walburga Black, tellement son visage exprimait le mépris.

- Mère…fit Rachelle en guise de salut.

- Mais c'est pas possible…grommela Maddy. Elle ne peut pas avoir changé à ce point !

- Elle…a toujours eu une partie d'elle comme ça…murmura Becky tandis que le reste des Williamson faisait son entrée.

Immédiatement, le père de Rebecca regarda sa femme, il avait l'air complètement anéanti.

- Jane…souffla-t-il vers sa femme. Becky, Raphaël…Vous allez…bien ?

- Chérie, souffla Soraya. Je crois qu'il faudrait les laisser en famille. Tu devrais monter dans le train.

- Je viens avec toi…rétorqua immédiatement Becky.

Maddy grimpa dans le train, suivie par sa meilleure amie. Elle embrassa sa mère et filèrent dans un compartiment. Maddy espionna la scène et vit très rapidement que Jeremiah Williamson s'était approché de sa femme pour parlementer, il semblait vouloir la persuader de quelque chose. Soudain, Raphaël, le frère des jumelles fit volte-face et rejoignit le train, malgré les appels de son père. Rachelle, elle, s'était éclipsée et Maddy mit un moment avant de la retrouver, plantée au bras de Black. Celui-ci, accompagné de sa mère et de Rosier, la toisa avant de lui lancer ce qui sembla être une réplique acide.

- Par Merlin, elle se donne en spectacle…souffla misérablement Rebecca.

Elle poussa un gémissement de stupeur en voyant sa sœur, hurler un "c'est de ta faute, espèce de sale hippogriffe dérangé" avant de gifler Rosier et de faire un volte-face théâtral.

- Mais qu'est-ce-qu'il lui prend ? s'exclama Maddy, furieuse.

Tout rentra finalement dans l'ordre quelques instants avant le départ du train et Becky ne tenait plus en place.

- Il faut que j'aille m'excuser auprès de Rosier !

- Pourquoi tu ferais ça ? Ce n'est pas ta faute et puis, tu n'as plus aucun contact avec elle !

- Il ne faut pas qu'il décide de ne plus essayer de rompre le mariage !

- Hein ? Vu ce qu'elle lui a fait, je pense plutôt qu'il a hâte de le rompre…

- Ses parents vont l'obliger, ils ont besoin d'argent…Il s'en fiche, lui, de son bonheur, après tout, il pourra aller voir ailleurs quand bon lui semblera et il pourrait décider qu'après tout, un mariage n'est pas si…

- Ne t'en fais pas, je n'ai aucune intention de devenir ton beau-frère ! fit la voix froide de Rosier.

Maddy et Becky relevèrent la tête et virent Black et Rosier, qui se tenaient dans l'encadrement de la porte.

- Rosier…Tu es sûr de ça ? Tes parents vont te laisser…

- Après l'esclandre qu'elle vient de faire ? Mes parents ne me laisseront jamais épouser une femme qui gifle un homme, quand bien même je le voudrais ! fit-il d'une voix dédaigneuse.

- Je suis désolée ! souffla Becky.

- Arrête de t'excuser de ce qu'elle fait ! s'agaça Rosier. Vous avez beau être jumelle, vous n'êtes pas la même personne ! Mais comment vos parents vous ont-ils élevées ?

Becky fut debout en un quart de seconde.

- Ne t'avises même pas d'insulter ma mère, Rosier ! Je m'en contrebalances de ce que tu dis sur les Williamson, mais ne t'avises pas une seule seconde d'insulter ma mère...

Rosier haussa les sourcils, étonné de voir la jeune fille s'énerver pour si peu alors qu'elle avait déjà supporté bien pire.

- Allez, viens, Chris…marmonna Black.

- Je ne parlais pas de ta mère…J'ai dit, tes parents…

Becky haussa les épaules et retourna s'asseoir auprès de Maddy.

- T'a compris ce que j'ai dit ? insista-t-il.

- Elle n'est pas stupide, Rosier…Maintenant, écoute ton pote et dégagez d'ici ! grogna Maddy.

- Je t'ai pas sonnée, la bâtarde !

- Je t'emmerde !

- C'est si charmant…

- Que veux-tu, me mettre à ton niveau est la seule façon pour toi de me comprendre…

- OKAY, STOOOOP ! s'exclama Black en se positionnant entre les deux. Purée, Falcon, t'es fatigante, toi, tu sais ? Et toi, Chris, viens, on a trop traîné ici, allons ailleurs avant que la tarée ne décide de venir ici…

Les deux amies finirent par se retrouver seules et Maddy s'interrogea sur le comportement de Rosier. Pourquoi tenait-il tant que ça à se justifier devant Becky ? Il n'était pas le genre de personne à se soucier de l'avis qu'avait les autres de lui. À moins que…

- À quoi tu penses ?

- Tu crois que Rosier pourrait être…non…ça me paraît tellement…invraisemblable, par pour toi, hein, de sa part…j'veux dire, c'est un Serpentard…Mais on en est aussi alors…Mais c'est un sang-pur et…

- Maddy, tu crois que tu pourrais être encore moins claire ?

- Oh ! Euh…désolée, tu sais comme j'ai tendance à m'éparpiller quand je réfléchis…

- Et pourrais-je savoir à quoi tu réfléchis ?

- À toi et Rosier…

- J'ai comme l'impression que nos deux noms dans la même phrase…C'est pas génial…

- J'ai eu l'impression qu'il avait besoin que tu le croies…

- Okay, Maddy, là, je t'arrête tout de suite, je crois que t'a trop regardé Dallas, les feux de l'amour et compagnie…

- Becky, tu rougis…

- Je…C'est parce que tu dis n'importe quoi !

- Tu l'aimes bien ?

- Je le connais pas !

- Mais physiquement ?

- Maddy !

- Becky !

- Roooh !

Rebecca finit par se cacher derrière le rideau de la fenêtre du compartiment et Maddy explosa de rire. Sauf que ce qu'elle ignorait, c'est que juste derrière la porte, avec la main sur la poignée, se tenait Christiaan Rosier, qui écoutait la conversation des deux amies en essayant de ne pas se faire remarquer. Et il aurait bien voulu savoir la réponse à la question de Falcon. Il finit par abandonner son poste en entendant les deux amies renchérir sur quelque chose qui s'appelait "un film" et qu'elle avait vu chez quelqu'un qui s'appelait "télévision". Le jeune homme finit par rejoindre son meilleur ami en soupirant.

- Alors, tu lui as parlé ?

- Non.

- Pourquoi ?

- J'ai entendu un bout de conversation et je voulais savoir la fin ?

- Et ?

- De quoi, et ?

- Eh bien, c'est quoi cette fin de conversation ?

- Rien d'important…

- T'es sûr ? J'ai bien vu comment tu la lorgnais l'autre jumelle…

- La ferme !

Régulus ricana.

- Reg', tu veux vraiment que j'enfonce le clou en te disant que t'es raide dingue de Falcon ?

Régulus s'étrangla dans son rire et fixa son ami, bouche-bée. Il mit plusieurs minutes avant de dire :

- C'est faux…

- Si tu veux au moins avoir l'impression qu'on te croit, fait en sorte de répondre plus vite, mon cher…

- Comment…Je…NON !

- Comme tu veux mais, t'es pas très convaincant…

- Je te dis que…Okay, peut-être juste sa poitrine, mais c'est un truc de mec !

- Je te parle pas de ça, Regulus…

-…Alors de quoi tu parles ?

- Tu sais très bien de quoi je parle…

- Alors, noble ami, veux-tu bien éclairer ma lanterne parce que je n'ai aucune idée de ce dont tu parles ! railla Black.

- Arrêtes de nier que tu…

- Que je…

- Si je dis ça comme ça, c'est avouer que je suis pareil avec elle…

- Avec Falcon ? s'insurgea Black.

- Voilà, c'est de ça, que je veux parler…acquiesça Rosier. Et non, pas avec Falcon, avec Rebecca Williamson.

- C'est ce que je disais, t'es à fond sur Williamson…

- Et toi sur Falcon !

- Pourquoi tu y tiens absolument ?

- Tu vas trouver ça lâche, mais digne de Serpentard…Pour ne pas être le seul dans la merde…Quoique, tu l'es plus que moi, ta mère est complètement opposée à ce genre de…pratique…

- On est riches…

- Nous aussi, mais mon père trouve qu'on ne l'est pas assez et comme mon stupide abruti de frère ne sait pas gérer son affaire…Tout ce qu'il sait faire, c'est engrosser les sangs-mêlées…

- C'est confirmé ?

- Ouais. fit simplement Rosier. J'ai cru que mon père allait l'étrangler…

- Tu peux tourner ça à ton avantage…Tu peux lui faire admettre que tu serais mieux que ton frère à la tête de l'entreprise…

- Ouais…

- Et après t'auras un moyen de pression pour imposer Williamson…

- J'ai pas l'impression que ce soit eux les plus difficiles à convaincre…soupira Rosier. Et puis, on hypothétise trop…Ca se trouve c'est qu'une passade…Peut-être que j'ai juste envie de coucher avec elle…

- Ouais…ça se trouve…répéta Black dans un murmure.

Chacun allongé sur les banquettes de leur compartiment, les deux amis ne pipèrent pas un mot de plus durant tout le voyage et ce n'est qu'une fois arrivés à Poudlard qu'ils décidèrent en un regard de ne plus aborder le sujet.

De retour dans la grande salle, Regulus fixa de temps en temps Falcon, croyant que son meilleur ami ne le remarquerait pas. Peine perdu, Christiaan Rosier soupira en se disant que son meilleur ami avait vraiment le chic pour s'attirer les problèmes. Il ne le jugerait, étant donné qu'il ne valait pas mieux. Il fixa l'aînée des jumelles, Rebecca, la plus douce et la plus tranquille…Avant de poser son regard sur la deuxième. Il ne put retenir un rictus dégoûté. Elles avaient beau être identiques physiquement, leurs manières n'avaient rien de semblable et leur caractère encore moins. Le jeune homme soupira avant d'entendre un abruti de cinquième année se la ramener devant Falcon.

- Alors comme ça, t'es la bâtarde des Shepard…Hein, fallait bien que tu trouves un truc pour ne pas finir tes jours en catin…Vraiment, ils sont tombés bien bas, les Shepard pour avoir oser rendre cette nouvelle publique et l'accréditer en plus !

- Ferme-là, Parker ! gronda soudainement Black. Même Christiaan fut choqué de l'entendre intervenir. Pas de doute, il était bien mordu pour agir aussi imprudemment.

- Quoi, tu la défends ? s'exclama ledit Parker, une grimace de dégoût sur le visage.

- Non, mais je ne supporte pas ta voix, on dirait une mandragore qu'on vient de déterrer…Maintenant, tu te la fermes et tu fais ce que je dis, à moins que tu veuilles qu'on règle ça ce soir, dans le dortoir…

- Euh…non…

Parker se rassit, le visage pâle comme un mort. Madelyn fut étonnée d'avoir entendu Black venir à son secours et pour le remercier, elle fit un discret signe de tête dans sa direction. Il acquiesça, signe qu'il avait compris avant de relever les yeux pour croiser les yeux verts de Christiaan Rosier.

- Quoi ?

- Fais attention, on pourrait jaser…

- Je sais.

La fin du repas s'annonça et alors que Regulus et Christiaan allaient rejoindre leur salle commune, ils surprirent une conversation entre Madelyn et Aliénor Shepard.

- Fais attention, Madelyn, je t'assure que je ne suis pas partie de chez moi pour rien…En un clin d'œil, tu pourrais te retrouver dans la même situation que ton amie…Ce sont des manipulateurs…Fais confiance au jugement de Jackson…Mes parents feraient n'importe quoi, je dis bien n'importe quoi pour renouer avec leur ancienne puissance et renommée…

- Etaient-ils si puissants ? chuchota Maddy, un peu misérablement.

- Tu ne crois quand même pas que ton père ait été désigné chef du bureau des Aurors à 21 ans, juste pour ses capacités et ses beaux yeux vers ? !*!

- Il a été pistonné ?

- Bien évidemment ! Personne ne devient Auror, à peine un an et demi après Poudlard et encore moins chef des Aurors à 21 ans sans être pistonné. Les Shepard ont été très puissants, au point que mon père en a brigué le poste de ministre…

- Et il a accepté ?

- Pourquoi ne l'aurait-il pas fait ? Ton père n'était pas un Saint, malgré ce que ta mère a pu t'en dire. Il était ambitieux et déterminé à avoir ce qu'il voulait. Et ce qu'il voulait, c'était être Auror, puis en être le chef, puis, il a voulu ta mère et toi…

- Dis comme ça, il perd beaucoup de mérite.

- Je ne veux pas que tu l'idéalises…Et il n'aurait pas voulu non plus. Il avait beau être ambitieux, froid et déterminé, il était aussi quelqu'un de très droit pour qui l'honneur avait encore une signification.

- Et où est l'honneur à être pistonné pour être chef des Aurors ?

- Il n'en était pas indigne non plus. Ne le juge pas trop… C'était un homme bon qui savait ce qu'il voulait et qui savait comme il fallait faire pour l'avoir. Je suis sûre que tu l'aurais aimé.

- Évidemment, c'était mon père…

- Il l'est toujours et, crois-moi, l'amour filial, chez les sangs-purs, c'est très loin d'être une évidence…

Ca c'est clair, songea Regulus avant de se fustiger d'avoir pensé ça.

- Fais attention, c'est tout ce que je te recommande, ne tombe pas dans leur piège, sinon, tu peux dire adieu à la vie dont tu rêves…Bonne nuit, Madelyn.

- Bonne nuit, madame…

- Tu peux m'appeler Aliénor, quand nous sommes seules…

- Vous êtes mon professeur…

- Je suis ta tante avant toute chose…Bonne nuit, Madelyn.

La jeune fille resta là quelques instants avant de secouer la tête et de rejoindre son amie dans son dortoir.

- En l'entendant parler, j'ai l'impression que la façon dont on vit est horrible et méprisable…remarqua Regulus.

- Parce que tu ne crois pas que c'est le cas ?

- Tsss, tu me la joues Sirius, là ?

Christiaan haussa les sourcils, étonné.

- Quoi ?

- C'est la première fois depuis le début de l'année que je t'entends prononcer son nom…

- Ah…Et alors ?

- Peut-être que tu lui as pardonné…

- Non. dit Regulus d'un air sombre, se fermant aussitôt.

- Des fois, je me dis que…

- Tais-toi, je veux vraiment pas t'entendre me dire la même chose que lui…

- …Okay.

Les deux amis finirent par rentrer dans leur dortoir et se couchèrent sans un mot de plus.

- Reg' ?

- Quoi ?

- Qu'est-ce-qu'il t'a dit, exactement ?

Le jeune homme garda le silence un moment avant de dire :

- Il m'a dit : " Avec ou sans toi, je ne resterai pas ici. Dénonces-moi, fais comme tu veux, mais ce soir, c'est la dernière fois que je sors de cette baraque parce que je n'y remettrai pas les pieds…Alors, Regulus, si tu veux finir ta vie comme le petit chienchien de mère, parce que tu n'as pas les tripes de t'en aller pour sauver ta vie, fais comme tu veux, mais ne t'attends pas à ce que je reste pour toi…"

Christiaan ne dit rien, se contentant de fermer les yeux, s'imaginant son propre frère lui dire ça. Mais ça ne lui aurait rien fait, songea-t-il. Parce qu'il n'avait jamais été aussi fasciné par son aîné que l'avait été Régulus.

- Je suis désolé…

- Je croyais qu'il ne fallait jamais être désolé…

- Hum…Avec les Amis, on peut.

Régulus eut un sourire sans joie.

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Madelyn, quant à elle était assise sur son lit et regardait Rachelle qui s'admirait devant la glace en essayant un tas de chemise de nuit qui, selon elle, séduirait Regulus Black.

- Ma très chère Madelyn, ce n'est pas parce que tu es rentrée dans le monde très fermé des sangs-purs qu'il faut que tu croies que tu as davantage de chance que moi auprès de Régulus. Mon nom est beaucoup plus respecté que le tien et j'ai plus de sang pur dans mes veines que toi…Tu ne l'auras jamais…

- Je te le laisse, Rachelle…soupira Maddy en se pelotonnant dans ses couvertures vertes et argent.

- Enfin, tu prends conscience de ma supériorité…Tu n'as pas idée de combien furent dures toutes ces années où je dus supporter ton béguin pour Black, alors qu'il m'est destiné ! Mais bon, je te pardonne, et je veux bien accepter d'éventuellement envisager une nouvelle amitié…

- Le jour où l'ancienne Rachelle reviendra, peut-être…

- Pfff, tu n'as rien compris…Il n'y a pas d'ancienne Rachelle…J'ai toujours été comme ça, à l'intérieur et maintenant que je les ressources nécessaires à l'accomplissement de tous mes désirs, rien ne pourra me faire renoncer…

Et elle sortit dans sa chemise de nuit affriolante.

- Tu crois qu'on devrait aller prévenir Black qu'il va se faire agresser dans son sommeil ? demanda doucement Rebecca.

- À moins que tu ne voies un moyen d'arriver avant elle, non…répondit Maddy en fermant les yeux. Que pouvait-elle bien faire ? Rien. Alors autant qu'elle dorme.

Regulus fut réveillé par une espèce de frôlement le long de ses cuisses. D'un bond, il releva les jambes et se débarrassa de son fardeau en donnant un grand coup de pieds dedans. Il attrapa sa baguette, alluma les lumières et vit que la jumelle tarée s'était écroulée contre un vase de Serpentard.

- Mais qu'est-ce-que tu fous là, catin ? hurla-t-il.

- Je viens t'offrir ce que tu désires le plus…

- Ah ouais, et selon toi, c'est quoi que je désire le plus en ce moment ? À part te lancer un doloris bien placé ?

- Je t'aime ! minauda-t-elle.

- Moi pas ! assena-t-il sans aucun remords. Maintenant, dégage de là, perverse !

- Si tu crois que Madelyn va te tomber dans les bras, tu rêves ! ricana-t-elle.

- Pardon ?

- Tu n'arriveras pas à la mettre dans ton lit, non, pas maintenant que le beau blond a rejoint la partie !

- Mais tu dérailles, tu es complètement…Attends voir, quel beau blond ?

Derrière lui, Christiaan Rosier qui était bien réveillé se frappa le front de sa main, pestant silencieusement devant le manque de discernement de son ami.

- Tu l'as bien vu comme moi, au restaurant, le blond au bras duquel elle se pavanait…Le neveu du ministre…Hadrian Rosslyn ! Beau comme un Dieu ! Bien qu'il ne t'arrive pas à la cheville, je l'ai entendue louer ses charmes et ses vertus à ma sœur.

Regulus resta un moment bouche-bée avant de se reprendre et de flanquer Rachelle dehors. Il verrouilla sa chambre avant de rester planter devant sa porte, baguette à la main.

- Reg'…

- Elle n'a pas…Elle…Raaaaah ! hurla-t-il en se retournant, les joues rouges d'une fureur que Christiaan ne lui avait jamais vue.

- Regulus…calme-toi !

- Me calmer ? Me calmer ? répéta-t-il en hurlant.

Christiaan insonorisa la pièce rapidement, pas par respect pour leurs voisins mais bien pour ne pas que la colère et le motif de la colère de Regulus ne soient pas ébruités.

- Regulus, à quoi tu t'attendais ?Forcément que Williamson allait te tomber dessus !

- Mais j'en ai rien à carrer de ça ! cria-t-il en attrapant un autre vase qui se brisa sur le sol.

- Mais…

- Elle…La catin !

- Mais de quoi tu parles ?

- Elle a bien caché son jeu, hein ! Elle m'a et…avec lui et…

- Putain, Reg', soit plus claire, je pige rien…

Regulus finit par se laisser tomber sur son lit, la tête dans les mains.

- Elle me rend dingue, Chris…

- Williamson ou…

- Non, pas Williamson…M'en fout d'elle…Je ne me reconnais même plus…C'est pas mon genre de hurler et de piquer une crise pour une fille…

- Reg', écoutes moi, que tu le veuilles ou non, tu es amoureux de Falcon et…

- Je ne…

- Tais-toi ! Et tu réagis comme ça parce que tu es jaloux de ce type…Tu es amoureux Reg'…

- Putain, j'ai l'air d'une tafiole quand tu le dis comme ça…J'peux pas être amoureux, je suis un Black…

- Quel est le rapport ?

- Tu comprends pas…Un Black, ça n'aime pas, ça ne peut pas aimer…On ne peut pas aimer, jamais…

- Et ce que tu ressentais pour ton frère, qu'est-ce-que c'était ?

Regulus mit un moment à répondre.

- Ma faiblesse…


Pour l'astérix : on m'a fait la remarque comme quoi, Jackson Shepard, le père de Maddy faisait un peu mary-sue pour les garçons, je sais plus comment c'est xd...en fait, j'avais voulu préciser ça dans le chapitre d'avant, mais je me suis dis que je pourrais très bien le dire dans ce chapitre...Je voyais pas comment caser ça dans le chap 9... Mais bref, tout ça pour dire : non, Jackson Shepard n'est pas devenu chef des aurors juste parce qu'il est doué, mais bien parce que c'est un Shepard pistonné...

Et pour ce qui est d'avoir fait de Maddy une fille trop attachée à un père qu'elle n'a pas connu, je sais pas, moi je suis très famille, après, peut-être que c'est un peu trop fort comme émotion, et je m'en excuse...

Alors, qu'en avez-vous pensé ? Oui, je sais, la relation entre Maddy et Régulus est longue à venir, mais, au moins ils se sont déjà embrassés, pas comme dans une certaine fic que j'espère que tout le monde a lue au moins une fois (je parle de Parfois les serdaigles aussi sont courageux...)...

Et oui, je sais, je prends du temps sur Becky/Rachelle/Christiaan mais ça va être important pour la suite...

Pour ce qui est de poster les deux fins...bah, comme la fin en elle-même varie sur plusieurs chapitres...Ca va être compliqué, à moins que je poste les deux fins en deux fois, auquel cas, ça va être super long...(en écriture, et en date de postage).

Voilà, j'espère que vous avez aimé...Je sais pas du tout quand je posterais la suite, là, j'étais inspirée aujourd'hui (ouais, j'ai écris ça d'une traite)...J'espère que j'ai pas loupé de fautes... J'en vois tellement en maison d'édition que je suis crevée le Week-end xd

BYE + gaef