Hello tout le monde ! Avant toute chose, je vous souhaite à tous une excellente année, et j'espère que vous avez passé de bonnes fêtes avec votre famille ou vos amis ;;
De ce fait, je tenais à vous remercier de suivre cette fiction et de me laisser vos avis (ou pas, mais j'aime la communauté silencieuse quand même !) car cela me motive à fond même si j'ai toujours peur de vous décevoir... Bref ! J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira !
Bonne lecture ~
/!\ Il n'y aura sûrement pas de chapitre le mois prochain (et peut-être même pas en mars, je n'en sais rien) et le rythme va ralentir encore plus, excusez-moi, j'entre dans une période où j'ai énormément d'examens donc je ne pourrai pas poster, de plus, ma connexion internet fait n'importe quoi en ce moment et ça devient assez compliqué de se connecter sur fanfiction /!\
Akaashi se figea. Il n'avait pas l'habitude qu'on lui expose sa vraie nature en pleine figure de cette façon. Des sanglots se perdirent dans sa gorge, tant et si bien qu'il fut incapable de formuler une réponse digne de ce nom. La vérité était parfois difficilement acceptable.
« Insensible... », murmura-t-il, le cœur lourd.
Il se serait bien passé du commentaire désobligeant de Bokuto. Il savait que ce dernier n'avait pas eu l'intention de le blesser et qu'il ne réfléchissait jamais avant de parler, comme d'habitude après tout, mais sa maladresse n'excusait en rien son comportement. Et la simple idée que l'autre ait pu le cerner aussi promptement le fit grimacer. Akaashi était prêt à évoluer, oui, mais il lui fallait tout de même un certain temps, on ne devenait pas sociable du jour au lendemain. Et ce n'était pas sa bonne volonté qui allait y changer quelque chose. Les hurlements de Bokuto à l'autre bout du fil le tirèrent de ses pensées.
« Et c'est bon si je viens te chercher demain ?
— Aucun problème, répondit-il de la façon la plus naturelle qui soit.
— Ok, parfait. Ça te dit qu'on mange ensemble ? On doit être au lycée en début d'après-midi t'façon !
— Pourquoi pas, oui.
— Génial ! Merci, Akaashi, t'es super. Super cool même, tu l'sais ça ? »
Le jeune brun ne répondit pas, mais ses lèvres se retroussèrent en un rictus venant sublimer les traits de son noble visage. Il n'avait jamais autant souri dans un laps de temps aussi court. Et même si ce n'était pas rare de recevoir un compliment du deuxième année, Akaashi savait qu'ils venaient tout droit du fond de sa pensée. Bokuto était l'être le plus sincère de la planète, pour le meilleur et pour le pire. Ils discutèrent encore quelques minutes lorsqu'une voix puissante et masculine se fit entendre au rez-de-chaussée.
« Keiji ! Descends de ta putain de chambre et viens bouffer ! »
Son cœur s'emballa et sa respiration se fit plus beaucoup rapide. Il tâcha de garder son calme et écourta la conversation en espérant que Bokuto n'ait pas entendu son père à travers le téléphone. Puis il descendit lentement les escaliers, redoutant le moment où il croiserait le regard méprisant de l'homme qui lui servait de géniteur. Il arriva dans la cuisine en se faisant le plus discret possible.
« Mets la table », exigea violemment son paternel.
Akaashi hocha fébrilement la tête et exécuta l'ordre sans broncher. Inutile de contrarier son père qui était déjà assez de mauvaise humeur comme ça. Sa mère, quant à elle, s'affairait aux fourneaux, ignorant la tension entre les deux hommes. Le dîner se passa dans une ambiance pesante et aucun des trois ne prit la parole, créant un silence chargé en sous-entendus. En apparence, ils avaient l'air d'une petite famille parfaite, sans problèmes, profitant des rares moments qu'ils avaient pour se retrouver, mais la réalité était tout autre ; beaucoup plus noire. Et ça, personne ne le savait. Une fois fini, le jeune brun fut obligé de débarrasser les affaires de son père qui s'était réfugié dans le canapé, une bière à la main. Akaashi ne fut pas étonné de son comportement, même s'il aurait bien voulu lui jeter son assiette et ses couverts sales à la figure. Il ne fut pas surpris non plus de voir sa mère se faire toute petite face à la situation, mais l'homme dont elle avait peur n'était-il pas celui qu'elle avait choisi d'épouser ? La seule chose qu'il ne comprenait pas, c'était son refus de voir la vérité en face. Pourquoi n'agissait-elle pas, alors que c'était elle, la principale victime ? Il n'osa pas poser la question, de peur de réveiller des souvenirs qu'elle ne désirait pas partager, une souffrance qu'elle voulait garder enfouie au plus profond d'elle-même.
Attristé, il embrassa sa mère sur la joue et lui souhaita une bonne nuit, puis remonta dans sa chambre. Il termina d'apprendre ses deux derniers croquis et se glissa dans son lit. Il n'était vêtu que d'un boxer et les draps froids lui provoquèrent quelques frissons. Il déverrouilla son téléphone dont l'écran projeta toute sa lumière bleutée sur son visage, et lança sa musique préférée pour s'endormir. Néanmoins, mille et une questions passèrent par l'esprit du jeune brun, et il ne trouva le sommeil que bien plus tard dans la nuit.
Le lendemain, il ne fut pas surpris de constater Bokuto assis au pied de son portail, essayant de nourrir un oiseau avec quelques miettes de sa brioche. Il claqua la porte derrière lui, faisant ainsi sursauter le plus grand.
« Oh, Akaashi ! Tu m'as fait peur ! dit-il en se relevant.
— Pour une fois que ce n'est pas l'inverse »
L'autre ouvrit la bouche pour répondre mais la referma une seconde plus tard, puis il écarquilla les yeux, laissant le plus jeune dans la confusion la plus totale.
« Il y a un problème ? demanda-t-il, mal à l'aise d'être fixé ainsi.
— Tu...
— Je ?
— T'as mis mon écharpe ! », cria-t-il tout en pointant du doigt son cadet.
L'intéressé enfouit son menton dans le vêtement chaud appartenant au deuxième année, essayant de camoufler les rougeurs qui coloraient progressivement ses joues. Il baissa les yeux, n'osant pas soutenir le regard insistant de Bokuto qui lui souriait.
« Elle te va super bien en fait ! J'ai bien fait de te la donner, hey hey hey !
— Bokuto-san... Allons-y, nous allons être en retard... », bégaya-t-il.
Akaashi s'engagea le premier sur le sentier rocailleux, ignorant les jérémiades incessantes de son aîné qui prenait un malin plaisir à le taquiner. Ce dernier, souriant et fier que le plus petit ait accepté de venir avec lui, le rattrapa en quelques secondes. Ils arrivèrent quelques minutes plus tard à leur combini habituel, puis Bokuto insista pour payer le déjeuner au plus jeune afin de le remercier pour l'avoir si gentiment accompagné. Akaashi fut mal à l'aise, il ne voulait pas ruiner le plus grand qui avait déjà acheté les billets de train, mais il se résigna. Lutter contre le deuxième année était trop épuisant.
« Voilà ! », cria fièrement Bokuto, les bras chargés de sacs plus lourds les uns que les autres.
Le jeune brun s'empressa de l'aider, le remerciant au passage pour sa gentillesse, puis ils s'installèrent sur le banc du parc dans lequel ils étaient déjà allés, profitant du soleil et de ses rayons avant d'entamer leur repas. Le plus grand croqua à pleines dents dans son sandwich et s'esclaffa, s'il pouvait se nourrir exclusivement de pain, il le ferait sans hésiter. Keiji sourit, la positivité de son aîné était communicative. Il prit lui aussi une bouchée, et se tourna vers le jeune homme qui n'arrêtait pas de le fixer. Il haussa un sourcil et pencha la tête sur le côté en guise d'incompréhension.
C'est alors que Bokuto se rapprocha lentement de lui, comblant les quelques centimètres qui les séparaient, puis leva sa main et la posa délicatement sur la joue glacée d'Akaashi qui, paralysé par la gêne, n'osait pas dire un mot. Son pouce effleura ses lèvres en un geste doux et sensuel et un sourire éclatant se dessina sur son visage. Ils restèrent un long moment dans cette position, à se contempler, ignorant les regards curieux des passants qui les pointaient honteusement du doigt. Ce bref instant de bonheur fut écourté par le plus grand qui déclara :
« T'avais des miettes, fallait bien que j'te les enlève ! »
Akaashi tourna la tête et porta une de ses mains jusqu'à ses lèvres, les joues en feu.
« Merci..., murmura-t-il d'une voix presque inaudible.
— Tu sais Akaashi, reprit le plus grand, je t'apprécie vraiment beaucoup »
Le cœur du jeune brun se mit à battre plus vite tandis qu'une douce chaleur s'emparait progressivement de son corps. Il n'avait jamais ressenti de telles émotions pour quelqu'un auparavant, et ce mélange de sensations indescriptibles le plongeait dans un bonheur totalement inconnu. Il s'était surpris à aimer la compagnie de Bokuto plus que n'importe quoi d'autre, et le désir d'être à ses côtés avait primé sur son éternel besoin de solitude. Il aurait voulu lui dire que lui aussi l'appréciait énormément mais aucun mot ne sortait. Ce n'était pas son genre de révéler ses sentiments au grand jour et comme l'adage le disait si bien : « Chassez le naturel, il revient au galop. »
Alors il se contenta de hocher lentement la tête, en priant pour que le temps lui permette de dévoiler tout ce qu'il cache depuis toujours. Il reporta son attention sur ses mains gercées par le froid et souffla dessus en espérant les réchauffer lorsque le plus grand se saisit de l'une d'entre elles et reprit la parole :
« T'as pas besoin de me rendre mon écharpe si j'suis prêt de toi, j'peux te servir de chauffage ! Regarde, la preuve, j'te réchauffe en moins de deux ! »
Il rougit de plus belle, savourant ce paisible instant en compagnie de son aîné. Cependant, le sourire qui s'était glissé sur ses lèvres rosées ne dura guère longtemps quand son regard se posa instinctivement sur sa montre. Il grimaça.
« Bokuto-san... Nous ne devions pas être au lycée à 14h00... ? »
L'autre tourna la tête en direction du plus petit, se leva, et déclara d'un ton qui fit frissonner le jeune brun :
« Akaashi. J'suis désolé, mais... Va falloir opter pour la solution ultime, dit-il tout en serrant un peu plus fort la main du plus petit.
— Que voulez-vous... »
Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que le plus grand se mit à courir lentement, puis de plus en plus vite, suivi de Keiji qui ne comprenait visiblement pas grand-chose à la situation. Le lycée n'était pas très loin, certes, mais il n'était pas la porte à côté non plus, et la distance entre le parc et ce dernier semblait croître au fur et à mesure qu'ils avançaient. Akaashi pris sur lui pour ne pas prier Bokuto de s'arrêter, il ne voulait pas être considéré comme un poids supplémentaire. Cependant, il savait aussi qu'il arrivait au bout de ses limites et qu'ils ne pourraient pas suivre davantage le rythme effréné du champion de l'équipe de volley. Il se dégagea difficilement de la prise du plus grand et mis ses mains sur ses genoux, à bout de souffle.
— Vous pouvez... partir devant... articula-t-il, je vous rejoindrai.
— Hein ? Pas question, j'te laisserai pas derrière, déclara-t-il tout en haussant un sourcil. J'savais que t'étais pas sportif mais là, Akaashi, tu bas les records ! On a fait que cent mètres !
— Cent mètres... C'est déjà énorme pour moi, vous ne vous en rendez pas compte... », ajouta-t-il tout en essayant de canaliser sa respiration.
L'autre ne releva pas la remarque, plongea dans la main dans la poche de son survêtement et sortit son téléphone. Il fixa l'écran et grimaça. Voyant que quelque chose le tracassait, Akaashi reprit une dernière fois sa respiration et planta son regard dans celui du plus grand.
« Que se passe-t-il, Bokuto-san ? demanda-t-il avec intérêt.
— C'est Kuroo, t'sais, le capitaine de l'équipe qu'on va affronter, répondit l'intéressé avec gravité. Si on s'dépêche pas, va falloir que j'fasse le tour du lycée dix fois à cloche-pied.
— Je ne vois pas ce qui vous inquiète, même si c'est assez embêtant, vous êtes assez sportif et cela ne devrait pas être un problème.
— Mais tu comprends pas, Akaashi ! Déjà, je déteste perdre, surtout contre lui ! Et en plus, il veut aussi que je sois à son service pendant un mois ! Un mois complet ! », ajouta-t-il, horrifié.
Akaashi ne connaissait pas Kuroo, mais à entendre Bokuto, ce dernier n'avait pas l'air d'être très aimable. Cette première impression lui laissait un goût amer mais il avait appris à ses dépens à ne pas juger les gens sur de simples dires qui n'étaient pas fondés. Il chassa ces mauvaises pensées de son esprit et reporta son attention sur son aîné qui rédigeait une rapide réponse au capitaine de Nekoma tout en proférant quelques mots déplaisants à son égard que Keiji n'entendit pas. Quand il eut fini, Bokuto rangea son téléphone et se baissa, laissant le jeune brun dubitatif.
« Bon, Akaashi y a pas le choix là ! Monte sur mon dos !
— Excusez-moi ? Que je monte sur votre... dos ? bégaya-t-il tout en reculant instinctivement.
— Ouais, allez dépêche, dit-il, tu dois pas être bien lourd !
— Ce n'est pas ça, mais je... »
Il ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase et attrapa le haut de ses cuisses jusqu'à le faire basculer sur son dos. Il se releva hâtivement en manquant de tomber à cause du poids et resserra sa prise afin de ne pas laisser sa proie s'enfuir. Il commença à marcher, doucement, puis de plus en plus rapidement, et trouva enfin un rythme qui lui convenait.
Ce n'était pas rare de voir une personne courir dans les rues de Tokyo, mais la voir foncer sans gêne sur la foule avec quelqu'un sur son dos l'était beaucoup plus. Akaashi aurait voulu cacher son visage avec ses mains pour masquer sa honte mais il préférait s'accrocher autour du cou de son aîné, la peur de tomber était beaucoup plus forte. Certaines personnes dévisagèrent les deux jeunes hommes à leur passage, laissant un sentiment d'incompréhension planer au-dessus de leur tête.
« Ça va Akaashi, tu tiens l'coup ?
— Ce serait plutôt à moi de vous demander cela, Bokuto-san... répondit-il en un léger soupir.
— Hey ! Me souffle pas dans l'oreille comme ça, ça m'fait des chatouilles ! », dit-il en secouant la tête.
Keiji s'excusa platement mais son attention était focalisée sur le parfum du plus grand, une odeur qu'il commençait à connaître et même plus, à apprécier. Le jeune brun laissa retomber sa tête sur l'épaule de Bokuto, cherchant à réduire le peu de proximité qu'il restait entre eux. Jamais il ne se serait conduit comme ça, en temps normal, mais cette fois-ci tout était différent, et la peur de l'attachement qui l'avait si souvent torturé s'était enfin dissipée. Il était prêt. Alors il ferma les yeux, profitant de la chaleur rassurante qui émanait de son corps.
Voilà voilà, j'espère que ce premier chapitre de 2017 vous a plu ! Et je vous remercie encore pour votre soutien
