La suite de LMDC, toute fraîche et pimpante pour vous. J'espère que vous l'apprécierez comme moi j'ai aimé l'écrire.
« La révolution, c'est une tentative pour faire aboutir les rêves. »
Robert Rosenstone
Quelques jours ont passé depuis la très fameuse intervention de Granger. Non mais quelle idée ! S'était-elle imaginée que j'allais accepter de faire courir un quelconque risque inconsidéré à mon Harry sous prétexte que cela allait me sauver ? Etait-elle bête au point de croire que j'étais prêt à jouer mon existence contre le danger de mon petit ami ?
Sauf que Hermione Granger n'est pas bête. Et qu'elle a parfaitement deviné que je le ferai. Je ne suis pas parfait, et certainement pas au point de refuser une telle opportunité de sauver ma peau. Bien entendu, Harry ne devrait pas souffrir. Ce serait juste une mise en scène. Un faux sauvetage, en fait. Oui, un Malfoy prend la baguette magique, et la sorcière qui va avec… Et je refuse catégoriquement de recontextualiser cette dernière phrase, vous seriez choqué… Oh, et si j'osais… Allez, j'ose. Un Malfoy prend tout aussi bien la baguette et le sorcier quelques centimètres au dessus… Vous comprenez cette fois ci ? Je vous le jure, j'essaye d'être soft. C'est pas comme si je disais « Un Malfoy prend la bite et le cœur de ce sorcier… » Mhhhh, non, vraiment, c'est trop cru, j'aime.
J'aime, mais c'est très éloigné du sujet initial. Je devrai sauver la vie de mon bien aimé dans quelques heures à peine. Pour préserver la véracité des faits (Aussi intelligente soit la Granger, elle a oublié mes talents d'acteur), je n'étais pas avertis des circonstances dans lesquelles je trouverai mon futur époux (Comprenez : J'ai tout de même avertit que si une perle de sang jaillissait de sa peau, je m'assurerai moi même personnellement qu'elle soit suivie d'un million d'autres, appartenant toutes à ses ravisseurs…), ni du lieu du « rendez vous ».
Selon le plan, je devrai me balader innocemment (Ce que je fais en ce moment. Et je vous jure qu'il fait froid !), et entendre un étrange bruit émaner d'un des hangars à ma droite ( Granger trouvait plus plausible que nous soyons dans un lieu vide… Allez savoir pourquoi.), je surgirais alors dans ce dit hangar, et trouverais Harry Potter en mauvaise posture. N'écoutant que mon courage (Je vous l'avais dit, ce scénario comporte de très nombreuses lacunes.), j'irais lui porter secours, car bien entendu, selon toujours ce foutu scénario, je serais amoureux du brun depuis Poudlard… Non mais quelle idée je vous jure, je me demande bien où la Miss a trouvé tout cela… Dans ses souvenirs ? Je ne parlerai qu'en présence d'un tortionnaire.
Et donc bref, après avoir héroïquement sauvé ma demoiselle en détresse, et l'avoir embrassé fougueusement (C'est qu'il me manque, ce con !), je me présenterai à la communauté sorcière, et celle ci, trop heureuse de revoir son Survivant disparu depuis quelques mois (Allez savoir pourquoi…), me pardonnerait toutes mes fautes… Et nous vivrions heureux avec beaucoup de sexe… Non, vraiment, j'ai un doute, je crois pas que ça marchera, ce plan… Surtout le dernier point. Non, pas le dernier, l'avant dernier, où je serais pardonné, et tout ce qui va avec. Ma vie sexuelle se porte bien, merci.
Il me manque, l'imbécile. Mais je ne dois rien dire… Quoique… Maintenant, je suis certain qu'il m'offrirait un sourire chaleureux qui m'embraserait jusqu'au creux des reins.. Et alors, je m'approcherais, je me saisirais de ses hanches, je me collerais à lui… Mmmmhhh… Non, je ne devrais pas y penser… Pas ici, dans ce froid, pas dehors.
Quelque chose vibre dans ma poche, je sursaute, et sort l'étrange objet avec circonspection. Granger avant de partir dans sa mission sainte de me sauver m'avait apprit qu'il s'agissait d'un portable et que je devrais l'ouvrir quand il ferait cet étrange mouvement digne des meilleurs sex toys. Je m'empressais d'obéir, et de porter l'objet à mon oreille. Immédiatement, une voix très connue et franchement hilare m'interpella.
« Malfoy ! S'exclama Granger. Un portable se tient dans l'autre sens ! Ta bouche est sur l'oreillette en ce moment ! Voilà, comme ça. Tu es vraiment mignon quand tu rougis, dommage que tu sois gay et moi mariée. Enfin. Harry est en place, continue de ne rien faire, tu es un champion. Bon, salut ! »
Et elle raccrocha, sans plus de cérémonie. Enfin, elle « raccrocha », parce que moi, je n'entendis rien du tout après son « salut », alors je continuais à baragouiner dans le vide quelques bonnes minutes avant de m'apercevoir qu'elle ne parlait plus du tout, et que mon portable s'était mit sur veille dans l'attente de nouvelles interactions. Et c'est donc rouge de colère, de honte et d'indignation (Osait-elle dire que nous irions bien ensemble ? Pouaaah !), que je remis l'étrange instrument dans ma poche.
Un Malfoy frustré se vexe très facilement, et si les paroles prononcées par la Miss-Je-Sais-Tout aurait bien pu vexer un Draco normal, alors qu'en était-il avec un Moi frustré ? Gagné, je bouillonnais.
« Champion… Champion de mes deux, oui ! grommelais-je »
Je plongeais mes mains dans mon manteau, et soupirais. Vivement que tout ceci se termine, j'en avais plus qu'assez du froid. Je levais la tête et fixais quelques secondes le plafond grisâtre qui constituait mon unique paysage en dehors des usines en ruines. Il allait bientôt neiger, je le sentais. Et cela ferait comme lors de mon arrivée… A cette pensée, j'eu un petit rire, me remémorant le chaton que j'étais alors, transit de froid, persuadé que Potter habitait dans cette rue, mais ignorant le nom précis. Un félin faiblard, obligé d'accepter la compagnie d'une petite fillette vêtue fraîchement, et aussi tremblante que lui, ainsi que celle d'un encore plus petit garçon, au regard si intriguant.
Deux enfants qui s'étaient révélés être les miens avec Harry Potter, l'être que je croyais haïr de tout mon cœur… Même si je ne me faisais guère d'illusions sur mes véritables sentiments. A l'époque, je n'osais y croire.
Et aujourd'hui, la présence du brun à mes côtés était devenue naturelle. Mieux, c'était un besoin réclamé par chacune de mes pores. Mes yeux souhaitaient le voir, mes lèvres le goûter, mes mains le caresser, mon sexe… Euh, je m'égare. Mais il était vraiment important pour moi, et personne, j'en avais l'intime intuition, ne pourrait me le remplacer.
Je l'aimais. Oui, j'aimais Harry Potter, avec ses travers et ses torts, ses défauts et ses exagérations. J'aimais jusqu'à ce grain de beauté qu'il avait sur le haut de la cuisse droite, tout près de l'antre des plaisirs, et dont j'étais jaloux car il ne quittait jamais cet appendice des yeux, car il était perpétuellement en contact avec celui qui avait volé mon cœur…
Je deviens Poufsouffle ? Je dois avoir attrapé froid. Je suis excusable, et de toute façon, si vous ne l'avez pas encore comprit, je vais le répéter. Un Malfoy a la classe en toute circonstance, même avec un filet de morve sous le nez et des pensées honorables. Imaginons même pire… J'ai toujours la classe, même si je me retrouvais, par mégarde, dans un supermarché moldu. Ne criez pas d'horreur, je comprend moi aussi à quel point ce doit être difficile à concevoir… Non pas que ce monde ne puisse rendre ma suprématie, mais il est suffisamment bête pour faire quelques idioties comme créer deux ou trois appareils dont la fonction m'échappe encore totalement (Il paraîtrait qu'il ont des télévisions, et qu'il s'en servent pour enfermer des gens dans des boites et les observer 24h/24…Plus fou encore… Ces personnes enfermées seraient volontaires… c'est fou, non ?)
Je relevais subitement la tête, entendant un cri guttural à ma droite, deux hangars plus loin. Tiens, je reconnaitrais entre mille la voix mélodieuse de ma tendre moitié.
« PUTAIN MAIS LACHEZ MOI BANDE D'ABRUTIS !! »
Aucune idée quant à savoir s'il avait vraiment lancé le signal pour que j'intervienne, mais moi, je me les pelais trop, et si ça continuait, on allait m'appeler « Madame » tellement ils auront rétrécis, alors je m'élançais, n'écoutant que mon courage (Ou plutôt, le bruit de mes pas sur le béton), et me dirigeais en courant vers le lieu donné.
En ouvrant la porte à la volée, je ne m'attendais certainement pas à ce genre de spectacle. Harry, MON Harry, aussi nu que le jour de sa naissance, était attaché aux poignets, et tentait de se débattre face à deux espèces de créatures se rapprochant plus du doberman que de l'homme, et qui tentaient d'apposer leurs sales pattes sur MON petit ami. Plus loin, ligotés et étourdis dans un coin, trois ou quatre autres personnes à l'aspect plus présentable se tenaient serrés les uns contre les autres, effrayés. Et Harry continuait de crier, l'un de ses ravisseurs lui bloquant le haut du corps, ne lui laissant plus comme possibilité pour se défendre que des coups de pied fort bien placés.
Mais les deux autres créatures semblaient habitées d'un esprit et eurent la bonne idée d'éviter ses ruades, et de le tenir encore plus solidement. Le brun s'aperçu seulement alors de ma présence, et je vis ses yeux s'assombrir.
« DEGAGE, C'EST UN PIEGE !! »
Ce qui, bien entendu, était la chose la plus intelligente à faire pour 1 : attirer l'attention des mastodontes sur moi, et 2 : attiser ma propre curiosité. C'était pas prévu ça. Pas prévu du tout. Le plus costaud des deux sortit sa baguette précipitamment, et me jeta un sortilège que je parvins à éviter sans problème. On dit que les lâches sont les plus véloces. Je suis la preuve vivante du bien fondé de cette maxime. Sauf que là, je ne fuyais pas. On s'attaque à MON bien, je réplique. Et en quelques secondes, mon répertoire de sortilèges est sortit, usé et abusé, de telle sorte que les deux hommes ne savaient plus où donner de la tête.
Note pour la communauté sorcière : Ne JAMAIS toucher à ce qui m'appartient.
Mais ils ne prenaient pas peur, ces êtres là, et à peine faisais-je une pause dans mes sorts que l'un d'eux en profita pour transplaner et réapparaitre derrière moi, me plantant sa baguette entre les deux omoplates.
« Tiens, tiens, le fils Malfoy est venu… Je sais pas ce que c'était cette mascarade stupide, mais ça fait du bien de voir des têtes appréciées… Surtout quand celles ci sont restées cachées si longtemps…. »
Une chose était sûre, je n'aimais pas du tout sa voix, et je le lui fis savoir d'un ricanement moqueur, suivit de quelques insultes bien senties. Harry face à moi se mordis la lèvre supérieure, et me fixa d'un air inquiet. Puis j'entendis quelques mots dans mon dos, et ce fut le noir total.
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Je me réveillais. Près de moi, serré contre ma peau nue, une respiration. Un souffle erratique, apeuré, et transit de froid. Moi même je tremblais. Mes yeux étaient toujours fermés, mais déjà, mes souvenirs me revenaient. Et une seule phrase se répétait en boucle dans mon esprit.
Ca ne devait pas se passer comme ça.
Le sol était froid sous mon corps. J'étais allongé, en position fœtale, semblait-t-il, et le corps à mes côtés paraissait rechercher ma chaleur en se collant le plus possible contre mon dos. Cette odeur, je la connaissais. C'était Harry qui était là. Il avait peur, je le sentais, il avait froid, mais je ne pouvais rien faire. J'ouvris alors lentement les paupières, fronçant les yeux face à l'étonnante obscurité qui nous entourait.
Derrière moi, Harry bougea légèrement, et je lui murmurais, incertain.
« Harry…
-Quoi ?
-Ce n'était pas prévu, ça… Non ?
-Non, ce n'était pas prévu.
-On est mal alors ?
-Oui… C'est mal partit pour nous…
-Oh…
-…
-Harry ? Et Hermione ?
-Elle a fuit, je crois… C'est notre dernier espoir, mais je ne sais même pas où nous sommes. Ils nous ont stupéfixés, et je viens de me réveiller… Toi aussi apparemment… J'ai froid Draco. »
Je me retournais soudainement, restant le plus proche possible de lui, et fixais avec intensité ses deux émeraudes pour le moment peu lumineuses. Son teint était trop pâle, je pouvais le voir malgré la noirceur des alentours, et ses lèvres étaient violettes. Je ne prétendais pas avoir l'air mieux, mais j'étais habitué au froid, alors je ne montrais pas mes tremblements, et ouvris mes longs bras graciles en invitant mon petit ami à venir s'y blottir. Ce qu'il fit sans hésiter, poussant un soupir de soulagement au contact de ma chair. Je fermais les yeux, allant chercher un peu de réconfort dans ses cheveux emmêlés.
Mais la situation ne me plaisait pas du tout. Je ne pouvais m'empêcher d'y repenser. Comment ces brutes nous avaient-elles trouvées ? Y avait-il eut une fuite dans notre plan ? J'étais sensé sauver Harry, pas être enfermé avec lui !
Et puis, que comptaient-ils faire de nous ? Je posais la question à Harry, qui me répondis après un temps jugé infiniment long.
« Regarde derrière moi… A l'entrée de la cellule… Il y a un couteau. Seulement ça… »
Je levais les yeux vers la direction indiquée, et un frisson me parcourut l'échine quand j'aperçus la lame scintillant trônant fièrement devant l'unique porte de sortie. Je restais à la fixer quelques secondes, m'interrogeant mentalement sur l'utilité d'un tel objet contondant dans une cellule et quant à son utilisation. Mais Harry parût comprendre mon interrogation, et y répondit d'une voix morne.
« Ils ne comptent pas nous laisser en vie. Ni nous tuer.
-Mais…
-Ils vont nous laisser moisir ici… Jusqu'à ce que la faim ou la soif ne nous achève. Ou alors jusqu'à ce que nous nous décidions à nous donner la mort, pour faire cesser ce cauchemar.
-Non… Ils n'oseraient pas…
-C'est ce qu'ils disaient, mais tu dormais encore…
-Non… On peut pas mourir… Tu ne peux pas mourir, Harry ! »
Je me reculais de quelques centimètres, allant plonger mes orbes grises dans celles de mon vis à vis, l'air plus inquiet que jamais. Mais son expression annonçait déjà la couleur des prochains jours. Souffrance et tristesse. Mû par un instinct Poufsouffle et en aucun cas Malfoyen, j'allais l'enlacer avec tendresse, le laissant se blottir de tout son saoul contre moi.
« Je suis désolé Harry… J'aurais pas dû accepter ça… C'est à cause de moi que l'on est ici aujourd'hui… Pardon, mon amour… »
Je sentis sa respiration s'accélérer contre moi, et j'aurais pu jurer qu'un sourire apparu l'espace d'une seconde sur ses lèvres avant qu'il ne raffermisse sa prise sur moi, cachant volontairement son visage dans mon cou.
« Non, ce n'est pas ta faute… J'étais d'accord, je suis aussi fautif que toi.
-Mais…
-Et je t'aime aussi. »
Il releva alors seulement la tête, et je vis ses yeux pétiller comme jamais. Il alla déposer un doux baiser sur mon nez, et me sourit de cet air candide que j'adorais. Je me sentis rougir, et me fustigeais mentalement. Ce n'était pas le moment pour avoir de telles pensées…
Quelques minutes plus tard, je me laissais aller à son étreinte, et c'est ainsi que nous nous endormîmes, faisant fi du froid et de la tristesse qui entourait nos cœurs.
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Je ne saurais dire combien de temps nous restâmes dans cette cellule, mais bien vite, la soif et la faim, comme prévu, nous prirent au tripes, et nous ne trouvions refuge que dans le sommeil et l'immobilité, nous réveillant seulement pour s'assurer que l'autre était malgré tout conscient.
Je me demandais ce que faisait Hermione… Elle allait venir nous sauver, il fallait que j'ai confiance en elle. A mes côtés, Harry dormait, il était plus pâle que jamais, et ses lèvres étaient gercées par le manque d'hydratation. Il tremblait sans cesse, à présent, malgré ma présence à ses côtés, et je pouvais même voir sa vie s'échapper de son corps. Cela m'inquiétais, et je le réveillais le plus souvent possible, juste pour voir ses paupières papillonner quelques minutes avant de se refermer. Le temps nous était compté.
Et soudainement, il entrouvrit les yeux, de lui même. Et il murmura, d'une fois rauque et trop faible pour être clairement audible.
« Draco… Draco… disait-il.
-Je suis là, mon cœur… Tiens bon…
-Je vais mourir…
-Non, Non, ne dis pas ça…
-Je vois la lumière… Où es tu, Dray ? Je te vois plus… »
Je me mis à paniquer, et secouais avec vigueur le corps du brun contre moi. Mais il n'eut plus de réaction, ses yeux regardant simplement autour de lui comme s'il était perdu. Les larmes se mirent à couler sur mes joues, peu nombreuses et trop salées, témoins de ma propre déshydratation.
« Harry ! Ne te laisse pas aller ! Tu ne vas pas mourir !!
-Dray… Qu'est ce que tu dis ? Je ne t'entends pas… »
Et la suite de ses mots devint un borborygme incompréhensible où mon prénom fut cité plusieurs fois. Je me mis à hurler, inconscient même de ce que je disais, de ma propre voix qui déraillais, je ne voulais pas qu'il meure ! Mon regard partit dans la cellule à la recherche de quelque chose pour l'aider… N'importe quoi…
La lame s'imposa d'elle même à mon esprit, fraîche et attirante. Et ce fut sans hésitation que je rampais jusqu'à elle et la pris à pleine main, sans trop serrer pour ne pas qu'elle m'entaille la peau. Je revins près de mon petit ami, qui s'était tût, et donc seul le mouvement des paupières subsistait. Il ne lui restait pas beaucoup de temps, je n'avais plus le luxe de réfléchir.
Et c'est donc sans penser à ma propre phobie du sang que je m'entaillais avec vigueur le poignet gauches, plusieurs fois, pour m'assurer que l'hémoglobine jaillissait bien abondamment. Immédiatement, pour ne pas en perdre une goutte, j'avançais la tête du brun jusqu'à ma blessure, et le forçais à boire. Ce qu'il fit, l'esprit trop embrumé pour prendre conscience de ce qu'il faisait réellement.
Moi même, la seule chose que je savais était que mon sang était une source d'énergie, était un liquide vital, et pourrait sauver sa vie, ou le laisser se battre un peu plus contre la mort. Je le laissais donc s'abreuver généreusement, jusqu'à ce que je commence à sentir mon bras s'engourdir, et que je ne retire vivement. Ma mort n'étant pas souhaitée, malgré les forces que je sentais me quitter… Je me rallongeais, le manque de sang se faisant sentir, et regardais avec inquiétude Harry devant moi.
Il avait bu jusqu'à la dernière goutte de ce qui lui était proposé, et semblait avoir reprit un peu de couleurs. Mais il avait fermé les yeux, et ne réagissait plus du tout maintenant, ce qui ramena une vague d'inquiétude dans mon corps.
« Merde… Harry… Harry réveille toi… »
Mais il ne bougea pas. Et j'avais même l'impression que son teint cadavérique revenait plus vite qu'avant. L'obscurité me prenait, prémices d'un évanouissement, mais je tentais de le combattre, allant secouer le brun avec le peu de forces qu'il me restait.
« Harry !! Harry !! »
Rien, toujours rien… Je me sentais partir. Non, non, pas comme ça… Non, Merlin, je vous en supplie… N'importe qui…
« Je t'aime Harry… Je t'aime plus que tout au monde… Ne meurs pas, je ne pourrais pas y survivre… »
Et c'est à ce moment là, après ces mots précis, que l'impossible se produisit.
Harry Potter, Survivant et Vainqueur de Lord Voldemort, ouvrit des yeux plus brillants et plus déterminés que jamais.
Et moi, je sombrais définitivement.
Voilà !
Je retrouve mes habitudes sadiques, et je m'attend bien à des « Naaaan, tu peux pas nous faire ça »… Et pourtant. Je pense qu'il ne restera que deux chapitres après celui ci.
Je précise néanmoins pour ceux qui auraient des doutes, c'est un Happy Ending, et en aucun cas une Death Fic, Dray et Ryry vont donc survivre ! Et même se faire des bisous !
Pour avoir la suite plus rapidement, comme d'habitude, j'aimerais 15 reviews, ou même plus si ça vous enchante, moi cela me motivera ;)
Merci infiniment de lire cette histoire, je vous retrouve dans la suite.
Hanakaya
