Chapitre 9 : Proposition.
Une fois le repas terminé, Aradia et quelques filles de sa Maison quittèrent leur table et se dirigèrent d'un pas guilleret vers la salle commune des Serdaigle. Les collégiennes prenaient plaisir à faire découvrir les couloirs de Poudlard à la nouvelle venue qu'était Aradia, n'hésitant pas à faire bénificier cette dernière de quelques anecdotes qui leurs tenaient à ès vite la fille de Gellert comprit qu'elle était devenue le centre de curiosité de l'école. Kiria et Alicia étaient rayonnantes, heureuses de présenter leur nouvelle amie à leurs connaissances. Alors qu'elles allaient arriver au pied de l'escalier menant à leur Tour, un Serpentard apparut, accoudé une fenêtre de manière nonchalante. Lorsque le vert et argent fût identifié, Aradia ne pût s'empêcher d'être agacée.
- Jedusor ? S'étonna Aradia. Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je peux te parler ?
Quelques filles pouffèrent de rire avant de donner quelques coups de coudes amicales à leur condisciple. La toute nouvelle Serdaigle haussa les épaules avant d'acquiescer.
- Si tu veux.
Il passa devant les filles sans leur accorder un regard et lui fit un petit signe de tête pour lui désigner un endroit avec un peu plus d'intimité.
- Vous m'attendez hein? Je n'en ai pas pour longtemps! Informa Aradia à ses camarades.
- Sans problème, fit Skeeter qui sentait un scoop se dessiner.
Sa réaction amusa quelque peu sa camarade qui trottina pour rattraper le vert et argent qui avait déjè bifurqué à un autre couloir. A peine avoir passé le virage, une poigne ferme l'agrippa au bras pour la maintenir.
- Aie ! Se plaignit Aradia et foudroyant Tom de son regard vairon. Tu as un problème ?!
- Pourquoi tu n'as rien dit ?
- Quoi ?! Lâche-moi d'abord Jedusor !
Il cilla un instant mais s'exécuta, le visage toujours impassible. La Serdaigle se massa le bras en reposant sa question plus calmement :
- Alors ? On peut savoir ce qui ne tourne pas rond chez toi ?
- Pourquoi tu ne m'as pas donné ton véritable nom ?!
- En quoi ça te regarde ? Dit froidement Aradia. En plus tu n'avais pas l'air si curieux que ça à ce propos.
- Je t'ais aidé.. Le minimum aurait été d'être honnête avec moi.
- Honnête ? Ricana la jeune fille.
- Oui. Franche du moins.
- Je n'ai aucun, mais aucun compte à te rendre Jedusor!
- Quel lien as-tu vraiment avec la famille Grindelwald ?
- Va te...
- Dit-moi la vérité ! Ordonna-t-il. Comment es-tu tombée dans un orphelinat moldu si tu appartiens vraiment à cette lignée ?! Qui est ton père que tu hais autant?!
Aradia sentait distinctement un léger fourmillement au niveau de son crâne, signe indéniable d'une tentative d'intrusion mentale de la part du jeune homme: un des symptômes expliqué dans le livre offert par Miss Peverell. Croisant les doigts sur les réels pouvoirs de l'Oeil d'Horus, elle se fit violence pour ne pas rompre le contact visuel. Jedusor plissa le front, dérouté de la difficulté qu'il avait à percer la barrière mentale de sa camarade. Comment une simple gamine ignorante des arts magiques pouvait contrer ses propres talents naissants? Impensable. Malgré lui sa déconvenue était plus que visible.
- Un problème Tom ? Dit d'un air suffisant la Serdaigle.
- Comment fais-tu ça ?
- Faire quoi ? Attends... Tu ne tenterais... De pénéter mon esprit, dit-moi? Je doute que ça soit autorisé, si? Fit innocemment la jeune fille pour le provoquer.
Il raffermit sa poigne.
- Ne joue pas à ça avec moi ! Gronda-t-il.
- Je ne joue pas Jedusor, maintenant lâche-moi ou sinon...
- Sinon? Demanda-t-il avec un insupportable sourire charmeur. Tu n'as jamais jeté un Sort de ta vie alors me menacer?
- J'ai une arme secrète... Avoua-t-elle en préparant son attaque.
- Ah oui? Je suis curieux de...
Il sursauta avant de finir sa phrase en étant obligé de s'écarter du coup de pied d'Aradia dans ses parties intimes. Cette dernière en profita pour se dégager en gloussant et courir pour lui échapper. Finalement Alicia était la seule qui patientait encore aux pieds de l'escalier. Celle-ci fronça les sourcils en voyant son amie revenir ainsi.
- Un problème ?
- Aucun, souffla la fille de Gellert. On y va ?
- Euh, okay.
Les deux jeunes filles montèrent quatre à quatre les marches, jusqu'à ce qu'Alicia lui demande:
- Tu le connais bien Jedusor ?
- Pas vraiment. Enfin un peu. Bref c'est compliqué.
- C'est quelqu'un de très réservé d'habitude. C'est bien la première fois que je le vois alpaguer une fille comme ça.
Elle lui jeta un regard en biais avant d'ajouter, le sourire aux lèvres :
- Attends-toi à faire des jalouses si ça devient une habitude.
- Pourquoi ?
- Beaucoup de filles s'intéressent à Tom Jedusor.
- On se demande pourquoi, fit Aradia.
Alicia leva la main droite et se mit à compter sur ses doigts.
- Il est beau, grand, mystérieux, bien élevé et très bon élève. Qui ne pourrait pas craquer ?
- Toi ? Se moqua Aradia.
Son amie pouffa mais n'ajouta rien. Elles arrivèrent enfin devant un heurtoir en forme d'aigle. Celui-ci s'anima et déploya ses ailes avant de les laisser entrer.
- Hormis le jour de la rentrée il faut résoudre une énigme pour mériter de passer.
- Une énigme? S'inquiéta Aradia de se trouver coincée dans un avenir plus ou moins proche.
- Oui. Mais on dit que l'aigle s'adapte au sorcier qu'il a en face de lui. Il suffit de se creuser un peu les ménages. Ne t'inquiète pas, c'est plutôt rare qu'un Serdaigle soit resté bloqué à l'extérieur!
L'aigle replia ses ailes et fit pivoter l'arcade, dévoilant l'accès. Aradia s'arrêta à l'entrée pour prendre le temps d'observer son environnement. La salle commune des Serdaigles était une vaste pièce circulaire comportant d'élégantes fenêtres en arcades, de la soie couleur bleu et bronze attachée aux murs et plusieurs caches qui invitaient à s'y mettre pour étudier. Levant son regard, elle détailla le plafond en forme de dôme parsemé d'étoiles peintes qui se reflétaient sur la moquette bleu nuit. Plusieurs fauteuils, tables et étagères chargés de livres agrémentaient la salle. Une niche face à la porte cachait une haute statue tout en marbre blanc arborant les traits d'une femme gracieuse dont la tête était ornée d'un diadème.
- C'est magnique, s'extasia sincérement Aradia en faisant ses premiers pas.
Le groupe de filles avec lequel elle était sortie de table leur fit signe de les rejoindre dans un coin de la salle. A peine approchée des canapés, Kiria apparut comme par magie, plume à papotte en main.
- Alors ? Qu'est-ce que le grand et sombre Jedusor te voulait ?
La Grindelwal leva les yeux au ciel. La soirée allait être longue.
4 mois plus tard, Décembre 1944.
- C'est pas mal du tout Miss Grindelwald, félicita Slughorn qui contemplait la potion que la jeune fille avait concocté non sans mal.
Jedusor, qui était à quelques rangées d'elle la foudroya du regard.
- 5 points pour Serdaigle !
Des petites exclamations de joie retentirent, tandis qu'Alicia félicitait son amie. Aradia décocha un regard amusé à un Tom visiblement en colère. La sonnette indiqua la fin du cours et de la semaine. Enfin pas tous. Aradia, qui avait déjà mit son sac sur son dos salua le petit groupe qu'elle avait désormais parfaitement intégré, sortit en direction d'une salle de classe où l'attendait le professeur Tétenjoie pour sa leçon provée de DCFM.
- Un instant Miss ! L'interpella Horace.
- Oui Professeur ? Demanda-t-elle d'une voix polie.
- Voilà, je prépare une petite soirée pour la rentrée composée de quelques invités triés sur le volet.
Aradia opina, bien au fait de tout ceci.
- Je serais enchanté que vous acceptiez de venir. Vous pourrez y rencontrer beaucoup de personnes très intéressantes et qui pourraient vous aider dans votre avenir. Pour la plupart d'anciens élèves à moi je dois l'avouer.
La Serdaigle tenta de dissimuler son sourire, ce qui n'échappa pas à Jedusor qui l'observait de loin.
- Avec grand plaisir, lui dit-elle avec de grands yeux émus.
Slughorn y alla de son petit rire et lui tapota l'épaule.
- C'est dit! Je vous ferais parvenir un petit mot pour les modalités. Bonne fin de journée Miss.
Elle rajusta la bandoulière de son sac sur son épaule pour poursuivre sa route, le coeur un peu plus léger. Il était de notoriété publique que Slughorn avait à sa disposition un réseau très influent. Des bruits de pas derrière elle l'informa de l'arrivée de quelqu'un et elle savait de qui il s'agissait.
- Jedusor, dit-elle sans s'arrêter.
- Grindelwald.
La jeune fille ralentit tout de même le pas pour le laisser la rattraper sans qu'il soit obligé de se mettre à courir: son égo ne l'aurait jamais supporté.
- Tu viens me féliciter ?
- Entre autre.
Aradia rayonnait. Depuis son arrivée, et grâce à l'aide du grimoire offert par la Dame en Noir et de sa fabuleuse Baguette, elle était devenue en très peu de temps une des élèves les plus prometteuses de sa promotion si l'on prenait en compte son handicap des trois années manquantes dans sa scolarité.. Bien entendu elle avait encore beaucoup de lacunes sur certaines matières pratiques comme la Défense Contre les Forces du Mal ou la Métamorphose mais rien d'insurmontable grâce à ses cours supplémentaires intensifs obligatoires de remise à niveau. Il faut dire que la Serdaigle travaillait avec acharnement sur ses cours le jour et se plongeait dans le Compendium des Mystères la nuit. Même si elle ne saisissait pas tout du fonctionnement du Grimoire magique elle avait vite compris que celui-ci imprégnait de ses connaissances son lecteur. Ainsi elle pouvait retenir la préparation d'une potion ou l'enchainement d'un Sortilège beaucoup plus rapidement que quiconque. S'en suivait inévitablement nuits blanches et maux de têtes horribles qui la faisaient souffrir à cause du trop plein de connaissances emmagasinées en si peu de temps. Ajouté à cela son hypermnésie qui lui permettait de conserver une mémoire parfaite de ce qu'elle voyait et vous aviez un amoncellement de facteurs qui pouvaient expliquer une telle progression. Comme le disait le professeur de DCFM: à nul sacrifice, nulle victoire (client d'oeil à "Transformer": il s'agit de la devise du grand-père de Sam, le héros du film).
Jedusor observait du coin de l'oeil sa camarade, de plus en plus intrigué par cette dernière. Bien que sceptique en tout premier lieu sur cette fille ignorante des arts magiques, il avait été stupéfié de constater sa progression fulgurante. Bien entendu il avait connaissance de sa pathologie. Pouvoir se souvenir des moindres détails étaient une véritable bénédiction à ses yeux et un atout de taille lorsque vous aviez un retard considérable sur les autres. Pourrait-elle un jour se mettre à niveau? Le dépasser? Peut-être. Si le côté théorique était à bonne portée de baguette de la jeune fille, la pratique lui faisait cruellement défault. Tom comptait bien en profiter. Cette Aradia était discrète sans être effacée, intelligente mais humble et pourvue d'un don certain pour la manipulation pour qui savait le détecter. Elle était populaire et appréciée mais pour qui savait regarder, comme Tom, elle avait une facette plus secrete, plus sombre: en somme très attrayante pour quelqu'un d'aussi ambitieux que le Serpentard.
- Tu veux quoi ?
- Rien de spécial, lui dit Tom.
- Je vois.
- En fait si, corrigea-t-il.. Je me demandais ce que tu comptes faire pour Noël.
- Rien de spécial tu dois t'en douter. C'est juste pour ça que tu viens m'ennuyer ?
Silence. Tom se retint de lui répondre sèchement et de tourner les talons. Aradia avait ce don de le mettre hors de lui en quelques secondes, montre en main.
- Je fais des... Recherches, dit-il prudent.
- Des recherches ? De quel genre ? Demanda-t-elle suspicieuse.
- Du genre qui pourraient t'intéresser.
- Vraiment ?
- J'en suis certain.
- Peut-être que faire ce genre de choses avec toi ne m'intèresse tout simplement pas.
Siflant d'exaspération, il lui prit le poignet pour l'immobiliser de force avant de plonger ses yeux dans les siens. Le vert et argent détestait qu'on lui résiste. N'importe quelle fille serait plus que ravie de passer du temps avec lui. Alors pourquoi pas celle-là?! De quel droit lui tenait-elle tête?!
- Je sais qui tu es.
Aradia le dévisagea, un peu mal à l'aise.
- Comment ça ?
- Tu es la fille de Gellert Grindelwald, dit-il plus bas.
Le visage de la jeune fille se décomposa sous le regard satisfait de l'héritier de Serpentard. Elle le surprit tout de même en agrippant fermement sa robe de sorcier et de vociférer:
- Tu n'as aucune preuve Jedusor !
- Je le sais, c'est tout.
Il laissa sa phrase en suspenses avant d'ajouter :
- Il serait... Dommage que toute l'école soit au courant de cette information. Un Mage Noir comme père... Un meutrier. Je me demande ce qu'en penseraient tes nouvelles amies?
Tom pouvait presque voir les rouages de l'esprit de la Serdaigle se mettrent en route à la vitesse d'un vif d'or. Le garçon était au courant de l'histoire qu'elle avait crée de toute pièce: une simple parente éloignée de Gellert restée à l'écart de ses méfaits. Savoir qu'elle avait menti salirait sa réputation pour de bon et pouvait la faire devenir purement et simplement une véritable paria.
- Qu'est-ce que tu veux ?! Finit-elle par lâcher à contrecoeur en desserant son emprise.
Prenant sur lui, Tom prit un parchemin d'une de ses poches pour le lui tendre.
- Je n'arrive pas à en comprendre toute la portée. Un avis extérieur me serait... Utile.
- Et les larbins de ta Maison ? Ils ne peuvent pas t'aider ? Je crois comprendre que tu ne manques pas de...
- Disons que je préfèrerais être discret. Que la personne qui m'apporte son aide s'engage à ne rien dévoiller de ce qu'elle découvrira... Si elle découvre quelque chose.
Comprenant l'allusion et son petit dédis, Aradia prit avec fureur ledit parchemin avant de le fourrer dans son sac.
- Pas un mot sur ton... Intuition. J'ai ta parole ?
Court silence.
- Oui. Cependant je préfèrerais ta participation volontaire et non menacer n'était pas dans mes intentions : dis-toi que ma petite révélation était juste à titre d'information.
La jeune Sorcière le dévisagea intensément avant d'acquiescer, peu convaincue. Elle le savait fourbe mais aussi honnête lorsqu'il engageait sa parole de Sorcier. Encore une contradiction. Ce type en était rempli. Satisfait, Tom enfonça le clou:
- En échange je suis disposé à t'aider dans tes études. Surtout en ce qui concerne la... Patrique.
Sa camarade prit un air intéressé. A coup sûr qu'elle ne laisserait pas passer une telle occasion: ce qu'escomptait bien le jeune homme.
- Vraiment? Tu m'aiderais?
- Une association mutuellement profitable. Qu'en dis-tu?
- Je... Okay, murmura Aradia en lui tendant la main.
Tom hésita une demi-seconde avant de la prendre et lui rendre sa poignée de mains. Avant de rejoindre un de ses condisciples, Tom désigna le parchemin d'un hochement de tête.
- Je suis sûr que ça va t'intéresser... Si tu y arrives. Ce dont je doute.
- Ah oui ? On verra ça!
- A plus tard, la saluat-il simplement en tournant les talons et partir en grande enjambée.
- Sympas, murmura-t-elle en portant le parchemin de Jedusor devant ses yeux.
Tom l'avait entendu le déplier sitôt l'avoir quitté. Il l'avait manipulé d'une main de maître: en titillant son esprit de compétition, Tom était sûr qu'Aradia s'y mettrait corps et âme, chercherait sans fin la solution afin de prouver ses compétences... Ce que dernier avait escompter dès le départ.
***** *****
- Joyeux Noël ! Fit le Directeur dans la Grande Salle quasiment vide.
Les convives hochèrent la tête de concert, répondant par la même expression. La pièce était pour l'occasion débarassée de toute ses tables, hormis une placée en plein centre où se trouvait les professeurs et les rares élèves qui n'avaient pas quitté le château pour les fêtes. D'un côté se trouvait les professeurs Dumbledore, Dippet, Tétenjoie et Vitany tandis que de l'autre on pouvait voir Aradia, Minerva, Jedusor, Hagrid et une autre Poufsouffle de troisième année prénommée Sybille Trelawney. Une originale d'après la fille Grindelwald. L'héritière du Mage Noir déchu gardait la tête basse avec de grosses cernes sous les yeux, encore fatiguée de sa nuit. Il faut dire qu'elle n'avait que très peu dormit, ses songes devenant de plus en plus dur à supporter. Quant elle n'apparaissait pas dans un charnier, elle se retrouvait dans le laboratoire du Docteur Ritter, revivant les expériences dont elle avait été victime. Malgré cela elle arrivait désormais à mieux contrôler ses pouvoirs, même endormie, ainsi son dortoir ne se ressemblait plus à un champ de bataille lorsqu'elle se réveillait en hurlant. Un autre fait gênant pour la jeune fille était sa mère. Sa mémoire parfaite ne cessait de lui remémorer les bons comme les mauvais moments de manière très précise. Elle lui manquait affreusement mais après tout ce qu'elle avait vécu, elle savait qu'il était inutile de s'apitoyer sur son sort. Il fallait qu'elle soit forte, indépendante. Ne dépendre de personne. Elle jeta un oeil à Jedusor, songeant à ce qu'il lui apportait depuis ces quelques semaines et de leur étrange relation. Tom était un professeur exigeant et sans pitié. Il ne prenait pas de gants pour lui jeter à la figure son manque d'expérience: ce qui avait le don de la mettre hors d'elle et de se surpasser. Un moyen comme un autre qu'il avait de la motiver.
A force de passerdu temps ensemble, Aradia s'était mis en tête d'en savoir plus sur lui. Il était sans doute le meilleur élève de son année, admiré par beaucoup et ce même si son ascendance n'était pas très claire. Oh elle avait entendu parler de cette rumeur comme quoi il descendait d'une lignée aujourd'hui presque éteinte. Une rumeur à laquelle elle était prête à y apporter crédit. Tom était trop sûr de lui et trop dier d'être sorcier pour n'étre qu'un vulgaire né-moldu. Ce n'était pas un jeune homme banal, loin de là. Son côté ténébreux était très attirant malgré la réticence de la jeune fille à s'attacher à une autre personne, d'autant plus à un garçon ; Un garçon qui lui-même ne cherchait pas à se lier aux autres malgré les nombreuses sollicitations dont il était l'objet, en particulier en provenance de la gent féminine.
Une fois le diner finit, Aradia patienta quelques secondes après le départ de Tom avant de prendre à son tour congé; Ce qui n'échappa pas à Albus. La Serdaigle trottina jusqu'au septième étage et passa trois fois dans un pan de mur précis que le Serpentard lui avait fait découvrir. Une porte apparûtt alors, qu'elle emprunta rapidement. Elle se trouvait désormais dans une vaste pièce richement décorée à la mode persanne composée de plusieurs étagères croulant sous les livres ainsi que de longs canapés et quelques tables semblables à celles de la Bibliothèque de Poudlard. Jedusor était assis dans l'un des fauteuils et lisait avec attention les quelques parchemins posés sur la petite table lui faisant face. Il ne détourna même pas les yeux de son travail en s'adressant à elle:
- Tu n'as pas eut de mal à passer ?
- Je suis une Serdaigle, dit-elle avec un air supérieur.
- Amusant... Siffla-t-il entre ses dents.
Il se redressa pour mieux regarder la jeune fille qui sortait son parchemin de son sac ainsi qu'un ancien Grimoire dont il ignorait la provenance.
- Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-il en le désignant de la tête.
- Un livre.
- Mais encore ?
- Disons que ça ne te regarde pas. Chacun ses petits secreee héééé ! Protesta-t-elle lorsqu'il attira l'ouvrage à l'aide d'un Sort informulé.
L'Héritier de Serpentard l'ouvrit avant que la Serdaigle ne le reprenne mais resta perplexe devant ce qu'il voyait. Ou plutôt ce qu'il ne voyait pas.
- Il n'y a que des pages blanches là-dedans.
Aradia fronça les sourcils et reprit son bien en y jetant un oeil.
- Tu ne vois rien ? Dit-elle étonnée.
- Non et toi ?
La jeune fille sourit malicieusement. De toute évidence elle était la seule à avoir la faculté de révéler les secrets du Grimoire.
- Où l'as-tu eut ? La questionna le vert et argent curieux.
- C'est un cadeau.
Ce qui était vrai au fond. Jedusor s'agaça quelque peu du manque de réponse mais préféra passer à autre chose au lieu de se confronter à cette véritable tête de mule.
- Peu importe. Alors tu voulais me voir? Ça concerne le parchemin que je t'ai donné?
Aradia le dévisagea en retour avant de lâcher :
- Oui.
- Et ? Fit impatient Tom avec un éclair de convoitise dans le regard.
- Tu avais raison.
Elle prit un fauteuil à son tour.
- Sois plus explicite, lui intima-t-il.
Les yeux vairons d'Aradia ne le lâchaient plus d'une semelle.
- C'est vraiment très intéressant...
