Kikouuuuu ! Me revoila avec le chapitre 10 ! Desolée pour l'attente, j'ai eut une panne d'inspi mais la c bon, c revenu, la preuve, j'ai deja ecrit le chapitre 14, arf !

Aller, je vous ennuie pas plus longtemps ! Bonne lecture et oubliez pas une chite review si vous avéz aimé (meme si vous avez pas aimé --u )


Chapitre 10

Tout va bien, Ramons ? demanda Hagrid en relevant le garçon qui venait de chuter de sa monture.

Oui, ça va, répondit le Serdaigle en frottant son dos endolori.

Ce genre d'erreur durant le combat peu vous coûter la vie, dit Rogue en tendant sa lance au garçon. Montor peut ne pas se rendre compte que vous êtes tombé et vous marcher dessus.

Je sais, professeur… dit Ramons, penaud. On y retourne, ajouta-t-il.

Dragon-Montor s'approcha en s'excusant et baissa une main. Ramons grimpa dessus en se tenant au pouce griffu puis il sauta dans une selle très profonde fixée juste derrière le cou du reptile. Deux grosses sangles la maintenaient en place en passant autour du cou du Dragon, se croisant sur le poitrail du reptile qui avait, autour de sa puissante mandibule inférieure, un épais lien de cuir relié à deux longues rênes permettant au cavalier de le diriger plus aisément qu'en criant.

Aller, Montor, on y retourne, dit Harry en se tortillant dans sa selle pour soulager son dos.

Il tira sur les rênes pour que Dragon-Malefoy aille à gauche et le Dragon blanc souffla une forte rafale par ses naseaux, équivalant à un soupir.

Je t'en prie, Drago, dit le Gryffondor sur un ton las. Un peu de bonne volonté.

Je t'en ficherais de la bonne volonté, grogna Dragon-Malefoy en baissant la tête. Ce n'est pas toi qui transporte un humain depuis sept heures du mat'.

Hé ! dit Harry en donnant un coup de poing sur l'epaule du Dragon blanc.

Malefoy, Potter, un peu de silence, s'il vous plait ! dit Rogue. Aller, reprenez l'entraînement.

Harry soupira. Cela faisait cinq jours qu'ils s'entraînaient l'un contre l'autre, Ramons et lui, mais, pour tout avouer, ils n'avançaient pas vraiment.

Voldemort va attaquer le collège dans peu de temps, dit Harry alors que Dragon-Malefoy retenait le jet de Ramons avec son aile droite. Et tout ce que nous faisons, c'est nous taper dessus, juché sur un Dragon moitié moins grand que les Magyars de Voldemort.

Que veux-tu, dit Dragon-Malefoy. On y peut rien, nous n'avons pas de Magyars sous la main pour nous entraîner.

Non, peut-être, dit Harry. Mais si au moins vous saviez voler, ça nous avancerait…

Un silence suivit puis Harry arrêta le Dragon blanc et leva son épée au ciel, signalant un arrêt du combat.

Quoi encore, Potter ? demanda Rogue sur un ton exaspéré.

Pour s'obstiner à s'entraîner au sol ? demanda le Gryffondor en quittant sa selle.

Il s'assit sur la main du Dragon blanc et reprit :

Un Dragon, c'est fait pour voler et je suis certain que les Magyars ne vont pas se gêner… Nous n'avons peut-être que deux Dragons mais si nous restons au sol, nous allons pas faire long feu.

Rogue regarda le Gryffondor sans rien dire puis il jeta un coup d'œil à Hagrid qui dit :

Ma foi… C'est vrai ce que tu dis là… Nous n'y avions pas pensé…

Harry eut un sourire puis le long cou de Dragon-Malefoy se courba vers le professeur de Potion en disant :

Et pourquoi ne pas demander aux autres septième année de participer ?

Participer à quoi, monsieur Malefoy ? demanda Rogue.

Nous aimons tous notre château, dit Ramons en descendant du dos de Dragon-Montor. Il n'est pas juste que seul deux élèves participent à la bataille tandis que les autres défendent le château.

Vous voudriez que d'autres élèves soient changés en Dragons pour vous soutenir ? demanda Hagrid.

Pas pour nous soutenir, dit Harry. Mais pour former une véritable armada de petits Dragons…

Petits Dragons ? dit Dragon-Malefoy. Je t'en prie…

Harry sourit au Dragon blanc puis Rogue, une main sur le menton, semblant réfléchir, dit :

Ma foi… Il faudrait en parler au Directeur, mais je crains que cela ne soit trop tard… Il nous reste moins de soixante-douze heures avant demain…

Peu importe, dit Harry. Nous nous entraînerons tout le jour et toute la nuit s'il le faut, mais à deux, nous n'y arriverons jamais et Poudlard tombera aux mains de Voldemort. Je suis certain que personne ne le veut, pas même vous, professeur Rogue.

Bien sûr que non, grogna Rogue. Cependant…

Au lieu de palabrer, dit soudain Hagrid. Et si vous alliez voir le Directeur pour lui en parler ?

Mais… Hagrid, je vous en prie, dit Rogue.

Le demi-géant le regarda, les sourcils froncés, puis Rogue renifla dédaigneusement avant de faire volte-face et s'en aller, ronchonnant, dans un tourbillon de capes noires.

Quelle autorité, dit Harry avec un sourire.

Hagrid lui rendit son sourire puis le Gryffondor remonta dans sa selle et Hagrid décida de faire des essais de vol.

Battez bien des ailes, les Dragons, dit-il. Il faut qu'elles se renforcent le plus possible.

De sa main, il tenait ses cheveux plaqués sur son crâne pour éviter que les bourrasques soulevées par les ailes des deux Dragons ne les rendent encore plus hirsutes qu'ils ne l'étaient déjà.

Juché sur Dragon-Malefoy, Harry se concentrait pour conserver son équilibre tout en maniant son épée ou sa lance. Les deux puissantes ailes de Dragon-Malefoy le secouaient pas mal, mais le Gryffondor était quasiment certain que ces « turbulences » seraient moindres une fois en plein ciel.

Soudain, une rumeur sourde lui fit lever les yeux et Dragon-Malefoy cessa de brasser l'air et baissa la tête jusqu'au sol, entraînant son poitrail dans le même mouvement, provoquant chez Harry la désagréable sensation que son estomac se retournait comme une chaussette.

La prochaine fois, Dray, tu me préviens quand tu fais ça… dit le Gryffondor en déglutissant. J'ai faillit rendre mon déjeuner…

Désolé, dit le Dragon blanc en regardant son compagnon du coin de l'œil.

Que se passe-t-il, monsieur le Directeur ? demanda Hagrid en regardant approcher Dumbledore.

Il était suivit par une bonne quarantaine d'élèves et une poignée de professeurs.

Le professeur Rogue vient de m'informer d'une nouvelle qui m'a semblée bien audacieuse, dit le vieux sorcier. Monsieur Potter, monsieur Ramons, descendez donc et approchez.

Les deux garçons se laissèrent glisser au sol et s'approchèrent du Directeur qui dit :

Votre idée est très intéressante, seulement, je ne sais pas si vous en êtes rendu compte, mais il ne reste pas tout à fait trois jours avant le combat et…

Peut-être, dit Harry. Mais comme je disais au professeur Rogue tout à l'heure, à deux, c'est la défaite assurée, même si nous sommes bien entraînés. Tandis que si nous avons toute une armada de petits dragons hargneux qui en veulent pour leur argent, nous avons plus de chance de gagner, non ? Vous avez suffisamment d'élèves et de professeurs pour tenir en respect les Mangemorts à pied tandis que Ramons et moi, nous occuperont les Magyars et leurs cavaliers grâce à nos Dragons…

Dumbledore pinça les lèvres. Il semblait sceptique. Regardant Dragon-Malefoy et Dragon-Montor, il fit bouger sa moustache puis soudain, il dit :

Aller, c'est d'accord. Mais nous n'allons pas transformer d'autres élèves en Dragons, ce serait trop long et trop risqué.

Mais alors ? demanda Ramons. Comment comptez-vous fournir notre armée ?

C'est simple, dit McGonagall. Les sortilèges de duplication fonctionnent très bien sur les Dragons…

Quoi ? dit Dragon-Malefoy. Vous comptez me multiplier ? Ca va bien, oui ?

Très bien, monsieur Malefoy, dit Dumbledore avec un sourire. Aller, allons dans le parc du château… Ha au fait ! ajouta-t-il. Vingt élèves chacun, c'est bon ?

Parfait, dit Harry sans trop réfléchir.

Ramons hocha la tête à son tour puis tout le monde se rendit dans le parc du château, bien plus vaste que l'enclos. Les deux Dragons se placèrent au centre du parc, à quelques mètres du lac et Dumbledore, McGonagall et Rogue sortirent leurs baguettes magiques.

Vous êtes prêts ? demanda Dumbledore aux deux reptiles.

Le Dragon blanc et le marron hochèrent la tête puis Harry vit son compagnon fermer les yeux. Il entendit ensuite une injonction puissante et des rayons bleutés frappèrent les deux Dragons en pleine poitrine. La douleur du sortilège fit rugir les deux reptiles.

Une clameur monta alors du groupe d'élèves massés aux abords du château et Harry recula d'un pas en voyant son compagnon se multiplier rapidement.

Dumbledore était suffisamment puissant, magiquement parlant, pour multiplier Dragon-Malefoy, tout seul, mais McGonagall eut besoin du concours de Rogue pour multiplier Dragon-Montor.

En quelques secondes, l'endroit fut rempli de Dragons blancs et marrons, tous à l'effigie de leur source, et Harry eut un moment de panique en cherchant son compagnon des yeux. Il finit par le repérer, appuyé sur ses mains, secouant lentement sa tête.

Woh punaise ! dit-il en portant une de ses grandes mains à sa tête. J'ai l'impression d'être passé sous un troupeau d'Hippogriffes…

Il releva alors la tête et regarda autour de lui.

C'est un cauchemar, dit-il. Harry…

Je suis-là, dit le brun à ses pattes.

Le Dragon blanc baissa la tête et Harry sauta sur son dos. Le reptile se releva ensuite et Harry eut tout loisir de voir l'étendue du sortilège.

Il va falloir les transporter ailleurs, dit Rogue. Quarante-deux Dragons ne peuvent tenir dans l'enclos…

Emmenons-les sur la lande qui a servit pour la Coupe du Monde de Quidditch, dit alors Hagrid. Il y a largement assez de place.

Il nous faudrait un gros Portoloin, dit Dumbledore.

Ou plusieurs, dit McGonagall. Les Moldus sont bien pour cela, ils laissent toujours traîner tout et n'importe quoi. Il nous sera facile de trouver une auto abandonnée ou tout autre objet volumineux à transformer.

Dumbledore hocha la tête puis il envoya Rogue, Sinistra et Vector chercher ce dont ils avaient besoin. Pendant ce temps, les professeurs répartirent les quarante élèves volontaires en deux groupes. Chacun choisit ensuite son Dragon sous les ordres de Harry ou Ramons puis les plus doués en sortilèges et les professeurs se mirent au devoir de parer les Dragons d'armures identiques à leurs sources, avec tout de même quelques différences afin que les élèves puissent reconnaître leurs montures plus aisément.

Hermione ! dit Harry en voyant son amie arriver, tenant à la main un carquois de flèches et arborant un grand arc ouvragé en travers de la poitrine. Tu m'accompagne ?

Évidemment, dit la brunette. Tu ne crois quand même pas que je vais rester au sol les bras croisés alors que mon meilleur ami va s'éclater tout seul, juché sur le dos d'un Dragon. Ron aussi est là, il devrait être dans l'équipe marron… Oui là-bas, regarde, il prend possession de son Dragon.

Harry pivota dans sa selle et regarda son ami caresser maladroitement le gros museau d'un Dragon marron trois fois plus grand que lui.

Il va s'en sortir, assura ensuite le Gryffondor en se retournant vers Hermione. Et nous aussi, ajouta-t-il en caressant le cou de son compagnon qui hocha légèrement la tête.

Je vais venger ma mère, dit Dragon-Malefoy en retroussant ses babines. Ce serpent va crever et si j'en ai l'occasion, je me ferais une joie de le bouffer !

Tu en seras malade, Malefoy, dit Hermione avec un sourire. Il est pourri jusqu'à l'os.

Un Dragon blanc s'approcha alors d'elle et lui souffla dessus.

Je crois que ce « moi » t'a adoptée, Granger, dit Dragon-Malefoy. Aller, en selle, on ne va pas traîner deux heures.

Bien dit, dit Harry.

Il récupéra ses armes fixées le long des flancs du Dragon puis celui-ci se redressa ensuite sur ses puissantes pattes arrières et rugit. Le silence se fit autour d'eux et Harry porta sa baguette magique contre sa gorge.

Le Grand Jour est bientôt là, les amis ! clama-t-il. Nous allons enfin régler son compte à ce satané Lord ! Grâce à nos Dragons, nous allons le prendre par surprise car je suis certain qu'il ne s'attend pas à ce que nous soyons prêts pour le recevoir. Il nous reste moins de trois jours afin que vous soyez tous prêts à affronter les Magyars à Pointes qu'il compte parmi ses fidèles. Mais nous serons prêts, je vous en fait la promesse ! Cette nuit, personne ne dormira, les autres nuits non plus ! Nous nous entraînerons au vol, et à la lutte au corps à corps jusqu'à l'aube et même après !

Il marqua une pause puis ajouta :

Étant donné que nous sommes très nombreux, nous allons déménager de camp d'entraînement ! Les professeurs Rogue, Vector et Sinistra vont bientôt revenir avec des Portoloin qui nous emmènerons dans un endroit connu seul du professeur Dumbledore et où nous aurons la place de nous mouvoir. Je dirigerais l'équipe blanche et Ramons, de Serdaigle, l'équipe marron. Vous devrez nous obéir sans broncher, votre avenir est en jeu, ne l'oubliez surtout pas ! Si vous n'avez pas d'armes, conjurez-en. Vous savez tous faire, je suppose, un simple sortilège de transformation ?

Des têtes se hochèrent et Hermione montra fièrement son arc, cramponnée à la selle de son Dragon, peu rassurée de se trouver juchée sur un animal imprévisible de trois mètres cinquante de haut.

Choisissez des armes solides, peu lourdes, maniables et préparez de quoi en conjurer de nouvelles en cas de casse ou de perte ! reprit Harry après adressé un signe de tête à son amie.

D'un léger coup de talons, il fit avancer Dragon-Malefoy et continua de donner des directives sous les regards admiratifs de Dumbledore et McGonagall.

Ce garçon ira loin, monsieur, dit le professeur de Métamorphose en hochant la tête. Il a tellement de hargne dans son cœur qu'il dirige ses camarades du bout des doigts. Nous n'avons même pas besoin d'intervenir, c'est surprenant.

Vous avez raison, Minerva, dit Dumbledore en hochant également la tête. Il s'est fixé un objectif, il l'atteindra. Il veut venger ses parents et Sirius et il aura sa vengeance, quoi qu'il arrive, même s'il doit y laisser sa vie. Il ne laissera pas Voldemort en vie plus longtemps, il est décidé et rien ne le fera changer d'avis. Regardez comme il évolue avec ce Dragon… On dirait qu'il a fait ça toute sa vie…

McGonagall hocha la tête puis Dumbledore reprit :

Bien ! Venez, Minerva, retournons dans le château expliquer aux élèves restants ce qu'il va se passer. Severus et Hagrid se chargeront d'envoyer notre « armée » dans un lieu sécurisé. Vector nous rejoindra, il a des directives à suivre.

McGonagall hocha une énième fois la tête puis les deux professeurs retournèrent dans le château, écoutant distraitement Harry crier ses ordres et la plupart des élèves répondre par une affirmation décidée.

Harry avait finit son discours et évoluait parmi les rangs de son équipe, vérifiant les armures et les harnachements tout en prodiguant quelques conseils ou astuces pour manier une arme ou un Dragon, quand Vector, Sinistra et Rogue reparurent, marchant tranquillement sur le chemin terreux qui menait au château.

Rogue tenait dans une main un grand sac en plastique vert, et son visage était tordu de dégoût. Il se dirigea aussitôt vers Hagrid et lâcha le sac à ses pieds. Il s'éloigna ensuite de quelques pas en se frottant nerveusement les mains et Hagrid ouvrit le sac poubelle d'un coup de pied.

Des mini-voitures rouillées et cabossées, sortant visiblement d'une casse, ainsi que des blocs de béton de la taille de cailloux, dégringolèrent sur la pelouse du parc.

Sautant du dos de son Dragon, Harry s'approcha et prit une des mini-voitures. Il l'inspecta puis hocha la tête et la lança loin devant lui. Rogue se chargea de lui faire retrouver sa taille normale et un gros 4X4 noir complètement défoncé, sans pare-brise, phares et autres accessoires, atterrit dans un bruit de ferraille sur le sol.

Parfait, dit Hagrid avec un signe de tête pour Rogue. Bien, Harry, à toi l'honneur. Va chercher quelques-uns de tes camarades, le plus possible.

Harry hocha la tête puis il se tourna vers les Dragons blancs, massés près de la Forêt Interdite. Il leur fit signe d'approcher et leurs cavaliers sautèrent de leur dos pour y voir mieux.

Une fois le Portoloin activé, chaque Dragon devra poser une patte dessus pour être emporté, dit-il. Tout le monde a déjà utilisé au moins une fois ce genre de moyen de locomotion ? demanda-t-il ensuite.

La plupart des têtes se hochèrent et le Gryffondor reprit :

L'arrivée d'un Portoloin s'effectue dans les airs, comme vous le savez. Ce sera donc un bon début d'entraînement pour le vol. Hermione, tu va partir avec le premier groupe des Dragons Blancs. Tu superviseras l'installation d'un campement dès votre arrivée.

La jeune fille hocha la tête, juchée sur son Dragon. Elle était la seule à ne pas en être descendue, estimant devoir d'abord s'habituer à sentir cette boule de muscles entre ses jambes afin de l'apprivoiser au mieux.

Je vais me charger de la transformation, dit alors Rogue.

Harry hocha la tête puis le professeur de Potions tira sa baguette magique mais Sinistra dit :

Laissez Severus, je vais m'en charger.

Mais ?

J'insiste, dit la jeune femme aux cheveux noirs.

Un peu étonné, Rogue lui céda néanmoins sa place et le professeur d'Astronomie changea la voiture en Portoloin. Il brilla un instant puis les élèves remontèrent sur leurs Dragons et les firent approcher de la voiture.

Huit reptiles purent toucher l'automobile sans trop de problèmes, et Harry réussit à caser six autres Dragons dans les interstices laissés entre leurs compagnons. Treize montures et leurs cavaliers prirent la direction de la lande où s'était déroulée, trois ans plus tôt, la Coupe du Monde de Quidditch, des restes de sortilèges Repousse-Moldus étant encore présents et suffisamment vivaces pour protéger les Dragons et les sorciers durant les trois prochains jours.

Il fallut de nombreux voyages pour envoyer les quarante-deux Dragons sur la lande, et bientôt, il ne resta plus que Ramons et Dragon-Montor, ainsi que Harry et Dragon-Malefoy, et Hagrid dans le parc du collège. Rogue et Sinistra avaient profité d'un convoi pour rejoindre le camp et commencer tout de suite les entraînements.

Bien, dit Hagrid une fois le dernier convoi partit. A notre tour. Je vais aller prévenir le Directeur que…

Inutile de vous déplacer, Hagrid, je suis là, dit Dumbledore en approchant, suivit de McGonagall. Vous partez ? Tout le monde est arrivé à bon port ?

J'imagine, dit Harry avec un signe de tête.

Il sauta sur le dos de Dragon-Malefoy puis s'approcha du bloc de béton armé posé devant Hagrid. Ramons imita le Gryffondor puis Hagrid hissa sur son épaule un gros sac et saisit Crockdur par son collier.

S'il y a le moindre problème, professeur, dit le demi-géant. Vous nous envoyez Fumseck et nous rappliquons aussitôt.

Je prends note, dit Dumbledore avec un léger sourire. Aller, filez et tâchez d'être prêts à temps.

Aucun soucis, professeur, dit Harry, l'air déterminé. Quand je dis quelque chose, je le fais.

Je n'en doute pas, dit le vieux sorcier. Allez, filez vite…

Harry lui fit un signe de tête puis Dragon-Malefoy posa une main sur le bloc de béton. Dragon-Montor en fit autant, puis Hagrid et le Portoloin les emporta. Ils reparurent dans le ciel au-dessus d'un immense campement semé des toiles des tentes et des Dragons blancs et marrons.

On s'accroche, professeur Hagrid ! dit Dragon-Montor en saisissant Hagrid par les épaules dans ses grandes mains.

Dragon-Malefoy, lui, préféra s'occuper du gros sac et du chien qu'il lâcha un peu avant d'atterrir lourdement sur le sol.

Pas mal pour un premier vol, mon cœur, dit Harry en lui flattant le cou.

Dragon-Malefoy hocha la tête puis Harry descendit de son dos et le dessella. Il l'envoya se promener un moment et s'approcha de la plus grande des tentes. Les couleurs de Poudlard flottaient au-dessus et le Gryffondor se glissa dessous. Il ne fut guère étonné de ne pas découvrir un minuscule étouffoir mais une grande salle où se tenaient les professeurs Rogue et Sinistra, tous deux appuyés de part et d'autre d'une longue table sur laquelle était déroulé, dans le sens de la longueur, un long parchemin bien rempli.

Ha Potter ! dit Rogue en se redressant. Vous voilà enfin. Voici la liste complète des élèves volontaires. Étant donné le nombre de Dragons, nous allons fractionner tout cela en plusieurs groupes afin d'y voir plus clair. Il y a moyen de faire dix groupes de quatre ou cinq Dragons, ajouta-t-il. Sinistra, Hagrid et moi-même sommes en mesure d'en diriger un ou deux chacun et…

Un, dit Harry. Je suis d'accord pour que vous ayez un groupe de Dragons à diriger, mais un seul. J'en aurais un et Hermione et Ron aussi. Cela fait déjà neuf dirigeants. Il nous en manque un seul.

Moi je veux bien…

Harry se retourna et vit Ginny tenant d'une main le rabat e l'entrée de la tente.

Ginny ? dit le Gryffondor.

Miss Weasley, dit Rogue, les sourcils froncés. Que faites-vous ici ?

Je suis arrivée avec le groupe quatre, monsieur, dit la jeune fille rousse en fronçant à son tour les sourcils. Et Harry, je suis volontaire pour diriger le dernier groupe, ajouta-t-elle en regardant son ami.

Je suis touché de ta proposition, Gin, dit Harry. Mais j'aurais préféré un septième année…

Ha… dit Ginny. Je vois… Tant pis alors.

Ne te vexe pas, ce n'est pas que je n'ai pas confiance en toi mais…

Te fatigue pas, Harry, dit la rouquine avec un geste de la main. Je vais te chercher un septième année, ok ?

Harry hocha la tête, un peu peiné, puis la jeune fille disparut et il lâcha un gros soupir. Sinistra sourit puis elle dit :

Les femmes, que de problèmes, surtout à cet âge-là.

Pourquoi avoir refusé sa demande, Potter ? demanda alors Rogue. Elle est aussi déterminée que n'importe lequel d'entre-nous et…

Et je refuse qu'il lui arrive quelque chose, coupa Harry en pivotant. Ginny est la première fille avec qui je suis sortit, l'année passée. Je tiens énormément à elle et je refuse qu'il lui arrive quoi que soit. Les plus jeunes élèves du camp seront encadrés par des plus vieux afin qu'ils ne risquent rien mais si j'ai refusé que Ginny dirige un groupe, c'est pour la préserver.

Mais, monsieur Potter, dit Sinistra, un peu larguée. Vous sortez avec monsieur Malefoy, non ? Pourquoi donc tenir autant à cette jeune fille ?

Laissez tomber, dit Harry. Vous êtes des adultes, vous ne pouvez pas comprendre.

Je ne vous permets pas, Potter… commença Rogue.

Severus, laissez, dit alors Sinistra. Il a raison, nous sommes des adultes, nous avons dépassé ce stade… Nous avons vécu la guerre, nous avons perdu des proches, nous avons apprit à ne pas nous attacher à une personne au risque d'être malade lorsqu'elle partira…

Mais…

Sinistra secoua la tête et Harry quitta la tente en lançant :

Je vous charge de faire les groupes, professeur Rogue. Si cela est possible, veillez à mettre au moins un septième année dans chaque groupe, vu que, comme j'ai cru le comprendre, le professeur Dumbledore a laissé des sixième année s'engager.

J'y veillerais, dit Rogue avec un signe de tête.

La porte de la tente se referma ensuite et le Gryffondor se dirigea vers l'immense parc où les Dragons se reposaient un moment avant d'attaquer l'entraînement.

Alors que le Gryffondor cherchait des yeux son compagnon, on le saisit par les deux bras et on l'entraîna dans une autre direction.

Ron ? Hermione ? dit-il en reconnaissant ses « ravisseurs ». Mais où vous m'emmenez ?

Nulle part, on va juste faire un petit tour pour décompresser, dit Hermione avec un sourire.

Elle lâcha ensuite le bras de son ami et Ron dit :

Tu sais Harry, on ne te laissera jamais tomber. Même pendant le combat, on ne te laissera pas tomber. Tu es notre meilleur ami et si jamais tu es trop mal en point pour affronter Voldemort, on le fera pour toi.

C'est gentil, dit Harry avec un sourire. Mais je vaincrais Voldemort, quoiqu'il arrive. Même si je dois y laisser ma vie, je vengerais mes parents, Sirius et Drago.

Malefoy ? répéta Hermione, étonnée. Qu'est-ce qu'il a à voir là-dedans ?

Le visage de Harry s'assombrit soudain et ses poings se crispèrent. Il dit, entre ses dents :

Ce salopard l'a touché… Il a posé ses hideuses mains sur le corps de mon petit-ami… Il lui a fait du mal, jamais je ne le lui pardonnerais.

Hermione pâlit soudain, comprenant de quoi parlait son ami. Les tâches de rousseur de Ron semblèrent malades et il déglutit, comprenant à son tour.

Quelle horreur… souffla Hermione, choquée.