Après avoir passé une longue journée de travail, il était temps pour lui d'aller se détendre. Il était a peine 17h30, Wilson devrait encore être au travail.
Il poussa la porte de son bureau. Et s'assit dans le fauteuil qui faisait face a la mine neutre de Wilson qui attendait depuis ce matin ce moment, le moment où House viendrait lui raconter ses pensées, et surtout ses déductions tordues suite a la nuit qu'il venait de passer avec Cuddy...
Wilson : Alors cette journée ?
House : Mon patient est guéri. Et c'est pas le plus cool, le plus cool c'est qu'il lui manque une moitié de cerveau !
Wilson : Super, tu as réussi ton plan machiavélique qui est d'éliminer les pensées nocives de tous les junkies du New-Jersey !
House : Même pas…Il s'avère que cet abruti pense que sa vie ne lui sert qu'à trouver le bonheur qui règne dans ses seringues. Même si ca doit lui couter la vie. Comme si être addict permettait de mieux vivre…
Wilson : C'est pas ce que tu pensais quand tu avais ta Vicodine ? Tu savais que ca pouvais te tuer, mais tu as continué quand même.
House : J'avais mal !
Wilson : Tu te sentais mieux drogué, plutôt qu'a jeun.
House : Bref…
House se leva, et se dirigea vers la fenêtre. De dos a Wilson, il agitait sa canne entre ses doigts.
Wilson : Y'a un problème ?
House : Je crois que…je crois que je suis amoureux.
Wilson laissa échapper un éclat de voix.
House : Tu trouves ca pathétique hein…
Wilson : Pas du tout…je trouve ca magique !
House : Magique ? Bon sang Wilson, mais rien n'est magique dans l'amour ! Ce n'est que des glandes de notre corps qui s'agitent en fonction de certaines données, et qui nous rendent accro a une personne. Ca n'a rien de magique, c'est scientifique !
Wilson : N'empêche que ca rend heureux House.
House : C'est pour ca que tu t'es marié autant de fois ? En fait t'es un vrai junkie !
Wilson : Très drôle…Ecoutes, si c'est vraiment sérieux avec Cuddy, et si tu es sur de tes sentiments ET des siens, va la voir et avoue-lui simplement. Comme tout homme normalement composé le ferait.
House regarda Wilson, lui fit un signe de la tête, comme un « merci » inavouable, et sortit du bureau.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Le docteur Lisa Cuddy avait fini sa journée, il était 6 heures du soir, et elle attendait tranquillement dans l'entrée du Princeton Plainsboro, son diagnosticien préféré. La sonnerie de l'ascenseur retentit, et House en sortit, son sac a dos sur l'épaule.
Lorsqu'il vit Cuddy l'attendre, lui l'homme que personne n'attendait jamais, il sourit et se rendit compte de la chance qu'il avait.
Il s'approcha d'elle, au plus près de son corps, et lui prit la main discrètement. Seulement un effleurement avait suffit pour faire resserrer leurs cœurs. A cet instant ils se fichaient totalement des regards qui pouvaient exister sur eux, tout ce qui comptait c'était qu'ils étaient la, l'un en face de l'autre, et que chacun comprenait l'importance de ce qu'il représentait.
Lisa Cuddy reprit son manteau déposé sur le comptoir central, et se dirigea vers la sortie du PPTH.
A ce moment, une voix grave vint casser le silence assourdissant du hall de l'hôpital.
Lucas : Je le savais…je savais que tu ferais ca !
Toutes les personnes, médecins, infirmières, ou même patients s'arrêtèrent pour regarder la scène qui allait se dérouler, et qui semblait déjà laisser prévoir un drame amoureux. Lucas Douglas, le détective plaqué venait de surgir dans l'hôpital, prêt a faire un scandale et a récupérer sa promise.
Cuddy : Lucas ? Mais qu'est-ce que tu fais la ?
Lucas : T'es vraiment une belle…C'est dégueulasse ce que tu me fais. Tu devrais avoir honte ! Tu te targues d'avoir des principes mais finalement t'es rien d'autre qu'une fille légère qui couche avec n'importe qui !
House : Oh ! Pour qui tu te prends de lui parler comme ca ?
Lucas : Toi la ferme ! On t'a rien demandé le boiteux !
A ces mots, House se sentit rabaissé devant la femme qui l'aimait, et il ne pouvait pas le supporter. Il sentit la colère l'envahir, plus pour défendre son âme sœur, plutôt que sa dignité. Il s'interposa entre elle et le nabot qui la pointait du doigt violemment, et le poussa violemment par terre.
House : Ca suffit, dégage d'ici !
Cuddy : Il a raison Lucas, tu n'as rien a faire ici, va t'en !
Lucas se releva brusquement, les poings serrés. Son visage respirait la colère, la haine, la déception et la tristesse navrante d'un amant délaissé.
Cuddy : Ca ne sert a rien d'agir de cette façon, et ce ni l'endroit, ni le moment de régler ca !
Lucas : Au contraire, je pense que c'est exactement le bon endroit pour régler ce problème ! Tu te tapes ce merdeux arrogant qui se croit plus fort que tout le monde, et qui passe son temps a rabaisser les autres. Ce n'est qu'un connard qui ne mérite pas le dixième de ce que tu lui donnes !
House s'interposant toujours entre Lucas et Cuddy, tentait surtout de protéger la doyenne, qui semblait tourmentée et embarrassée par l'état d'énervement du détective. Lorsque Lucas s'approchait un peu trop, House le repoussait de la main, pout le tenir a bonne distance de tout conflit physique avec elle. Elle semblait d'ailleurs apprécier cette protection, puisqu'elle se colla discrètement au corps du diagnosticien. A ce moment, House sentit une odeur qu'il reconnaitrait entre mille, et qui attira son attention…le bourbon. Lucas Douglas, traité comme un moins que rien par celle qui l'aimait avait du vider une bouteille entière, et était alors complètement soul, si bien qu'il ne se rendait pas compte dans quel état il se mettait.
House : Maintenant tu recules Lucas, et tu la laisses tranquille !
Lucas : T'es content hein ? Tu te sens fier de te la faire ? Faut dire que je l'ai bien entrainé, elle a du potentiel la sal…
House ne supporterait pas un mot de plus, ni lui, ni Cuddy qui laissa alors échapper une larme qui se mit a rouler doucement sur sa joue rosée. Il le frappa violemment au visage avec une telle rage que Lucas Douglas perdit l'esprit pendant quelques secondes lorsque son corps toucha le sol.
Tout le hall avait cessé de bouger, et certains médecins étaient même sortit de leurs salles de consultations pour observer la scène qui avait ameutée un nombre incroyable de personnes en recherche de quelques ragots a raconter.
Cuddy tenta de freiner la colère de House, qui ne se rendit même pas compte que la main de Lisa était posée sur son bras pour le ralentir dans sa course. Le médecin attrapa son concurrent direct qu'il venait de mettre a terre quelques instants plus tôt et ignorant complètement la douleur de sa jambe, il le plaqua contre le mur. La grande taille du médecin l'avantageait et soulevant le détective par le col, il ignora le fait que Lucas ne touchait pratiquement plus par terre.
House : Que ce soit clair maintenant !
Il remuait violemment l'enquêteur contre le mur avec des secousses d'une telle violence que Lucas Douglas semblait avoir des problèmes pour respirer.
House : Tu restes éloigné d'elle ! Que je ne te vois pas t'approcher d'elle ou de Rachel, sinon je t'assure que je te le ferais regretter ! Je ne vais pas laisser un abruti dans ton genre gâcher la seule chance qu'elle ne m'ait jamais donnée !
La sécurité alertée par le mouvement de foule et les cris surgissant du duel qui faisait rage dans le hall, tenta de séparer les deux amants. Avant qu'elle n'arrive jusqu'à eux, House eut le temps de glisser a l'oreille du détective une dernière indication.
House : Cette femme est a moi. Alors tu vas rentrer chez toi, faire tes bagages et quitter la ville. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?
Les deux gorilles de la sécurité arrivèrent alors pour les séparer. Lucas Douglas ne bougeait plus, figé sur le regard de House qui criait la rage et la possessivité. Le détective toussa quelques instants, essayant de reprendre son souffle qui avait été interrompu par l'intervention brusque du médecin. S'écroulant par terre a genoux, une main sur la gorge, il tenta de se relever, prenant garde de rester éloigné de House qui avait prit Lisa dans ses bras pour la rassurer. Essuyant sa larme, elle s'adressa aux deux gardes.
Cuddy : Sortez-le d'ici…
Ces quatre petits mots signifiaient bien plus qu'une décision prise sur le moment, cela signifiait qu'elle avait fait un choix, celui de garder le médecin qui était maintenant prêt a assumer une réelle relation de couple.
Un seul regard suffit pour sceller leurs sentiments et assumer aux yeux du monde leur amour qui avait fait rage dans leurs corps depuis leur jeunesse, depuis cette année de fac qui avait tout changée.
Ils étaient maintenant prêts a s'engager et a rattraper vingt ans de bonheur qui leur avait échappé…
.Fin.
