Bonjour à tous. Je me rends compte que je suis passée à cotés de certaines précisions donc le je fais ic (il n'est jamais trop tard):

-Ginny et Ron n'ont aucun lien de parenté.

-Andromeda et Narcissa ne sont pas soeur.

Voilà peut-être que vous l'aviez déjà compris mais juste au cas ou, je le précise :).

voici là suite. Mais d'abord les réponses aux reviews :o.

Patmol25: Merci beaucoup, beaucoup :D! Merci pour ta lecture, tes compliments et le fait que tu arrives à imaginer les scènes sans problèmes (ça me rassure). En espérant que la suite continuera de te plaire.

JBE: Au dénouement ? Non XD on y est pas encore (tu as cette impression parce que je poste les chapitres trois par trois peut-être) J'ai encore quelque petite chose à dire. Merci d'avoir pris le temps de poster une review ça me fait plaisir. Koeur sur toi!

Angemewmew; la patience c'est pas ton fort X)! La suite arrive promis, promis. Koeur sur toi.

FairyAppleHeart: OH YOU, ahah merci à toi 8D!

PrincessEternityss: Merci beaucoup, je suis ravis que tu es pu te détendre en me lisant. Voilà la suite, j'espère qu'elle te plaira. koeur sur toi.

Voilà merci pour vos favs, vos reviews, vos lecture. Encore merci à ma Beta Titou Douh (n'hésitez pas à aller voir ce qu'elle fait :o).

Bonne lecture!


L'AÎNÉ

- Je ne veux pas y aller.

- Et pour quelles raisons ?

- Parce que Lavande nous as déjà invités à passer la fin du mois dans son domaine en Ecosse.

- Et tu comptais me le dire quand ? Le jour du départ ?

Astoria pinça les lèvres et Draco tourna son regard vers le jardin. Dehors, James enfilait une casquette et devait sûrement dire aux deux autres garçons de faire pareil. Scorpius était en train d'attacher les cheveux de Lily qui rigolait devant un Albus qui ajustait son chapeau comme un shérif. En les regardant comme ça, le père de famille avait l'impression de voir quatre frères et sœur. Ou peut-être était-ce comme ça qu'il désirait les voir ?

- Je ne veux pas aller dans le Derbyshire. Pourquoi devrait-on aller là-bas, d'ailleurs ?

- Parce qu'Harry Potter nous a gentiment invités, que les Weasley y seront et que c'est une bonne occasion de se rapprocher de nos voisins.

- On est bien assez proche d'eux. Pourquoi n'irions-nous pas chez les Brown ?

-Il faut vraiment que je te dise pourquoi ? Dis-moi plutôt pourquoi, toi, tu ne veux pas aller chez les Potter.

- Parce que je crois qu'il est temps que Scorpius se fasse d'autres amis, vraiment. Il passe son temps avec Albus, il ne parle que de lui. On pourrait presque croire qu'ils sont amoureux.

Astoria lâcha un rire dédaigneux et Draco se tourna vers sa femme.

- Et ça serait un problème, si c'était le cas ?

- Je ne peux pas croire que tu dises une chose pareille, Draco Malfoy. J'ai déjà supporté ta nouvelle lubie de bien t'entendre avec ces… Avec les Thomas, ne viens pas y ajouter notre fils. Qu'est ce qui te prend, à la fin ? Je ne te reconnais plus.

- Non, c'est moi qui ne te comprends pas Astoria. C'était la vie que tu voulais : un quartier riche, des voisins fortunés avec une bonne éducation. Tu as tout ça et on a réussi à s'intégrer au point d'être invités rapidement. Donne-moi de vraies bonnes raisons de refuser d'aller chez un écrivain qui se fait inviter dans toutes les soirées dont tu rêves, qui invite en plus une éminente chirurgienne qui est amie avec un membre du MIT et un astrophysicien. Ce sont des personnes importantes, Astoria, plus importantes que cette Lavande Brown dont le mari se contente d'un emploi au ministère.

Astoria ne répondit rien. Draco savait qu'il avait touché juste. Sa femme détestait juste les Potter et les Weasley parce qu'elle savait qu'elle n'était pas à la hauteur de leurs discussions. Elle avait pensé que la bourgeoisie anglaise se satisfaisait de sujets frivoles mais il n'en était rien et la dure réalité la frappait.

Elle s'était rendue compte qu'il lui manquait beaucoup de choses pour être totalement appréciée ou pour comprendre quoi que ce soit à leurs discussions. Elle avait compris qu'elle faisait à présent office de potiche. Astoria critiquait l'aristocratie russe mais elle avait oublié que là-bas, c'était elle qui choisissait ses invités. Draco savait que dans peu de temps, elle commencerait à faire des allusions sur la Russie et son air pur, sur ses amis qui lui manquaient là-bas, sur son envie d'y retourner juste pour les vacances, juste pour ses parents. Comme il aurait aimé avoir une femme comme Hermione en ce moment, immuable et campée sur ses positions et non pas totalement lunatique... Draco soupira.

- Fais comme tu veux, Astoria. J'ai déjà dit oui pour moi. Scorpius et Albus sont déjà en train de monter un programme pour leur séjour. En plus, il n'y aura que des adultes chez les Brown, j'aimerais que mon fils s'ouvre un peu plus à des enfants de son âge pour être prêt quand l'école reprendra. Viens ou ne viens pas, cela m'importe peu.

- Je n'irai pas. Vas-y seul !

Astoria se retint de dire que quand Lucius arriverait, les choses changeraient et il lui ferait entendre raison. Il fallait vraiment que son père recadre son fils, Draco devenait épouvantable. Comme si elle partageait sa vie avec un tout autre homme qui n'avait plus rien de silencieux, plus rien de courtois ni de discret. De cet homme-là, elle en avait peur, il paraissait incontrôlable. Elle sortit de la pièce, abandonnant Draco à sa contemplation sans se douter un seul instant que lui aussi avait hâte que ses parents arrivent. Il avait tant de chose à mettre au clair…

Il avait aussi envie de voir Harry.

Dehors James, Albus, Scorpius et Lily quittaient le jardin sur leurs vélos. Peut-être qu'un jour lui aussi remonterait sur cet engin de la mort pour accompagner ses enfants. Avec Harry. Il se leva et prit ses clés. Il fallait qu'il le voit, qu'il le touche. Harry n'avait pas fait un pas vers lui et ça le frustrait. Que se passait-il dans sa tête ?

Draco sonna plusieurs fois mais personne ne lui ouvrit. Pourtant Albus avait dit que son père était chez eux. Le blond cessa de s'acharner sur la sonnette et décida de passer par le portail du jardin. La porte était entrouverte, Draco entra.

Harry était là. Allongé sur un transat, ses lunettes de soleil posées sur son nez. Il était juste en boxer de bain. Une de ses jambes était légèrement relevée. Draco sourit, c'était presque la même pose qu'Alain Delon dans le film « La piscine ».

La différence résidait dans le corps plus mince d'Harry, ses cheveux bien plus sombres, sa peau couleur caramel. Draco s'approcha de lui, ouvrant quelques boutons de sa chemise. Il faisait bien trop lourd, trop chaud, trop moite. Le soleil était son meilleur ami et son pire ennemi en même temps. Il dévoilait le corps d'Harry, caressait sa peau de ses rayons, le rendait brûlant et transpirant. Il frappait Draco, lui faisait tourner la tête, le rendait tout aussi ardent et humide.

Le blond se pencha vers Harry. Son souffle était régulier, celui d'un homme endormi ne se rendant pas compte de sa beauté, se laissant à la merci de tous les regards.

Draco souhaita que personne ne le regarde. Il ne voulait le partager avec personne. Il devenait fou, il voulait posséder Harry corps et âme.

Ses lèvres s'approchèrent de celles de l'écrivain. Ses yeux étaient grands ouverts, il observait le moindre changement chez Harry mais celui-ci continuait de dormir paisiblement. Il n'y avait plus que leurs souffles pour les séparer, Draco entrouvrit la bouche, sa langue pointant en direction de celle du brun.

- Je ne dors pas, Draco.

Draco se figea, mais la tête d'Harry se redressa et vint combler la distance entre eux. Sa langue faisait déjà le chemin en lui et Draco posa ses mains autour de la tête d'Harry pour appuyer son baiser. C'était pire que le soleil.

Harry amena une main contre la nuque de Draco et ce dernier s'agenouilla. C'était impossible de faire marche arrière, maintenant. C'était impossible de penser à quelqu'un d'autre. Son esprit s'embrouillait totalement quand il pensait à Harry. Il ne pouvait plus lutter contre la tempête de sentiments qui faisait rage en lui. C'était de l'amour, ça ne pouvait être que ça. Pour que ça soit si fort, si impétueux, si douloureux, si bon... Pour qu'il en redemande encore et encore. Ne t'arrête pas Harry, voulut-il dire, continue de me faire du bien.

Harry ne s'arrêtait, pas sa langue passait et repassait contre la sienne, il s'appuyait sur un coude et caressait les cheveux de Draco.

Il avait échoué, proprement. Dès que le portail avait grincé, dès que sa silhouette avait couvert le soleil, dès que son parfum s'était fait sentir. Harry avait échoué à dire quoique ce soit d'autre que son prénom. Il n'en avait pas la force Draco l'écrasait de toute sa présence, de toute sa ferveur et sa passion. Parce qu'il était passionné. La bouche de Draco ne quittait pas la sienne et il sentait que le blond ne se détacherait pas de lui facilement. Harry se força à retrouver ses esprits, il poussa Draco qui fronça les sourcils. Harry passa le dos de sa main contre ses propres lèvres. Ils s'enfonçaient tous les deux dans le regard de l'autre.

-Ne fais pas ça, Harry, ne me repousse pas.

Le ton de la voix était ferme mais doux. Harry battit des cils et Draco sourit face à cette réaction. Il caressa sa joue et posa son front contre celui du brun.

- On peut rester amis Draco… Juste amis.

Les mots d'Harry s'enfoncèrent comme des poignards dans son cœur. Peut-être qu'Harry pourrait faire ça et peut-être que Draco aurait pu, s'ils ne s'étaient pas embrassés. A présent, Draco ne supporterait pas de revenir en arrière. Se contentant d'invitations à diner ou de simples effleurements amicaux. Ils étaient des adultes, ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient.

- Tu peux le faire ? Tu peux me considérer juste comme un ami ?

Harry secoua doucement la tête ; non il ne pouvait pas, mais il le faudrait. Draco se redressa.

- Astoria ne vient pas avec nous dans le Derbyshire.

Le brun se redressa sur ses deux coudes mais le regard que posait Draco sur tout son corps le tendit d'un coup. Le blond ne se privait pas de le détailler entièrement, il le marquait au fer de ses yeux gris acérés comme des serres. Il était un lapin qui courrait dans une prairie et Draco était un aigle qui le suivait de près. De trop près.

Harry sentit le besoin bizarre de se couvrir mais Draco se pencha de nouveau sur lui et sa main se posa sur son torse. Harry vit une goutte de sueur courir le long du cou de son voisin. Il l'observa, fasciné, descendre contre sa peau et se perdre sous sa chemise. La main de Draco glissa comme sa transpiration sur son épiderme. Harry était figé de stupeur. Le blond tourna les yeux en direction du bassin et Harry suivit son regard. C'était impossible de cacher la bosse qui se profilait sous son boxer. Les doigts de Draco grattèrent gentiment sa peau, descendant contre ses côtes, s'approchant du ventre d'Harry.

- Draco…

Le blond retira sa main. Il se remit debout et tourna le dos à Harry. L'écrivain s'assit sur le transat et quand, enfin, Draco disparut de son jardin, il enfonça sa tête dans ses mains. Juste ami… Harry rigola pour lui-même. C'était tout simplement inimaginable.


OoooOoooO

James déposa ses lunettes et se frotta les yeux. Il se tourna et observa Lily qui lisait tranquillement sur son lit. Sa petite sœur chantonnait depuis une dizaine de minutes la même chanson mais James s'était empêché de faire une quelconque remarque. C'était sa façon à elle de faire passer le temps pour calmer son excitation.

Il préférait la voir dans sa chambre, allongée plutôt que d'être en train de courir partout. Le jeune regarda sa montre, il était presque midi et son père avait annoncé leur départ juste après le déjeuner. James se faisait une joie de repartir dans leur résidence secondaire.

Ce n'était pas des vacances de rêve à se dorer la pilule dans des contrées sauvages, ou des vacances dans suites ou des hôtels luxueux. James avait en vérité ces endroits en horreur, il se sentait beaucoup mieux dans un lieu où il pouvait aller et venir à sa guise et faire ce qu'il désirait sans être dérangé par autre chose que sa propre famille. Pour lui, le Derbyshire était un endroit idéal. Il n'était entouré de rien, le domaine était immense et possédait même sa propre forêt, son lac et ses écuries. Il aimait cet endroit parce qu'après le divorce, son père avait décidé d'y vivre un temps pour calmer toute la famille, et ça avait réellement eut un effet bénéfique. Il y avait eu des cris, des discussions houleuses, des règlements de compte et des explications mais ça avait permis à Harry et James de faire le point sur leur relation et sur bien d'autres choses.

James voyait cet endroit comme une sorte de retour aux sources, un endroit pour se souvenir que les mensonges pouvaient causer énormément de mal et ou le pardon était aussi une chose terriblement nécessaire. Un endroit où il pouvait se rappeler que son père était juste un homme avec ses forces et ses faiblesses et que lui aussi pouvait céder. Un endroit pour se souvenir aussi à quel point il aimait sa famille.

James préférait largement passer ses vacances dans cet endroit paisible plutôt que de subir le rythme effréné de sa mère. En fait, il n'était plus du tout capable de subir quoi que ce soit venant d'elle. Ça aurait dû le meurtrir désespérément. Ça l'avait meurtri à un moment de sa vie. Jusqu'à ce qu'il comprenne le fond de l'histoire, jusqu'à ce qu'il découvre qui était sa mère et qui était son père. Jusqu'à ce qu'il se rende compte qui des deux étaient le plus faible et aussi le plus fort.

James aimait sa mère, il aimait les bons souvenirs qu'il avait d'elle. Ça avait été un des premiers conseils de son père, retenir les bons souvenirs plus que les mauvais parce que c'était sa mère et que malgré tout ce qu'elle lui avait fait subir, James ne devait pas se laisser dévorer par ces sentiments négatifs. Il fallait qu'il garde un peu d'elle en lui. L'aîné avait détesté que son père soit si coulant avec elle quand il était revenu vivre avec lui. Il ne comprenait pas que son père soit aussi tendre, après tout le mal qu'elle avait fait, mais Harry resté ferme. Il avait aussi une énorme part de responsabilités et c'était en partie de sa faute s'il se retrouvaient tous dans cette situation. James avait été d'accord quand sa mère avait demandé le divorce, il ne l'avait plus été en apprenant la vérité. Pour lui, sa mère avait agi comme un monstre. Il aurait pu se contenter de son amour, il aurait vraiment pu faire un effort pour se souvenir uniquement du meilleur, seulement il n'y avait pas que lui dans l'équation. Il y avait aussi Albus et Lily. Les indésirables.

Voilà comment sa mère les avais appelés. Il en avait été tellement choqué qu'en rentrant chez son père, il n'avait pas lâché Albus et Lily d'une semelle. Comment avait-elle pu les ignorer alors que son père était incapable de s'en détacher une seconde ? Qu'est-ce qu'il y avait dans la tête de sa mère pour qu'elle n'attache aucune importance à deux de ses enfants ?

James ne l'avait jamais su, il avait bien tenté de poser la question à son père et celui-ci, comme à son habitude, avait minimisé l'attitude de sa mère. James avait compris que son père continuait à se sentir responsable de tous leurs malheurs, qu'il continuait à penser qu'il était le seul fautif. James s'était alors promis que quand il serait plus grand, que quand son père accepterait enfin de l'écouter comme un adulte, il lui dirait que rien de tout ça n'était de sa faute. Qu'il fallait qu'il cesse de croire que c'était lui le méchant de l'histoire. Que ses explications sur la santé mentale de sa mère n'étaient pas suffisantes pour excuser ses gestes, sa méchanceté et son indifférence.

James lui dirait tout ça un jour, parce que son père aurait besoin de l'entendre. Il le fallait pour qu'il ne reste pas seul jusqu'à la fin de sa vie. James n'était pas aveugle, ni bête ; il avait compris que leur père mettait sa vie sur pause pour eux. Qu'il comblait du mieux qu'il pouvait l'absence de leur mère mais qu'en parallèle personne ne comblait son manque d'amour à lui. Et ça rendait James profondément triste. Ça, et le fait qu'Harry continuait à croire qu'il lui avait retiré son enfance. James le sentait, parfois ; le regard que son père posait sur lui, un regard empli d'amertume et de tristesse. Il était plus coulant avec lui, moins sur son dos, toujours à lui faciliter la tâche ou à ne jamais le contredire, pour se faire pardonner.

James n'aimait pas ça. Ca ne le dérangeait pas de prendre des initiatives, de s'occuper de son frère et de sa sœur, d'agir comme un deuxième père ou comme une mère. Ce n'était pas la faute d'Harry. Il ne pouvait juste pas lui dire qu'il ne voulait pas que son frère et sa sœur se sentent comme… Comme des indésirables. Il aimait sa vie comme elle était, il n'avait pas de soucis, il avait eu une bonne éducation et il ne manquait pas d'amour. Tout le monde pensait que c'était lui le plus meurtri mais celui qui souffrait le plus, c'était son père.

James rangea ses lunettes dans leur étui et se leva. Lily se redressa presque aussi vite.

- On y va ?

- On va manger d'abord, princesse.

- Je ne veux pas manger, je veux partir, Buck me manque !

James sourit à Lily de toutes ses dents et elle en fit de même. Il tendit la main pour que sa sœur la prenne et elle ne se fit pas prier. Dans les couloirs, ils croisèrent Albus qui semblait tout aussi pressé que Lily.

- Rappelez-moi pourquoi on part si tard ?

- Parce qu'Hermione avait une conférence à Londres et qu'elle devait revenir seulement en début d'après-midi.

- Franchement, ils pouvaient nous rejoindre là-bas.

- Et pour utiliser moins de voiture…

- Ah oui, j'avais oublié ce détail.

En arrivant dans la cuisine, les trois enfants trouvèrent leur père sifflotant devant le four. Lily lâcha la main de son frère et alla se jeter contre les jambes d'Harry qui sursauta.

- Vous vous prenez pour des ninjas ?

- Non, c'est toi qui n'es jamais sur tes gardes.

Harry souleva sa fille et plongea sa tête contre ses cheveux. James s'avança vers le four tandis qu'Albus s'asseyait à la table de la cuisine.

- Des pizzas ?

- J'ai épuisé mon stock de bonnes idées.

- Je vois ça.

Harry fit un immense sourire à son fils et James se sentit empli d'une terrible bouffée d'amour pour lui. Un jour, un jour il lui dirait qu'il est temps qu'il soit heureux comme eux.


OoooOoooO

Scorpius Malfoy embrassa sa mère qui le serra fort contre elle. Il n'osa pas demander pourquoi elle ne venait pas : il avait décidé de se contenter de l'explication qu'elle avait donnée.

Astoria avait déjà accepté une autre invitation.

Scorpius n'était pas réellement triste, ça arrivait à n'importe quel enfant de partir quelques jours loin de ses parents et, avec le temps, ça devenait presque systématique. Ce qui le dérangeait, c'était plutôt le froid qui s'était installé entre son père et sa mère. Le blondinet se rendait bien compte que tout n'était pas rose entre ses parents. Et c'était pire depuis qu'il avait un élément de comparaison : le couple Weasley.

Scorpius n'avait jamais vraiment vu un homme et une femme s'entendre aussi bien. Même ses grands-parents ne se comportaient pas comme ça. Ron Weasley ne manquait pas un seul instant de complimenter sa femme. Quand elle se mettait à porter quelque chose de lourd, il s'en emparait sans même lui demander son avis. Il lui resservait toujours à boire sans qu'elle ait besoin de demander et l'écoutait toujours attentivement quand elle lui parlait… Absolument rien de ce que son père ferait pour sa mère.

Scorpius notait aussi qu'Hermione était bien différente de sa mère. Elle avait le rire facile, était toujours gentille et n'avait jamais un mot de travers. Et le fait qu'elle appréciait réellement Albus pesait lourd dans la balance du jugement de Scorpius, mais Hermione était aussi une femme intelligente. Son père discutait très souvent avec elle. Parfois, Scorpius les surprenaient penchés l'un vers l'autre, discutant avec un air grave. Jamais il n'avait vu son père se comporter de la sorte avec une femme, sauf peut-être avec sa grand-mère. Alors selon lui, Ron et Hermione Weasley formaient un véritable couple : heureux, joyeux et qui s'aimait pour de vrai. Ses parents, eux, ne s'aimaient pas, c'était évident. Et le fait que son père n'embrasse pas sa mère en quittant la maison le démontrait encore plus.

Scorpius se demandait alors pourquoi ils restaient ensemble, pourquoi ils continuaient à faire semblant de s'aimer alors qu'ils agissaient entre eux comme des étrangers. Tout en tirant son sac et en marchant en direction d'Albus qui lui faisait de grand signe, il se promit de lui poser la question. Albus n'avait qu'un père, peut-être qu'il aurait de meilleures réponses.

Harry Potter, Draco Malfoy, Ron et Hermione Weasley étaient face à un dilemme. Ils avaient deux voitures et quatre enfants qui ne voulaient pas se lâcher. Comme il n'était pas question non plus de séparer Draco et Scorpius, ni Scorpius et Albus, un des Potter allait devoir faire voiture à part.

- Je vais monter avec Ron et Hermione, dit James.

- Non, cria Lily.

- Dans ce cas, je laisse Draco conduire ma voiture avec les enfants et je monte avec Ron et Hermione.

Draco ouvrit de grands yeux.

- Potter, tu me confies la vie de tous tes enfants alors que je n'ai pas conduit une seule fois en Angleterre. Il n'est pas question que je prenne le volant.

Ron explosa de rire. James se pencha vers sa sœur.

- Je peux y aller seul, Lily. De toute façon, je vais sûrement m'endormir pendant le trajet.

Lily baissa les yeux et serra les lèvres.

- Non, je viens avec toi.

- D'accord, mon ange, fais comme tu veux.

Lily se tourna vers Albus et Scorpius et les deux enfants se jetèrent sur elle pour l'enlacer. Draco et Harry levèrent les yeux au ciel : les enfants avaient un tel sens du drame, parfois... James monta dans la voiture des Weasley, suivi de Lily. Ron fit un clin d'œil à Harry.

- Je te suis.

- Comme d'habitude.

Draco ouvrit la porte pour les deux garçons qui grimpèrent en silence et Harry se positionna derrière le volant. Le blond attacha sa ceinture et Harry démarra.

Durant la première heure de trajet, ni Harry et Draco ne prononcèrent un mot. Et tous les deux pensèrent que c'était une chance d'avoir Albus et Scorpius avec eux. Les deux enfants avaient mille et un sujets de prédilection pour faire passer le temps. Ils avaient débuté un jeu qui s'appelait « le meilleur des sons », jeu qui consistait à citer un bruit particulier qu'ils pouvaient aimer. Au bout d'un moment, les deux adultes furent forcés d'y participer.

- Allez papa, dit Albus, un son agréable pour toi, c'est quoi ?

Harry jeta un œil dans le rétroviseur, le brun et le blond l'observaient, avides de réponse. A côté de lui, Harry pouvait apercevoir le sourire narquois de Draco. Sourire qui lui allait vraiment bien.

- Le bruit des couteaux.

- Le bruit des couteux ?

- Oui, quand on frotte un couteau contre un autre, ou qu'on on range des couverts.

- Oh ! C'est pour ça que tu ranges toujours les couverts.

Draco se mit à rire et Harry à rougir. Le reste du voyage se passa de cette façon détendue. Petit à petit, Draco et Harry se remirent à discuter et à retrouver leurs sujets de prédilection, reparlant littérature et musique jusqu'à se déplacer vers celui de la peinture.

Draco posa plein de questions : s'il avait déjà vendu des toiles, s'il avait exposé, depuis quand il peignait. Harry lui répondait avec tout autant d'enthousiasme. Albus et Scorpius avaient même cessé de jouer pour écouter les adultes discuter. Le brun fit un clin d'œil complice à son ami, Scorpius comprit très bien ce que cela voulait dire. Son père avait un ami.

Draco écarquilla les yeux en arrivant devant le luxueux cottage. Pour y accéder, ils avaient passé un immense portail sur lequel se dessinaient des cerfs debout sur leurs pattes arrières puis ils avaient roulé longtemps sur une route de gravier bordée par les bois. La maison, elle, surplombait une petite colline et était entourée d'herbe.

Le blond sortit de la voiture et, avant même d'avoir fait mine de se diriger vers le coffre, un majordome chauve et fripé s'avança d'un pas rapide en leur direction.

- Bonjour, Maître Potter.

- Bonjour Mr. Kreeturs. Laissez-moi vous présenter mes invités que vous ne connaissez pas encore. Voici Mr. Draco Malfoy et son jeune fils, Scorpius.

s'inclina poliment et se dirigea en toute hâte vers le coffre pour en sortir les bagages.

- Je monte vos valises dans vos chambres. Maître Potter, l'apéritif est servi sur la terrasse.

Ron s'approcha d'Harry en souriant.

- Toujours aussi efficace, il n'est pas prêt de prendre sa retraite.

- Si je lui en parle, je suis presque sûr qu'il me claquera entre les doigts.

Harry se tourna vers Draco et lui fit un immense sourire. Le cœur du blond rata plus d'un battement. A vrai dire, depuis qu'il se trouvait dans la voiture, il était incapable de gérer son rythme cardiaque normalement. Depuis l'événement de la piscine, il lui était difficile de garder son calme en la présence d'Harry. Le toucher comme il l'avait fait avait encore plus attisé son désir pour le brun. Ces quelques jours lui paraissaient être sa seule chance d'attirer Harry à lui. Il avait besoin de lui faire comprendre qu'il était capable de l'aimer comme il fallait.

Harry se mit en marche. Ron et Hermione lui emboitèrent le pas, suivis de Draco. James entrainait déjà le reste de la troupe vers les écuries. Il était bien trop tard pour faire du cheval mais Lily tenait absolument à présenter Buck à Scorpius.

Le blond se laissa entrainer par la petite fille qui le tenait par la main.

- Regarde, c'est lui.

Un cheval à la robe grise et tachetée de noir se tenait dans le premier box. Dès que Lily s'approcha, il pencha sa tête pour venir souffler dans ses cheveux, provocant le rire de cette dernière. Scorpius suivit James qui fit le tour des quatre chevaux qui se trouvaient dans l'écurie. L'héritier Malfoy lut les noms qui se trouvaient inscrits sur chaque porte de box. A côté de Buck, il y avait un cheval totalement blanc du nom de Lunard. En face se trouvait un immense cheval noir, que James était en train de caresser.

- C'est Patmol, c'est le cheval de James, il n'y a que lui et père qui arrivent à le monter.

- Et le tiens c'est Lunard ?

- Lunard, c'est un peu celui de tout le monde, il est tellement gentil que tout le monde peut courir avec lui, c'est celui-ci que tu monteras quand on en fera.

Scorpius observa Lunard qui penchait sa tête vers Lily pour demander quelques caresses qu'elle ne lui refusa pas. Albus avança vers le dernier box et Scorpius avisa l'écriteau.

- Cornedrue…

- C'est celui de mon père. Il est beau, n'est-ce pas ? La couleur de sa robe, on appelle ça « palomino ».

Scorpius observa le cheval qui n'avait pas bougé. Il avait presque la couleur de l'or.

- C'est lui que tu vas monter ?

- Oui. Cornedrue est vraiment calme, il ne bouge que quand on lui demande.

- Bon, les jeunes, et si on allait manger ?

Tous répondirent avec entrain.

La soirée se passa vraiment bien aux yeux de Scorpius. Mr. Kreeturs avait fait dresser la table sur la terrasse. De là, ils avaient une vue imprenable sur tout le domaine. Albus pointa du doigt la cabane dans les bois en lui promettant qu'ils iraient au moins y passer une nuit.

Tout le monde parlait avec tout le monde. Hermione échangeait avec James, Ron racontait tellement de blagues que Lily dut s'arrêter de manger pour ne pas s'étouffer en rigolant. Lui et Albus discutaient tout aussi joyeusement. Mais quelques fois, Scorpius jetait quelques regards à son père. Ce dernier avait l'air tellement détendu, tellement serein… Le blond écarquilla les yeux et compta intérieurement toutes les fois où son père sourit ; c'était déjà plus qu'en un mois.

Lui et Harry ne s'était pas lâchés du regard. Ils ne décrochaient pas de leur propre discussion, ne tournaient la tête que quand on les interpellait. En dehors de ça, c'était comme s'ils étaient dans leur propre monde. Comme lui et Albus, mais avec quelque chose en plus. Son père regardait Harry comme Ron regardait quelques fois Hermione. Un regard que Scorpius n'avait jamais vu. Il secoua la tête en se disant que c'était juste son imagination.

Ils quittèrent la table bien tard ce soir-là. Laissant les adultes boire leur dernier verre, ils montèrent directement de leurs chambres. James et Lily partageaient la leur, tandis qu'Albus et Scorpius dormaient dans celle d'à côté.

Quand Scorpius se coucha, il eut envie de parler à Albus de cette fin de journée. Il voulait lui dire à quel point il était heureux d'être là, qu'il était pressé d'être demain et que ça allait être de supers vacances. Mais il ne dit rien, et dès que sa tête toucha l'oreiller, il s'endormit.


OoooOoooO

La main de Draco dévala contre sa hanche. Harry étouffa un gémissement contre les lèvres du blond. Il ne pouvait pas mettre cet écart de conduite sur l'alcool, justement parce qu'il avait fait exprès de boire peu. Ce qu'il faisait, il le mettait sur le compte de sa propre bêtise. Mais avoir juste Draco et Scorpius avec eux, c'était comme un cadeau du ciel. Comme si Astoria n'existait pas et qu'il pouvait totalement se laisser faire, comme s'il pouvait user de ce temps pour capturer Draco.

Harry passa ses bras autour du cou de Draco. Il s'appuya contre lui et se laissa terrasser par la langue experte de ce dernier. Il ne voulait pas le lâcher et Draco semblait ne pas le vouloir non plus. Harry pouvait sentir le goût de la cerise entre ses lèvres, les restes de la dernière liqueur qu'il avait avalée ; c'était délicieux, appétissant. Draco continua de descendre sa main et Harry la sentit se faufiler à l'intérieur de son pantalon, venant attraper ses fesses. Un peu brutalement, il cogna son bassin contre celui de Draco. C'était évident maintenant qu'ils se voulaient, qu'ils n'attendaient que ça. Le blond frotta son membre douloureusement durci par le plaisir que lui prodiguait Harry contre l'écrivain. Son autre main enserra ses boucles brunes. Il cessa de l'embrasser juste pour regarder son visage. Même à travers l'obscurité, il pouvait voir le visage d'Harry brûler de désir. Il le sentait parce qu'il devait être comme ça lui aussi.

- Embrasse-moi Harry, embrasse-moi encore.

Harry ne se fit pas prier. Il se laissa guider par cette voix basse et trainante, cette voix qui donnait des ordres sans vraiment le faire. En réalité, il le suppliait mais ce n'était pas ce que le brun entendait. Il entendait « aime-moi Harry, aime-moi encore », et c'était ce qu'il voulait faire, l'aimer.

Harry enfonça sa tête contre le cou du blond et dévora sa peau de baisers, se fustigeant intérieurement de ne pas sucer sa peau, de ne pas le marquer comme il en avait envie. Contre son oreille, il pouvait entendre le souffle rauque de Draco, sa façon à lui d'exprimer son plaisir. C'était tellement masculin. Soudain, le blond se détacha d'un coup du corps d'Harry.

Draco observa autour de lui. Ils n'avaient même pas pris le temps d'attendre d'être dans une chambre ; ils s'étaient embrassés avidement dans le couloir, dans un simple couloir, comme deux adolescents. C'était affolant et plaisant à la fois. Draco perdait le contrôle. Il n'agissait pas normalement, il agissait sans réfléchir, il n'arrivait pas à le faire avec l'écrivain. Réfléchir était en option, et ça passait après le plaisir, le désir, l'envie, la joie et la curiosité.

Mais se faire surprendre ne faisait pas partie de ses envies. Ça lui importait peu, en vérité : il ne se souciait pas un seul instant du danger ou de ce que cela ferait de se faire prendre en flagrant délit de flirt. Mais pour Harry, c'était une autre paire de manches. Draco le sentait tendu, inquiet, sur ses gardes et craintif, alors qu'il était le plus libre des deux.

Draco le prit par la main et le ramena vers la terrasse. Harry le suivit en silence mais le blond pouvait presque l'entendre réfléchir. L'un des murs de la maison était couvert par une sorte de jardin à l'anglaise, un amas de végétation désordonnée, mais dans lequel se profilait un petit chemin. Draco l'entraîna à l'intérieur et quand, enfin, il devina le mur du Cottage, un mur en pierre, il plaqua Harry contre celui-ci.

Il ne laissa pas le temps à l'écrivain de protester et récupéra ses lèvres comme un drogué en manque. Il se sentait l'âme d'un aventurier, prêt à tout risquer juste pour sa bouche. Il se sentait prêt à défier le monde pour obtenir Harry. Les mains du brun vinrent entourer son visage et Draco gémit de contentement. Les siennes coururent contre les hanches étroites d'Harry. Il n'en pouvait plus d'attendre, avec un empressement évident, il déboutonna le pantalon d'Harry.

- Draco !

- Shh…

Draco ramena sa langue contre les lèvres de l'écrivain pour le faire taire, tout en dévoilant d'un geste assuré la virilité tendue de son amant. N'y tenant plus, il rompit le baiser et baissa les yeux. C'était un accomplissement, une victoire à elle toute seule. Tenir entre ses doigts le sexe gonflé et luisant d'Harry lui procura une telle sensation de plaisir qu'il en trembla. Il planta ses yeux gris voilés par le plaisir dans ceux profonds et brillants d'Harry qui avait toujours les lèvres entrouvertes, toujours prêt à être embrassé, pensa Draco avec joie.

- Touche-moi, caresse-moi Harry, je t'en prie.

Harry baissa les yeux et s'exécuta avec une lenteur déconcertante. Il punissait Draco d'être trop pressé, trop rapide. Il sentit les doigts de ce dernier se serrer un peu plus sur sa queue, une sorte d'ordre implicite qui fit parcourir son corps de frissons. Il détacha la boucle de la ceinture de Draco et tira sa fermeture éclair vers le bas. Du bout des doigts il frôla son sexe à travers le tissu de son boxer. C'était chaud, trop chaud. Comme ce mois de juillet qui touchait à sa fin, comme son corps à lui, comme ce soleil cuisant qui leur faisait faire des folies, des choses insensées. Excitantes.

Harry fit glisser l'élastique du bas de Draco et dévoila la preuve flagrante de son désir pour lui. Maintenant ils étaient là, haletants, chacun tenant le plaisir de l'autre entre ses doigts. Draco fit le premier mouvement, il se colla contre Harry, son sexe se frotta à celui du brun et ils gémirent en même temps. Leurs doigts se mélangèrent et ils entamèrent ensemble des vas et viens rapides sur leurs queues. Harry était partagé entre l'envie d'embrasser Draco et celle de rester là à observer leurs caresses intimes.

Le blond ne s'embarrassa pas de telles pensées : sa bouche se plaqua immédiatement contre son cou. Harry comprit ce qu'il faisait : il occupait sa lèvre et se délectait de l'écouter gémir. Il était piégé, entravé par ce flot de plaisir, l'intensité avec laquelle Draco se délectait de lui était presque insupportable. Il se sentait faible, perdu, à bout de souffle. Harry était prêt à tout donner, il était à deux doigts de s'écrouler et de laisser Draco le prendre tout entier ; corps, cœur et âme. Il voulait le laisser l'aimer.

Le blond le retint, il passa sa main libre contre son dos. Harry le remercia avec un miaulement plaintif. Bientôt, Draco fut le seul aux commandes. Il chassa presque les doigts d'Harry de leurs vas et viens et s'empara de leurs membres humides pour les frotter entre eux. Harry se contenta de mouvoir son bassin, puis sa main glissa plus profondément à l'intérieur du sous-vêtement de Draco et s'empara de ses testicules. Le geste d'Harry surprit tellement le blond qu'il serra par réflexe leurs sexes un peu plus durement. Loin de rebuter l'écrivain, cela attisa encore plus son excitation. Il réitéra son geste sur les couilles de Draco qui obéit silencieusement et empoigna de nouveau un peu plus rudement leurs queues.

Il n'était plus l'homme faible, il reprenait un peu le dessus. Quelle maigre consolation face à tout le plaisir que Draco lui prodiguait... Il n'avait aucune fierté à ce moment-là. En vérité, ça lui importait peu que Draco maîtrise tout, mais il voulait montrer qu'il savait donner du plaisir, qu'il savait faire les choses. Qu'il n'était pas juste là pour recevoir, qu'il pouvait donner. Il retira sa main rapidement et Draco releva la tête. Harry s'amusa de son regard un peu meurtrier. Ils avaient l'air de deux amants follement amoureux, mais qui ne voulaient rien céder. Ils voulaient tous les deux maitriser quelque chose qui était tout simplement hors de contrôle.

Harry voulait crier, il voulait lui dire que c'était bon, qu'il aimait ça. Mais le silence était un cri suffisant. Ça faisait battre son cœur, pulser chaque veine de son corps, surtout celles de sa bite. Harry poussa Draco et inversa leurs positions. Il avait bien joué avec lui, il s'était bien joué de lui alors Harry pouvait jouer aussi.

Draco ne dit rien, il ramena sa main contre le sexe d'Harry mais le brun se dégagea et mit genoux à terre.

- Harry !

- Shh…

Harry ne lui laissa le temps de rien. De la même façon que Draco ne lui laissait pas le temps de penser. Sa bouche happa presque furieusement le sexe de Draco. Oh bon sang ! Terrrible ! Hallucinant ! Puissant… Harry ferma les yeux et gémit contre cette queue qui remplissait sa bouche. Il n'y avait plus de retour possible, c'était beaucoup trop bon. Il pourrait faire ça encore et encore, il pourrait garder ce sexe entre ses lèvres jusqu'à la fin de sa vie.

Que disait Draco à propos de ça ? Que son seul défaut était d'être parfait. Harry pouvait être d'accord, cette queue était parfaite. Parfaitement à sa place.

Harry revint récupérer entre ses doigts les bourses de Draco et tout en appliquant des mouvements de langue sur la hampe imposante du blond, il tira et caressa tout ce qu'il avait sous la main. Les cheveux d'Harry furent envahis par les doigts impatients de Draco. Le brun releva les yeux et se sentit rougir violemment sous le regard sombre du blond. Qui était piégé à présent, pensa Harry avec une pointe de satisfaction. Il ferma de nouveau les yeux et se laissa guider par la main de Draco, il pouvait bien lui accorder ça.

Il le branla. Avec sa main, avec sa bouche, avec sa langue et le creux de ses joues. Il usa de tout ce qu'il possédait pour s'emparer de l'ardeur de Draco. Son autre main s'empara de son érection à lui et il copia les mouvements qu'il offrait à Draco sur son corps à lui. Il ne lui fallut pas énormément de temps pour jouir, son esprit faisait le gros du travail avec tout ce qu'il imaginait pouvoir faire avec le sexe de Draco. C'était de la folie d'y penser. C'était de la folie de ne pas le faire.

Il aspira le sexe de Draco et feula contre sa chaire en sentant ses couilles se contracter pour se vider dans sa main. Le blond devina aisément ce qu'il se passait et donna deux coups de hanches pour butter contre la gorge d'Harry avant de tenter de repousser sa tête. Mais le brun resta collé contre son ventre et Draco laissa un râle rauque s'échapper de ses lèvres pendant que son sexe déversait toute sa semence sur la langue de l'écrivain. Harry avait avalé. Harry avait avalé tout son être.

Le brun posa sa tête contre la hanche de Draco et ce dernier caressa d'un geste terriblement affectueux ses cheveux trempés de sueur.

- Putain…

Harry releva les yeux, surpris : c'était le mot le plus injurieux qu'il entendait de la bouche de Draco Malfoy.

- Putain, répéta-t-il, putain Harry… C'était bon.

Harry se mit à rire contre sa cuisse. Bien sûr que c'était bon. Draco se pencha pour l'aider à se relever. Il réajusta le pantalon d'Harry et le sien par la suite et avisa ses doigts poisseux de sperme. Il glissa sa main contre celle d'Harry. Le brun observa Draco d'un œil alarmé. Il devait dire quelque chose pour se promettre de ne pas se faire de mal, pour ne pas briser quelque chose.

- Faisons semblant Draco… Faisons semblant que tu n'es pas marié juste pour ces quelques jours, faisons semblant que tu es à moi. Je ne parlerais pas de la réalité.

Draco serra ses doigts et se tourna le regard dur vers Harry.

- Non. Non, parce que ce qui n'est pas réel, Harry, c'est mon mariage. Je fais semblant avec Astoria, je ne le ferais pas avec toi. Ce qui se passe et ce qui se rapproche le plus de la réalité à mes yeux.

Draco se pencha vers Harry et déposa ses lèvres contre les siennes. Pour lui, c'était évident qu'il serait incapable de se satisfaire de la vie qu'il avait. Il lui fallait autre chose. Il lui fallait une vie avec Harry.

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A suivre