hello chiks ce chapitre contient une surprise pour vous. je suis sure qu'elle vous plaira.
maintenant merci pour toutes vos reviews, alert story, et favorite story.
merci à phika17 ma correctrice
disclaimer: les caracteres de twilight reviennent de droit à SM, mais tous les autres sont à moi
Ma vie après lui
Chapitre 10
« Si, si, justement elle en a trois. Elle m'avait racontée une fois qu'ils sont au lycée. » dit-elle en me regardant à travers le rétroviseur.
… pourquoi je ne lui en avais pas parlé avant ? Peut-être qu'elle serait amie avec eux. Je sais que ma fille a besoin d'amis en ce moment…
« Papa, arrête la voiture s'il te plait. Je veux rentrer à la maison ! » il n'était pas question d'aller à ce diner.
« Qu'est-ce qui ne va pas Bella ? Pourquoi tu veux rentrer à la maison ? C'est à cause des enfants Cullen ? Est-ce qu'ils te dérangent au lycée ? » Demanda mon père, l'air inquiet.
… je n'hésiterai pas à tuer celui qui osera faire du mal à ma petite fille, elle a suffisamment souffert…
« Non, ils sont sympa, c'est ça le problème. Je veux rentrer à la maison, et vous allez-y. dites leur que je suis tombée malade ou ce que vous voulez. » Bafouillais-je.
« Arrête de te comporter comme une enfant Bella. Il s'agit de la patronne de ta mère et sa prochaine associée. Tu ne pourras pas les éviter pour toujours. On compte bien les inviter chez nous aussi. » dit mon père.
Il ne me manquait plus que ça ! Qu'avais-je fait dans ma courte vie pour mériter cela ?! Ah oui, j'avais tué mon frère.
Arrivés à la villa des Cullen, Mon père gara sa voiture derrière l'énorme jeep d'Emmett. Cela voulait dire que mon partenaire de labo était chez lui.
Je ne savais pas ce qui me faisait le plus peur. Était-ce le fait que les Cullen découvrent que j'étais riche en fin de compte, ou le fait que l'amitié de nos parents me rapprocherait d'eux encore plus ? Mon père l'avait bien dit, je ne pouvais pas les éviter pour toujours.
Si Ryan était vivant, il aurait été très bon ami avec Edward, Emmett et même Jasper. Et il m'aurait encouragée à être amie avec Alice. Mais il n'était pas là, à cause de moi.
Pourquoi dieu a choisi de donner le meilleur des frères qui puisse exister à la plus horrible sœur de tous les temps ? Telle était la question...
J'entendis papa ouvrir sa portière et faire le tour pour ouvrir celle de maman. Toujours un gentleman ! J'étais la dernière à sortir de la voiture. Pour dire vrai, j'avais envie de rester là et que mes parents oublient que j'étais avec eux.
Mes parents avançaient vers le perron, moi derrière eux. J'avais les joues en feu et les genoux qui tremblaient. On dirait que je marchais vers ma mort. La porte de la villa s'ouvrit sur un couple en sourire.
…Esmé m'a tant raconté sur sa nouvelle amie Renée... (Mr Cullen)
…j'espère que ma fille saura se tenir ce soir… (Maman)
…Dr Cullen, j'ai beaucoup entendu parler de lui… (Papa)
…tout est déjà préparé, je servirai l'apéritif au salon… (Mme Cullen)
« Bonsoir Renée, Charlie, Isabella. » Mme Cullen salua mes parents quand ils furent prés de la porte.
« Juste Bella. » corrigeais-je avec un sourire.
Les présentations se suivirent, et ma gêne et ma panique augmentèrent. Mais la catastrophe arriva quand les enfants Cullen se postèrent derrière leurs parents pour nous saluer.
Je voyais Alice et les autres faire la bise à maman. Pas ça, pitié. Ils ne m'avaient pas encore vue. Et je voulais que ça reste comme ça. Quand ce fut mon tour pour saluer mes camarades, Emmett fut le premier à franchir le pas et me fit une bise.
« Qui aurait cru que nos mères travaillaient ensemble ? » dit-il.
Alice était deuxième, ce qui laissait la personne que je redoutais le plus en dernier.
« Je t'avais dit qu'on serait de très bonnes amies toutes les deux. Mais est-ce que tu m'as écoutée ? Non, bien sûr que non. Et regarde moi ça ? Pourquoi tu ne t'habilles pas comme ça pour l'école ?» Dit-elle en sautillant comme une enfant.
Je sentais le rouge me monter aux joues. Et je ne trouvais aucune réponse à lui fournir. En tous cas pas une que j'aimerais partager avec elle.
« Alice, arrête avec tes babillages. Tu la mets mal à l'aise. » la gronda Edward.
Ce dernier me regardait avec un air étrange, comme s'il me voyait pour la première fois. Je regardais sa tête s'incliner vers moi, et mon cœur choisit ce moment pour protester contre sa prison, il voulait sortir de ma cage thoracique. Edward rapprochait toujours son visage du mien et je fus gelée à ma place. Il avait le pouvoir de faire ce qu'il voulait de moi, je ne bougerai pas. Son parfum et son haleine fraîche chuchotèrent à mes narines. Il me fit une bise et murmura dans mon oreille:
« Salut Bella. » j'aurai juré avoir mouillé ma culotte, sexuellement parlant.
L'endroit, où sa joue s'était posée sur la mienne, me brulait comme si j'avais été électrocutée. Ma tête repassait sa phrase en boucle. Jamais mon nom n'avait sonné si sensuel, érotique même. J'avais perdu le fil du temps, quand je le regardais, il s'était déjà éloigné de moi. Je raclai ma gorge et secouai légèrement la tête et le salua à mon tour.
« Salut Edward. »
…regarde-moi ça ! Je n'ai jamais vu mon frère rougir, ni regarder une fille comme ça…
La pensée d'Alice me sortit de ma transe pour enfin réaliser notre posture. J'étais plantée là, encore sur le pas de la porte en face d'un Edward plus beau que jamais. Je regardais autour de nous pour réaliser que tout le monde était déjà entré sauf Alice qui était encore là. J'entendis les voix et rires des parents provenir de l'intérieur.
« Euh, désolé, vas-y entre. Donne-moi ton manteau. » me demanda mon camarade de classe.
Je retirais mon manteau et le lui donnais. Alice lui sauta au cou en poussant un petit cri, elle s'empara de mon manteau et le détailla sous toutes les coutures.
…c'est un vrai, un vrai. On mon dieu, c'est un vrai…
« C'est un vrai Channel ? De la nouvelle saison d'hiver en plus. »
« Euh, euh… oui, c'est un vrai. »
Edward, sentant mon embarras, me guida vers le salon où nos parents respectifs étaient en train de discuter.
Leur maison était très vaste et bien décorée. Je prenais place sur un canapé à côté d'une Alice excitée.
« Je ne savais pas que nos mères travaillaient ensemble. J'étais surprise quand maman nous a appris que sa collègue et future associée était invitée avec sa famille chez nous. Et qu'elle fut ma surprise quand elle nous a dit qu'il s'agissait des Swan !» dit Alice.
«Ouais, c'était une surprise pour moi aussi, crois-moi. »lui répondis-je.
« Alors Bella, Alice m'a racontée que vous êtes camarades de classe. » me demanda Esmée.
« Oui, Alice est avec moi en cours d'histoire et sport, et Edward en biologie et sport aussi. » dis-je en évitant de regarder ma mère, que je savais en train de jubiler dans sa tête.
« Edward m'avait parlée de toi quand tu es tombée sur ta tête en cours de gym, et il m'a appelé pour envoyer une ambulance. ». J'ai décidé que je n'aimais pas le Dr Cullen.
J'écarquillais les yeux comme pour lui dire de se taire mais il ne m'avait pas vue. Mes parents, eux, avaient tout capté et ils se tournèrent vers moi furibonds. Je savais ce qu'ils pensaient.
« Bella, quand est-ce que c'est arrivé ? Et pourquoi tu nous as cachés une chose pareille, à ton père et moi ? » me demanda ma mère. Et je savais qu'elle aurait dit plus que ça si on n'était pas devant des témoins.
« Ce n'était rien. On jouait au volley-Ball et quelqu'un m'a frappée avec le ballon de basket. Mais ce n'était rien du tout. Edward a exagéré, il cherchait seulement une occasion pour s'entrainer au médecin. N'est-ce pas ? »
Je me tournais vers Edward et le défiais du regard. Mais avant qu'il dise un seul mot, Emmett ouvrit la bouche et j'eus envie de le tuer sur le champ.
« Non ce n'est pas ça. C'était à cause de ce Newton et son ami. Ils voulaient se venger de toi pour avoir défendu l'autre naze, Tchad White. »
Mes parents devinrent plus pâles qu'un cadavre et me regardaient avec des yeux écarquillés, comme pour me supplier de leur dire que c'était faux. Que je n'étais pas en danger. Qu'il n y avait pas quelqu'un qui voulait ma mort à Forks aussi.
…ce n'est pas possible, même à forks, la ville la plus petite que je n'ai jamais vue, elle se débrouille pour attirer les dangers…
« Newton, comme le magasin des équipements de sport ? Et c'est quoi cette histoire de défendre un garçon ? » Mon père posa la question à Emmett.
« Papa, je t'ai dit que ce n'était rien, Emmett exagère. N'est-ce pas Emmett ? » Dis-je en le regardant droit dans les yeux.
« Oh oui, ne vous inquiétez pas Mr Swan. J'ai dit ma façon de penser à Newton. Il ne l'embêtera plus. »
Tous les regards se posèrent sur moi, et je ne demandais qu'à disparaître.
…mon pauvre enfant, il faut qu'elle tombe toujours sur les mauvaises personnes… (Maman)
Je savais que si je ne faisais rien, ils ne laisseraient pas tomber le sujet, alors je dis la première chose qui me passa par la tête.
« Votre maison est très charmante. Je suppose que c'est vous qui avez fait la décoration, Mme Cullen ? » Dis-je avec un grand sourire.
« C'est mon job après tout. Et je t'en prie Bella, appelle-moi Esmée. »
Elle se tourna vers Alice et lui demanda si elle voulait bien me montrer la maison.
« Ah oui, je suis bête. Viens, je te vais te faire visiter la maison, et je te montrerai mon dressing. »
Je la suivis jusqu'à l'étage où se trouvaient sa chambre, celle de ses parents, le bureau du Dr Cullen et la bibliothèque. La chambre d'Alice lui ressemblait tellement. Les murs étaient en rayures diagonales rose et violet. Le plafond était couvert d'une sorte de gigantesque poster en noir et blanc de la ville de Manhattan. Un grand lit occupait une partie de la chambre, et à l'autre partie il y avait son bureau, un canapé et une petite bibliothèque où étaient rangés ses livres et magazines de mode.
Elle me montra ensuite son fameux dressing. Il était plus petit que celui que j'avais à Phœnix mais il n'était pas moins impressionnant.
« Alice, tu peux me montrer où sont les toilettes, s'il te plait ? » demandai-je au bout d'un moment.
« La première porte à gauche. »
Je restais, là, debout devant le miroir dans la salle de bain à faire le vide pour je ne savais combien de temps. Les toilettes étaient juste une excuse pour échapper aux babillages d'Alice sur ses multiples virées shopping. Les événements de ce vendredi m'avaient dépassée, et je n'avais qu'une envie, celle de me défouler sur le sac de frappe.
La soirée n'était qu'à son début et déjà je me sentais très mal à l'aise. J'avais un mauvais pressentiment sur ce qui pouvait être dit ou raconté durant les prochaines heures.
Oh mon dieu ! Mes parents pouvaient raconter aux Cullen ce qui s'était passé à Phœnix ! Ca serait une catastrophe. Sur ce je sortis en trombe de la salle de bain et cherchais Alice dans sa chambre. Elle n'y était pas. Je descendis les escaliers pour revenir au salon, mais je m'arrêtais net dans mon élan quand j'entendis la voix cassée de ma mère.
POV Edward (reprend du jeudi au vendredi. Comme ca vous comprendrez mieux le personnage d'Edward)
« Alors, tu veux en parler ? » me demanda Emmett, une fois qu'on était loin du parking du lycée.
« Parler de quoi ? »
« Ne fais pas ton idiot. Depuis quand tu t'en fiches de ce qui arrive à Hilda ? Hein ? Tu ne laisses personne la toucher et encore moins lui faire du mal. »
« Je m'en fiche pas. La preuve c'est que je vais l'emmener se faire soigner et se refaire une beauté. Pas vrai ma belle ? Tu ne m'en veux pas ? Hein ? » Dis-je en caressant le volant de ma précieuse Hilda.
Ouais, vous l'avez bien compris. Hilda était ma voiture, mon bébé. Je l'avais nommée ainsi d'après la première femme que j'avais vue toute nue en direct. J'avais douze ans et demi et, avec Emmett et des autres garçons de notre âge, on jouait au base-ball dans un petit parc en face de chez Elle.
Jasper avait frappé la balle trop loin et elle était tombée dans le jardin d'Hilda. Je suis allé la chercher mais comme je voyais qu'il n y avait pas de voiture devant la maison, j'avais cru qu'il n'y avait personne. Donc je m'étais faufilé au jardin à la recherche de la balle quand je la vis à travers la fenêtre. Elle se promenait nue dans sa cuisine. Dieu qu'elle était bonne !
J'avais appris plus tard qu'elle s'appelait Hilda Ramirez, qu'elle avait trente trois ans et qu'elle était prof de sport au lycée de Forks. Par chance ou poisse, elle avait quitté son boulot juste avant que je commence le lycée.
« Elle te plait, hein. » ce n'était pas une question.
Est-ce que Bella me plaisait ? Je n'en avais aucune idée. Mais j'étais sûr qu'il y avait quelque chose que je ne pouvais pas encore nommer. Sinon pourquoi j'avais cette envie folle de la protéger ? Pourquoi avais-je changé mon emploi du temps pour la voir plus ? Pourquoi je faisais des rêves érotiques avec elle dans le rôle principal ? Pourquoi je cherchais des prétextes pour lui parler et écouter sa voix ? Pourquoi ça me faisait mal de voir son regard triste ? Et pourquoi, dieu, n'avais-je pas piqué une crise quand elle avait bousillé Hilda ?
« Non. » répondis-je un peu vite. « Enfin pas comme tu le sous-entends. Ca ne fait même pas une semaine que je la connais. »
« Ne te voile pas la face, mec. C'est sûr qu'il y a quelque chose. Ce que je ne comprends pas pourquoi d'ailleurs, elle est bizarre !! » Rigola-t-il « Franchement ? Qui s'habille avec un large haut de jogging de nos jours ? »
« Peut-être quelqu'un qui s'en fiche des apparences, ou seulement quelqu'un qui veut que les gens lui foutent la paix ? »
A ce moment, je me rendis compte que ce que je disais était la vérité. Bella se cachait derrière ses vêtements larges et son apparence d'intello. Une chose était sûre, elle n'était pas comme ça avant et sa photo avec son frère à Paris le prouvait.
Maintenant, pourquoi voulait-elle se cacher ? J'avais un léger pressentiment que ça avait quelque chose à voir avec la mort de son frère. Elle n'était pas encore en mesure d'en parler, je l'avais déjà senti, mais je ferai de mon mieux pour qu'elle retrouve le sourire. Comme celui sur la photo.
Encore une fois, pourquoi ça m'intéressait de la voir sourire ? Je n'en avais aucune idée. Bella Swan était un mystère. Réservée mais parfois taquine, fragile mais capable de donner des coups de poing, elle manquait de style vestimentaire mais elle en restait pas moins attirante. En tous cas, moi je la trouvais très belle. Et, le plus étonnant, c'est qu'elle avait une fierté de nobles.
« Ouais, si tu le dis. Attend, je demande à Jasper de venir nous chercher au garage de Sam. »
Emmett appela Jasper et celui-ci était d'accord pour venir nous chercher au garage de Sam après qu'il ait déposé les filles chez nous. Cela faisait deux semaines que l'on suppliait les filles de se joindre à nous pour une soirée films d'horreur et finalement elles avaient accepté de le faire ce soir.
J'espérais seulement que Tanya n'allait pas s'inviter d'elle-même à nous rejoindre puisqu'elle nous avait entendus en parler pendant le déjeuner. Celle-là ne manquait pas une seule occasion pour se coller à moi et me faire des avances.
Arrivés au garage, Sam était en dessous d'un pickup rouillé. C'était ça d'habiter à Forks, les belles bagnoles on les voyait rarement. Comme la turbo 911 cabriolet rouge de l'autre jour. Je n'étais pas arrivé à voir le conducteur, mais une chose était sûre, ce n'était pas quelqu'un de Forks.
« Hey yo mec ! Qu'est-il arrivé à la belle Hilda ? » Me demanda mon pote mécano.
Je lui fis une accolade virile et saluai les deux autres apprentis Jack et Paul.
« Un accident sur le parking du lycée. » lui répondis-je simplement, mais Emmett avait une autre idée en tête.
« Bella a défoncé Hilda, et Mr ne l'a même pas grondée, tu te rends compte ? »
« Ho ho ho » tous les mecs dirent en même temps.
« Y'a qu'une femme qui peut faire oublier une autre femme à un homme. Et dans ton cas, cette fille t'a fait oublier ta précieuse voiture. T'es foutu mon gars ! » dit Sam avant d'éclater de rire avec les autres.
« Arrêtez vos conneries. Se comporter en gentleman, ça vous dit quelque chose ? La pauvre avait la trouille, j'avais pitié d'elle, c'est tout. »
« Elle va payer les réparations au moins ? Car là je vois que ça va coûter cher. »
« Il faillait que tu vois ça Sam. Elle, elle voulait payer mais le gentleman ici présent faisait son mâle et a refusé, alors que je savais qu'il bouillait de l'intérieur. Mais Bella ne s'est pas laissée convaincre, elle est fière, ça je peux le dire. Elle a vite sorti un billet de cinq cents dollars et le lui a donné sans hésiter. » dit mon traitre de frère en rigolant encore à mes dépens.
« C'est qui cette fille ? Je n'ai jamais entendu parler d'une Bella qui va au lycée. » demanda Jack intéressé.
Je ne pouvais pas décrire ce que j'avais ressenti à ce moment-là, mais tout à coup j'avais envie d'éclater la tronche de ce Jack.
« Elle est nouvelle, elle vient de s'installer à Forks avec ses parents. » répondis-je sans plus de détails espérant qu'ils allaient changer de sujet.
« Du sang neuf dans la population féminine jeune de cette ville ! Tiens donc, intéressant !» dit encore ce connard de Jack.
Tout le monde savait que Jack était un coureur de jupon, il avait vingt ans et il s'était déjà fait presque toutes les femmes célibataires de la ville. Il avait même eu parfois des aventures avec des femmes mariées. Bref, c'était un mec qui traitait les femmes comme des kleenex, et n'avait aucune honte à se venter de ses multiples conquêtes.
« Tu ne l'approches pas, pas elle. » m'énervais-je.
Il me jeta un regard moqueur comme pour me dire 'qui va m'arrêter ?'
« Je te jure que si tu l'approches, t'auras affaire à moi ! » je le menaçais en le pointant du doigt.
« Relax mec, je ne faisais que parler, ok. Calme-toi. Ce n'est pas une nana qui va se mettre entre nous. »
Il se foutait de ma gueule, là ? Si c'était comme ça, pourquoi je l'avais trouvé dans mon lit, dans ma chambre, dans ma baraque en train de baiser ma copine de l'époque qui n'était autre que la salope de Tanya.
Je me rappelais que j'avais quinze ans et je n'étais qu'un idiot. J'étais très fier d'avoir la petite-amie la plus canon de tout le lycée, je lui avais donné une clé de notre maison. Un week-end, mes parents avaient décidé de nous emmener à Las-Vegas, mais à cause d'une tempête de neige le vol avait été annulé et on avait dû rentrer à la maison. Quel fut le choc en entrant dans ma chambre pour trouver Tanya et Jack en pleine séance de jambes en l'air.
C'était la première et la dernière fois où j'avais levé ma main sur une fille. J'avais fait une dépression après et je ne sortais plus de ma chambre que pour l'école et le diner. Mes parents m'avaient encouragé à aller voir un psy, ce que je fis. Et, après quelque temps, j'étais redevenu moi-même.
« Ok, on se calme les mecs, voyons voir ce qui ne va pas chez Hilda ! » intervient Sam.
Jasper arriva à ce moment et salua Sam à son tour. Ce dernier finit son diagnostic et m'informa du boulot à faire et des pièces à acheter. Pour tout, ça coûterait trois cent dollars, Hilda devrait passer une semaine dans le garage, sans compter le week-end.
Donc je devrais supporter la conduite et les choix foireux de mon frère en terme de musique pendant une semaine, parce qu'on avait conclu un accord, que celui qui conduisait choisissait la musique à écouter à bord.
« Maintenant, tu peux pas nier que t'en pince pour Bella. T'aurais dû te voir tout à l'heure. J'étais sûr que t'aller péter le nez à ce Jack. » Dit Emmett en se tournant dans son siège pour me regarder.
« Je ne sais pas, je t'ai dit. J'aurais réagi comme ça s'il s'agissait d'Alice ou Rose. Ce n'est qu'un connard, va ! »
« Wouah, quelqu'un peut m'expliquer ce qui ce passe ? De quoi vous parlez tous les deux ? » Demanda Jasper.
« Emmett prétend que Bella me plait et que c'est pour ça que je n'ai pas pété un câble quand elle a défoncé ma Volvo. »
« Ah ouais, franchement Edward, Emmett n'est pas le seul à penser ça. Alice s'extasiait à cette idée toute à l'heure dans la voiture. Elle m'a raconté que tu as trouvé une excuse bidon pour ne pas aller en cours de sport et qu'elle vous a vu sortir du gymnase ton bras au-dessus de l'épaule de Bella. Elle a dit et je cite 'ils étaient tout mignon'» s'esclaffa Jasper en me lançant des coups d'œil sur le rétroviseur.
« Ok, bon ça va, lâchez-moi. »
A quoi bon nier l'évidence, Bella me plaisait et je mourrais d'envie de la connaître de plus prés, et à chaque fois elle était proche de moins de deux mètres de moi mon corps réagissait et j'avais ce besoin de la toucher, et ça me foutait la trouille ! C'était tout nouveau pour moi.
J'avais couché avec plusieurs filles sans être libellé coureur de jupon puisque je tenais à les connaitre avant de les mettre dans mon pieu. C'était après ma dépression, Tanya s'était déjà trouvée un autre mec à bécoter, et moi je voulais retrouver ma confiance en moi-même. Et pour dire vrai, Emmett m'était d'une grande aide. Mais je n'avais éprouvé, pour aucune de ces filles, le millième de ce que j'éprouvais pour Bella.
« HA, c'est ce que je disais vieux ! Maintenant faut que tu bouges tes fesses et l'inviter à sortir. Les nanas aiment les mecs qui savent ce qu'ils veulent. Vas-y franco ! » me conseilla Emmett.
Putain, tout à l'heure il me disait qu'il la trouvait bizarre et qu'il ne comprenait pas pourquoi elle m'intéressait et maintenant il me conseille de l'inviter à sortir ? Ce qu'il était parfois incompréhensible.
« Je croyais que tu la trouvais bizarre ? » lui demandais-je.
« Mais non, crétin, je la trouve très cool. C'était pour tester les eaux. »
« Ok les gars, ce n'est pas que je m'ennuie mais les filles nous attendent pour avoir la frousse de leurs vies. » dit Jasper en garant sa voiture devant l'entrée de la maison.
La maison sera à nous pour toute la soirée, mon père passera prendre ma mère à son boulot pour un diner au resto. Emmett étant Emmett avait suggéré qu'on organise une fête mais s'était vite retiré comme Rosalie n'était pas d'accord. Rose et Jasper passaient presque tout leur temps chez nous même si leur maison était à quinze minutes en voiture.
Les filles étaient dans la cuisine en train de préparer le pop-corn. Les garçons étaient partis rechercher des coussins pour la soirée. Moi je pris toutes les friandises me tombant dans les mains, il n'y avait pas mieux que de regarder un film d'horreur en mâchouillant des réglisses et m&m's.
« Qu'est-ce qu'on regarde en premier ? » demanda Alice.
Nous passâmes la soirée à regarder trois films à la suite. Commençant par '28 jours plus tard' suivi de 'the ring' et terminant par 'the unborn'.
Les filles voulaient arrêter de regarder au second film mais elles avaient trop la frousse pour aller dans la chambre d'Alice ou ailleurs dans la maison. Du coup, elles n'avaient pas trop le choix que de rester et cacher leur visage dans les bras de leur petit-ami. A un moment donné, je m'étais mis à m'imaginer en train de consoler ma Bella terrifiée et blottie contre moi.
Que venais-je de penser ? Ma Bella ? J'avais perdu l'esprit ma parole !
« Vous allez nous payer ça les mecs. » jura une Alice plus pâle qu'un linge.
« Allez, ne soyez pas comme ça les filles, avouez que c'était fun. Nous on accepte toujours de regarder vos films à l'eau de rose» dit Emmett.
Bof, ceux-là n'arrêtaient jamais de se chamailler.
« Au fait, quelqu'un a des nouvelles de Thomas ? » demandais-je.
« Je l'ai eu au téléphone il y a deux jours, il sera au lycée ce lundi. » répondit Emmett.
« Il a intérêt à ne pas oublier mon cadeau. » rétorqua Alice.
« Le mien aussi. » dit Rose.
Thomas était notre pote à tous, il avait le même âge qu'Alice et moi et allait au même lycée. Son père était ingénieur en bâtiments et était parti en mission de six mois en Malaisie. Thomas était parti passer deux semaines avec lui. Alice et Rose lui avaient demandé de leur apporter un sari à chacune.
Il était passé minuit et j'avais école le matin. Je souhaitais bonne nuit à tout le monde et montais dans ma chambre. Je mis mon portable sur la table de chevet, l'afficheur était allumé, signe que j'avais reçu un sms ou un appel manqué. C'était vrai, il était marqué que j'avais un nouveau message. Je l'ouvrais et…
Je voulais te dire que je ne t'en veux pas pour tout à l'heure mon petit chou d'amour – Tanya xx
Ah ! Quand est-ce qu'elle allait me foutre la paix celle-là ?!! Je supprimais le message et éteignis mon portable.
Vendredi matin se passa sans incident, si on oubliait bien sûr les nombreuses filles qui me demandèrent d'être leur cavalier pour le bal de printemps. J'avais refusé, bien évidement, je comptais y aller en solo de toute façon sauf si ma Bella m'invitait.
Merde il fallait que j'arrête de l'appeler comme ça, mais si c'était seulement dans ma tête.
Pendant la troisième période où j'avais mon cours de littérature, j'entendis des gars rire et chuchoter entre eux.
« T'as vu le visage de Denali ? Swan ne l'a pas épargnée. Elle est dure cette nana et elle me plait grave. » Chuchotait Stevens à son voisin.
De quoi parlaient ces deux-là ?
« Ouais tu parles ! Elle a de l'attitude. Tanya est canon mais, là, elle la cherchait. J'étais là depuis le début, j'ai tout filmé avec mon téléphone, je mettrai la vidéo sur Youtube toute à l'heure. »
Je ne pouvais pas m'en empêcher, dés que la sonnerie retentit, je demandais à l'autre mec de me montrer la vidéo. Mon cœur se serra quand je vis Tanya tenir ma Bella par le bras et lui dire ces horribles choses, mais je fus aussitôt soulagé de voir que ma Bella s'était défendue comme une grande.
C'était étrange, mais j'avais l'impression d'être un papa fier que sa fille puisse se défendre toute seule. Heureusement que je n'étais pas son père ! Mais le sentiment de fierté ne me quitta pas. Je voulais crier à tous ceux qui la trouvaient cool maintenant, que moi je la trouvais belle et intrigante depuis le premier jour.
L'heure du déjeuner arriva et de nouvelles rumeurs circulaient dans les couloirs. Apparemment, ma Bella avait échappé à la punition alors que Tanya avait eu une semaine de colle après l'école avec Mme Louis. La plus stricte prof dans l'histoire de ce lycée.
« Salut frérot, tu devrais te secouer un peu et inviter Bella à sortir avant que quelqu'un d'autre ne le fasse. Elle est devenue populaire maintenant, et j'ai entendu que plusieurs mecs voulaient l'inviter au bal. » me dit Alice en sautillant devant moi.
« Et qui te dit que je veux l'inviter où quoi que ce soit ? Allez Alice, écarte-toi de mon chemin, j'ai faim et il faut encore que j'achète mon déjeuner avant que la bonne bouffe ne disparaisse. »
« Mais hier je vous ai vu tous les deux et vous aviez l'air si… et puis zut, tant pis pour toi. Ne viens surtout pas chialer et me demander conseil quand ça sera trop tard, va ! » me dit-elle avant de se tourner et de partir.
J'achetai mon déjeuner et partis m'asseoir à ma place habituelle à côté de ma famille et amis. Et dieu merci, Tanya n'était pas là. Je jure que cette fille ne comprenait pas ce qu'un non voulait dire.
« Où est le petit lutin ? » demandais-je aux autres.
« Elle a préféré tenir compagnie à ta copine. » me répondit Emmett.
A ce moment-là, j'entendis le plus beau rire que j'avais jamais entendu de toute ma vie. Je savais de qui il s'agissait avant de la voir. Je portais mon regard sur ma belle partenaire de labo, assise à la même table qu'elle occupait depuis son arrivée, et fus instantanément capturé par sa beauté. Mon cœur battait la chamade et mes joues s'enflammèrent.
« Regardez, Edward a rougi. » remarqua Emmett avant de partir dans un fou rire.
Je reportais mon regard sur mon plateau et mordais dans mon sandwich.
« Ah oui c'est vrai ! Qu'est-ce qui te met dans cet état ? Ne me dis pas qu'Alice a raison ! C'est Bella, c'est ça ? » Me demanda Rose en me fixant du regard comme pour jauger ma réaction.
J'essayais tant bien que de mal de rester de marbre, et à un moment tout le monde dans la cafétéria se tut et regarda vers la même direction. La table de ma Bella. Je ne l'avais pas remarqué avant, mais Tanya était debout et regardait Alice qui s'était levée à son tour pour lui faire face.
« … Oui, elle m'a racontée ce que t'as fait et je trouve qu'une semaine de colle n'est rien, vu ce que t'as fait ! » S'énerva Alice.
Jasper et moi, nous nous levâmes en même temps. Je lui fis signe de rester à sa place. C'était à moi de mettre un terme à cette mascarade. Je savais que Tanya s'en prenait à Bella à cause de moi. La vidéo me l'avait bien montré. Et il était temps d'en finir avec ses mesquineries une fois pour toute, devant tout le monde.
« Toi, je ne t'ai pas sonnée. Alors ta gueule ! » Répondit Tanya.
« Tanya… » Bella essaya de lui dire quelque chose mais elle fut coupée.
« Que je couche avec le proviseur n'est pas tes affaires, je te l'ai bien dit. Fais bien attention à toi, qui sait ce qui peut arriver ! » S'écria la cruche.
Ha, le choc ! Elle ne venait pas de dire ce que je croyais qu'elle venait de dire ?!! Si ? C'était dégueulasse ! Elle se tapait le vieux crapaud-là, mais pourquoi ? Et comment diable Bella était au courant ?
Je n'étais pas le seul surpris par cette révélation, disons choquante. Tout le monde eut un hoquet de surprise et murmura entre eux. Y'en avait même quelques uns qui prenaient la scène en photo ou vidéo.
« Tanya, je voulais te dire que je n'avais rien dit. Alice parlait des cicatrices sur mon bras rien de plus. » Avoua Bella.
Tanya se rendit enfin compte que tout le monde avait écouté sa révélation, et sortit de la cafétéria en courant. Je n'en revenais pas qu'elle me plaisait avant. J'avais fait des conneries, ça ouais !
Je continuai mon chemin vers la table où ma sœur et ma Bella étaient assises, et m'assis à mon tour à côté d'Alice.
« C'est dégoutant. Dire que je lui faisais la bise ou parfois lui tenais sa main. Il faut que je me lave avec de l'eau de javel maintenant. Comment tu as appris pour eux ? » Demandais-je à Bella curieux de savoir sa réponse.
Elle me dit que Tanya le lui avais avoué d'elle-même. J'espérais que le gros pervers qui nous servait de proviseur allait être suspendu définitivement après ça. Je ne l'avais jamais respecté de toute manière. Je me demandais d'ailleurs si Tanya était bien la seule avec qui il couchait ou bien s'il y en avait d'autres. Je comprenais mieux maintenant sa tendance à l'innocenter à chaque fois que quelqu'un la reportait. Pauvre Carmen, elle allait être choquée quand elle l'apprendrait.
Le cours de biologie s'était très bien passé. On avait à faire une expérience et donc je pouvais bavarder avec ma partenaire sans être réprimandé par le prof. J'avais appris quelle faisait du karaté et du kick-boxing. Il ne fallait pas que je la provoque cella-là.
« Ah, Angela et son partenaire ont déjà fini l'expérience. Ca ne t'embête pas, hein ? » Me demanda ma voisine.
« Pas du tout. J'ai déjà assez de bonnes notes. »
« ok, alors, cool. Sinon tu fais quoi pour t'amuser dans une petite ville comme Forks ? »
« Y'a pas vraiment beaucoup de choses à faire. Faut être créatif. » dis-je en souriant. « Hum, j'ai fait de la moto pendant quelques temps, mais j'ai arrêté quand je me suis cassé une jambe. »
« Aïe, j'aimerais faire de la moto, mais mon père est contre ces machines ! » dit-elle.
« Mes parents aussi, il m'a fallu des mois pour les convaincre. Sinon je fais du dessin et pas forcément de la peinture. Les autres disent que je suis doué, mais je n'en sais rien. Je te montrerai mon travail un de ces jours et tu me diras ce que t'en penses. »
D'habitude mes dessins étaient très personnels et je ne les montrais pas aussi facilement. Mais, tout à coup, l'avis de ma Bella m'importait. Il m'arrivait parfois de me lever au milieu de la nuit pour gribouiller quelque chose qui m'était complètement inconnue, et de l'oublier en me réveillant le matin. J'avais des tiroirs pleins de dessins que je ne me souvenais pas avoir dessiné.
« Je serai honorée. » me dit-elle avec un petit sourire.
La conversation continua sur ce ton léger, j'avais senti une réticence chez Bella à parler de ses passe-temps à Phoenix. Elle m'avait simplement dit qu'elle n'en avait pas mais je savais qu'elle cachait quelque chose et je ne la poussais pas.
n'allez pas directement au prochain chapitre, laissez des reviews avant. et dites si vous aimez ou detestez. je prend bien les critiques ne vous en faites pas.
- qui sont pour avoir plus de jack dans la fic. et qui sont contre?
