Chapitre 10

Ianto était au bord des larmes. Il prit la main que le Capitaine levait vers lui et la serra doucement entre ses doigts.

Au bout d'une demi-heure, le sas s'ouvrit et laissa passer Tosh et Owen. La jeune femme s'approcha du blessé et l'embrassa sur le front, un des seuls endroits où sa peau était déjà reformée. Son cœur se serra lorsqu'elle vit le médecin soulever le drap pour vérifier que tout allait bien et rougit légèrement en tournant la tête.

– Bon, Ianto, il semblerait que je ne puisse rien faire de plus ce soir, alors nous allons te laisser et nous te verrons demain. Au fait, sais-tu pourquoi il n'était pas gelé ?

– Je crois que j'ai oublié d'enclencher la cryogénisation, fit-il tout en regardant le Capitaine.

– C'est une chance, dit Owen, sinon, je pense qu'il n'aurait pas pu se régénérer. C'est un oubli qui a du bon finalement. Bonsoir et à demain.

Ils quittèrent le bâtiment, laissant les deux hommes seuls. Ianto se baissa et posa délicatement ses lèvres sur celles de son amant, puis s'écarta doucement, le regard vrillé à celui de l'immortel. Son cœur battait très vite, trop vite et cela lui donnait le tournis. Il s'assit et ferma les yeux, le temps de laisser la terre reprendre sa place.

– Il faut que tu dormes, fit le Gallois, ferme les yeux, je reste près de toi.

Le Capitaine obéit et s'endormit bientôt. Pendant un long moment, le jeune homme le regarda puis posa sa tête sur son bras plié sur le lit et partit pour le pays des rêves.

Au matin, Ianto ouvrit les yeux en sentant une main caresser ses cheveux. Quand il releva la tête, il croisa le regard azur de son amant qui lui souriait.

– Eh ! fit-il en s'approchant, comment vas-tu ?

– Mieux, je crois que je suis à nouveau entier !

– C'est une bonne nouvelle, fit Ianto. Je vais prévenir Owen.

– Non, attends, il est encore tôt, laisse-le et viens, j'ai envie de t'embrasser.

Le Gallois s'approcha et prit son visage entre ses mains, déposant un baiser sur son front, puis descendit sur son nez pour finalement prendre sa bouche en douceur. Le Capitaine glissa sa main derrière sa nuque et l'attira plus près de lui pour approfondir le baiser qui se fit plus passionné. Les bouches s'ouvrirent pour laisser les langues se rencontrer, s'emmêlant, se caressant, bataillant en une joute délicate. Lorsqu'ils se séparèrent pour reprendre leur souffle, chacun sentait le désir de l'autre. Jack se redressa et descendit du lit, prenant le jeune homme dans ses bras.

– J'ai envie de toi, souffla l'immortel avant de picorer son cou.

– Tu n'es pas sérieux, tu devrais plutôt te reposer.

– J'aurai le temps, plus tard, dit-il en lui mordillant le lobe de l'oreille.

Ianto gémit sous les caresses et se serra plus près de son corps. Le Capitaine le relâcha, prit sa main et l'entraîna vers son bureau puis le fit descendre dans sa chambre. Sitôt arrivé au bas de l'échelle, il reprit le jeune homme dans ses bras, distillant une pluie de petits baisers sur sa peau. Le Gallois frémissait sous les assauts et chercha la bouche de son amant pour prendre ses lèvres en un baiser langoureux. De nouveau, les langues se trouvèrent, reprenant leur danse sensuelle. Ayant déboutonné la chemise, les mains de Jack glissèrent sur la peau de Ianto, faisant naître des frissons le long de sa colonne vertébrale.

Les lèvres se quittèrent un instant pour leur permettre de reprendre leur souffle. L'absence avait été longue et ils avaient tellement de temps à rattraper. Ianto descendit doucement embrasser le torse de son amant, mais le Capitaine l'arrêta et le bascula sur le lit, puis s'allongea près de lui, goûtant sa peau, s'en allant agacer les tétons du bout de la langue. Un râle s'échappa des lèvres du Gallois quand une main s'empara de son membre durci et commença un léger va-et-vient. La bouche descendit doucement la rejoindre, visitant les abdominaux au passage, puis s'attardant dans le nombril où la langue se glissa. Peu à peu, l'immortel arriva à l'objet de son désir et le fit glisser dans sa bouche, d'abord le gland qu'il titilla puis toute la longueur, le quittant par instants pour mieux s'en saisir de nouveau.

Ianto appelait toujours plus de caresses, de sensations et ces dernières montaient par vagues successives, menaçant de l'emporter à chaque allée et venue. Il se crispa sur les draps, se cambrant sous le désir. Une main s'égara entre ses cuisses et il écarta les jambes pour lui laisser le passage. Un doigt caressa son anneau de chair, dessinant des cercles sur le bord. La bouche chaude l'emprisonnait toujours et le doigt s'en alla le fouiller, doucement. Jack sentit le sexe vibrer dans sa main annonçant la proche jouissance de son amant. Il accéléra les mouvements et recueillit la semence dans sa bouche puis l'avala avec délectation.

Le Capitaine délaissa le membre et passa sa main sur le corps humide secoué de spasmes de son amant. Il sourit en revenant vers son visage et prit ses lèvres pour un baiser langoureux. Un peu calmé, Ianto le coucha sur la couette et entreprit de goûter sa peau, passant sa langue sur la veine qui battait dans son cou, embrassant la clavicule et descendit sur les tétons qu'il suçota doucement. Jack avait posé ses mains sur les épaules de son partenaire, crispant ses doigts par intermittence sous les sensations ressenties.

Ianto se mit à califourchon sur lui et l'immortel ouvrit les yeux pour le regarder. Posé sur ses cuisses, le Gallois saisit le membre désireux et lui appliqua quelques va-et-vient et de son autre main, il l'enduisit de lubrifiant. Il se pencha pour embrasser son amant puis se redressa et guida le membre vers son intimité. Délicatement, il s'empala sur la hampe tendue, des soupirs et des râles leur échappant sous le plaisir partagé. Il resta un moment sans bouger et Jack saisit ses hanches, accompagnant le mouvement de va-et-vient qu'il venait de débuter. Le rythme se fit d'abord lent et sensuel, puis plus rapide pour finalement s'arrêter. Ils se regardèrent, laissant leurs mains caresser le corps de l'autre puis bougèrent de nouveau. Les respirations se firent plus bruyantes et plus rapides à mesure que la cadence augmentait et que la jouissance se faisait plus pressante.

Oui Ianto continue, pensa le Capitaine.

Je t'aime Cariad, répondit le Gallois.

Je t'aime aussi.

Jack saisit le sexe de son partenaire et le masturba pour l'amener à l'extase. Lorsque le Gallois se déversa dans sa main, il se libéra dans le corps chaud qui l'enserrait. Les deux hommes poussèrent un cri et ils bougèrent encore un peu, de plus en plus lentement, jusqu'à s'arrêter. Ianto regarda son amant et se pencha pour l'embrasser, le tenant toujours prisonnier, puis il se redressa et se retira doucement pour s'allonger près de lui, le regardant tendrement.

Ils étaient épuisés, mais heureux d'être de nouveau ensemble et ce fut enlacés que le sommeil les emporta.

Lorsqu'il s'éveilla au matin, Jack baissa les yeux sur son amant et soupira doucement. Ils avaient réussi à sauver la Terre, mais à quel prix ! Quand il avait repris connaissance dans le caisson, le Capitaine n'avait pas compris ce qu'il s'était passé. Son dernier souvenir était le regard qu'il avait tourné vers Ianto et les dernières paroles qu'il avait prononcées. Il ne s'était jamais imaginé qu'il pourrait revenir de cet enfer. Son retour à la vie avait été bien plus douloureux que toutes ses autres résurrections, il lui avait semblé que son corps était en feu, la douleur était de plus en plus violente à mesure que ses chairs se reconstituaient.

Ianto bougea et se tourna, Jack en profita pour sortir du lit et enfila rapidement ses vêtements avant de monter dans le bureau. Il ferma silencieusement la trappe et laissa son amant dormir. Il avait besoin de repos après toutes les épreuves qu'il venait d'endurer. Il attrapa son manteau et quitta la base. Il voulait de prendre l'air et devait réfléchir.

Quand le Gallois ouvrit les yeux, il s'étira comme un chat et se tourna en étendant le bras, un sourire sur les lèvres. Mais sa main ne trouva que le drap froid et il se redressa brusquement.

– Jack, Jack où es-tu, fit-il un peu inquiet.

Il n'eut aucune réponse et se leva rapidement, enfilant son boxer et un T-shirt puis il monta l'échelle et sortit sur la passerelle. L'alarme du sas retentit et il baissa les yeux vers Tosh qui venait d'entrer.

– Salut Ianto, tu vas bien ?

– Tu as vu Jack ? fit-il en oubliant de la saluer.

– Il est à l'infirmerie, pourquoi ?

– Non, il n'y est plus, cette nuit, nous avons dormi dans sa chambre, il a pu se lever.

La jeune femme le dévisagea puis s'aperçut de sa tenue et rougit un peu en se doutant de ce qu'il s'était passé.

– Euh, je vais voir si je trouve quelque chose et pendant ce temps, tu devrais t'habiller !

Ianto la regarda un peu surpris, puis baissa les yeux sur ses jambes et fit demi-tour rapidement. Il n'avait pas l'habitude qu'on le voit dans cette tenue, surtout au Hub. Il descendit prendre une douche et se vêtit puis se rendit dans la cuisine pour préparer le café. Il apporta une tasse à l'informaticienne qui le remercia et il déposa un baiser sur sa tempe.

– Merci Tosh, fit-il doucement.

Pendant plus d'un quart d'heure, elle visionna les images des caméras. Ils pouvaient y voir le Capitaine marcher, les mains dans les poches, l'air abattu puis il disparut au détour d'une ruelle.

L'alarme du sas retentit de nouveau et les deux jeunes gens se tournèrent d'un seul bloc, espérant voir Jack entrer, mais ce fut Owen qui les salua, un peu étonné de l'expression de leurs visages.

– Salut, ça va ce matin ? lança-t-il.

Il s'arrêta, quelque chose n'allait pas.

– Ianto, comment va Jack ?

– Je n'en sais rien, il est parti.

– Comment ça parti ? Il était…

– Il allait mieux et nous avons dormi dans sa chambre, je crois que ton lit ne lui convenait plus, fit-il en essayant de sourire. Ce matin, quand je me suis réveillé, il n'était plus là. Tosh l'a suivi dans la ville, mais dans certaines rues, nous n'avons pas de caméra et nous l'avons perdu.

– Ce n'est pas possible, mais que s'est-il passé ? fit le médecin.

– Je ne sais pas. Il a peut-être besoin de temps pour digérer son dernier retour. Cette fois, ce n'était pas une simple résurrection, continua la jeune femme.

– Essaie de voir ce que tu peux faire pour le trouver. Moi, je vais prendre le SUV et sillonner les rues. Nous devons le récupérer, décida Ianto, bien déterminer à retrouver son Capitaine.

Il se rendit au garage et quitta le bâtiment. Il activa son oreillette et écouta les indications de sa collègue. Pendant deux heures, il parcourut les rues de Cardiff, mais il ne trouva aucune trace de l'immortel. Il commençait à désespérer. Que s'était-il donc passé pour qu'il éprouve le besoin de partir sans prévenir ?

– Ianto, il faut que tu rentres, nous avons une alerte, lui dit Tosh.

– Ok, j'arrive, je vous retrouve sur la place.

Rapidement, il retourna vers la base et ses amis montèrent dans le véhicule sitôt qu'il arriva. La jeune femme consultait toujours son ordinateur, suivant le signal qui se déplaçait dans la ville. Ils finirent par trouver la créature et la capturèrent pour la ramener au centre.

En remontant des voûtes, le Gallois resta quelques instants dans la salle informatique, ne sachant pas trop quoi faire. La disparition du Capitaine était incompréhensible. Ils avaient passé la nuit à s'aimer et il lui avait semblé qu'il allait bien. Mais à l'évidence, il s'était trompé, l'immortel semblait accuser le contre-coup de sa dernière résurrection.

– Tosh, tu as quelque chose ? demanda-t-il en déposant une tasse de café près d'elle.

– Non, je suis désolée, je ne vois vraiment pas où il pourrait se trouver. Ce n'est pas possible, il ne peut pas avoir disparu.

Elle parut réfléchir un moment puis le regarda de nouveau, une lueur inquiète dans les yeux.

– Tu crois qu'il pourrait avoir été enlevé ?

– Par qui ? demanda Ianto. Je ne vois vraiment pas qui en aurait après lui, mis à part UNIT, mais ils ne savent rien de ce qu'il s'est passé !

– Non, nous avons fait comme tu l'avais suggéré. Ianto, je me fais du souci, s'il n'a pas été enlevé, crois-tu qu'il pourrait avoir quitté la Terre.

Elle ne savait plus que penser et les idées les plus folles lui traversaient l'esprit. Le Gallois aussi avait envisagé cette hypothèse, mais il se refusait à l'accepter. Si Jack était parti pour un autre univers, il l'aurait prévenu, il en était persuadé.

Ianto monta finalement dans le bureau et s'occupa des messages qui étaient arrivés pour son leader. Il répondit comme il l'avait fait pendant sa mort, puis il descendit dans les archives. Il avait du travail qui était resté en suspens depuis le problème du destructeur. Quand il entra dans la pièce, il retira sa veste et remonta les manches de sa chemise, puis il s'approcha de la table et saisit le premier objet.

Peu à peu, le plateau se vidait, les artéfacts, après avoir été inventoriés et photographiés, étaient rangés dans diverses boites et scellés. Au bout d'un long moment, le Gallois posa ses mains et soupira profondément. Ce silence était difficile à supporter. Il avait essayé de penser à autre chose en se plongeant dans son travail, mais l'absence était douloureuse. Une larme coula sur sa joue et ses épaules s'affaissèrent. Il laissa son chagrin le submerger, ne pouvant contenir son désespoir.

Pourquoi es-tu parti ? Tu me manques tellement.

– Je suis là, entendit-il en sentant deux bras l'enserrer doucement.

Il se redressa un peu surpris par le contact et ferma les yeux en sentant des lèvres se poser dans son cou.

– Pardonne-moi, fit le Capitaine en le tournant vers lui. Je ne voulais pas t'inquiéter.

– Mais où étais-tu ? s'exclama Ianto en le frappant des deux poings sur la poitrine avant de se blottir contre lui, des larmes roulant sur ses joues.

– J'avais besoin de réfléchir. Je n'avais pas pensé que tu te ferais autant de souci.

Ianto releva la tête et vrilla son regard sur celui de son amant. Jack prit ses lèvres doucement et le serra dans ses bras. Lorsqu'ils rompirent le baiser, le Gallois le prit par la main, attrapa sa veste au passage et emmena son leader vers la zone informatique.

– Tosh, fit le jeune homme en arrivant, je crois que tu peux arrêter les recherches !

Sa collègue leva les yeux et se figea un instant en voyant le Capitaine entrer avec son ami, puis elle se précipita vers lui et le serra dans ses bras.

– Où étais-tu ? fit-elle les yeux au bord des larmes. Nous t'avons cherché partout, que s'est-il passé ?

– Je devais réfléchir, je ne pensais pas vous causer autant de souci. Je vous demande pardon, fit-il penaud.

Ianto les laissa pour aller préparer le café. Quand il revint, Owen avait rejoint son leader et tentait de savoir comment il allait. Ils allèrent s'asseoir sur le canapé et discutèrent, mais Jack se faisait discret, cela ne lui ressemblait pas et le Gallois s'en inquiéta.

– Owen, pourrais-je te demander un service ? fit-il en se levant.

– Oui, bien sûr, répondit le médecin en le suivant.

– Écoute, j'aimerais que tu l'examines pour savoir si tout va bien au niveau physique, mais je voudrais que tu me dises aussi ce que je peux faire pour lui au niveau psychique. Il est évident qu'il a été secoué et je ne veux pas le laisser comme ça.

– Évidemment, ne t'en fais pas, de toute façon, il n'aurait pas coupé aux examens.

Ils retournèrent auprès de leurs amis et Owen demanda au Capitaine de le suivre pour un check-up auquel l'immortel se soumit sans broncher. Le médecin vérifia que son corps ne portait plus de traces de blessures et s'enquit de son mental.

– Je vais bien, répondit Jack. Pourquoi voudrais-tu qu'il en soit autrement ?

– Je ne sais pas, tu as eu une expérience que je pourrais qualifier de traumatisante et je comprendrais que tu ais quelques problèmes.

– Non, je vais bien.

– Alors, peux-tu me dire pourquoi tu as disparu ? Nous nous sommes fait du souci et Ianto bien plus que nous, si tu veux mon avis.

– Je t'ai dit que je vais bien ! s'emporta l'immortel en quittant précipitamment la baie médicale.

Owen le suivit et s'arrêta près de Ianto qui l'interrogeait du regard. Ils avaient été surpris par la réaction de leur leader, visiblement, malgré ce qu'il pouvait affirmer, il était mal dans sa peau. Le Gallois le suivit, mais parvenu dans le couloir, Jack avait disparu. Il revint près de Tosh et lui demanda de vérifier les caméras. La jeune femme visionna toutes les images à partir du sas et suivit son leader jusqu'à une sortie qui n'apparaissait pas dans les plans de la base. C'était donc ainsi que Jack était rentré dans le bâtiment.

Ianto sortit au pas de course, dirigé par l'informaticienne qui lui donnait la direction à prendre. Il devait retrouver son amant au plus vite, il voulait l'aider dans cette mauvaise passe. Lorsqu'il sortit à l'air libre, il s'arrêta pour s'orienter. Il se trouvait à l'orée du parc où il avait vu le Capitaine pour la première fois. Il se mit à courir, regardant de tous côtés pour apercevoir le manteau militaire, mais il ne trouva rien. À bout de souffle, il stoppa, se tenant les côtes, attendant de reprendre sa respiration.

La nuit commençait à tomber et avec elle, la fraîcheur se fit plus mordante. Ianto n'avait que sa veste et il frissonnait.

Jack, réponds-moi, supplia le Gallois.

Il se concentra, mais ne capta aucune réponse. Son amant était soit trop loin, soit désireux d'être seul. Ianto souffrait de ce silence et il continua de marcher, promenant son regard de loin en loin, espérant toujours trouver un signe de la présence de son leader.

Soudain, il entendit un cri étouffé et un bruit de lutte. Il se précipita et tomba sur une scène qui lui en rappela une autre. Le Capitaine était aux prises avec un Weevil, mais contrairement à la première fois, il semblait que l'immortel ne cherchait pas à éviter les crocs de l'alien. Ianto paniqua et sortit son arme. Il visa la créature puis appuya sur la gâchette, il n'avait pas cherché à blesser, il avait tiré pour tuer. Il s'approcha de son amant et se laissa tomber à côté de lui puis le regarda. Celui-ci avait les yeux fermés et respirait difficilement. Sa poitrine était zébrée de coups de griffes que lui avait assénés la bête. Il se pencha et le prit dans ses bras, le calant contre sa poitrine, une larme coulant le long de sa joue.

– Pourquoi Jack, pourquoi as-tu fait ça ? murmura-t-il.

À suivre…