La tête tournée vers lui, il m'embrassait doucement. Pour continuer plus vivement. Une fois de nouveau face à lui, il se collait à moi, prenant ma jambe dans sa main pour se glisser entre. En titillant mes lèvres du bout de sa langue, il me demandait l'accès, que je lui donnais. Dans une étreinte sensuelle, nous continuions de nous embrasser, et encore une fois de plus, je glissais mes mains sur son caleçon, prenant ses fesses dans mes mains pour le rapprocher encore plus de moi. Il grognait d'envie en riant aussi, et glissait sa main vers mon entrejambes.

- T'es trempée, ma puce...

- Ah oui?

- Oh que oui.

Doucement, il glissait deux de ses doigts en moi. Je le laissais faire en gémissant doucement, tandis qu'il mordait ma lèvre en grognant.

- Tu vas te demander pourquoi je suis toujours aussi... enfin, toujours comme ça avec toi.

- Comme ça, comment?

- Toujours prêt...

- Non, je me demande pas.

- Tu m'excites, Gaby, y'a longtemps que j'avais plus ressenti ça.

Il reprenait mes lèvres en otage pour retirer ses doigts et me coller un peu plus contre lui. Une main dans ses cheveux, et l'autre sur ses fesses, je donnais des légers coups de bassin tout en gémissant, chose qu'il entendait, visiblement. De plus en plus vite, nos gémissements de plus en plus intenses, la sauvagerie de notre acte s'en suivait. Je me mettais à califourchon sur lui, les mains glissant dans son boxer, et je commençais à lui faire du bien.

- Oh, Gaby...

Il se mordait les lèvres en guise de signe de plaisir intense.

- Fais pas ça.

- Pas quoi?

- Arrête de te mordre les lèvres.

- Comme ça?

Il recommençait.

- Cass...

- Quoi?

- J'ai envie de toi. Maintenant.

D'un seul mouvement de bras, il me plaçait dos à lui, en m'accrochant les mains sur le rebord du lit, et en levant ma taille pour me pénétrer sans attendre. Ses mains sur mes hanches, il faisait le travail. Doucement, il me faisait suivre ses mouvements pour faire un va-et-vient des plus plaisants. La tête en arrière, une vague de plaisir me submergeait. Ses mains glissaient sur mon corps tandis que je bougeais toujours sur lui. Mais plus ça allait, et plus je voulais.

- Gaby...

- Hmm?

- Je veux pas te faire peur, mais là...

Je m'inquiétais.

- Quoi?

Il chuchotait à mon oreille.

- Gaby, ma puce, j'ai envie de te faire mal.

- Me faire mal?

- Pas dans le mauvais sens du terme, mais... Si tu me laisses faire, et que tu te détends, tu verras que ça va te plaire.

En décidant de lui faire confiance, je le laissais se retirer de moi. Je me mettais à sa place, à quatre pattes, et le laissais faire. Totalement excitée, je gémissais à chaque fois qu'il passait sa langue sur mon intimité. D'une sensibilité incroyable. Et une fois bien détendue, il revenait en moi, mais cette fois-ci, pas de la même façon.

- Oh, putain de merde...

Le gémissement que je lâchais lui fit comprendre que la sensation qu'il me procurait relevait presque d'un orgasme. Ses mains sur mes hanches, il commençait à aller de plus en plus vite, tout en poussant des cris des plus excitants. Je sentais le moindre de ses mouvements, et je n'en était que plus enflammée.

- Nom de dieu de merde... Oh, Gaby, putain, c'est trop bon...

Il allait encore de plus en plus vite, me faisant hurler comme jamais. Mais peureux que Jesse nous entende, je le rassurais.

- T'en fais pas... Je peux contrôler son esprit par le biais de Genesis... Il ne rentrera pas... Continue, Cass... Continue... Oh, bébé...

Au plus fort de sa vitesse, je me remettais à hurler, tandis qu'il était proche d'exploser.

- Gaby... Gaby... oh... oh chérie, je vais jouir... Fais-moi jouir...

Je plaquais ses reins contre moi et contrôlais comme possible ses mouvements. Et dans un râle plus que sexy, il jouissait. Le cri qu'il poussait, tout en se donnant à moi du mieux possible relevait d'un orgasme plus qu'éclatant.

Exténuée. Voilà le mot. J'étais exténuée. Complètement nue, et la tête sur l'épaule de Cass, j'essayais de reprendre mon souffle.

- Gaby?

- Hmm?

J'étais trempée de sueur.

- J'ai rêvé où tu m'as appelé bébé?

J'évitais son regard, pour me rappeler ce que j'avais bien pu dire. Et en y réfléchissant, il avait raison.

- Je... désolée, je...

- T'excuses pas.

Il me ramenait dans ses bras.

- Au moins, maintenant, je sais que ça peut aller plus loin que ça, pour toi et moi.

Je ne répondais rien, étant donné que mes mots furent remplacés par un sourire. Recouverts de la couverture qui était à terre deux minutes plus tôt, je m'assoupissais dans ses bras, avant d'entendre un cri déchirant.

- C'était quoi ça?

Habits enfilés, je sortais en quatrième vitesse de la chambre pour arriver dehors. Une femme était traînée par les cheveux, et je reconnaissais Donnie.

- Où t'es, révérend? Tu crois que ma femme se laissera intimider? Hein?

- JESSE !

Il arrivait aussitôt.

- Qu'est-ce qui se passe?

- Dans quel droit tu oses dire à ma femme qu'elle peut porter plainte contre moi?

- Calme le, où je m'en charge.

- T'approches pas de moi, salope, où je te fais sauter le crâne.

La meilleure réplique pour me mettre hors de moi.

- Ben vas-y, Donnie, t'attends quoi?

J'avançais à pas lents.

- T'approches pas, j'ai dit !

- Allez, tire ! Si c'est que ça pour te faire pousser des ailes !

Je m'approchais encore de lui avant qu'il ne me tire une balle dans le ventre.

- Gaby !

- Dommage, Donnie, c'est pas pour cette fois.

D'un revers du bras droit, je l'envoyais valser au loin.

- Et la prochaine fois que tu voudras faire le cake, essaye au moins d'avoir un semblant de dignité !

Je retournais dans l'église, suivie de Cass.

- Hop hop, viens par là, toi.

Il m'attrapait par la taille.

- T'es belle quand tu t'énerves.

- J'aime pas qu'on me fasse chier pour rien.

D'un seul coup, nous fûmes stoppés par la voix de Genesis qui retentissait dans l'air.

- Il me fout toujours des frissons quand il fait ça.

Je sortais pour voir le révérend accroupi à l'arbre où se trouvait Donnie.

- Jesse.

- Mets... le revolver... dans ta bouche.

- Jesse, fais pas ça !

J'allais vers eux et sortais Jesse de son état d'emprise.

- C'est quoi ton problème?

- Gaby...

- Quoi?

- Tu saignes...

Je regardais mon ventre pour en sortir la balle qui tombait aussitôt à terre.

- C'est rien, ça. Laisse-le partir, s'il a envie de se tuer, qu'il le fasse tout seul.

- Hmm...

La main sur son épaule, je l'aidais à se relever tandis que Donnie, ayant prit peur, s'en allait comme un lapin.

- Merci, Gaby.

- Je sais ce que Genesis peut nous faire faire. Va te reposer un peu, tu fais peur à voir, Padre.

Il me faisait un bisou sur la tempe avant de partir dans l'église.