Hi ! :D

Merci vraiment beaucoup pour vos Reviews, followers et mises en favoris de plus en plus nombreux. On a dépassé les 100 Reviews en 9 chapitres, un exploit pour moi :D Merci encore !

Bon par contre, j'ai honte de vous l'avouez, j'ai encore moins écris cette semaine malgré mes vacances, je n'ai pas beaucoup eu le temps mais promis, je vais me rattraper. Pour l'instant le chapitre 11 ne contient que 1800 mots, soit, même pas la moitié. Donc, j'ai intérêt à rattraper mon retard dès maintenant ^^

Agréable lecture, Adorables lecteurs


X


« You'll end up hurting her », par Emma Swan

Dans l'appartement de Ruby, je faisais les cents pas depuis des heures. Je n'avais pas réussi à fermer l'œil de la nuit alors je m'étais incrustée chez mon amie. J'étais bien trop préoccupé.

Premièrement, Ruby se comportait avec moi comme avec un enfant vexé.

Deuxièmement, l'image de Zelena criant à pleins poumons me traumatisait encore.

Mais surtout, Troisièmement, je n'arrivais pas à me sortir de la tête Regina et en particulier, ce qui aurait pu se passer si nous n'avions pas été interrompue par Tink. M'aurait-elle embrassé ? Et aurais-je répondu au baiser ?

Je n'arrivais pas à réfléchir correctement.

- 'Ma … grognait Ruby en sortant de sa chambre. Qu'est-ce que tu fais là ? Il est cinq heures du mat' !

Elle portait un long tee-shirt rouge, s'arrêtant à mi-cuisse. Ses cheveux partaient dans tout les sens et ses yeux étaient minuscules.

Je m'agitais de plus en plus sous son regard inquiet.

- Emma ?

Elle s'approchait prudemment et je me précipitais vers la porte.

- Je vais courir. On se revoit demain.

J'étais déjà prête à partir quand elle me retenait par le bras, le regard dur.

- Non ! Tu restes ! S'il t'arrive quelque chose, je ne veux pas que ça soit sur ma conscience.

Je soupirais, agacée.

- J'ai besoin d'air !

- Tu as surtout besoin de sommeil !

Elle m'attirait à l'intérieur, fermant à clé la porte de son appart'.

- Qu'est-ce qu'il se passe ? Soufflait-elle. C'est à cause de cette soirée à l'orphelinat ? S'il n'y a que ça, très bien, tu n'iras pas.

Je secouais la tête, faisais à nouveau des allées-retour dans le petit salon alors qu'elle s'effondrait sur le sofa.

- Pitié, Emma ! Dis-moi ce qui ne va pas !

- Que sais-tu de Regina ?

Elle haussait les sourcils, me dévisageant de longues secondes avant de souffler bruyamment en laissant tomber sa tête sur le dossier du sofa.

- Sérieusement, Em' ? On aurait très bien pu parler de ton nouveau coup de cœur plus tard dans la matinée !

Je la fusillais du regard.

- Pourquoi tu dis ça ?

Ma voix était pressée, froide. Sans relever la tête, elle posait les yeux sur moi.

- Parce qu'il est cinq heure ! Répondait-elle comme s'il s'agissait d'une évidence.

Je m'arrêtais pour la regarder à mon tour. Est-ce qu'elle se fichait de moi ? Alors que je m'apprêtais à lui crier dessus, elle se redressait.

- Je ne connais rien à ta relation avec Mills, ok ? Et concrètement, ça fait à peine quatre heure que je me suis couchée alors je ne suis pas tout à fait apte à y réfléchir.

- Elsa et Lily sont prête à n'importe quelle heure, elles !

Elle roulait des yeux.

- Je ne suis pas en compétition avec tes amies, tu vois ? Tu n'as qu'à les appeler, si elles sont meilleures que moi.

- Elles ne connaissent pas Regina.

D'un signe de tête, elle me demandait de m'asseoir à ses côtés et je m'exécutais.

- Ce que je connais de Regina Mills, c'est qu'elle est la cousine de Mary. Qu'elle a couché avec Graham alors que vous veniez tout juste de rompre, et qu'elle a ensuite répandu la rumeur que je te baisais. C'est revenu aux oreilles de Peter, qui m'a quitté et de ma très chère mère qui m'a aussitôt dénigrée. Bon, d'abord, elle a essayé de faire partir le mal mais Granny la viré de la maison.

Je baissais les yeux, mal à l'aise.

- Tu dégages à Boston et cette garce vient vivre à Storybrooke. Auguste l'héberge avec joie. Elle est en cloque. Ça ne l'empêche pas de me lancer des remarques acerbe à chaque fois qu'elle me croise. Après, il y a toute cette histoire avec sa mère. À vrai dire, j'essayais de me tenir le plus loin possible de cette famille. Même si Monsieur Mills a toujours été quelqu'un de très gentils.

Elle s'arrêtait quelque secondes avant de reprendre.

- Cora est victime d'une maladie tenace. Regina, qui lui faisait la guerre depuis la naissance de son gosse, revient à son chevet pour l'accompagner dans ces moments difficiles. Les rumeurs disaient que même l'approche de la mort ne l'empêchait pas d'être violente avec sa fille. Ses filles, en fait, puisqu'on a alors fait la découverte de Zelena. Dès que Cora est morte, tout à changé. Regina s'est enfermée pendant longtemps avec son fils et son père avant de redevenir une femme sociable. Elle et Mary-Margaret ont créé une sorte d'amitié que je ne comprends toujours pas.

Elle s'enfonçait dans le canapé.

- Ce que je connais vraiment de Regina ? C'est tout ça. Tout ce qui se raconte. Je ne pense pas que je la connaisse, tu comprends ? Je ne sais rien d'elle, au fond. Juste les grandes lignes. Et encore, sont-elles exactes ? Je lui tiens une certaine rancœur, c'est clair. Mais si Mary-Margaret l'apprécie, c'est qu'elle doit avoir changé.

J'acquiesçais. Ça ne m'aidait pas plus.

Elle tournait la tête vers moi, sourire en coin.

- Oh si ! Il y a quelque chose que je connais de Regina Mills. En fait, tu sais bien que parmi tout les potins, il y a quelque chose que j'aime par-dessus tout ; le sexe !

Je rougissais légèrement sous son sourire moqueur.

- Tu veux savoir, hein ?

- Graham disait qu'elle était douée, si je me souviens bien.

Ruby riait, apparemment bien réveillée, désormais.

- C'est possible, oui ! Je ne connais sans doute pas le nom de tout ses prétendants. Mais je sais que parmi eux, il y a Daniel, le père d'Henry. Graham. Et … Robin. Un type qui l'a abandonné pour vivre avec son ex-femme.

Je fronçais les sourcils.

- C'est tout ?

Elle me dévisageait encore avec cet air moqueur.

- C'est peut-être un canon, mais elle n'offre pas son corps à n'importe qui.

- Tu la trouves canon ?

Elle roulait des yeux.

- Emma … tout ceux qui l'ont croisés un jour la trouve canon.

Je ne répondais pas et elle se tournait complètement vers moi, s'accoudant au dossier du sofa.

- Et toi la première.

J'haussais les épaules, tentant de prendre un air indifférent.

- C'est une très belle femme. Mais « canon » me semble un peu … vulgaire. Surtout pour elle. Elle bien trop classe, sérieuse et intelligente pour être « canon ».

Elle coinçait sa lèvre inférieure entre ses dents, son regard noir encré au mien.

- Qu'a-t-elle fait pour que tu succombes à son charme ?

Je détournais les yeux, gênée.

- Regina est mon amie.

- Hm. Et ?

- Rien. De quel charme parles-tu ?

Elle posait une main sur mon bras, d'un geste réconfortant.

- Tu as le droit d'être son amie et de remarquer son charme. Surtout quand elle t'en fait.

- Quoi ? Demandais-je d'une petite voix.

Elle semblait de plus en plus agacée.

- Emma ! Regina te fait du charme ! C'est certain ! Je la connais depuis des années et crois-moi que ce regard qu'elle portait sur toi, ce n'était pas celui qu'elle porte habituellement sur ses « amies ».

Je baissais la tête, triturais mes mains. Je me souvenais d'une ancienne vie où Ruby et moi parlions de nos problèmes de cœur durant des heures. Ma relation avec Graham, elle la connaissait dans les moindres détails. Ma première fois avec Killian, elle s'en souvenait probablement mieux que moi.

- Avant que Tink ne vienne nous chercher, il s'est passé quelque chose de bizarre …

J'avais toute son attention.

- Je lui ais parlé un peu de moi et … Il y a eu un silence et … Je ne sais pas, d'un seul coup, elle regardait mes lèvres alors que je ne parlais même plus et … elle s'est approché et … son regard était

Je me coupais dans ma phrase en remarquant que mon amie semblait obnubilé par mon récit. Parce que j'étais gênée et aussi parce que ça m'amusait, je feintais un air désolé.

- Excuses-moi, je ne vais pas t'embêter avec ça. Retournes te coucher.

Évidemment, j'avais le droit à une frappe sur l'épaule.

- Dépêches ! Racontes !

Je fronçais les sourcils, je n'avais pas besoin de réfléchir longtemps pour me souvenir exactement de la scène, elle n'avait pas quitté mon esprit depuis des heures.

- En fait, à la fin de notre conversation, on a échangé un sourire timide. Et c'est là que son regard a dérivé sur mes lèvres. J'ai donc arrêter de sourire, pour prendre une expression plus sérieuse. Mon cœur battait un peu trop vite, en fait. Lorsqu'elle a relevé à nouveau les yeux dans les miens, je lui ais lancé un regard interrogateur auquel elle n'a pas répondu. Elle s'est contenté d'approcher son visage du mien, de mêler nos souffles l'un à l'autre. J'ai fermais les yeux. Son regard devenait trop intense. Je ne pouvais pas continuer à le voir. Et puis, ses lèvres ont frôlés les miennes, et là …

Je laissais la fin de la phrase en suspens, pensant qu'elle avait compris. Mais ça ne devait pas être le cas parce qu'elle me fixait de ses grands yeux bruns, la bouche entrouverte, attendant la suite avec impatiente.

- Quoi ? Là quoi ? Tu lui as sauté dessus ?

Je roulais des yeux.

- Non. Tu es folle, ou quoi ? C'est à ce moment là que Tink est venue nous chercher.

Elle semblait presque plus frustrée que je ne l'avais été à ce moment là.

- Alors j'avais raison ?! Mills est à fond sur toi !

Je baissais les yeux, le rouge aux joues.

- Elle avait peut-être bu trop de vin …

Elle grimaçait.

- Crois-moi, Regina Mills résiste très bien à l'alcool. À chaque soirée entre filles, elle est la seule à tenir le coup.

Je déglutissais difficilement. Alors quoi ? Elle avait vraiment essayé de m'embrasser ?

- Tu crois que … que je l'attire ?

- Évidemment !

Elle riait, secouait la tête.

- Je ressentirai presque de la compassion pour elle. Elle ne sait pas dans quoi elle s'est embarquée.

Je fronçais les sourcils, la regardais se lever.

- Pourquoi ? Demandais-je.

Elle ne me répondait qu'une fois devant sa chambre, un sourire triste sur le visage.

- Consciemment ou non, tu finiras par la faire souffrir. C'est ce que tu fais toujours, Emma.

Et elle refermait la porte derrière elle.

Comment étais-je censée dormir après ça ?!

SwanQueen – SwanQueen

Elsa et Lily viendraient le soir-même pour fêter avec moi le premier de l'An. La chambre était petite et ce n'était pas très festif. Mais peu importait. On serait toute les trois.

Je n'avais aucune nouvelle de Regina depuis la veille. Du moins, jusqu'à ce que la sonnerie de mon téléphone ne me sorte de ma rêverie, affichant à l'écran, le doux nom d'« Artiste Anonyme »

Je m'empressais de répondre bien que je restais anxieuse.

- Allô ?

- Emma ?

Dans sa voix, de la joie. Je souriais.

- Garçon ou fille ?

Je l'entendais rire.

- Je suis la Tante d'un adorable petit Roland.

Roland ? Bon, au moins, ce n'était pas Oz.

- Comment va votre sœur ?

Elle mettait du temps à répondre et je comprenais que c'était probablement à cause du vouvoiement.

- Elle a contacté le père mais elle refuse encore de me dire de qui il s'agit. Je sais seulement que c'est un homme marié.

- Je peux la comprendre, alors. S'il a déjà sa famille, le petit Roland deviendrait un Jon Snow. Et pas sûr que sa belle-mère soit aussi douce que Catelyn.

Je l'imaginais très bien rouler des yeux.

- Encore une référence à une série, c'est ça ?

- Possible.

Après plusieurs minutes de silences, elle reprenait.

- Je vais devoir passer du temps avec elle …

- Bien sûr, je comprends. C'est cool. De toute façon, j'attends Elsa et Lily, je n'aurais pas eu le temps d'aller sur le banc.

Je l'entendais soupirer.

- Je vois.

Elle semblait déçue. Ce qui était stupide. Mes amies de Boston ou non, j'aurais été sur ce banc sans hésiter, si elle y aurait été.

- Emma … Au sujet de hier …

Elle cherchait ses mots et je commençais à paniquer. Que faire ? Que dire ? Allait-elle parler du presque baiser ou bien de mes confidences à propos de Neal ?

- Je pense que nous sommes d'accord sur le fait qu'il s'est passer quelque chose …

Mon cœur battait vite, j'étais affolée. Je n'étais pas prête pour cette conversation.

- Euh oui. J'ai encore eu un moment de faiblesse. Toute cette histoire avec Neal est très intime. Je suis désolée.

- Désolée ? Tu l'es ?

Maintenant, elle semblait presque en colère contre moi.

- Euh … bah … c'est … Ça t'a un peu perturbé, je crois.

- Tu regrettes de m'avoir confié tout ça ?

- Oui. Non ! Non, pas du tout ! Juste un peu. Enfin pas beaucoup. C'est juste … Je ne sais pas … À quel degré cette conversation t'a mise mal à l'aise ?

Elle soufflait d'agacement.

- Ce qui me met mal à l'aise, c'est surtout que tu ne veux pas parler de ce qu'il s'est passé après.

Je déglutissais difficilement.

- Tink est venue te chercher, et ? Je ne t'en veux pas d'être partie aussitôt, c'est normal. C'est ta sœur.

Je fermais aussitôt les yeux, comme si ça pouvait effacer ce que je venais de dire et j'entendais son souffle déçu, amer.

- Bonne soirée, Emma.

Et elle raccrochait.

« Consciemment ou non, tu finiras par la faire souffrir. C'est ce que tu fais toujours, Emma. »

SwanQueen – SwanQueen

Tard dans la soirée, après avoir dîner simplement, Elsa, Lily et moi nous étions rendus dans un pub au nom de Rabbit Hole. Selon Ruby, le meilleur de la ville.

Ce qui expliquait sans doute pourquoi mon amie aux mèches rouge se trouvait justement elle aussi dans ce pub et non à l'orphelinat.

Lily était déjà en train de danser collé serré avec un beau brun lorsque Ruby nous rejoignait, Elsa et moi.

- Emm … mma ! S'écriait-elle d'une voix chancelante, conséquence de son ivresse. Qu'est-ce que tu fais là ?

- Je te retourne la question.

Elle soupirait, tendait une main tremblante vers la blonde à mes côtés.

- Je suis Ruby. Tu dois être son amie parfaite ?

Elsa lui rendait sa poignet de main, un sourire gêné aux lèvres.

- Je préfère Elsa.

La jeune serveuse du Granny's reportait aussitôt son attention sur moi.

- Tu as bien fais de ne pas venir ! Mills et Mary n'arrêtaient pas de parler du gamin de Zelena. Et leur sexy compagnons ne pipaient pas un mot. Y avait bien le petit Henry et son grand-père mais bon … Que veux-tu que je leur dise ?

- Et Tink ?

Elle souriait de toutes ses dents, en indiquant d'un coup de menton la petite blonde que je n'avais pas remarqué, occupée à danser sur la piste, non loin de Lily.

- Oh, et remercie-moi, j'ai fais promettre à ton âme-sœur de venir nous rejoindre plus tard.

Je la dévisageais avec effrois. Regina allait venir ? Qu'allais-je pouvoir lui dire ?

Suite à ça, je commençais une course vers l'ivresse avec Ruby. Enchaînant les verres les uns après les autres sous les remontrances d'Elsa.

Très vite, je perdais notion du temps, de mes actes, d'à peu près tout. La soirée passait sans que je ne puisse le réaliser.

SwanQueen – SwanQueen

Lorsque je me réveillais, je regrettais tout de suite mon comportement de la veille. Lentement, j'ouvrais mes yeux pour découvrir un lieu totalement inconnu. Les meubles étaient trop modernes pour que je sois au Granny's. Cette chambre était décoré simplement, sans aucun objet personnel.

Au travers de la grande fenêtre, je pouvais voir le soleil briller.

Je me redressais sans doute trop rapidement parce que ma tête semblait recevoir un coup de massue de l'intérieur. Je posais une main sur mes tempes, l'autre sur mon ventre. Je souffrais de partout. Foutue gueule de bois !

Cette nouvelle année commençait vraiment mal !

Après plusieurs minutes de pures réflexion à tenter de me rappeler en vain de cette soirée, je décidais de me lever, habillée seulement en sous-vêtement.

J'enfilais un peignoir en soie bleu marin posé sur une chaise, dans un coin de la chambre, et je sortais dans le grand couloir.

À ce moment là, j'étais certaine de me souvenir de ce lieu. J'y étais déjà venue, c'était sûr !

Sur la pointe des pieds, je m'avançais lentement, examinant chaque recoin.

- Miss Swan ?

Je sursautais, me retournais vers la voix douce qui parvenait à mes oreilles. Dans une nuisette rouge sang mais un visage parfaitement éveillée Regina me lançait un sourire moqueur alors que ses yeux se baladaient sans gêne sur mon corps.

Je fronçais les sourcils.

- Je suis chez toi ?

Elle s'avançait d'un pas.

- Je ne suis pas étonnée que tu ne gardes aucun souvenir. Tu étais dans un état plutôt critique.

Cette marche lente et sensuelle. Ses jambes élancées, la forme de ses seins sous ce bout de tissus fin. Mon cœur s'affolait. Trop peut-être. Elle n'était qu'à un pas de moi quand un violent haut-le-cœur me prenait. En quelques secondes, je n'avais pas le temps de chercher la salle de bain, je vomissais par terre. Sur son beau parquet. Éclaboussant même le bout de ses pieds.

La honte était le seul sentiment que j'étais capable de ressentir. Même pas ce goût dégouttant dans ma bouche, ou mon mal horrible. Juste la honte. Je venais de vomir sur les orteils vernis de la plus parfaite des femmes.

J'avais l'impression que des heures passaient avant qu'elle ne réagisse enfin, se penchant vers moi.

- Mon dieu, Emma ! Tu vas bien ?

J'avais l'air d'aller bien, sérieusement ?

Comprenant sans doute l'idiotie de sa question, elle m'attrapait par les épaules pour me guider à travers le long couloir. Une fois arrivée à la salle de bain, elle me lançait un sourire désolée.

- Je reviens tout de suite. Il faut que je nettoie avant qu'il ne soit trop tard.

J'acquiesçais avant de me précipiter au bord des toilettes, prête à vider mon estomac encore une fois.

J'ignorais combien de temps je restais là. Mais Regina avait le temps de revenir, de me tenir les cheveux, de me nettoyer le visage après chaque vomissement, m'offrant un verre d'eau. Elle restait près de moi, prenait soin de moi. Comme toujours.

Lorsque j'étais sûre d'aller mieux, je me relevais d'un pas chancelant, et elle me soutenait aussitôt.

- Est-ce que tu veux prendre un bain ?

J'acquiesçais faiblement.

Et encore une fois, Regina préparait tout. Elle faisait couler l'eau chaude dans la baignoire, me sortait plusieurs draps de bain et allait même me chercher des habits de rechange.

- Tu as besoin d'autre chose ?

Je secouais négativement la tête. Que pouvait-elle faire de plus ? Me déshabiller ? Je rougissais à cette pensée. Elle était toujours dans sa courte nuisette. Si sexy.

Soudainement, une image me revenait en mémoire.

La veille, elle portait une robe grise, longue. Elle avait coiffés ses cheveux en un chignon très sophistiqué. Des boucles d'oreilles en argent. Du rouge à lèvres violet. Des escarpins immenses. Magnifique.

À son bras, un grand brun au visage familier. Certain traits étaient semblables à ceux de son fils. Leur fils.

Je revenais au présent, regardant le sourire de Regina, sa tenue légère.

- Tu as couché avec Monsieur Prétention cette nuit ? Demandais-je d'une voix que je parvenais à garder neutre.

Elle écarquillait les yeux.

- Daniel ? Pitié, Emma ! Je ne ressens absolument plus rien pour lui.

Elle perdait son sourire, ses yeux devenaient tristes ou en colère.

- En revanche, toi, tu devrais peut-être téléphoner à ton amie Lily. Je suis certaine que vous auriez beaucoup de choses à vous dire à propos de ce baiser endiablé que vous avez échangé.

Et après un dernier regard noir, elle sortait. Me laissant seule dans cette immense salle de bain avec un millions de regrets et un milliard de questions.

Tout en m'enfouissant dans ce bon bain chaud, je tentais de revenir quelques heures en arrière.

« - Emma ! S'écriait Ruby, tout en me tendant un verre. Je te donne le défis d'embrasser Lily ou Mills !

Je lui prenais le verre des mains, le posais sur la table, devant moi et prenais seulement quelques secondes pour réfléchir. Regina paraissait anxieuse, Lily moqueuse, Daniel en colère, Ruby et Tink extasiées, et Elsa intéressée. J'étais certaine quelle savait déjà la lâche décision que j'allai prendre. Après tout, n'était-ce pas évident ?

J'avais déjà embrasser plusieurs fois Lily, par le passé. Je savais exactement ce que je ressentirai rien. Et il n'y aurait pas de conséquence. Demain, on en parlerait en riant. Ce rappelant à quel point l'alcool nous rendait stupide.

Je n'avais jamais embrassé Regina. Ses lèvres tentatrices, sulfureuses, attirantes. Et si c'était aussi bon que ça en avait l'air ? Et si je découvrais que j'aimais ça ? Que se passerait-il ?

La décision était rapidement prise, je me tournais vers Lily pour l'embrasser à pleine bouche sous les cris hystériques de Ruby. »

Près d'une heure plus tard, après avoir enfilé le jeans et la chemise qu'elle m'avait gentiment prêtée, je rejoignais Regina dans sa cuisine. Elle portait une jupe rouge sang accompagnée d'un chemisier blanc. Ses cheveux toujours impeccablement coiffés et son visage juste un peu maquillé.

Elle me jetait seulement un petit regard alors que je m'installais à table, face à elle. Au centre de la table, des pattes d'ours et des pommes.

- Tu veux un chocolat chaud ?

Je secouais négativement la tête.

- Je ne suis pas sûre de pouvoir avaler quoi que ce soit.

- Ça te ferait pourtant du bien.

Je grimaçais, examinais du regard les moindres recoins de sa cuisine, comme je le faisais souvent à la découverte d'un nouveau lieu.

- Qu'est-ce que je fais chez toi ?

Elle soupirait, l'air las et je reportais mon attention sur elle pour entendre l'histoire qui allait suivre.

- Il était tard et tu as perdu les clés de ta chambre. Selon Miss Lucas, il n'était pas bon de réveiller sa grand-mère pour obtenir le double. Je vous ais donc héberger. Toi et tes amies.

- Et où sont-elles maintenant ?

- Partie visiter la ville avec mon père.

J'acquiesçais.

- Et Henry ?

- Il profite de sa dernière journée avec Daniel.

Un éclatant sourire apparaissait enfin sur ses lèvres.

- Il part ce soir.

Je grimaçais.

- Est-ce bien que tu en sois réjouie ? Il va manquer à ton fils.

- Il ne sera pas si loin. Il s'en va retrouver sa fiancé à New York. Ils vont vivre là-bas tout les deux. Ce sera plus facile pour Henry de le voir lors de ses vacances scolaires.

Puis, elle me lançait un sourire compatissant.

- Vacances scolaire qui s'arrête demain. Prête à reprendre le travail ?

J'haussais négligemment les épaules.

- Je ne sais pas trop. J'ai un peu peur.

Elle posait doucement sa main sur la mienne tout en me dévisageant de son regard intense.

- C'est normal d'avoir peur …

Je baissais les yeux, entremêlais mes doigts avec les siens.

- Je suis désolée, soufflais-je.

Le silence me répondait, j'osais donc relevais lentement les yeux et je croisais encore une fois ses belles pupilles chocolats.

- Désolée pour quoi ?

- Je ne veux pas être si distante, ou blessante. Je veux juste …

- Te protéger, terminait-elle à ma place. Bien sûr. Je comprends. Et je ne t'en veux pas pour ça. Après tout, tu ne m'as jamais fais de mal.

- Pour l'instant …

Elle fronçait les sourcils.

- Je ne crois pas en cette stupide malédiction, Emma. C'est totalement faux, tu ne fais pas souffrir tout ceux qui t'entoure.

Puis, après un dernier sourire, elle se levait pour me préparer un chocolat chaud.

Le reste de la matinée, nous le passions à discuter de beaucoup de choses, comme toujours. Nous retrouvions facilement notre récente complicité et c'était réellement agréable. En sa compagnie, je passais toujours de bons moments.

Lorsqu'elle allumait la télé de son salon, à l'écran, deux femmes échangeaient un langoureux baisers.

Je pouvais voir du coin de l'œil Regina rougir et je retenais un sourire moqueur tout en reportant mon attention sur la scène.

Je reconnaissais la série que je regardais étant jeune. Et alors que je me demandais pourquoi l'une de mes personnages préférés étaient avec une femme et non pas son mari plutôt amusant dans mes souvenirs, Regina changeait de chaîne.

Je lui lançais un regard accusateur alors qu'elle prétendait s'intéresser au documentaire sur les animaux en voie de disparition.

- Pourquoi tu as changé ?

Elle me dévisageait, apparemment surprise.

- Ce n'était pas intéressant.

- Je voulais savoir qui était la blonde. Pourquoi Callie n'est pas avec George ?

Elle roulait des yeux, agacée.

- Emma … George est mort il y a des années ! Et d'ailleurs, c'était un épisode plutôt vieux. Nous n'allons pas le regarder.

Je croisais mes bras sur ma poitrine, arquais un sourcil, et lui lançais un sourire moqueur.

- Alors Madame « Je n'aime pas les séries » regarde Grey's Anatomy depuis – quoi ? - dix ans ?

- Kathryn et Zelena adorent ! Je n'ai d'autre choix que de suivre avec elles.

Je posais une main sur son bras, l'air condescendant.

- Il n'y a pas de honte à ça.

Elle ne répondait pas et je décidais de me renfonçais dans le sofa. Cependant après plusieurs minutes à faire semblant de regarder ce stupide documentaire, je revenais à la charge.

- Quand s'est-elle rendu compte qu'elle aimait les femmes ?

C'était si amusant d'examiner sa réaction. Son dos soudainement droit, sa respiration un peu trop rapide. Elle était clairement gênée. Et ça m'intriguait d'autant plus.

- Je … Je ne m'en souviens plus.

- Ça ne t'as pas choqué ?

Elle me fusillait du regard.

- Tu penses que je suis homophobe ?

- Ta mère l'était.

- Emma, pitié, ne me compare plus jamais à elle.

J'acquiesçais sans la quitter du regard.

- Quand tu pensais que Ruby et moi couchions ensemble, tu

- Je ne le pensais pas, me coupait-elle. J'ai inventé cette histoire. Graham m'avait affirmé que tu aimais les hommes. C'était juste une sorte de blague mesquine.

Un sourire en coin, je reportais mon attention sur l'écran. J'attendais quelques secondes avant de me lancer. Ma prochaine affirmation pourrait changer beaucoup de choses :

- Graham avait tort.

J'avais dis cette phrase sur un ton neutre. Alors que ses yeux ne me quittaient pas, je prenais une gorgée du verre de cidre qu'elle m'avait proposé.

- Tu … Oh.

Je lui lançais un rapide coup d'œil et je constatais que ses joues étaient rouges et qu'elle avait désormais le regard dans le vide.

- Ça te surprend ?

- Un peu.

- Ça te dérange ?

- Non !

Le simple fait que ce mot était sorti de sa bouche à peine ma question posé rendait la situation de plus en plus amusante.

Est-ce que je touchais un point sensible ? Est-ce qu'elle avait vraiment essayer de m'embrasser ?

- Auguste est gay et tu arrives à le regarder dans les yeux, lui, la taquinais-je.

Ça ne la faisait pas sourire. Même pas un tout petit peu. Selon elle, la situation devait être sérieuse.

- Tu as eu beaucoup de femmes ?

- Non. En fait, c'était surtout pendant mes études universitaires.

- Quand tu as rencontré Lily, donc …

Je souriais en coin.

- Je te l'accorde, elle a était ma copine avant d'être mon amie.

Cette annonce ne semblait pas du tout la réjouir.

- Enfin, tu parles, ça à duré deux semaines, à peine. Dieu merci, on a jamais couché ensemble. Je ne serais jamais devenue amie avec elle, sinon.

Je grimaçais.

- Tu sais … Je n'ai pas tant d'expérience que ça avec les femmes. En général, ça ne durait jamais longtemps.

Elle soufflait bruyamment.

- Emma, cette conversation me gêne. Pourrions-nous parler d'autres choses ?

Décidément, que c'était drôle de la voir comme ça ! Et j'aurai voulu continuer cette conversation encore très longtemps, malheureusement, la sonnerie de la porte d'entrée retentissait et alors que je m'apprêtais à accueillir mes amies, c'était une rousse qui entrait avec dans ses bras un nourrisson, suivie de près par une Mary-Margaret aux bras chargés de sacs.

Aussitôt, Regina se précipitait sur son neveu pour le prendre dans ses bras. Après avoir échangés les vœux de nouvelle année, je lançais un sourire poli à Zelena.

- C'est un beau bébé.

En fait, c'était juste un petit bonhomme tout rouge sans cheveux qui bavait partout. Mais il fallait bien être polie avec la sœur de Regina !

La rousse me lançait un large sourire.

- Oui, je sais. Autant que sa mère.

Puis, elle reportait son attention sur sa sœur.

- Gin', je crois qu'il a besoin d'être changés.

Elles se précipitaient toutes les deux à l'étage, me laissant seule avec ma pire angoisse.

Mary me lançait un sourire timide, posait les sacs au sol, et balayait la pièce du regard, apparemment autant mal à l'aise que moi.

Je me raclais la gorge, fuyant son regard.

- Alors … La soirée s'est bien passé ?

Je la voyais acquiescer.

- Les enfants étaient très contents de voir tout ce monde.

Je repensais à mon enfance, rejetée de tous sans raison apparente. Les plus grands, plus forts, plus méchants me prenaient pour leur souffre-douleur. Les autres me voyaient comme une faible, une idiote. Il m'avait fallu tellement de temps pour trouver ma place. Et parfois, j'avais toujours l'impression de ne pas l'avoir encore totalement trouvé.

- Bien sûr qu'ils l'étaient, murmurais-je.

Elle venait s'installer à mes côtés, aussi tendue que moi. Il s'était passé tellement de choses entre nous.

- Cora les a tué.

C'était sorti tout seul. Mais à vrai dire, cette phrase me hantait depuis des années. Et s'il y avait bien une personne avec laquelle je pouvais enfin énoncer cette vérité, c'était bien Mary-Margaret.

Elle inspirait fortement.

- Ne dis pas ça, Emma. Tu es sous son toit.

- Je suis sous celui de Regina.

Elle secouait la tête.

- Tu ne peux pas prétendre que quelqu'un est assassin juste comme ça. Ça mérite plus grande réflexion.

- J'y réfléchies depuis des années. Elle les haïssait. En partie à cause de moi, d'ailleurs. Elle a tué nos parents, Mary.

- Le conducteur de l'autre voiture à été gravement blessé suite à l'accident. Pour une fois, Cora n'y était pour rien. Je sais que c'est dur à croire. Mais même si son cœur était sombre, il lui restait assez d'amour pour ne pas faire tuer sa propre sœur.

- Elle a été à leur funérailles avec le sourire, toute vêtue de rouge.

- Au moins, elle y est allé, elle, crachait-elle.

Ça faisait mal. Et elle le savait. Mais très vite, elle fronçait les sourcils, toujours en esquivant mon regard.

- Et comment sais-tu ça ? Ruby te l'a dit ?

- Non, soufflais-je.

Enfin, elle encrait son regard pleins de larmes au mien. Elle secouait faiblement la tête, comme pour appuyer sur le fait que c'était impossible.

- Tu … Tu étais là ?

Je détournais le regard, fermais les yeux, et laissais une ou deux larmes s'écoulaient au douloureux souvenir qui me revenait.

« Il faisait une chaleur étouffante. Le soleil tapait fortement, en cet journée d'été. Pourtant, c'était sans aucun doute le pire jour de ma vie.

Au travers de la vitre teintée de notre nouvelle voiture, je regardais tous ces gens réunis.

Mary-Margaret pleurait toute les larmes de son corps, David la soutenait comme il pouvait. Non loin d'eux, une femme brune chic, les yeux humides, un homme à la barbe mal rasé et devant eux, un petit garçon pleurait sur la robe noire de sa mère. Juste à côté cette garce de Cora Mills souriait à pleine dents, une robe rouge en accord avec ses lèvres.

Je serrais les poings, prête à les rejoindre pour refaire la face à ce monstre !

- Bon, tu te décides à descendre ?

Je tournais des yeux trempés vers Neal, assis derrière le volant. Ses yeux étaient aussi gonflés que les miens mais pour des raisons bien différentes. Sa voix pâteuse me rappelait à quel point nous formions un couple honteux.

Si je descendais, ne ferais-je pas honte à ceux qui m'avaient élevé avec tout leur amour ?

- Je suis pressé, insistait mon compagnon. Tu descends oui ou non ?

Je reportais mon attention à l'extérieur, ouvrais la portière. Et à cet instant, je croisais les yeux inhumain de la réincarnation du diable, j'ai nommé Cora Mills. Elle me jaugeait de cet air suffisant, me rappelant que je n'étais rien d'autre qu'une orpheline en mal d'attention.

De manière discrète, alors que j'étais juste sortie de la voiture, elle s'approchait discrètement de moi.

- Vous pensez faire quoi, Miss Swan ? Comptez-vous les souillez jusqu'à leur propre enterrement ? Vous être la cause de leur mort, sachez-le ! Celle que vous appelez « sœur » ne veut plus vous voir.

Alors qu'elle continuait cet horrible discours, j'écoutais celui de Mary-Margaret, bien plus loin. Malgré ses larmes et ses sanglots, j'arrivais à comprendre qu'elle parlait d'amour, d'honnêteté, de sagesse, d'honneur, de pureté. Tout ce qui représentaient Eva et Leopold. Tout ce que je n'étais pas.

Alors, après encore quelques minutes, je remontais dans la voiture, sous le regard impatient de Neal.

- Écoutes, Emma, commençait-il, J'ai une livraison importante pas loin, tu ne veux pas venir avec moi ? Je t'assures que ça va être marrant.

Je jetais un dernier regard vers le cimetière, avant d'acquiescer, le cœur brisé. Loin d'imaginer dans quoi je m'embarquais. »

Je pleurais désormais à chaudes larmes en y repensant. J'étais si lâche … J'aurais dû y aller, je n'aurais pas dû l'écouter ! Au diable Mills et Neal !

Ma lâcheté était un réel problème pour moi. Je fuyais constamment et ça en devenait insupportable. Il fallait que j'apprenne à faire face à mes ennuies. Je devais prendre les choses en mains.

Mary-Margaret et moi restions dans un long silence pendant de nombreuses minutes. Jusqu'à ce que les deux sœurs nous rejoignent. Regina était ravissante, avec son sourire éclatant, le bébé paisiblement bercé dans ses bras de Maman.

Henry se rendait-il compte de la chance qu'il avait d'avoir une mère aussi attentionnée qu'elle ?

Et pourtant, cette femme avait été élevé par Cora Mills. C'était incroyable de voir comme elles étaient si différentes.

- Hm … Emma, c'est ça ? Intervenait Zelena en s'installant à mes côtés. Je tenais à vous féliciter. Mère et fils sont tout deux tombé sous votre charmes. Et croyez-moi, rare sont ceux qui gagnent le cœurs de ces deux-là. Enfin, évidemment, Henry aime tout le monde. Mais il a tendance à ne pas trop apprécier les amis de sa mère, si vous voyez ce que je veux dire.

Elle me souriait d'un air complice, accompagné d'un clin d'œil. Mais je n'étais pas tellement sûre de comprendre à quoi elle faisait allusion. Et avant que je puisse la questionner, un coup dur frappait contre la porte d'entré.

Pensant qu'il s'agissait enfin d'Elsa et Lily, je me précipitais pour aller ouvrir. Je perdais aussitôt mon sourire lorsque mon regard se portait sur un type à la barbe mal rasé.

Je fronçais les sourcils. Le gars qui était avec Regina, à l'enterrement. Que faisait-il là ?

- Hm … Excusez-moi, je cherche Zelena, on m'a dit que je pourrais la

- Robin ?! L'interrompait la voix glaciale de mon artiste préférée.

Je me retournais pour voir qu'elle était désormais à mes côtés. Elle fusillait Robin d'un regard si noir que j'avais du mal à croire qu'il vienne vraiment d'elle.

Le dénommé Robin, lui, portait ses yeux clairs sur le bébé toujours confortablement installé dans les bras de Regina.

Son regard, son sourire, son attention. Seul un père pouvait avoir cet réaction.

Et Regina devait en être rendu à la même conclusion parce que l'expression de son visage devenait plus sombre encore.

Colère, haine, trahison.

Alors c'était ça, la Méchante Reine ?


Alors, Verdict ? Je sais que beaucoup attendaient le baiser dans ce chapitre malheureusement l'occasion ne s'est pas présenté pour moi de l'écrire :') Peut-être dans le prochain ?

Bon, s'il reste des fautes dans ce chapitre j'en suis désolée, je fais des efforts mais c'est vrai que je ne suis pas vraiment douée avec la grammaire :/

Merci pour votre lecture et à très bientôt. Je vais essayer de publier jeudi prochain, si je n'ai toujours pas fini le chapitre, alors j'en suis désolée, il arrivera plus tard.