Disclaimer : Le même que les chaps précédents. + Désolée de vous avoir fait attendre, mais bon, mieux vaut tard que jamais ! Voici le nex chapitre d'Alyssa Black. La fin est triste, je suis désolée, mais faut respecter un minimum les livres xD. Bonne lecture !
Ambre d'Yllistra : Idée adoptée
Chap. 8 : Cinquième année.
Résumé :
Voilà, ça fait deux semaines maintenant que je suis sortie de l'infirmerie. C'est le jour du départ.
…
Les aurors ont emporté le corps de mon défunt frère. Je me suis installé dans la cabine, seule, j'ai besoins de réfléchir. Je repense.
Flash back : (récit à la troisième personne)
Alyssa s'est approché de son frère avec les larmes aux yeux. Elle lui a prit la main et elle a senti une décharge la parcourir. Elle prit la bague qu'il portait à son doigt, comme souvenir. Ce qu'elle ne sait pas c'est qu'il lui a légué son pouvoir. Á présent, elle est le Samildanach. Les aurors arrivent. L'un d'eux, Kingsley Shacklebolt, la prend par les épaules et l'éloignent du corps de son frère, Erwan. Il la conduit dans un compartiment libre et lui dit qu'ils lui enverront les effets de son frère pendant l'été. Il serait enterré là où son corps ne risquait pas d'être utilisé par Voldemort comme mort-vivant. Le lieu lui serait communiqué au cours des vacances. Il reparti.
Fin du Flash back
…
Lorsque le train s'arrêta, une partie de ma peine était passée. Je rentrais avec Hermione chez ses parents, prête pour des vacances géniales.
Á peine arrivés, les parents d'Hermione nous demandèrent de ne pas défaire nos bagages. On alla à l'aéroport et on s'installa dans l'avion. On parti pour trois semaines de vacances en Italie. Le trajet dura quelques dizaines d'heures, en comptant les escales à différents aéroport. On est même passés par l'Amérique, c'est dire s'il y a des gens qui ont envie d'aller en Italie. Bref, quand on arriva en Italie, c'était l'après midi. On alla directement dans l'hôtel où on a réservé. J'ai eu droit à une chambre superbe, grande et luxueuse. La première chose qu'on fit, Hermione et moi, ça à été de mettre nos maillots de bains et de nous précipiter à la plage la plus proche. Ses parents nous regardèrent avec amusement et tendresse. On resta environ 1h00 à nager, puis, on se mit à bronzer. Á peu près 2h00 après, une ombre nous cacha le soleil. Je levais les yeux pour y découvrir…Devinez qui ?? (Qui est à chaque fois là où on l'attends le moins, accompagnée par un pote, blond, arrogant, froid, dédaigneux, mesquin, beau comme un dieu tout comme son pote d'ailleurs, typiquement Malfoyen, sang pur et fier de l'être… et j'en passe ??) Alors, vous avez trouvé ?? Gagné, il s'agit de Draco Malfoy et de Blaise Zabini. Ils étaient en boxer de bain et dégoulinants d'eau. Une goutte d'eau venant d'une des mèches de Draco, penché sur moi, me tomba sur le bout du nez tandis que je les regardais avec, sans doute, un air ahuri sur le visage. Il sourit et se releva. «
- Alors Alyssa, on bronze ?
- Oui, moi ET Hermione on est en Italie pour bronzer, répondis-je en mettant l'accent sur le "ET".
- Je vois ça, dit-il en matant sans vergogne ce qui lui était offert.
- Vous êtes ici depuis combien de temps ? Demandais-je à Blaise en ignorant délibérément la dernière remarque de Draco.
- Bah, on est là depuis qu'on à quitter le train. On a transplané directement ici.
- Ah ! Oui, c'est vrai. Vous, vous avez des parents sorciers, et donc, vous pouvez faire du transplanage d'escorte. Nous, on est venu par l'avion pour l'Italie qu'on a pris dès la sortie du train. Evidemment, on a mis plus de temps que vous.
- C'est sûr !
- Bon, faut que je me bronze, ça ne vous dérange pas j'espère…
- Pas du tout, me coupa Draco.
- …Que je vous demande de nous foutre la paix ? Poursuivis-je.
- T'inquiète, on doit rentrer de toutes façons. Nos parents nous attendent. Répondit Blaise.
- Salut ! Bonne soirée les mecs ! Lançais-je.
- Elle sera moins bonne sans toi, me murmura Blaise à l'oreille, avant de me faire la bise, de la faire à Hermione, qui, surprise par cette marque d'acceptation de la part Blaise, ouvrit de grands yeux tandis qu'il se redressait. »
Draco pesta entre ses dents, et après m'avoir fait la bise, il la fit à Hermione. Je pus voir, tandis qu'il se relevait, sa grimace de dégoût et son regard menaçant qui ne présageait rien de bon pour Blaise. Je tendis l'oreille et quand ils s'éloignèrent, je l'entendis jurer et dire à Blaise : «
- Ça va pas ?? T'es malade de faire ça !! Tu te rends compte que j'ai dû faire la bise à une sang-de-bourbe après pour ne pas faire croire que les Malfoy sont impolis et indigne ?? Je te jure que je te le revaudrais ! Ptn de mrde !! »
Zabini ne répondit pas et je me retournais vers Hermione. Elle avait encore les yeux agrandis par la stupeur. Elle bégaya : «
- Ils…Ils m'ont…fait la b…bise !
- Blaise n'a pas mauvais fond et en faisant le premier pas, il obligeait Malfoy à faire de même. S'il ne traînait pas tout le temps avec des Serpentards qui pètent plus haut que leurs cl, il serait comme moi tu sais, fis-je.
- Ouais, mais quand même ! »
Je la laissais exprimer sa surprise et je commençais à somnoler. Je repensais à Erwan. Comme il me manque, alors que je l'ai à peine connu. J'allais m'endormir complètement quand la mer me lécha les pieds. Je me relevais en vitesse, mais, ma serviette était déjà un peu trempée. Je lançais une giclée d'eau à Mione avant de replier mes affaires. On rentra à l'Hôtel juste à temps pour manger. Les parents d'Hermione nous proposèrent de choisir le repas que nous voulions, que ce soit sucré ou non. On sauta de joie. Je commandais une grosse tourte au poulet avec des pâtes Carbonara. Je me demandais, en les mangeant, si mon frère aurait aimé ou pas. Cette pensée me coupa l'appétit. Je reposais le tout et allais me coucher, ne sentant pas les larmes silencieuses qui coulaient le long de mes joues. Hermione me rejoignit peu après et je fis semblant de dormir. Elle le devina sûrement, mais elle me laissa tranquille et redescendit manger. Elle et ses parents remontèrent une heure après et se couchèrent. J'entendis leurs respiration devenir lente et régulière. Je soupirais et séchais mes larmes. J'allais à la salle de bain et me lavais le visage avant de retourner me coucher. J'essayais de dormir, mais en vain. Le sommeil me fuyait. Je regardais l'heure et me retournais. Il était 0h00. Je gigotais comme je pouvais, cherchant une position agréable pour me blottir dans les bras de Morphée, mais rien n'y fit. Exaspérée, je regardais l'heure une nouvelle fois. 4h00. Je soupirais et sortis de mon lit. Je me lavais, m'habillais (mini robe blanche, accompagnée de sandalettes blanches et boucles d'oreilles pendantes argentées) et sortis prendre l'air en laissant un mot à l'attention d'Hermione et de ses vieux. Je marchais sur la plage, regardant la mer se jeter sur les rochers et produire une écume blanche semblable à la neige en hiver. J'aperçus deux silhouettes au loin et qui semblaient arriver dans ma direction. Je changeais de chemin, obliquant vers la mer. J'ôtais mes sandales et m'assis dans le sable. Je me demandais soudain si mon frère était déjà venu ici, observer ses magnifiques paysages, goûter les spécialités délicieuses de ce pays de rêve ou même admirer les splendides monument historiques, tels l'arène des Jeux du Cirque ou la Basilique Saint Pierre. Ces pensées ne firent que rajouter de la tristesse à mes pensées déjà mélancolique. J'étais vraiment morose. J'essayais en vain de chasser toutes ces sombres pensées quand une main se posa sur mon épaule. Je sursautais et me retournais, manquant de me retrouver dans l'eau si la main ne m'avait pas rattrapée. C'était, encore et toujours, Blaise et Draco. Je remerciais Blaise et me relevais, enlevant les grains de sables de ma robe. Tandis que Draco matait sans retenue, Blaise demanda : «
- Déjà levée ?
- Pas couchée plutôt, répondis-je à Blaise avant de parler à Draco : Ça va, je te dérange pas ??
- Pas le moins du monde. Tu peux te tourner ? Je vois mal…
- Pfff. Vous faites quoi ? Demandais-je à Blaise puisque Draco était occupée semblait-il.
- On prenait l'air. T'as pas l'air dans ton assiette, y se passe quoi ?
- Rien, rien. »
A peine eus-je fini ma phrase qu'un énorme "Boum" retentit. Juste après, une gigantesque langue de feu se dirigea vers nous. Comme s'ils avaient communiqué par télépathie, Blaise et Draco se jetèrent sur moi de concert et me plaquèrent au sol. Un millième de seconde après, la langue de feu passa au-dessus de nous, passant par l'endroit où s'étaient trouvées nos têtes. Je frémis en pensant à ce qui nous serais arrivé si on étais restés debout. Pendant que Blaise se relevais, Draco profitait de la situation, le nez presque dans mon décolleté (95 C, c'est pas négligeable). Je le poussais légèrement pour me relever, mais ses bras me maintenaient fermement au sol. Le Quidditch avait fait son travail et ses muscles étaient parfaitement développés. Son visage était dangereusement près du mien. Blaise, qui se retournait vers nous après avoir examinés les alentours, sourit et posa sa main sur l'épaule de Draco. «
- Elle est déjà prise mec, debout !
- Quoi ?? Elle est prise et on ne m'en a rien dit ?
- Bah ! Encore fallait-il que tu le demandes. Allez relève-toi, je crois que tu l'étouffe. »
Draco se leva et me regarda bizarrement pendant que Blaise m'aida à me relever. Je repris mon souffle et, de penser à Erik me redonna un peu de joie. «
- J'ai regardé, mais je n'ai pas trouvé ce qui à fait ce truc, fit Blaise.
- Faut peut-être allé voir, hasardais-je.
- Probablement. »
D'un commun accord, on alla vers l'endroit d'émission des flammes. Á l'approche du lieu, on découvrit un corps immobile. Mû par un mauvais pressentiment, j'approchais avec appréhension de ce corps inerte. Quand je vis le visage de celui qui était apparemment mort, je laissais échapper un cri d'effroi mêlé à l'horreur et je détournais la tête. Blaise jeta un coup d'œil au corps et vérifia s'il était mort avant de venir me rejoindre parce que je m'étais éloigné. Je levais les yeux en une inutile question muette parce que je connaissais déjà la réponse, et il ne fit que confirmer ce que je savais déjà. Ce corps, abandonné, c'est, ou plutôt c'était Erik Ivanov, mon MCDD. Mon copain. Sans un mot, il passa son bras autour de mes épaules et attira ma tête contre son torse. J'enfouis mon visage dans son cou et je laissais toutes les émotions forte de ses derniers jours s'échapper.
Peu après, Draco vint nous trouver et nous montra du doigt une anfractuosité dans la roche. On s'y réfugia et un homme apparut près du corps d'Erik. Il le secoua sans ménagement et s'adressa à l'autre homme qui venait d'apparaître : «
- Il est bien mort.
- Tant mieux ! Ce maudit Bulgare allait tout gâcher en avertissant le joyau qu'on arrivait pour l'enlever.
- Arrête de l'appeler le "joyau" ! C'est juste une gamine, la fille du maître, d'accord, mais une gamine tout court.
- Peut-être mais… commença l'autre. »
Il n'eût pas le temps de finir parce que j'avais surgi, folle de rage, et je l'avais envoyé valser à l'autre bout de la grève. Je me retournais vers l'autre, les yeux flamboyant de fureur. Je levais la main et il lévita au-dessus du sol. Ses yeux se révulsèrent au fur et à mesure que je refermais mon poing. Blaise me fit lâcher prise et l'homme s'écroula, mort avant d'avoir touché le sol. Je fit valdinguer Blaise contre Draco qui venait de se lever pour le rejoindre. Ils s'écroulèrent tout deux contre le rocher. L'autre homme venait de réapparaître. Je le fis approcher avec la force de mon esprit, comme mon frère avait fait pour moi, ce frère qui avait d'ailleurs été touché par le sort mortel d'un mangemort. Je le fis parler par la torture. Je n'en dirais pas plus sur ce sujet car c'est le trou noir. Toujours est-il qu'il reparti vers Voldy mutilé et avec un message de ma part à lui remettre. Dès qu'il fut parti, je redevins moi-même. Alors seulement, je me rendis compte de ce que j'avais fait. J'écarquillais les yeux sous l'horreur de la situation et je me précipitais vers Blaise et Draco, qui étaient toujours inconscient. Je les réveillais et me confondis en excuse. Il me rassurèrent et se relevèrent pendant que moi, j'étais toujours à genoux sur le sol, n'arrivant pas à croire ce que j'avais fait. Blaise me souleva par les épaules et me remit sur pied. On s'éloigna de ce lieu maudit et on revint sur la plage. Ils me ramenèrent à mon hôtel avant de s'éloigner vers le leur. J'entendis Draco dire à Blaise : «
- C'était qui le Bulgare ?
- Son copain. Erik Ivanov. Faut croire qu'il avait eu vent des intention de tu-sais-qui et qu'il voulait avertir Alyssa parce qu'il était pris en chasse.
- Désolé pour lui. Et pour Alyssa. La seule chose de positive, c'est qu'elle n'est plus prise maintenant.
- Draco !
- C'est bon, j'disais ça comme ça, et puis c'est vrai. »
Je n'entendis pas la suite parce qu'ils étaient trop loin. Je rentrais dans le hall épuisée. Un hibou vint se poser sur ma main. Je détachais la lettre et lui donnais un bout de pain qui me restait. Il s'envola et s'éloigna dans la pâle lueur de l'aube. Je décachetais la lettre et l'ouvrit. Á ce moment là, Hermione descendait. Je lui lu la lettre : «
Cher Alyssa,
Je t'invite à passer quelques jours chez moi avant qu'Hermione, Ron et Harry nous rejoignent. Envoie-moi ta réponse par Diabolik (quel choix extraordinaire !) et je passerais te prendre dans un mois. Moi ou un auror. Toute mes condoléances pour ton demi-frère Alyssa.
Affectueusement,
Ton père qui t'aime,
Sirius "Sniffle" Black »
Elle me pressa d'accepter, ce que j'aurais fait de toutes façons, et j'envoyais une réponse positive.
Les parents d'Hermione descendirent peu après. On les mit au courant et ils exprimèrent leurs joie de me voir passer quelques jours avec mon père n°1. Un mois après, une auror nommée Nymphadora Tonks arriva. Elle avait des cheveux bleu myosotis. «
- Prête Alyssa?
- Prête.
- On reviendra te chercher dans une semaine Hermione.
- Okay, à plus Alyssa.
- A plus. »
Tonks me donna la main et on disparut dans un "ploc" sonore. Je ressentis les effets du transplanage d'escorte. Horrible. Nous avions atterris devant un grand bâtiment sombre constitué de plusieurs maisons. Soudain, les maisons s'écartèrent, laissant place à une grande demeure antique et c'est là que nous entrâmes avec Tonks. Je vis Sirius qui m'attendait. Il ouvrit les bras et je lui sautais au cou. Je ne l'avais pas vu depuis 6 mois car c'est depuis que mon frère m'a "enlevée".
Une semaine plus tard, Hermione et les autres arrivèrent. Hermione et les Weasley d'abord, puis Harry. Les jumeaux ont le droit de faire usage de leurs pouvoirs en dehors de l'école, et ça se voit. Deux semaines après, lors d'un repas, Sirius nous apprit que Voldemort avait appris qu'il possédait une arme et qu'il la cherchait. Le plus urgent était donc d'envoyer un autre espion la débusquer avant lui. Ce fut Rogue qui se proposa. Mme Weasley coupa cette intéressante discussion et nous envoya nous coucher. Hermione et Ginny furent mise ensemble, et moi, je retournais dans la chambre que j'ai occupée toute la semaine. Je dis bonne nuit aux autres et je souhaitais bonne chance à Harry pour son audience le lendemain avant de monter me coucher. J'allais m'endormir (et oui déjà) quand j'entendis un "ploc" sonore et je sentis deux poids s'abattre simultanément sur mon lit. «
- Ouille !
- Oups, je crois qu'on s'est trompé de chambre Fred.
- Oui, je le crois aussi.
- Dites, ça vous dérangerait de…heu…de re-transplaner ailleurs ou de vous pousser légèrement ? Questionnais-je à tout hasard.
- Du tout gente damoiselle, nous nous sommes juste…euh…tromper de destination d'une chambre, fit Fred avec humour.
- Eh! Bien nobles chevaliers, il serait appréciable que vous agissiez au lieu de palabrer, rétorquais-je du tac au tac.
- Ça c'est fait! Lança Georges en riant.
- Bon, et bien bonne nuit Alyssa, dit Fred.
- Ouais, bonne nuit, ajouta Georges, et, sur ce, en espérant que tu n'aura pas trop de contusions demain matin, salut ! »
Ils transplanèrent en même temps et dans la chambre d'à côté, j'entendis les "Aïe" et les "Ouille" d'Harry et de Ron. Je souris. Je m'endormis peu après. Le choc de la mort d'Erik et d'Erwan était un peu passé. Je commençais à me dire qu'ils seraient toujours vivants pour moi, tant qu'ils seront dans ma mémoire. D'ici deux mois, le chagrin sera peut-être toujours là, mais moins intense, et je pourrais recommencer à vivre normalement.
Le lendemain soir, Harry revint le sourire aux lèvres. Il avait été acquitté. C'est que de toutes façons, lancer un sort pour se défendre est autorisé. Mais on fêta ça quand même. Le lendemain, nous devions partir pour la gare. On fit nos adieux et on partit se coucher.
Ça y est, nous sommes dans le train. On est dans le même compartiment que Ginny et une certaine Luna Lovegood, une blonde à l'aire rêveur et qui me parut tout de suite sympathique. Neville nous rejoignit ensuite. Le train en effervescence prit de la vitesse et sortit de Londres. Nous repartions pour Poudlard. Ron demanda tout haut : «
- Je me demande ce que va être notre professeur de DCFM cette année. C'est vrai quoi ! Se justifia t'il en voyant le regard désapprobateur d'Hermione. On a eu un malade avec la tête de tu-sais-qui derrière sa tête, on a eu un égocentrique, on a eu un loup-garou et un partisan de tu-sais-qui déguisé en auror fou. C'est quoi cette année, un vampire? »
J'éclatais de rire, vite suivie de Harry, de Ginny, de Neville et de Luna. Hermione nous regardait avec des gros yeux. C'en fut trop. Je partis dans une crise de rire incontrôlée. C'est à ce moment là que l'être le plus abjecte de la terre, j'ai nommé Draco Malfoy, est entré pour voir ce qui se passait. «
- Tiens, t'es encore avec la sang-de-bourbe, les traîtres à leur sang, le balafré, le lourdaud Londubat et une gamine ? Tu vas vraiment finir comme eux, contaminée et atrophiée du cerveau...
- Pourtant si je me rappelle bien, tu lui a quand même dit bonjour à la "sang-de-bourbe", Malfoy, rappelais-je.
- D'ailleurs j'en ai encore des boutons.
- Moi aussi j'en ai, mais c'est parce que tu viens d'arriver, lançais-je avec tout le mépris dont j'étais capable.
- Mais dis-moi, tu as souvent l'habitude de fréquenter des larves comme Londubat ? »
Je vis Neville se replier sur lui-même. «
- Neville, garde la tête haute devant la fouine, elle ne mérite même pas qu'on s'y attarde. Salut Blaise, ça va toi ?
- Tranquille et toi ?
- Pareil, répondis-je avec un sourire à l'attention de Blaise et une grimace à l'attention de Draco. »
Blaise salua Harry, Ron, Ginny, Hermione, Neville et Luna d'un signe de tête. Ils s'en allèrent aussitôt après. Blaise ayant vu que j'étais de mauvais poil, avait emmené Draco. «
- Dites, vous avez remarqué, Blaise nous a salué ! s'exclama Harry.
- Je sais, lui, il est civilisé et tolérant.
- Ah ? Bon. »
La discussion s'arrêta là. Finalement, je n'avais pas aussi bien encaissé le choc de la mort de mon frère et d'Erik aussi bien que je le croyais. Je restais fermée à toutes discussions durant le reste du voyage. On descendit, mais j'étais toujours morose.
La répartition est terminée. Dumbledore se lève et fait un discours. Un "hum hum" l'interromps. Une grosse dame qui ressemble à un crapauds (comme dans l'attaque des crapauds, vous connaissez pas ? moi non plus) se leva et commença à son tour un discours. Éclairant, selon Hermione. «
- Éclairant ? Assommant plutôt ! S'insurgea Ron.
- Je n'ai pas dit que c'était intéressant, j'ai dit que c'était éclairant.
- Ah ! Oui ? Et ça éclaire quoi ?
- Ça veut dire que le ministère à l'intention de s'immiscer dans les affaires de Poudlard.
- En plus, Ombrage était avec Fudge lors de mon jugement, ajouta Harry. »
Je restais silencieuse. Le banquet de dîner se termina et Ron et Hermione, les préfets, firent signe aux premières années de les suivre. Harry et moi, on monta dans le dortoir directement. Harry me demanda : «
- Dis-moi Alyssa. Il y a un truc dont tu voudrais me parler ?
- Hein ?
- Un truc dont tu voudrais me parler ?
- Ah ! Euh ...
- Tu sais, tu peux me le dire, ça restera entre nous.
- Bah ...
- Allez, viens. »
Il m'entraîna vers le fauteuil, au coin du feu, et s'assit à côté. «
- Alors ?
- En fait, c'était pendant les vacances, quand on était en Italie avec Mione. Tu te souviens d'Erik, hein ? Erik Ivanov, de Durmstrang.
- Oui ?
- Eh bien, un soir, j'étais sortie dehors pour prendre l'air. Hermione était restée à l'intérieur. Je me promenais sur la plage, en pensant à Erwan. Et puis, y a Blaise et Draco qui sont arrivés. Et environs deux minutes après, y a eu une énorme explosion, suivie d'une gigantesque langue de feu. Draco et Blaise m'ont sauvé en me poussant à terre. Quand ç'a été fini, on s'est approché de l'endroit où il y avait l'explosion. Il y avait le corps d'Erik par terre. Puis, deux mangemorts sont arrivés. Ils ont parlés d'Erik comme ... comme d'un moins que rien. Alors, je me suis levée, j'étais emplie d'une rage très noire et très violente, et j'en ai tué un. L'autre, je crois que je l'ai torturé. Mais je sais pas, parce que c'est le trou noir. Tout ce que je sais, c'est qu'il est parti en mauvais état et avec un message de ma part pour Voldy. Ah ! Et ils m'ont appelé "joyau". Enfin, voilà. Depuis, j'suis complètement abattue.
- Tu sais, ça va passer. Enfin, merci de me l'avoir dit, ça signifie que tu me fais vraiment confiance. J'en suis très heureux. Bonne nuit Alyssa, et ne pense plus à ça, ça va passer tout seul, et au bout d'un moment, ça va juste être un mauvais souvenir. Tu sais, ils seront toujours dans ton cœur.
- Merci Harry, bonne nuit. »
Je montais me coucher. Bizarrement, ça m'avait fait du bien d'en parler à Harry.
Les jours suivant, je fus beaucoup plus ouverte et joyeuse. Il faut dire que le soir, je parlais avec mon père jeune. Vous vous souvenez peut-être de la page de journal de Tom Elvis Jedusor ? Eh bien, voilà avec quoi je correspondais. Le journal en lui-même n'existait plus, mais la page avait gardé cette propriété magique. Je lui parlais de tout ce qui me passais par la tête. D'Ombrage par exemple. C'était un vrai fléau. 6 semaine plus tard, elle était nommée Grande Inquisitrice de Poudlard. Et puis, au fil des mois, elle faisait passer des décrets à la pelle. Trelawney avait été renvoyée, Firenze l'avait remplacé et elle voulait encore virer Hagrid. (Ah ! Je ne vous avais pas dit, on est à deux semaines des BUSE ?) Elle cherchait un moyen de le discréditer.
Ça y est, c'est les BUSE. On a fini la DCFM, la métamorphose, les sortilèges et les potions. Hermione a fini l'Arithmancie, l'Etude des Runes et l'Etude des Moldus. Nous, on a fini la Divination et les Soins aux créatures magiques. Pendant l'Astronomie, Hagrid a été attaqué. «
- Ouh ! Ça se corse, fis-je en regardant avec mon télescope.
- C'est sûr, fit Harry à son tour.
- Faut pas le laisser ! M'écriais-je.
- Attends, regarde, MacGo arrive. Et ...
- Oh ! Les cnnrd ! Hurlais-je en interrompant Harry.
- Lancer des sorts sur une vieille femme, c'est absolument scandaleux ! Surtout que Dumby n'est pas là ! Argumenta Hermione.
- C'est sûr ! Approuvais-je de tout mon cœur. »
Puis, tout se passa très vite. Ombrage s'imposa et le château fut invivable. Mr Weasley fut attaqué par un serpent et on passa Noël à Square Grimmauld avec Sirius et les membres de l'ordre. Avec Harry, on participait à un cours de DCFM particulier, dont Harry était le prof et tout le monde fit d'énormes progrès. Ce cours avait été baptisé AD en gros, ça voulait dire l'Armée de Dumbledore. Seulement, ce cnnrd de Draco Malfoy a tout balancé à Ombrage. Grrr ! Je vais le torturé et le faire cuire à petit feu, dans une sauce aux oignons et aux poireau avant de le faire frire dans de l'huile bien grasse et bien chaude et de le donner à bouffer aux sombrals. (Quoi ? On dit des sombraux ?). Harry a été emmené chez Dumbledore par le crapaud pendant que Draco immobilisait des élèves. Je m'étais faite avoir comme une sotte. Malfoy avait lancé un stupéfix et j'ai été touchée. Ils ont ramassé les fuyards et leurs ont enlevé des points et infligé des retenues. Ce fut Blaise qui me trouva. Il me libéra et je hurlais : «
- Il est où ce crétin peroxydé que le démembre avant de le jeter aux veracrasse de Hagrid ??
- Hey ! Alyssa ! Calme toi ma vieille ! Tenta de me raisonner Zabini.
- Non ! Pas tant que je ne lui aurais pas fait bouffer ses entrailles comme le chien qu'il est !
- Stop ! Me hurla Zabini dans les oreilles.
- Lâche-moi que je l'étripe cette sale petite fouine, fis-je en l'apercevant.
- Tire-toi Dray, lança Zabini en direction de son traître de pote qui arrivait.
- Non Blaise. Faut que je lui dise.
- Que tu me dises quoi, imbécile à tête de rat ?? Tempêtais-je.
- Pourquoi je vous ai balancé à Ombrage tiens ! Me jeta t'il comme si c'était la chose la plus évidente au monde.
- Vas te faire momifier chez les grecs, espèce de sale petit cn de ptin de crétin de sang pur ! Casse-toi Espèce de sloprd arrogant à la noix ! Par les cuille de Salazar, de Gryffondor et de Merlin, Va voir en enfer si il n'y aurait pas de place pour un traître dans ton genre ! Lèche-cl ! Bouffon ! Glapissais-je pleine de rage et de violence.
- Alyssa, attends au moins que je t'ai expliqué ... commença t'il.
- Va chier crevure de strangulot ! Lâchais-je avant de me dématérialiser et d'atterrir dans le bureau de Dumbledore. »
Fudge, qui était en pleine tirade sur la joie qu'il ressentait à arrêter Dumbledore, fut arrêté dans son élan par mon apparition. »
- Professeur, ... commençais-je.
- Alyssa, m'interrompit Dumbledore.
- Oui professeur ?
- Ça ne sert à rien de t'accuser pour me disculper. C'est marqué l'Armée de Dumbledore, pas l'Armée d'Alyssa ou d'Harry.
- Mais professeur...
- Reste avec le professeur MacGonagall. Minerva ?
- Oui Albus ?
- Conduisez Mr Potter et Miss Black dans leurs dortoirs. Quant à vous Miss Edgecombe (je ne sais pas si c'est comme ça le nom de famille de Marietta, mais bon. Si c'est pas ça, dites-le moi), continua Dumbledore, veuillez retournez dans le votre avec le professeur MacGonagall quand elle aura finie avec Mr Potter et Miss Black. »
Dumbledore accompagna son ordre d'un geste de la main. MacGo nous poussa, Moi, Harry et Marietta hors de la pièce. Marietta se cachait le visage avec sa robe parce que, quand elle a signé le parchemin, elle s'était engagé, s'en le vouloir, mais cela allait de soi, à ne pas révéler que l'A.D se réunissait pour renforcer leurs DCFM. Hélas, elle l'avait avoué à Ombrage et donc, le sort qu'Hermione à jeter sur le parchemin à agit et Marietta se retrouvait à présent avec marqué CAFARD sur le visage avec des boutons d'acné. MacGo déposa Marietta devant son dortoir avant de repartir. En passant devant le bureau de Dumbledore pour aller dans notre salle commune, on entendit du bruit là-haut. Harry et moi, on courut dans l'escalier, ignorant totalement MacGo qui nous disait de redescendre. On arriva dans le bureau de Dumbledore quand celui-ci endormit Fudge et les aurors. MacGo nous rattrapa et Dumbledore nous aperçut. «
- Minerva ?
- Albus ?
- Venez ici un instant.
- Bien monsieur le directeur.
- Vous ne m'avez pas vu, vous n'avez rien fait ici, compris ?
- Oui Albus. »
Ils parlèrent un instant de tout et de rien, mais je n'ai rien écoutée. J'étais trop occupée à espionner l'intérieur du bureau de Dumby. Fudge était à terre, comme endormi, au milieu de ses aurors et d'Ombrage. Quand MacGo nous poussa vers nos dortoirs, je vis Dumby se volatiliser. On a été raccompagnés dans notre salle commune par Rusard car MacGo avait été appelée par Fudge. Harry et moi, on s'effondra dans le canapé près du feu. Harry grogna : «
- Tout est ma faute.
- Non, on était volontaire pour l'A.D, tu n'y es pour rien.
- Si ! Si je n'avais pas continué, vous n'auriez pas été pris, et toi, tu ne te serais pas pris deux mois de retenue avec Ombrage !
- Tu sais, c'est pas cette vieille chouette rabougrie à tête de crapaud qui va me faire chier. Elle peut toujours se gratter pour que j'aille à sa retenue !
- Hé, t'es une rebelle !
- Ouais, et fière de l'être. Et toi, t'es aussi un rebelle ! Quelle idée d'organiser des cours de DCFM dans le dos d'Ombrage, plaisantais-je.
- Ouais, mais moi, j'vais à mes retenues, argua t'il en entrant dans mon jeu.
- Aha ! Nous y voilà, on est bloqués là, à moins que nous dénichions des petites infos croustillantes sur l'autres...
- Rêve toujours, je ne laisse jamais de trace !
- Mais moi, je peux déceler n'importe quel petit potin caché. J'ai regardé les experts !
- Ouais moi aussi ! Et c'est pour ça que je sais comment faire.
- Mais as-tu regardé Docteur House ?
- Oui pourquoi ?
- Parce que je suis une droguée à la vicodine et donc, je suis génial ! On adore me détester.
- D'accord t'as gagné, capitula t'il en souriant. »
J'avais gagné. Il n'était plus morose. Comme Ron et Hermione étaient préfets, ils avaient un appartement commun hors de la salle commune de Gryffondor. Et tout les autres étaient en train de dormir. Harry et moi étions seuls devant le feu qui crépitait dans la cheminée. Je posais ma tête sur son épaule et je murmurais : «
- La vieille folle va avoir la vie dure, foi d'Alyssa Black Jedusor !
- Et foi d'Harry James Potter !
- Ouais, ça c'est une attitude qui me plaît.
- Ma foi, ça me plaît aussi. »
On éclata de rire. Je fermais les yeux, lassée des évènements de cette journée. Harry déposa un baiser sur mes cheveux, et après, je crois que je me suis endormie parce que quand je rouvrit les yeux, le soleil inondait la salle commune.
Donc, j'ouvris les yeux et je vis le soleil qui inondait la salle commune. Je me sentais très bien allongée dans ce canapé. Je le trouvais un peu trop petit par rapport à d'habitude. Soudain, le canapé se souleva et s'abaissa régulièrement. C'est à ce moment là que je pris conscience qu'un bras entravait ma taille. Je bougeais légèrement et le bras qui me tenait se resserra. J'entendis un grognement et je sentis un corps bougé au-dessous de moi. Le canapé bouge ? Au secours ! Je suis folle ! Ah ! Mais non, la soirée de la veille me revint à l'esprit. Harry se retourna et me coinça entre lui et le canapé. Je réussis à émettre quelques mots : «
- Harry, tu m'étouffes !
- Hmm...
- Harry !
- Hmmm...Quoi ?
- Tu m'étouffes !
- Ah ! »
J'attendis qu'il bouge, mais il ne se décala pas d'un poil et continua à dormir. J'essayais de le repousser, mais il était plus grand et plus lourd que moi. Agacée, je lui donnais des petits coups de poings sur le torse. Il eut un gémissement de protestation et resserra encore ses bras. Je sortis mon bras de l'emprise d'Harry et je lui tapais sur l'épaule. Il ouvrit les yeux et parut se rendre compte de la situation. Il se releva avec difficulté et marmonna un vague : «
- Désolé Lyly. »
Puis, il s'assit sur le canapé pendant que je me relevais moi aussi. «
- Eh ! Bah ! Quand tu dors, tu dors ! T'es comme moi !
- Bah ! Oui, faut croire. »
On se regarda avant d'éclater de rire. C'est ainsi que Ron et Hermione nous trouvèrent en entrant dans la salle. «
- Y s'passe quoi de drôle ? demanda Ron.
- Ri...Rien, répondis-je en m'étouffant à moitié.
- Bon. Vous venez manger ?
- Oui, on arrive. »
Je me levais et rejoignit Hermione et Ron. Harry se leva un peu plus tard, le temps que l'information lui arrive au cerveau. Ensuite on descendit dans la grande salle. Avec Ron, on fit un concours de celui qui mangerait le plus. Je gagnais haut la main.
Ensuite, Ombrage nous appela dans son bureau. Avec Harry, on se regarda d'un air interrogateur. «
- On y va juste pour voir ce qu'elle nous veut, proposais-je, la curiosité l'emportant sur la méfiance.
- Okay. »
On monta les escaliers. En passant devant le bureau de Dumbledore, on sourit en remarquant que les gargouilles ne l'ouvraient pas pour le crapaud. Enfin, on nous fit entrer dans le bureau d'Ombrage. Un bureau rose bonbon, horrible. J'ai faillis en vomir. Ombrage nous demanda de nous asseoir. Je l'ignorais et restais debout devant son bureau. Ombrage ne releva pas. Elle nous offrit du thé. Avec Harry on se regarda et on cacha notre sourire. Nous étions sûr qu'elle avait glissé du véritaserum dans notre thé. On fit semblant de le boire et dès qu'elle eu le dos tourné, on jeta le contenu nos tasses dans les plantes. Elle commença son interrogatoire en voyant nos tasses vides. «
- Où est Dumbledore ?
- Je l'ignore madame, répondit Harry docilement.
- Miss Black ? »
Je haussais les épaules en lui décochant un regard mauvais. «
- Bien. Alors dans ce cas, où est le très dangereux criminel Sirius Black ?
- Je l'ignore madame, répondit encore Harry.
- Miss Black ?
- P't-être dans ton cl ?
- Miss Black, vous serez en retenues les trois prochains mois qui suivront vos retenues de deux mois.
- Dans tes rêves !
- Bon, pour cette fois, je vous accorde le bénéfice du doute. Sortez Mr Potter. Miss Black, restez là.
- Bien, madame, fit Harry. »
Il sortit. Je restais un instant, seule avec le crapaud. J'avais fait signe à Harry de m'attendre, je n'en aurais pas pour longtemps. Ombrage ordonna : «
- Asseyez-toi !
- Non !
- Obéissez, sinon...
- Sinon quoi ? Vous me torturerez ? Vous rédigerez un rapport à ce fumier qui nous sert de ministre ? Pff, pitoyable !
- Vous ne me laissez pas le choix Black ! IMPERO ! Maintenant, asseyez vous Black.
- C'est ça, prends tes rêves pour des réalités ma vieille.
- Qu'est-ce que ...?
- Bon, j'me casse, ça pue ici ! »
Je sortis sous le regard médusé du crapaud. Harry était plié en deux. Il avait tout entendu. Je souriais fière de moi. C'est à ce moment là qu'un trouble-fête arriva. Avec Harry on entendis : «
- Non Dray, n'y va pas !
- Pourquoi ?
- Elle est remontée contre toi à bloc andouille !
- Et alors. Je suis Draco Malfoy et on doit m'obéir.
- Si tu crois que tu vas réussir à l'impressionner avec ça, t'es mal mon vieux !
- Ouais, c'est ça. Je suis LE mâle !
- Pff, frimeur.
- Ouais bah en attendant, je vais la voir.
- Et pour quoi faire ?
- La raisonner. Elle n'a pas à traîner avec des sang-de-bourbe et des moins que rien.
- Tu sais, je crois que tu te fourre le doigt dans l'œil tellement fort que t'as plus de cerveau.
- Arrête de dire des conneries Blaise. Elle va bientôt sortir du bureau d'Ombrage maintenant. Enfin, normalement. »
J'échangeais un regard avec Harry. Il hocha la tête. J'avançais, me faisant voir des deux serpys. Ils s'interrompirent et Draco me prit par le bras. Je me dégageais avec brusquerie, je fis la bise à Blaise et je partis, entraînant Harry avec moi. Draco était tellement stupéfait qu'il ne pensa pas à bouger pour nous rattraper. Avec Harry, on retourna dans la salle commune et on se réinstalla dans le canapé. La flemme de faire autre chose. Et puis, étant Samedi, on avait aucun cours. En plus Harry ne pouvait plus jouer au Quidditch et donc, on avait du temps libre devant nous. Je lançais la discussion : «
- Dis ?
- Oui ?
- Est-ce que tu pourrais m'aider à faire quelque chose ?
- Euh...Oui, mais quoi ?
- Eh bah, en fait, tu sais, je t'avais parlé de mes "dons", et j'aimerais en savoir plus.
- Euh ouais, mais on fait comment ?
- Bah, j'ai eu une idée. Je...J'entrerais en transe et je...Je fouillerais dans mon subconscient secret. Mais le problème, c'est que je ne sais pas ce qui pourrait m'arriver en transe et j'aimerais que tu sois là pour...pour veiller sur moi. Tu veux bien, dis ?
- Bah ! Euh...Pourquoi pas. Mais, tu te mets comment en transe ?
- Aha ! »
Je sortis une fiole de ma poche. Elle était remplie d'un liquide de couleur d'or et d'argent pailleté. Je la débouchais et je l'avalais cul sec. Ensuite, je me calais confortablement dans le canapé, et je fermais les yeux. Avant de sombrer dans une sorte d'inconscience bizarre, je sentis Harry qui s'installait près de moi et qui me murmura un "Bonne chance" qui me parvint assourdi à cause de la douce ivresse qui s'emparait de moi. Je souris, absente.
Je me glissais dans un monde étrange. Il y avait toute une succession de portes devant moi. Je perçus vaguement que quelqu'un qui me prenait la main et qui la serrait et j'avançais lentement. Je mis ma main dans ma poche à la recherche de ma baguette avant de me souvenir que je l'avais laissée sur la table. Donc, sans arme, je m'approchais de la première porte. Une grande porte en ébène. Luxueuse et magnifique. Des motifs incroyablement beaux y étaient gravés. Je tournais la poignée, mais la porte resta close. C'est là que je vis la clé en or massif qui brillait majestueusement dans la serrure. Je la tournais, il y eut un déclic et la porte s'ouvrit. J'y entrais précautionneusement et je fis quelques pas à l'intérieur de la salle plongée dans la pénombre qui se dessinait lentement. Je sentis un souffle et la porte se referma brusquement. Je commençais à paniquer. Cet endroit ne me disait rien qui vaille. Bien que ce soit une partie de mon moi, je n'étais pas rassurée. J'avançais, mal assurée. Une forme sombre se leva. Je frémit, mais restais impassible. Une lumière ténue éclaircit la forme. Cette fois, marquais un mouvement de recul. Cette forme, elle était humaine. Et le pire, c'est que c'était...Moi. Enfin, mon Moi ténébreux. Un éclat dans ses yeux me fit frissonner. Je craignais le pire. Je luttais de toutes mes forces contres l'ombre qui m'envahit à et instant. Je reculais lentement vers la porte et l'ouvrit d'un grand coup de pieds. Je sortis et refermais la porte violemment. Juste à temps ! J'entendis le bruit d'un corps qui s'écrase contre le bois massif. Je tournais la clé dans la porte une fois. Puis, par mesure de sécurité, je la tournais encore, jusqu'à ce qu'elle fasse un petit "clic" discret cinq tours plus tard. Je reprit mes esprits et allais vers la porte bleu océan. Celle-là, je crus deviner que c'était la porte de ma partie sirène. Je l'ouvris et je me vis en sirène. Je ressortis et refermais la porte. Puis, une porte rouge sang se présenta après celle-là. Je l'ouvris et je vis...Moi, en vampire. Je décidais d'arrêter mon exploration pour le moment. J'émergeais lentement de la transe. Harry, à côté de moi, était livide. «
- Qu'est-ce qu'il y a Harry ?
- Je...Tu ...Ton cœur à arrêter de battre.
- Quoi ?
- Oui, et tu ne te réveillais pas.
- Oh... »
Je le rassurais et déclarais que j'étais fatiguée. Harry proposa qu'on reste dormir sur le canapé. Il me regardait avec une inquiétude encore présente. Il me fit sourire. Harry était comme un frère pour moi. Un frère prêt à tout pour sa sœur. Il proposa qu'on reste comme la nuit dernière sur le canapé. J'acquiesçais et Harry m'entoura de ses bras. Je posais ma tête sur mon épaule et je lui dis : «
- Tu me fais l'impression d'un grand frère, tu sais ?
- Et toi, tu me donnes l'impression d'Être un grand frère. Tu es la sœur que je n'ai jamais eue.
- Merci...frérot, murmurais-je en m'endormant. »
Je le sentis sourire contre mes cheveux avant de me laisser aller dans les bras de Morphée.
Un gros brouhaha me réveilla le lendemain matin. Harry, encore endormi, m'écrasait de tout son poids. Je grognais, remuais, mais rien à faire. Je levais les yeux au ciel, enfin au plafond là, et soufflais dans le cou d'Harry. Sensible à la chaleur soudaine qui en émanait, Harry bougea, et me libéra. Je me levais, étendis mes bras et mes jambes, ankylosés d'être restés toute la nuit repliés dans la même position. En face de moi, sur deux gros poufs, Hermione et Ron nous regardaient amusés. «
- Bah ! Quoi ?
- Rien, rien, fit Hermione en souriant.
- Hermione, si tu me dis pas pourquoi vous êtes amusés, tu vas le regretter ! Et toi aussi Ron !
- Et bien, on étaient en train de se dire que vous formiez un beau couple toi et Harry, fit Ron en riant franchement de mon expression ébahie.
- Qu...Quoi ?
- C'est vrai quoi ! C'est derniers temps, vous êtes tout le temps fourrés ensemble, donc, il est légitime de se préparer à un nouveau couple sensation.
- Mais...Mais pas du tout ! Si on est tout le temps ensemble, c'est parce que vous, vous êtes ensemble ! Et puis Harry est comme un frère pour moi, vous savez ! »
Ron et Hermione étaient gênés. Une vive rougeur colora leurs joues. Je souris franchement d'un air vainqueur. Harry, que je n'avais pas entendu se réveiller éclata de rire. Ron bougonna un "pas drôle Harry" tandis qu'Hermione baissait la tête, les joues en feu. C'était d'autant plus drôle qu'ils étaient assis près de l'autre et qu'ils essayaient de s'écarter le plus possible. Á ce moment là, Ginny arriva. Elle haussa un sourcil et je lui dis en hoquetant : «
- Je... Je te raconterais plus tard, c'est... c'est trop drôle. »
Elle hocha la tête et s'assit à côté de Harry avec une légère rougeur aux joues. Je lui sourit et allais me laver.
En descendant, il n'y avait plus personne dans la salle à part Ginny. Je lui sourit d'un air complice et m'assit à côté d'elle. «
- Tu sais, tout à l'heure, eh bien, Hermione et Ron sont arrivés quand Harry et moi dormions dans le canapé. Je te rassure tout de suite, Harry, c'est juste un frère pour moi, pas autre chose. »
Ginny, qui s'était crispée quand je lui ai dit qu'Harry et moi, on avait dormi dans le canapé ensemble, parut soulagée. Je poursuivit : «
- Et donc, ils ont soupçonné un truc entre nous. Surtout que comme ils restent le plus souvent ensemble, Harry et moi, on fait pareil. Alors, j'ai répliqué en leur demandant comment ça se faisait qu'ils soient eux aussi tout le temps fourrés ensemble au point qu'Harry et moi on devait faire pareil. Et là, ils étaient assis l'un à côté de l'autre, aussi rouge que s'ils avaient mangé du piment et ils essayaient, sans en avoir l'air, de s'éloigner le plus possible.
- Et bah, je te félicite, c'est une chose que j'ai du mal à lui faire comprendre. Ça crève les yeux qu'ils s'aiment, mais ils ne veulent rien entendre, sourit Ginny.
- Aussi butés et obtus l'un que l'autre, confirmais-je.
- On va manger ? Demanda Ginny.
- Volontiers, acquiesçais-je. »
On descendit dans le hall et, pour mon plus grand malheur, Draco Malfoy m'attendait au pied de l'escalier. Je pressais le pas, ne lui accordant même pas un regard. Je ne lui laissais pas le temps d'ouvrir la bouche et j'entrais dans la grande salle. Je me dirigeais vers la table des Gryffondor quand je l'entendis crier mon nom. Je ne me retournais pas et je l'entendis jurer. Je m'assis entre Lee Jordan et un Gryffondor que je ne connaissais pas. Lee m'entoura les épaules avant de me murmurer à l'oreille : «
- Un problème Lily jolie ?
- Lee, tu sais quoi ?
- Non, mais je sens que je vais bientôt le savoir, n'est-ce pas ?
- Exactement. Donc, je disais "Tu sais quoi ?" et tu m'a répondu "Non", alors, je te répond "Arrête avec ton Lily jolie s'il te plaît".
- Ah ! Ok, alors si je t'appelle "Al' génial", ça te vas ?
- Lee, m'exaspérais-je.
- Oui ma jolie Al' la génial ?
- Pfff, laisse tomber.
- Très bien Lily jolie.
- Je me passe de commentaires. »
Il éclata de rire et on commença à manger. Je prie un grand bol de chocolat chaud et des croquettes comme j'aimais bien appelé les céréales Crunch.
Enfin, bref, on était à deux semaines de la fin des cours et Harry voulait parler à Sirius. On trouva un moyen d'utiliser la cheminée d'Ombrage, la seule à ne pas être surveillée et on y alla. Harry et Hermione y allait franco, Ginny et Luna faisait diversion et Ron fut envoyé dire à Ombrage que Peeves détruisait tout dans une salle de métamorphose. Malheureusement, Ombrage venait d'être prévenue par Rusard que Peeves était déjà occupée ailleurs et la direction qu'on voulait qu'elle aille était tout à fait à l'opposée de son bureau. Avec l'aide de sa brigade inquisitorial, elle se dépêcha de rejoindre son bureau, arrêtant en même temps Ron, Hermione, Ginny, Luna et Neville qui essayait de défendre Luna. Moi, je jetais un coup d'œil malveillant à Malfoy, le mettant au défi d'essayer de m'arrêter et j'insultais copieusement Ombrage et les serpys qui l'accompagnait dans le but de la ralentir. Sauf que, sans même s'arrêter, elle fit un signe à Malfoy et celui-ci, avec un air bizarre sur le visage se rapprocha de moi. Je sortit ma baguette et jetais un "Levicorpus"...qui fut malheureusement contré par la pékidogue de première, j'ai nommée Pansy Parkinson. Elle me désarma et Malfoy rattrapa ma baguette. Je me préparais alors à le recevoir comme il fallait. Il s'approcha encore plus près de moi, jusqu'à me toucher. Je levais brusquement le genou, en même temps, je lui assenais une formidable droite dans le nez. Il fut déséquilibré mais me plaqua contre un mur. J'arrivais à hauteur de son épaule. Il me maîtrisa les bras alors, je le mordis férocement à l'épaule. Il grimaça de douleur mais ne lâcha pas prise. Je me débattis violemment, alternant coup de tête, de genou et morsure ou griffures. Á la fin, le pékidogue m'immobilisa et Draco me maintint fermement. Il me porta presque jusqu'au bureau d'Ombrage car je refusais, d'avancer. Et, sans que je cesse de l'insulter, mélangeant jurons moldus et sorcier, alternant avec des jurons exotiques, Ombrage ouvrit la porte de son bureau et Malfoy m'y fit entrer, suivit des autres. J'avais une lueur meurtrière au fond du regard. Hermione me jeta un coup d'œil effrayé et je lui retournais un sourire confiant avant d'arborer un rictus féroce à l'intention des serpys et du crapaud. Je grondais sourdement et ne cessait de gigoter entre les bras d'un serpentard que je ne connaissais pas. Je le sentis tressaillir quand j'émis un feulement digne d'un chat enragé. Même Malfoy me jeta un regard intrigué et quelque peu effrayé. Pendant ce temps, Ombrage interrogeait Harry. Il restait de marbre devant ses menaces. Ombrage appela Rogue pour du avoir du Veritaserum mais Rogue lui annonça qu'elle avait prit les derniers flacons pour nous interroger Harry et moi. J'éclatais d'un rire sardonique. Quand Rogue fut parti, Ombrage sortit sa baguette et menaça de jeter un Doloris à Harry. Hermione feignit d'éclater en sanglot et "avoua" qu'ils cherchaient Dumbledore pour lui dire que l'arme était prête. Là, j'étais sidérée. Je cessait de me débattre tellement j'étais surprise par l'initiative d'Hermione. Elle me fit un clin d'œil discret et j'entrais dans son jeu. Je hurlais : «
- Mais ça va pas la tête, pourquoi tu as dit au crapaud la vérité ?! T'es malade Mione !
- C'était ça où Harry passait à la casserole, s'exclama-t-elle l'air douloureux.
- Bah ! Entre ça ou détruire le ministère, c'est facile de choisir. Harry est conscient des risques qu'il prenait en faisant ça.
- Alyssa ! T'es...T'es sans âme !
- Normal, j'suis la fille de Lord Voldemort, ça, ça fait toute la différence. »
Ensuite Hermione insista pour qu'Ombrage ne vienne qu'avec elle et Harry. Ensuite, elle m'adressa un regard plein d'intelligence et je sus qu'elle cherchait un plan pour distraire Ombrage. Elle me fit comprendre qu'on devait trouver le moyen de se débarrasser des serpys. Je clignais des yeux pour montrer que j'avais compris. Ils sortirent tous les trois et trois minutes après exactement, alors que Draco essayait de me parler, ce que je refusais obstinément, je poussais un grognement rauque et empli de rage. Je ne sais pas exactement ce qui se passait, mais mon corps s'allongea. Des poils apparurent sur mon corps et mon uniforme craqua. Deux ailes poussèrent sur mes flancs. Deux gigantesques canines sortirent de ma gueule aux crocs effilés. Profitant de la diversion que j'offrais, Ginny lança un maléfice de Chauve-furie aux serpys. Je grondais et rugit. Les serpys, occupés avec les chauve furie de Gin' sursautèrent et s'enfuirent dans le coin opposé à la porte. Gin' ramassa la baguette de Harry et Neville prit celle d'Hermione avant de sortirent de la pièce. Ron suivit en me jetant un regard surpris. Luna m'examina un court instant avant de suivre. Je fis la même chose après avoir poussé un dernier rugissement à l'attention des serpys. Une fois hors du château, on courut vers la forêt interdit où Luna les avaient vu partirent. On entendit des grognements de douleur et des cris qui me faisait penser à un porcelet qu'on est en train d'égorger pour le saigner. D'un bond agile, je pris la tête et je vis des centaures qui emmenaient Ombrage. Je saluais leur action d'un rugissement de joie. Le meneur esquissa un mouvement de recul en me voyant avant de s'incliner et de demander humblement le passage. Je m'exécutais avec joie, m'inclinant à mon tour devant le centaure. D'une voix très rauque, je dis : «
- C'est une bonne action que vous faites très honorables centaures. Je vous félicite et si vous avez besoins d'aide pour n'importe quoi, faites-le moi savoir. Je m'appelle Alyssa Black Jedusor.
- C'est d'accord, nous vous appellerons en cas de besoins Miss Black. Où résidez-vous ?
- Chez Hermione Granger, la fille qui est ici, où bien chez mon père, le grand Sirius Black. Mais si vous avez besoins de moi, siffler l'air de l'hymne centaure en ultrason et mon oiseau, Diabolik, viendra ici. Vous h'aurez qu'à lui remettre le message que vous me destinez.
- Accepter. Que votre arc soit précis.
- Que votre trait soit effilé. »
Après la salutation rituelle, le centaure s'en alla et Hermione, Harry et moi on retourna à la lisière de la forêt interdite où les autres étaient arrivés. Les sombrals arrivèrent, alléchés par l'odeur du sang qu'Harry et Hermione portaient sur eux. Luna, Neville et Ginny insistèrent pour venir et finalement, Harry, Ron et Hermione cédèrent. Moi, je prit tout simplement mon envol. D'accord, un envol un peu chaotique, mais je réussi à voler quand même. Harry nous guida jusqu'à l'entrée visiteur du ministère de la magie. On s'entassa tous dans la cabine téléphonique marquée hors d'usage et composa un numéro dont je ne retins rien, trop furieuse qu'Hermione m'ai réduite à la taille d'une souris pour y faire attention. Je lui donnais des coups de museau à Ginny pour qu'elle me lâche.
Bon, réduit à la taille que j'étais, je ne pouvais pas faire grand mal. La cabine s'ébranla et nous descendirent dans les entrailles de la terre ù était le ministère de la magie. Nous arrivâmes dans l'atrium. Puis, la cabine descendit encore, jusqu'au département des mystères. Hors de l'ascenseur, je poussais un rugissement énorme, qui, vu ma taille, n'étais pas plus effrayant qu'un couinement. Ginny comprit et demanda à Hermione de me rendre ma taille. Une fois revenue à une dimension raisonnable, je secouais ma tête qui ressemblait à la crinière d'un lion. Je m'étirais aussi, faisant jouer mes tous nouveaux muscles puissants sous le fin pelage d'hiver qui tombait pour laisser place à celui de l'été, plus léger et moins dense. Harry ma lança un regard bizarre. Mais, il n'y resta pas et continua de marcher. On entra dans un couloir, puis dans un autre, puis dans une salle remplie de porte. On en essaya certaines et lorsque ce n'était pas les bonnes, Hermione y traçais une croix de feu. On fini par trouver la bonne. Ginny resta un moment fascinée par l'œuf de phénix qui se transformait en phénix adulte avant de mourir et de renaître de ses cendres. Finalement, après un bout de chemin rempli de persévérance, on arriva dans une salle où étaient alignées des étagères remplies de petites boules de verre brillante. Je tombais sur mon nom sur une boule de verre en cherchant l'allée que voulait Harry. Je la prit discrètement entre mes crocs et la coinçais dans un coin de mon corps où la fiole s'enfonça facilement et y demeura cachée et en sécurité. Elle ne pouvait pas tomber. Puis, on trouva l'allée voulue. Harry aussi avait une boule en verre à son nom. Il la prit puis une voix traînante et glaciale : «
- C'est bien Potter, maintenant, donnes-moi la prophétie !
- Malfoy ! Cracha Ginny.
- Bien joué Weasley, persifla Lucius Malfoy dont la masque cachait le visage sans doute narquois du mangemort.
- Que faites-vous ici, vous n'êtes pas au pied de Voldemort ? Vous n'êtes pas en train de lui lécher les pieds comme les pitoyables loques que, vous êtes ? Railla Harry.
- Comment oses-tu prononcer Son nom bébé Potter ! Lâcha une femme d'âge moyen au visage émacié qui ressemblait à Sirius.
- Tiens, mais n'est-ce pas la "redoutable" Bellatrix Lestrange ? Se moqua Neville avec une impassibilité qu'il était loin d'éprouver. »
Je jetais un regard admiratif à Neville. Je me rendis aussi compte que là om j'étais, les mangemorts ne me voyait pas. Je me dis que si j'étais capable de me transformer en plein de trucs, j'étais sûrement capable de faire preuve de télépathie. Je fermais les yeux et je me concentrais intensément, laissant la joute orale se dérouler sans moi. "
- Harry, ne cries pas, ne parles pas, penses ! Ordonnais-je. "
Il marqua un temps d'arrêt avant de reprendre la joute en hochant imperceptiblement la tête. Je contournais prudemment le groupe de l'A.D et le groupe de Mangemort. Je me retrouvais en face d'Harry. Je fis jouer la lumière sur mes canines. Harry pensa : "
- Je te vois.
- Bien. Dès que je te dis 'Top', tu fais signe aux autres de courir. Je m'occupe de quelques mangemorts pendant ce temps comme mon pelage absorbe la magie. Ok ?
- Compris."
Je patientais une petite minutes, mûrissant bien ma stratégie d'attaque qui consistait à faire le plus peur possible aux mangemorts et j'en attrapais un par le cou. Il disparut dans l'obscurité noire de mon pelage sans un bruit. Je lui rompit la nuque et retournais derrière les membres de l'A.D et je fis : "
- Top ! "
Harry cria un truc aux autres qui détalèrent pendant que je me jetais entre eux et les mangemorts en poussant un effroyable rugissement pour que mes amis puissent s'échapper. Les mangemorts s'arrêtèrent dans leur élan. L'un d'eux, un certains Dolohov leva sa baguette vers moi et voulut me jeter un sort informulé. Je ne lui laissais pas le temps de finir son sortilège de mort et je lui crachais un long jet de feu à la gueule. Il ne du sa survie qu'a son réflexe immédiat de se jeter au sol. Les autres mangemorts s'écartèrent prudemment et sortirent leurs baguettes. Je balayais l'air autour de moi d'un large coup de patte. Je sentis que deux ou trois mangemorts volaient avant de voir un éclair vert, d'une luminosité aveuglante.
L'Avada Kedavra. Je ne senti plus rien. Tout était un vide immense. Je me rappelle avoir vu le visage de mon agresseur. Un visage couvert de cicatrices. Il me semble qu'il s'appelait Erathèse. Je dis bien il s'appelait. Parce que je me suis sentie soudain rappelée à moi et re-propulsée dans la zone de lumière que je venais de quitter. Mais avant, il me faut vous raconter pourquoi je ne suis pas morte. Tout simplement parce que hors de la zone lumineuse, je fus assaillie par des tas de pensées toutes plus étranges les unes que les autres. Tout d'abord, une vision brève me montra les quatre fondateurs de Poudlard, Salazar Serpentard, Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle et Rowena Serdaigle, heureux, calme et sans animosité aucune. Ils discutaient gaiement et éclatèrent de rire. Godric donna une tape amicale dans le dos de Salazar et celui-ci répliqua en ébouriffant les cheveux de Gryffondor. Puis, une autre image. Cette fois, seuls Godric et Salazar étaient présents. Ils s'embrassaient tendrement, puis passionnément. Ils étaient heureux, l'air détendus et comblés. Je remarquais aussi qu'ils étaient nus et leur attirance mutuelle était bien visible. Je crois bien, que le sang a afflué sur mes joues. Encore une fois, la vision a changé. C'étaient un vieil homme avec une barbe blanche qui parla. Il dit : «
- Ne t'inquiète pas Alyssa, tu n'es pas morte. Je suis Merlin. Tu es dans les limbes et tu vois les secrets qui entourent ta naissance. Et oui, tu entends bien. Godric et Salazar se sont aimés et c'est à cause de ça que tu es venue au monde ou plutôt devrais-je dire grâce à ça que tu es là. Leurs âmes étaient dans le corps de chacun de tes pères. C'est pourquoi tu es si puissante et, bien que tu aie acquis les grand pouvoirs de tes pères, tu à aussi capté ceux de Godric et de Salazar et, par la même occasion, ceux de Rowena et d'Helga. Parce que les quatre fondateurs ne sont qu'un séparé en quatre. L'un ne peut exister sans les autres. Regarde attentivement les images qui vont suivre, tu comprendras. Ils sont projetés dans le temps, puis reviennent à leur époque. »
Merlin s'effaça. Et les images reprirent. Ce qui devait être l'essence de Godric flottait autour de Sirius. Je dois dire qu'à ce moment-là, Sirius était plutôt mignon. Si ça n'avait été mon père, je crois bien que je me serais jetée sur lui. Bref, tout à coup, Godric se fondit dans Sirius. Puis l'image changea, et, apparemment Bien avant l'image que je venait de voir car Tom Jedusor était un jeune homme canon, l'essence de Salazar se fondait en le futur Voldemort. Puis, l'image se changea et je vis clairement le duel visuel de mes deux pères. Ils baissèrent les yeux au même moment et j'aperçus une étincelle rouge et or dans les prunelles noir de Sirius tandis qu'une même flamme, en vert et argent, scintillait dans les pupilles rouge sang de Tom. Ils se jetèrent l'un sur l'autre avec une passion étrange. Ils avaient faim du corps de l'autre. Je fermais les yeux et quand je les rouvris, Merlin se tenait à nouveau devant moi. Il m'adressa un sourire paternel et re-disparut. Je vis alors clairement que Godric et Salazar étaient revenus à leur époque. Ils se disputaient violemment. J'entendis les mots "traître à son sang" et "mégalomane meurtrier". Je devinais qu'ils parlaient de Sirius et de Tom. Puis, Salazar s'en alla à grands pas. Enfin, ma vue se troubla et Merlin, accompagné cette fois d'une jeune femme souriante et d'une femme, très belle aussi mais à l'air plus...féroce. Il me présent Viviane et Morgane. Il me dit ensuite : «
- Alyssa, ce n'est pas seulement des quatre fondateurs dont tu as hérité, mais également des notre. Parce que les quatre fondateurs ont été crées à partir d'un bout de l'essence de chacun de nous. Morgane, Viviane et moi avons œuvrés de concert pour leur donner vie. Fais bien attention à toi. Quand tu vas revenir à toi, tu auras une grosse surprise. »
Ils disparurent après un dernier sourire et ma vision se brouilla avant de redevenir nette. Devant moi se tenait le mangemort qui s'appelait Erathèse. Il avait l'air effrayé. Il murmurait sans cesse : «
- Je suis mort, j'ai tué le Joyau. Je suis mort. »
Un tourbillon se forma et Voldemort apparut. Il désintégra le mangemort en train de se lamenter et se pencha vers moi. Il me prit dans ses bras et transplana. Je m'accrochais à lui sous l'effet du transplanage. Il murmurait : «
- Chut. C'est fini ma belle, c'est fini. Chut. Papa est là. »
C'est à ce moment là que je m'aperçus que mes joues étaient trempées de larmes salées. Mais le plus bizarre était d'entendre Voldy dire "Chut, c'est fini ma belle, papa est". J'en restais sans voix. Il me déposa sur un sofa confortable. Il s'assit à côté de moi et dans ses yeux rouges, je vis une lueur de tendresse. Il me berça un long moment en me murmurant des paroles réconfortantes. Il me dit que je n'aurais pas dû être là-bas. Que je n'aurais jamais dû faire la connaissance de Harry, d'Hermione et de Ron, ainsi que de tous mes autres amis. Je finis par m'endormir. En me réveillant, je me sentais bizarre. J'entendis des voix dans la pièce d'à-côté. Je me levais doucement et je collais mon oreille contre la porte. J'entendais clairement Voldy dire : «
- Non Lucius ! Ton fils devra accomplir la mission que je lui ai donnée !
- Mais maître !
- Et maintenant, retourne là-bas ! Ma fille est ici et je lui ai administré la potion. Elle va oublier tous ses sentiments et je vais lui apprendre à devenir enfin la digne héritière de son père. Elle te commandera un jour, toi ou ton fils !
- B...bien maître. J'y retourne. »
J'ouvris la porte à la volée et m'agrippais à Lucius Malfoy avant que celui là soit parti. Je transplanais donc avec lui au ministère de la magie. Arrivé là-bas, je le lâchais et m'effondrais par terre après lui avoir infligé un bon coup dans les parties. Je vis le monde tourbillonné autour de moi, puis je vis le visage de Sirius. «
- Papa...
- Alyssa ! »
Je fermais les yeux, vaincue par la potion de Voldy. J'entendais vaguement des bruits de luttes.
Je rouvris les yeux quelques minutes après. Sirius se battait avec Bellatrix. Il riait parce qu'elle ne l'avait pas touché. Puis, tout se passa au ralenti. Bellatrix pointa sa baguette vers Sirius, un éclair rouge en sorti. Sirius fut projeté vers l'arcane derrière lui. Son visage joyeux se figea en un masque d'incompréhension. Ses yeux pétillaient encore de gaieté et de tendresse. Le regard qu'il posa sur Harry, puis sur moi exprimait une total incompréhension, puis, la résignation. Harry hurla et voulut se précipiter vers l'arcane où Sirius disparut mais Lupin le retint. Moi, je sautais sur mes jambes et je fonçais vers l'arcane. En chemin, je percutais Bellatrix, mais je ne m'en occupais pas. Je plongeais vers l'arcane. Je fus arrêtée en route par Tonks. Elle avait vaincu le mangemort avec lequel elle était en combat. Je me débattis mais ça ne servait à rien. Ce fut le grand silence. Bellatrix éclata d'un rire victorieux. «
- J'ai tué Sirius Black ! J'ai tué Sirius Black ! Chantonnais t'elle. »
Harry se libéra de l'emprise de Lupin et plongea vers elle. Elle esquiva le coup et partit en courant vers une autre salle en disant : «
- Attrape-moi si tu peux bébé Potter ! »
Harry se lança à sa poursuite tandis que je restais incapable du moindre mouvement, terrassée par le chagrin. Encore une fois, un être qui m'était cher venait de perdre la vie. J'en vins à me dire que j'étais maudite. Je m'arrachais de l'emprise de Tonks et je disparus dans une des salles qui longeais la pièce de l'arcane. Je courus longtemps, trébuchant, puis me relevant. J'entendais distinctement des voix qui m'appelaient. Je n'en eu cure et je courais. Á un moment, je me sentis décoller et je vis des ailes qui me portaient. Je sortis du ministère de la magie et je m'enfonçais dans l'obscurité.
